atmosphre composition des diffrentes couches atmosphriques en fonction



































































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atmosphère • composition des différentes couches atmosphériques en fonction des variations de la température, on distingue à partir du sol • -la troposphère où la température décroît d'environ 6°C par km d'altitude (8 km à partir pôle, 17 km à l’équateur) • -la stratosphère où la température croit lentement. Elle referme la couche d'ozone (vers 50 km où la température est de 0°C) • -la mésosphère où la température diminue de nouveau jusqu‘ 0 -100°C (environ 85 km) • -la thermosphère où la température re-augmente avec l'altitude mais de plus en plus lentement ( 400 -800 km avec une température de 400 -1800°C suivant l’activité solaire) 1
Atmosphère et climat: effet de serre • Le rayonnement solaire , essentiellement visible • réfléchi à 30% par l’atmosphère et le sol. • 20 de % ce rayonnement solaire est absorbé par 1'ozone et la vapeur d'eau. • 50% restant est absorbé par la surface terre puis réémis sous forme de rayonnement infrarouge. • L'atmosphère terrestre absorbe alors 95% de ce rayonnement infrarouge tellurique (50% vapeur d'eau, 25% CO 2, le reste par le méthane (CH 4), l'ozone, les nuages) puis réémet toujours dans 1'infrarouge un rayonnement contribuant à l’ échauffement du sol. 2
Absorption rayonnement solaire 30% 100% 20% 50% 95% de 50% Échauffement sol 3
• L'effet de serre est important • Si pas effet serre T=T 2004 -30°C • la vapeur d'eau est responsable d'un effet de serre naturel de +20°C • CO 2 contribue à une élévation de la température d'équilibre de la surface de +10°C. • Les gaz atmosphériques qui interviennent dans 1'effet de serre sont très minoritaires : ils constituent moins de 1% de l' atmosphère 4
Dégradation de la qualité de l’air • Modification quantitative par hausse de certains constituants normaux (CO 2, NOx, O 3) • Modification qualitative par l’introduction de composés étrangers à ce milieu (radioélément, substance organique de synthèse) 5
Contribution à l’effet de serre de chacun des gaz provenant des activité humaines Contribution % Accroissement/an Gaz carbonique 55 0, 4 Chlorofluorocarbone 20 5 à 11 méthane 15 1 Oxydes d’azotes 5 0, 3 ozone 2 1 à 3 Autres 3 ___ 6
Efficacité comparée des divers gaz à effet de serre Gaz à effet de serre CO 2 20 ans 100 ans 1 1 CH 4 63 21 NO 2 270 290 CFC 12 7100 7300 HCFC 22 4100 1500 Efficacité intégrée sur 20 ans et 100 ans par rapport à l’efficacité du 7 gaz carbonique
Les polluants atmosphériques Les sources de pollution atmosphériques peuvent avoir une origine naturelle ou humaine et être fixes ou mobiles. 8
Le déplacement de la pollution atmosphérique 9
Les polluants atmosphériques gazeux · L’ozone · Oxydes d’azote Nox · Monoxyde d’azote (CO) · Les Composés Organiques Volatils (COV) (état vapeur à T ambiante) CFC · Dioxyde de soufre (SO 2) · Dioxyde de carbone (CO 2, pas polluant au sens strict) 10
-L'ozone polluant de la troposphère mais indispensable dans la stratosphère • La pollution par l'ozone lorsqu'elle est intense, entraîne une irritation des yeux et des voies respiratoires. Les fortes concentrations provoquent une perturbation de l’activité de photosynthèse et une altération de la résistance des plantes. Enfin c'est un puissant gaz à effet de serre. L'augmentation de la concentration d'ozone dans la troposphère pourrait jouer un rôle significatif dans les modifications du climat à l’échelle globale. 11
Des normes communautaires ont été établies en 1992 pour contrôler la pollution par l'ozone (O 3) • -Seuil pour la protection de la végétation 65 µg/m 3 (moyenne sur 24 h) • -Seuil pour la protection de la santé 110 µg /m 3 (moyenne sur 8 h) • - Seuil pour la l’information de la population 180 µg /m 3 (moyenne sur 1 h) • - Seuil pour la protection de la végétation 200 µg /m 3 (moyenne sur 1 h) • - Seuil d'alerte de la population 360 µg /m 3 (moyenne sur 1 h) 12
