MALADIES KYSTIQUES RENALES Marine VanTriempont et Mlanie Hanoy

  • Slides: 73
Download presentation
MALADIES KYSTIQUES RENALES Marine Van-Triempont et Mélanie Hanoy Le jeudi 20 février 2014

MALADIES KYSTIQUES RENALES Marine Van-Triempont et Mélanie Hanoy Le jeudi 20 février 2014

Mr F, 43 ans vient vous voir en consultation « Docteur, mon médecin m’a

Mr F, 43 ans vient vous voir en consultation « Docteur, mon médecin m’a dit que j’avais plein de kystes dans mes reins!. . . Qu’est ce que j’ai? C’est grave? Est-ce que mes enfants peuvent l’avoir? On m’a parlé de la dialyse, faut que j’en fasse? Est-ce que c’est un cancer? Faut m’opérer? . . . . ? . . ? ? . . . . . . ? . . . »

Maladies kystiques rénales

Maladies kystiques rénales

Comment s’orienter ? ? ? Clinique? ? Hérédité ? ? ? IR? HTA? Signes

Comment s’orienter ? ? ? Clinique? ? Hérédité ? ? ? IR? HTA? Signes cliniques associés? Données d’interrogatoire+++ Macro ou microkystes ? ? ? Gros reins ? ? ? Reins normaux ? ? ? Petits reins ? ? ? Topographie des kystes ? ? - Diffus ? - Corticaux ? - Médullaires ?

Hérédité ? ? OUI

Hérédité ? ? OUI

Hérédité ? ? OUI AUTOSOMIQUE DOMINANT

Hérédité ? ? OUI AUTOSOMIQUE DOMINANT

Hérédité ? ? OUI AUTOSOMIQUE DOMINANT Syndrome prolifératif ? NON - Polykystose autosomique dominante

Hérédité ? ? OUI AUTOSOMIQUE DOMINANT Syndrome prolifératif ? NON - Polykystose autosomique dominante (D) - Maladie kystique de la médullaire (M) - Maladie glomérulokystique (C)

Polykystose rénale autosomique dominante GENERALITES o manifestations rénales : - formation et croissance kystes

Polykystose rénale autosomique dominante GENERALITES o manifestations rénales : - formation et croissance kystes rénaux bilatéraux qui augmentent le volume rénal total et entraînent une insuffisance rénale chronique par compression du parenchyme adjacent. - sources de complications : HTA, lithiase, hématurie, infection o • o manifestations extra-rénales : anévrysmes intra cérébraux, kystes hépatiques, kystes pancréatiques , valvulopathies cardiaques, anévrysmes coronariens et aortiques, diverticules coliques… 1/1000 dans la population caucasienne • Première cause héréditaire d’insuffisance rénale terminale : 50% des patients atteints nécessitent dialyse et/ou transplantation rénale. La diminution du DFG est proportionnelle à l’augmentation du VRT(N Engl J Med 354, no. 20 (Mai 18, 2006)) L’âge médian d’apparition d’une insuffisance rénale terminale : 54 ans pkd 1 vs 74 ans pkd 2. • Mortalité le plus souvent attribuée aux maladies cardiaques, infections, anévrysmes intracrâniens et hémorragie intracérébrale ( JASN. 5 2048 -2056 )

Maladie du cil primaire - assemblage microtubules - prolongement membrane apicale, dans la lumière

Maladie du cil primaire - assemblage microtubules - prolongement membrane apicale, dans la lumière comme « une antenne » . Présent sur toutes les cellules épithéliales du rein (sauf intercalaires) -Transforme normalement signaux extra cellulaires en signaux intracellulaires. Mise en cause de l’organelle IFT « transport intra flagellaire » (mutation inactivatrice chez la souris: absence de cil dans les cellules épithéliales tubulaires + pathologie similaire à la PKD). Mutations génétiques -pkd 1 , bras court chromosome 16, 46 exons : 85 % cas -pkd 2 , bras long chromosome 4 15 exons: 15 % cas

Complexe polycystine transforme par mécanotransduction la perception du flux urinaire en une signalisation dominée

Complexe polycystine transforme par mécanotransduction la perception du flux urinaire en une signalisation dominée par l’entrée du calcium dans la cellule Ca Ca 2+2+ 462 k. Da, 11 DT 110 k. Da, 6 DT Nécessaire à l’entrée calcium dans la cellule Clin and exp nephrology, 2013

Kystogénèse: sur le plan moléculaire • Autosomique dominante : 50 % « chances »

Kystogénèse: sur le plan moléculaire • Autosomique dominante : 50 % « chances » de transmettre mutations de manière verticale, filles et garçons peuvent être atteints. • Expressivité variable inter et intra familiale: les kystes vont se développer au dépend de 1 à 2% des néphrons, particulièrement les cellules du tube collecteur, or la mutation est présente dans toutes les cellules. Théorie double hit : la mutation serait récessive sur le plan moléculaire : 2 ième mutation nécessaire à l’initiation de la maladie. 2 ième évenement somatique

Kystogénèse: à l’échelle cellulaire - anomalies de la prolifération des cellules tubulaires - anomalies

Kystogénèse: à l’échelle cellulaire - anomalies de la prolifération des cellules tubulaires - anomalies de la sécrétion des cellules tubulaires - anomalies de la polarité de cellules tubulaires et de la matrice extra cellulaire A l ’état normal : la maturation des cellules tubulaires se fait depuis les cellules tubulaires proximales vers les cellules TD+TC. Les taux de prolifération des tubules immatures ( S shaped bodies) sont très élevés, puis diminuent après différenciation des cellules en différents segments du néphron , sauf dans les cellules du tube collecteur.

Altération homéostasie calcique : Diminution Ca 2+ intracellulaire Diminution dégradation AMPc ( PDE Ca

Altération homéostasie calcique : Diminution Ca 2+ intracellulaire Diminution dégradation AMPc ( PDE Ca 2+/calmodu line dep) PKA Augmentation AMPc intracellulaire Augmentation production AMPc: AC 6 Ca 2+ dep +ERK/MA P kinase Stimule sécrétion chlore intrakystique Altération pouvoir concentration urines hyperactivation V 2 R Hypersensibilité des récepteurs à la vasopressine Augmentation concentration en vasopressine +m. TOR

 • différenciation cellulaire anormale : anomalie cil primaire, cibles protéiques anormales, AMPc augmentée,

• différenciation cellulaire anormale : anomalie cil primaire, cibles protéiques anormales, AMPc augmentée, prolifération non contrôlée • Sécrétion fluide intrakystique augmentation pression hydrostatique stimulate la croissance • Augmentation cycles division cellules bordant le kyste mutations de novo • Perte contact avec le tubule quand taille kyste > 2 mm diamètre

Principales Cibles Thérapeutiques Agoniste de la polycystine de type 2 : Triloptide, dérivé d’une

Principales Cibles Thérapeutiques Agoniste de la polycystine de type 2 : Triloptide, dérivé d’une herbe chinoise. Restaur la concentration en calcium intracellulaire, bloqu la croissance excessive des cellules. -effet démontré chez les souris Antagonistes V 2 R à la vasopressine : tolvaptan. Diminution synthèse AMPc. -étude chez les rats mutés pkd/AVP-: absence d kystes rénaux. -pas d’effet sur les kystes hépatiques Analogues somatostatine: octréotide, lanréotide. Diminution synthèse AMPc. -a déjà prouvé son efficacité pour diminution volume rénal total -agit sur les kystes hépatiques Inhibiteur m. TOR (sérine thréonine kinase): sirolimus , everolimus. Inhibe croissance et prolifération cellulaire. -inhibition de kystogénèse dans 2 modèles animaux ( 2006, Shillingford et al ) m/s n° 3, vol 27, mars 2011

Critères diagnostiques radiologiques • Echographie : examen de choix (C J Am Soc Nephrol

Critères diagnostiques radiologiques • Echographie : examen de choix (C J Am Soc Nephrol , feb 2014) -Avantages : faible coût, faisabilité, pas d’irradiation, non invasif - Sémiologie : typiquement deux gros reins dont les contours sont déformés par des kystes multiples et bilatéraux, et souvent une polykystose hépatique (30 -70 % des patients) Détecte des kystes > 0. 5 cm de diamètre (image arrondie anechogène) Evolution critères diagnostiques: -validés pour établir le diagnostic de PKRAD ou exclure la maladie dans le cadre d’une enquête familiale chez les apparentés d’un sujet atteint. -1994 (Ravine et al) 1 ers critères diagnostiques de Ravine : validés pour la forme PKD 1, (faux négatifs si mutation PKD 2 car phénotype moins sévère) - Nouveaux critères universels de Pei établis , indépendants du génotype PKD 1 et PKD 2.