Synthèse d’ozone • L’ozone est un polluant secondaire formé dans la troposphère au cours de réactions chimiques nécessitant l’action du rayonnement solaire (on parle de pollution photochimique). • Les composés organiques volatils (COV, notamment les hydrocarbures) et les oxydes d’azote (NOx) sont les principaux polluants primaires à l’origine de sa formation, on les appelle des précurseurs. • Ces précurseurs sont émis dans l’air majoritairement par le trafic routier et les activités industrielles 13
Dans la troposphère Synthèse photochimique • conséquences de présence de NOX • NOx, qui est produit par les moteurs à combustions c'est un mélange d'environ 90% de NO (oxyde d'azote) et de 10 % de NO 2 • NO 2+ O 2→ O 3 +NO 14
• Et de COVNM (composés organiques volatils non méthaniques) • COVNM +NO→ NO 2 • NO 2+ O 2→ O 3 +NO • Les COVNM regroupent une grande variété d'hydrocarbures et autres substances de réactivité variables -monoxyde de carbone (CO), phénol, benzène, tétrachlorure de carbone (CCl 4), CFC, PCB. . . qui interviennent, en particulier , dans la synthèse de l'ozone troposphérique • Et lumière • O 2 +hv → O + O • O + O 2 → O 3 15
Exemple étang de Berre 16
Dans la stratosphère • • • . Synthèse d'ozone O 2 +hv → O + O moins soleil moins ozone O + O 2 → O 3 Concentration en équilibre car O 3 +hv → O 2+ O • Destruction de l'ozone OH + O 3 → HO 2 + O 2 HO 2 + O → OH + O 2 • NO + O 3 → NO 2 + O 2 NO 2 + O → NO + O 2 • Cl + O 3 → Cl. O +O 2 impact chlore (plastique, CFC) • Cl. O + O → Cl + O 2 • Cl. O + hv → O 2 + 2 Cl 17
Les chlorofluorocarbures (CFC) et les halons • Ceux sont des composés carbonés artificiels dans lesquels les atomes d'hydrogène ont été remplacés par des atomes de chlore et /ou de fluor (CFC) ou par des atomes de brome et/ou de fluor (halon). Excellent réfrigérant , liquéfiable à basse T, non explosif Inodore, incolore Compatible avec presque tous les produits chimiques Non toxique, Non cancérigène Durée de vie 525 ans (CFC 115) met 10 ans pour atteindre la couche d’ozone • Arrêt utilisation réfrigérateur, mais toujours dans décharge • le protocole de Montréal, ( 1987), 3 amendements (Londres 1990, et Copenhague 1992, Montréal en 1997) 18
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CO 2 - CO • Dioxyde de carbone (CO 2) • Dioxyde de carbone (gaz à effet de serre) • sources : 33 % combustion dans 1'industrie, 31 % résidentiel et tertiaire, 36% transport • CO (monoxyde de carbone) • Les émissions de CO sont en nette et régulière régression depuis plusieurs années (-18% au cours de la période 1990 -95 ). 20
Les acides • Composés soufrés • Les polluants soufrés du type SO 2 (dioxyde de soufre) et SO 3 (sulfite) • normes européennes de qualité. (40_60 µg/m 3, valeur guide pour 1'année, 100 -150 (µg/m 3 valeur guide pour une journée). • pollution de l’air: 71 % combustion dans 1'industrie, procédés industriels, raffinage, production d'énergie. 14% transport; 13% résidentiel et tertiaire, 2 % autres 21
La taxe parafiscale sur la pollution atmosphérique • La taxe parafiscale sur la pollution atmosphérique introduite en 1985 et gérée par l'Ademe, ( Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) s'inscrit dans le cadre de 1'application du principe « pollueur_payeur » . Les émissions de SO 2, de NOx, d'acide chlorhydrique et depuis 1995 de COVNM sont visés. • les installations de combustion de puissance supérieures ou égale à 20 MW, • les installations d'incinérations d'ordure ménagères de capacité supérieure ou égale à 3 tonnes par heure et tout autre installation rejetant plus de 150 tonnes dans l'atmosphère par 22 an des polluants concernés
Les polluants atmosphériques particulaires · Les aérosols : particules solides ou liquide en suspension dans l’air gazeux de dimension micrométrique (10 -6 m) · solides o Poussières >1µm (naturel, domestique, industriel) o Fumées particule < 1µm · Liquides o Brouillard, gouttelettes de diamètre >10µm Brumes , gouttelettes de diamètre <10µm 23
Le traitement de la pollution atmosphérique • Le traitement doit passer par une optimisation des procédés (industrie) Réduire les émissions Traiter les émissions (retenir) Favoriser la dispersion • Des technologies permettent de réduire les émissions à un niveau très faible • Solution retenue : – · Objectifs de dépollution compte tenu de la réglementation – · Impératifs technologiques · Contraintes économiques 24