Critères diagnostiques de Pei Péi and coll. Jam Soc Nephrol 2008 Importance de l’exclusion

Critères diagnostiques de Pei Péi and coll. Jam Soc Nephrol 2008 Importance de l’exclusion diagnostique : rassurer définitivement un patient apparenté à un porteur PKRAD , don de rein à un apparenté. Ne prennent pas en compte le volume rénal total : absence de consensus concernant la taille des reins « normale » ( manque de données de références : lié à l’âge, au sexe, à la taille) (clin J Am Soc Nephrol 9 : 406 -415 , 2014)

TDM et IRM • Plus sensibles : kystes >1 mm de diamètre. Risque de

TDM et IRM • Plus sensibles : kystes >1 mm de diamètre. Risque de « trop détecter » de kystes rénaux simples ( 24 à 47 % de la population). • Utiles pour le diagnostic des complications: -TDM : kystes irréguliers, épais ou calcifiés et contenu hyperdense. - IRM : kystes irréguliers, épais , calcifiés, hyperintenses en T 1 , perte intensité T 2. • Utiles pour quantifier le volume rénal total et estimer la sévérité et la progression de la maladie T 2 coupe coro T 1 écho de gradient Cjasn vol 9, feb 2014

Algorithme diagnostique dans la PK RD: tests génétiques ? ? ? Kystes rénaux ATCD

Algorithme diagnostique dans la PK RD: tests génétiques ? ? ? Kystes rénaux ATCD familiaux ? OUI Clinique inhabituelle? NON OUI Présence des critères échographiques ? OUI PKRD Clinique inhabituelle? OUI NON Petits reins bilatéraux ? NON TEST GENETIQUE Autre N Kystique OUI Maladie rénale kystique acquise Pei and coll. Clin J Am Soc Nephrol 2006; 1: 1108 -1114

Pei et al. Clin J Am Soc Nephrol 2006; 1: 1108 -1114

Pei et al. Clin J Am Soc Nephrol 2006; 1: 1108 -1114

Hérédité ? ? OUI AUTOSOMIQUE DOMINANT Syndrome prolifératif ? NON - Polykystose autosomique dominante

Hérédité ? ? OUI AUTOSOMIQUE DOMINANT Syndrome prolifératif ? NON - Polykystose autosomique dominante (D) - Maladie kystique de la médullaire (M) - Maladie glomérulokystique (C)

Maladie kystique de la médullaire • 2 formes liées à des mutations de MCKD

Maladie kystique de la médullaire • 2 formes liées à des mutations de MCKD 1 (Chr 1) / ou MCKD 2 (Chr 16) +++ • Apparition chez l’adulte jeune (20 – 40 ans) • Clinique: polyurie, perte de sel, hyperuricémie et goutte précoce / progression vers l’IRCT (25 - 40 ans) • Absence de manifestation extra-rénale • Pas de ttt spécifique (Allopurinol® si goutte) • Imagerie: – PETITS REINS – Kystes bilatéraux peu nombreux (0. 5 à 3 cm) Parfois absents – Médullaires

Hérédité ? ? OUI AUTOSOMIQUE DOMINANT Syndrome prolifératif ? NON - Polykystose autosomique dominante

Hérédité ? ? OUI AUTOSOMIQUE DOMINANT Syndrome prolifératif ? NON - Polykystose autosomique dominante (D) - Maladie kystique de la médullaire (M) - Maladie glomérulokystique (C)

Maladie glomérulokystique • Entité mal définie caractérisée par la présence de multiples petits kystes

Maladie glomérulokystique • Entité mal définie caractérisée par la présence de multiples petits kystes corticaux sous capsulaires résultant d’une dilatation de la capsule de Bowman • Formes sporadiques (25 à 59%) ou familiales (Enfant+++) • Atteinte rénale isolée ou associée à un syndrome polymalformatif (anomalie urinaire (hypoplasie rénale, rein en fer à cheval) ou génitale (agénésie utérine)) IRCT dans 30% des cas • Gène HNF 1 b (Chr. 17 q 21. 3): Diabète (MODY 5) 50% + atrophie pancréatique avec I pancréatique exocrine + anomalies biologiques hépatiques (cholestase) • ECHOGRAPHIE: – – GROS REINS Hyperéchogénécité corticale et médullaire Perte de la différenciation C-M Microkystes (< 8 mm) CORTICAUX (sous capsulaire+++)