Les odeurs constituent plus une gène qu’un réel danger car elles sont perceptibles bien en dessous du seuil de toxicité admissible 25
La perception d’une odeur varie en fonction de la concentration du corps odorant: les seuls capteurs olfactifs: le NEZ 26
Les origines des odeurs -à des corps présent dans l’effluent dès l’origine (composés organiques d’une industrie chimique ou alimentaire , les sulfures d’une papeterie) -à des transformations au cours du transport en égout (sulfure en anaérobie) · -à des transformations en cours de traitement Les conditions anaérobies sont génératrices d’odeurs Protéines acides aminés amines ammoniac produits soufrés Glucides, graisses acides, alcools SO 3 H 2 S en anaérobie 27
Activités génératrices d’odeurs: -secteur agricole, -agroalimentaire -industrie chimique -papeterie -station épuration La réglementation : Surtout basé sur la loi N° 76 -663 du 19 juillet 1976 relative aux installations classés pour la protection de l’environnement Certaines activités (secteur agricole, agroalimentaire) ont fait l’objet de texte spécifique, circulaires, instructions ministérielles ou arrêtés ministériels en vue de prévenir les émissions d’odeurs 28
Un exemple d’émission d’odeur : une station d ‘épuration biologique prétraitement Décantation Traitement primaire Biologique Ajout floculant Bactérie + O 2 Et -O 2 Décantation boues 29
• Étape primaire (sédimentation, floculation) baisse de 10 à 50% de la DBO 5 • Oxydation biologique 90 -90% de la DBO 5 (DCO 85 -90%) • Effluent doit contenir des matières biodégradable (si DBO 5/DCO< 0, 1 très difficilement biodégradable) et peu de matières toxiques 30
• Principaux lieux de production d’odeur : Les postes de prélèvement en tête de station : fermentation anaérobie, dégazage • · Les lieux de pré-traitement : action mécanique (dégrillage, agitation du dessablage, déshuilage) , des stockages de refus de dégrillage • · Traitement biologique aérobie (certaines conditions de fonctionnement) • • lieu des traitements des boues : plus d’odeurs avec les boues fraîches qu’avec les boues stabilisées 31
Le sol • Définition • Les constituants du sol • -constituant solides, minéraux et organiques • -de pores , renfermant des constituants liquides et gazeux • • les constituants solides fraction minérale provient: • -désagrégation de la roche mère • -des végétaux • -apport par l’homme 32
Classe de taille des constituants d’un sol 33
Perméabilité d’un sol Perméabilité très forte Perméabilité faible Perméabilité très faible Graviers gravillons Sables purs Sables et graviers propres Sables très fins Sables et argiles Argiles homogènes 34
Les fonctions du sol • · le sol est composé de couches différentes ou horizons • · rôle de tampon • · de filtre • · de transformation entre atmosphère et nappe phréatique • · assure la production agricole et sylvicole • · rôle de matière première et réserve d’eau 35
La pollution des sols • Les capacités régulatrices des sols peuvent être affectées par la dégradation de leur propriétés physiques , chimiques ou biologiques les pollutions diffuses • · pollution atmosphérique (urbaine, industrielle, routière) • o radio-isotope • o anhydre sulfureux , oxyde azote => acidification => mobilité métaux lourd et déperdition substances nutritives • · infiltration dans le sol • pratique agricole et humaine (station épuration, 36 décharge. . . )
trois grandes familles de sites pollués : • 1 -les anciennes décharges réalisées sans respecter les règles techniques o ex : site de Servaise (Essonne) entreprise entreposait des fûts dangereux. Corrosion =>éventrement bidons => pollution nappe phréatique (trétrachlorure de carbone très cancérigène) • 2 - les dépôts industriels de déchets ou de produits chimiques abandonnés , faillite entreprise ou pratiques frauduleuses • Montchanin (Saône et Loire) milliers de tonnes de déchets industriels déversés en toute illégalité • • · 37
• 3 -Sols pollués par retombées, infiltrations ou des déversements liés à l’exploitation passé ou présente d’une installation industrielle ou à un accident de transport • Ex: Accident à Strasbourg, camion citerne reversé sur chaussée=> pollution nappe phréatique 38