Hérédité ? ? OUI AUTOSOMIQUE DOMINANT Syndrome prolifératif ? OUI - Maladie de Von

Hérédité ? ? OUI AUTOSOMIQUE DOMINANT Syndrome prolifératif ? OUI - Maladie de Von Hippel Lindau (D) - Sclérose tubéreuse de Bourneville (D)

Maladie de Von Hippel Lindau • Incidence: 1/36000 à 1/455000 • Mutation gène VHL

Maladie de Von Hippel Lindau • Incidence: 1/36000 à 1/455000 • Mutation gène VHL (3 p 25 -26) • Age moyen diagnostic: 39 ans Kystes (59 à 63%) et carcinomes rénaux solides ou kystiques (28 à 45%) - REINS NORMAUX - MACROKYSTES CORTICAUX ou DIFFUS CARCINOMES (dès 15 ans): -Cellules claires -Multifocaux et bilatéraux -De novo ou dérivés des kystes

Maladie de Von Hippel Lindau • Incidence: 1/36000 à 1/455000 / 10 à 60

Maladie de Von Hippel Lindau • Incidence: 1/36000 à 1/455000 / 10 à 60 ans • Mutation gène VHL (3 p 25 -26) • Age moyen diagnostic: 39 ans Kystes (59 à 63%) et carcinomes rénaux solides ou kystiques (28 à 45%) Kystes (30 à 70%), cystadénomes et tumeurs endocrines du pancréas

Maladie de Von Hippel Lindau • Incidence: 1/36000 à 1/455000 / 10 à 60

Maladie de Von Hippel Lindau • Incidence: 1/36000 à 1/455000 / 10 à 60 ans • Mutation gène VHL (3 p 25 -26) • Age moyen diagnostic: 39 ans Kystes (59 à 63%) et carcinomes rénaux solides ou kystiques (28 à 45%) Kystes (30 à 70%), cystadénomes et tumeurs endocrines du pancréas Cystadénome épididyme Phéochromocytomes (10 à 20%)

Maladie de Von Hippel Lindau • Incidence: 1/36000 à 1/455000 • Mutation gène VHL

Maladie de Von Hippel Lindau • Incidence: 1/36000 à 1/455000 • Mutation gène VHL (3 p 25 -26) • Age moyen diagnostic: 39 ans Kystes (59 à 63%) et carcinomes rénaux solides ou kystiques (28 à 45%) Kystes (30 à 70%), cystadénomes et tumeurs endocrines du pancréas Cystadénome épididyme Phéochromocytomes (10 à 20%) Hémangioblastomes ( 60 à 80%): - rétiniens - SNC (moelle cervico-dorsale et cervelet)

Hérédité ? ? OUI AUTOSOMIQUE DOMINANT Syndrome prolifératif ? OUI - Maladie de Von

Hérédité ? ? OUI AUTOSOMIQUE DOMINANT Syndrome prolifératif ? OUI - Maladie de Von Hippel Lindau (D) - Sclérose tubéreuse de Bourneville (D)

Sclérose tubéreuse de Bourneville • Incidence: 1 à 7 / 150 000 • ATCD

Sclérose tubéreuse de Bourneville • Incidence: 1 à 7 / 150 000 • ATCD familiaux souvent absents • 70% de cas sporadiques: néomutations, formes mosaïques 15 – 20% 1 9 80 – 85% Hamartine Tubérine STB + PKR: 2%

Sclérose tubéreuse de Bourneville Atteinte rénale (75% des cas) Angiomyolipomes (26 à 80%) KYSTES

Sclérose tubéreuse de Bourneville Atteinte rénale (75% des cas) Angiomyolipomes (26 à 80%) KYSTES (18 à 53%) - Multiples et bilatéraux - Macrokystes corticaux ou diffus CANCERS (< 3%) -à cellules claires +++ - papillaires et - Reins Normaux ou gros chromophobes - oncocytomes Intérêt TDM +++

Sclérose tubéreuse de Bourneville Manifestations extrarénales NEURO (50 à 90%) -Tubers corticaux ++, nodules