La pollution diffuse des sols • les pollutions diffuses issue pollution atmosphérique (urbaine, industrielle, routière) • -radio-isotope • -anhydre sulfureux , oxyde azote => acidification => mobilité métaux lourds et déperdition substances nutritives • -infiltration dans le sol substances 39
La pollution biologique les bactéries et virus • Pollution due aux rejet de stations d’épuration • L'homme est constitué d'environ 1013 cellules (10 mille milliards). On estime que les bactéries présentes dans le tube digestif sont à elles seules 10 fois plus nombreuses • Les bactéries d'origine fécale humaine ou animale vont être excrétées à travers les selles et se retrouver dans l'environnement. • Lors d'une maladie, il y a augmentation du nombre de bactéries pathogènes rejetées 40
Les bactéries fécales pathogènes • Salmonella sp, Shigella sp , Escherichia coli, Staphylococcus aureus • Les virus pathogènes pour l’homme • Les virus sont des parasites intracellulaires obligatoires, c'est à dire qu'ils ne peuvent se répliquer que dans leur cellule hôte. Un virus humain ne peut donc pas se multiplier dans l'environnement – ils peuvent être excrétés à raison de 1012 virus par gramme de selle lors d'une gastro-entérite à rotavirus par exemple 41
Devenir des bactéries et des virus en mer rejet Lumière solaire dilution température salinité oligotrophie sédimentation Remise en suspension prédation Compétition flore 42
L'efficacité des stations d'épuration • Environ 80 % de la population est raccordée aux stations d'épuration. • Les concentrations moyennes retrouvées dans les eaux usées sont de – 10 millions à un milliard par litre pour Escherichia coli, – 0 à 100 000 par litre pour Salmonella, – 0 à 10 millions par litre pour les entérovirus 43
Bactéries indicatrices de contamination fécale • En raison de la faible quantité de pathogènes, du nombre élevé d'espèces différentes, de la fréquence et de la difficulté de leur détection dans l'environnement, il est apparu nécessaire de définir un indicateur de contamination fécale. La communauté scientifique a porté son choix sur Escherichia coli. Cet indicateur doit : • · indiquer la présence de germes pathogènes, • · être en plus grand nombre que les pathogènes, • · ne pas se multiplier dans l'environnement, • · avoir une résistance similaire aux pathogènes, • être mis en évidence par des techniques rapides, simples, fiables et peu onéreuses 44
Détection des micro-organismes pathogènes • Généralement, les bactéries peuvent être mises en évidence par culture sur milieu approprié 45
réglementation • La définition d'un indicateur de contamination fécale a permis de mettre en place une réglementation concernant les activités conchylicoles et de loisirs (baignade, pêche à pied). • La directive européenne 91/492/CEE du 15 juillet 1991 a mis en place des critères de classification des eaux conchylicoles basés sur la concentration en Escherichia coli dans 100 g de chair de coquillage et de liquide intervalvaire (CLI). Cette directive a été transposée en droit français par le décret d'application 94/340 du 28 avril 1994, et l'arrêté du 21 mai 1999 relatif au classement de salubrité et à la surveillance des zones de production. 46
-Les eaux de baignades • La directive européenne 76/160/CEE du 8 décembre 1975 a mis en place des critères de classification des eaux de baignade basés sur la concentration en Escherichia coli et coliformes totaux dans 100 ml d'eau. • Le suivi de la qualité des eaux de baignade est réalisé par les Directions Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS) pendant la saison estivale (du 15 mai au 30 septembre). Généralement, 4 à 10 prélèvements sont réalisés par site et on fait la moyenne des résultats. Lorsqu'un échantillon présente un mauvais résultat, la DDASS en informe le maire qui doit prendre une décision par arrêté municipal et un autre échantillon est alors prélevé et analysé. 47
• Dans le cas où un arrêté est pris, il est levé dès retour à la normale. Lorsque le maire anticipe un mauvais résultat, en cas d'orages ou de fortes pluies, il peut prendre une mesure d'interdiction préventive et dans ce cas les mauvais résultats ne sont pas pris en compte pour le classement des baignades. • En France, 1835 plages et 1460 plans d'eau ont été suivis en 2001. Cette année là, 1262 plages et 712 plans d'eau étaient classés en A, 505 plages et 679 plans d'eau en B, 48 plages et 62 plans d'eau en C et 7 plans d'eau en D. 48
Les paramètres contrôlés • L'état sanitaire des zones de baignade est apprécié sur la base : • de la recherche des germes témoins de contamination fécale : les analyses bactériologiques (Coliformes totaux, Escherichia coli et Entérocoques) sont pratiquées • de l'évaluation des paramètres physico-chimiques précisés par la directive: coloration, huiles minérales, substances tensioactives (mousses), phénols (odeur). 49
PARAMETRES MICROBIOLOGIE G (*) I (*) Coliformes totaux / 100 ml 500 10 000 Escherichia coli / 100 ml 100 2 000 Entérocoques / 100 ml 100 - (*)G : Le nombre guide G caractérise une bonne qualité pour la baignade. (*)I : Le nombre impératif I constitue la limite supérieure au-delà de laquelle la baignade est considérée de mauvaise qualité. 50
L’interprétation • Chaque résultat peut être interprété par rapport à ces seuils de qualité : • * l'eau est de bonne qualité lorsque les résultats sont inférieurs aux nombres guides, • * l'eau est de qualité moyenne lorsque le résultat obtenu pour un ou plusieurs germes est supérieur aux nombres guides mais reste inférieur au nombre impératif, • * l'eau est de mauvaise qualité lorsque le résultat est supérieur au nombre impératif 51
-Bactéries dans les coquillages • les bactéries survivantes au stress de l’eau de mer pourront être concentrées par les coquillages et représenter un risque pour la santé humaine. C'est ainsi que des salmonelles, des Campylobacter, des Escherichia coli impliqués dans les gastroentérites, des Listeria monocytogenes responsables de méningites, septicémies et avortement ; et des Yersinia provoquant des entérites et des septicémies ont pu être retrouvées dans l'environnement côtier. • , en 1984, des praires contaminées par des salmonelles ont été à l'origine d'un cinquantaine de cas de gastro-entérite 52
Critères microbiologiques • Le nombre le plus probable (N. P. P. ) de bactéries fécales présentes dans 100 g. de chair de coquillage et de liquide intervalvaire ne doit pas excéder 300 coliformes fécaux ou 230 Escherichia coli, estimé sur la base d'un test à 5 tubes et 3 dilutions, ou de tout autre procédé bactériologique dont l’équivalence en niveau de précision est démontrée. Les coquillages ne contiennent pas de salmonelles dans 25 g de chair. En l’absence de technique de routine pour la recherche de virus et de la fixation de normes virologiques, le contrôle sanitaire se fonde sur des dénombrements de bactéries fécales 53
• L'ARRÊTÉ INTERMINISTÉRIEL DU 21 MAI 1999 relatif au classement de salubrité et à la surveillance des zones de production et des zones de reparcage des coquillages vivants. • Les zones de production sont classées selon les résultats d’une étude sanitaire préalable : celle-ci devant être conduite de façon régulière (fréquence minimale mensuelle pour les contaminants microbiologiques) pendant une durée minimale d’une année, avec, pour les contaminants microbiologiques, au moins vingt six mesures par point de prélèvement. Cette étude ne vaut que pour le groupe de coquillages au titre duquel elle est réalisée. 54
• Le classement des zones conchylicoles (élevage et gisements naturels), effectué par le préfet, est basé sur les résultats des analyses réalisées par l'Ifremer dans le cadre du réseau REMI, en surveillance régulière, ou d'études de zones. • Il existe un système d'alerte qui est déclenché dès qu'une valeur est supérieure au seuil de la classe considérée ou s'il y a un risque de dépassement dans les cas d'orages, de fortes pluies, de débordements de station d'épuration ou si une intoxication avec coquillages est présumée ou vérifiée. Les services préfectoraux sont alertés et la cadence des prélèvements passe alors à un rythme hebdomadaire. 55
Critères de définition des classements de salubrité des zones de production *Concentration/100 g de chair et liquides 56