Sclérose tubéreuse de Bourneville Manifestations extrarénales NEURO (50 à 90%) -Tubers corticaux ++, nodules sousépendymaires, astrocytomes sousépendymaires à cellules claires comitialité, retard mental, troubles cognitifs, hydrocéphalie CUTANEES (90%) -Tâches achromiques (D) -Anfiofibromes faciaux (B) -Tâches café au lait -Fibromes péri-unguéaux (C)

Sclérose tubéreuse de Bourneville Manifestations extrarénales CARDIO-VASCULAIRES -Rhabdomyome cardiaque (anténatal) - anévrismes artériels périphériques

Sclérose tubéreuse de Bourneville Manifestations extrarénales CARDIO-VASCULAIRES -Rhabdomyome cardiaque (anténatal) - anévrismes artériels périphériques ou intracrâniens PULMONAIRES (40%) Lymphangio-léio-myomatose pulmonaire: prédominance féminine +++ AUTRES - Hamartomes rétiniens, angiomyolipomes hépatiques, angiofibromes testiculaires, fibromes oraux, polypes rectaux, kystes osseux corticaux

Sclérose Tubéreuse de Bourneville Critères diagnostiques Critères majeurs • Angiomyolipome rénal • Lymphangioleiomyomatose pulmonaire

Sclérose Tubéreuse de Bourneville Critères diagnostiques Critères majeurs • Angiomyolipome rénal • Lymphangioleiomyomatose pulmonaire • Angiofibromes cutanés (65 à 90%) • Fibromes unguéaux (50%) • Macules hypopigmentées (≥ 3) (90%) • Peau de chagrin (15 -20%) • Hamartomes rétiniens • Tubers corticaux • Nodules sous-épendymaire • Astrocytome géant sous-épendymaire • Rhabdomyome cardiaque Critères mineurs • Kystes rénaux multiples • Hamartomes extra-rénaux • Polypes rectaux hamartomateux • Taches rétiniennes achromiques • Anomalies de la substance blanche • Kystes osseux • Fibromes gingivaux (50%) • Autres lésions cutanées • Multiples anomalies de l’émail dentaire DIAGNOSTIC CERTAIN - 2 critères majeurs - 1 majeur + 2 mineurs PROBABLE - 1 critère majeur + 1 mineur POSSIBLE - 1 critère majeurs - Plusieurs mineurs Roach, J Child Neurol 1998

Hérédité ? ? OUI LIE A L’X

Hérédité ? ? OUI LIE A L’X

Syndrome Oro Facio Digital Type 1 • Rare ++++ (1 / 250 000 naissances)

Syndrome Oro Facio Digital Type 1 • Rare ++++ (1 / 250 000 naissances) • Sexe féminin (enfant +++) / létal chez l’homme • Lié à l’X / Gène OFD 1 • Reins polykystiques à l’âge adulte • Aucun traitement spécifique • Conseil génétique

Hérédité ? ? OUI AUTOSOMIQUE RECESSIF - PKRR (D ou M) - Néphronophtise (M)

Hérédité ? ? OUI AUTOSOMIQUE RECESSIF - PKRR (D ou M) - Néphronophtise (M) - Syndrome de Bardet Biedl

Polykystose rénale autosmique récessive • Incidence: 1/10 000 à 1/40 000 • Liée à

Polykystose rénale autosmique récessive • Incidence: 1/10 000 à 1/40 000 • Liée à des mutations gène PKHD 1 Chr 6 / 702 mutations décrites • Protéine: Fibrocystine / polyductine, ubiquitaire • Atteinte rénale et hépatique • Formes périnatale (oligoamnios, hypoplasie pulmonaire), néonatale (30% décès en périnatal), infantile et juvénile (27% diagnostic > 20 ans) • Survie: 82% à 10 ans / 67 – 75% à 15 ans

Polykystose rénale autosomique récessive ATTEINTE RENALE • Développement de kystes rénaux au dépends des

Polykystose rénale autosomique récessive ATTEINTE RENALE • Développement de kystes rénaux au dépends des tubes collecteurs • IRCT à l’âge de 25 ans dans 70% des cas • ECHOGRAPHIE: méthode diagnostique +++ - GROS REINS HYPERECHOGENES de façon diffuse / MICROKYSTES (1 à 8 mm) DIFFUS (médullaires à un stade tardif) - Maintient de l’aspect réniforme - Perte de la différentiation cortico-médullaire