Exemples d’intoxication • épidémie de gastro-entérites survenue lors d'un congrès rassemblant près de 700 personnes à Poitiers en 1997. Cent vingt personnes ayant consommé des huîtres ont été malades et une souche de norovirus a été isolée dans les selles de malades ainsi que dans les coquillages • A l'étranger, c'est en Chine qu'a eu lieu la plus grosse épidémie : • en 1988, près de 300 000 personnes ont développé une hépatite A à la suite de la consommation de palourdes contaminées. 57
Introduction d’espèces étrangères • Les activités vecteurs d'introduction sont le trafic maritime, les bio-salissures des coques des bateaux et le déballastage, 1'aquaculture ou encore l‘ aquariologie et la recherche scientifique. • phase primitive d'expansion, puis déclin ( sargasse (algue brune). • phase primitive d'expansion puis un plateau puis et aucun déclin ne se produit. Ce sont les espèces qui risquent d'engendrer le plus de nuisances 58
Les espèces invasives • Migration d’espèces – Plus de prédateur – Meilleure conditions de développement – Expansion très importante – Des exemples • Crépidules (fr) • Caulerpa taxifollia (fr) • Moules zébrées (USA) 59
La crépidule Crépidule - Photo Sea-River • Sur la plage, à proximité des parcs à huîtres, sur les rochers, ces coquillages en forme de virgule, à la coquille à demi-fermée sur la face inférieure sont présents partout. Ils vivent collés, les uns aux autres, formant de véritables chaînes 60
• La crépidule (Crepidula fornicata) est un mollusque gastéropode aquatique originaire de la côte est de l'Amérique du Nord. • Elle arrive en Angleterre à la fin du 19ème siècle avec des huîtres importées de Virginie. • Les premiers individus parviennent sur les côtes de la Manche collés aux coques des navires de la Seconde Guerre Mondiale. • La seconde vague d'invasion correspond à l'importation de l'huître japonaise (en provenance également de Colombie Britannique) après 1970, suite aux mortalités d'huîtres portugaises 61
• Abondance crépidule ----> entre en compétition alimentaire avec d'autres coquillages (coques, moules, huîtres, palourdes, etc. ). • Elle modifie profondément les milieux où elle vit. les fonds marins se banalisent : larges dépôts de coquilles et de déchets. • Devant l'abondance de ces mollusques, des exploitations conchylicoles deviennent inexploitables en raison des tris fastidieux avant commercialisation 62
Caulerpa taxifolia • L'algue tropicale Caulerpa taxifolia, a été introduite en 1984 dans les parages du Musée océanographique de Monaco Photo : P. Francour (GIS Posidonie) © Hypothèse: - évasion de ses bacs aquarium -caulerpe métamorphoséee venant de la Mer Rouge qui se serait implantée toutes seule à Monaco sans s'arrêter sur les 4000 Km qui sépare Monaco du Suez. 63
Expansion, propagation • • • D'un seul hectare en 1989, fin 1997 étaient de 4630 ha. Propagation? reproduction sexuée jamais observée, l'algue étant un individu mâle cloné indéfiniment, pas par des courants car les petits bouts de cette algue ne flottent pas. • ces petits bouts peuvent survivre pendant longtemps (plus d'une semaine) accrochés à une ancre, un filet ou. . . dans un sac de plongée humide ! La dissémination sur de longues distance =par des ancres des navires et les engins de pêche 64
« un risque majeur pour la biodiversité, les équilibres écologiques et les ressources exploitées" • une vitesse de croissance bien supérieure aux autres algues de Méditerranée, elle ne cohabite pas avec les autres espèces, elle les remplace 65
Les moules zébrées • Jusqu’en 1986, les moules zébrées étaient inconnues des eaux de l’Amérique du Nord. Elles ont voyagé dans les navires qui ont déversé leurs eaux usées dans les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent. • une menace écologique pour le bassin des Grands Lacs (USA) 66
• Ces colonies de moules s’ancrent à toute surface, piliers de pont, coque des bateaux, quais. • Elles filtrent un litre d’eau par jour et empêchent les poissons de se nourrir de plancton, altérant de ce fait la biodiversité des lacs. • La pollution biologique affecte à la fois l’environnement et l’économie puisque des milliards de dollars sont dépensés chaque année pour tenter de contrôler les moules zébrées. 67



































