Polykystose rénale autosomique récessive Variabilité phénotypique +++

Polykystose rénale autosomique récessive Variabilité phénotypique +++

Polykystose rénale autosomique récessive ATTEINTE HEPATIQUE • Quasi constante • Fibrose hépatique portale congénitale

Polykystose rénale autosomique récessive ATTEINTE HEPATIQUE • Quasi constante • Fibrose hépatique portale congénitale avec dysgénésie biliaire et dilatation des canaux biliaires intrahépatiques (maladie de Caroli) • Fonction hépatocellulaire souvent normale sauf si parenchyme détruit par accès répétés de cholangite • Echographie: hépatomégalie hyperéchogène avec ectasies biliaires et signes d’HTP

Hérédité ? ? OUI AUTOSOMIQUE RECESSIF - PKRR (D ou M) - Néphronophtise (M)

Hérédité ? ? OUI AUTOSOMIQUE RECESSIF - PKRR (D ou M) - Néphronophtise (M) - Syndrome de Bardet Biedl

Néphronophtise • Développement de kystes à partir des tubes collecteurs ou TCD • 3

Néphronophtise • Développement de kystes à partir des tubes collecteurs ou TCD • 3 formes: - juvénile (Chr 2) NPH 1 (néphrocystine) (5 mois à 13 ans) - infantile (Chr 9) NPH 2 (Inversine) (< 5 mois) - de l’adolescent (Chr 3) NPH 3 (néphrocystine 3 )(> 13 ans) • • • Fréquence Néphronoptise juvénile > Néphronophtise infantile Néphronophtise de l’adolescent apparentée à la néphronophtise juvénile mais âge moyen IRCT + tardif (19 ans) Néphropathie héréditaire évoluant vers l’IRCT la plus fréquente chez l’enfant 10% des causes d’IRCT chez l’enfant (médiane: 13 ans)

Néphronophtise • Atteinte rénale constante: Trouble de la concentration des urines, Sd polyuro –

Néphronophtise • Atteinte rénale constante: Trouble de la concentration des urines, Sd polyuro – polydipsique (retard de croissance), perte de sel Taille REIN Différenciation CM Taille Kystes Localisation kystes N. Juvénile Normale ou diminuée Perte < 5 mm médullaires N. Infantile Normale ou augmentée petits corticaux • Atteinte extra rénale – 80% des néphronophtises infantiles (fibrose hépatique +++, ) – 30% des néphronophtises juvéniles

Néphronophtise Juvénile Symptômes extra rénaux

Néphronophtise Juvénile Symptômes extra rénaux

Les néphronophtises Caractéristiques particulières Gène Protéine Locus Age moyen de l’IRCT Atteinte extra rénale

Les néphronophtises Caractéristiques particulières Gène Protéine Locus Age moyen de l’IRCT Atteinte extra rénale NPHP 1 Nephrocystine-1 2 q 13 13 ans Rétinite pigmentaire (10%-20%) Apraxie oculomotrice (2%) Sd de Joubert NPHP 2/INVS Inversine 9 q 31 <1 an Rétinite pigmentaire (10%) Fibrose hépatique 19 ans Malformations cardiaques Situs inversus Rétinite pigmentaire (10%) Fibrose hépatique 1 p 36 21 ans Rétinite pigmentaire (10%) Apraxie oculomotrice (2%) Fibrose hépatique 3 q 21. 1 13 ans Sd de Senior Loken (100%) NPHP 3 NPHP 4 NPHP 5 NPHP 6 Nephrocystine-3 Nephrocystine-4 IQCB 1 CEP 290 3 q 22 12 q 21. 3 Sd de Senior Loken (Presque 100%) Amaurose congénitale de Leber Hypoplasie du vermis Sd de Joubert, Meckel Hildebrandt and Otto, Nat Rev Genet 2005 Tory, Kidney Int 2009

Hérédité ? ? OUI AUTOSOMIQUE RECESSIF - PKRR (D ou M) - Néphronophtise (M)

Hérédité ? ? OUI AUTOSOMIQUE RECESSIF - PKRR (D ou M) - Néphronophtise (M) - Syndrome de Bardet Biedl

Syndrome de Bardet-Biedl • 15 gènes identifiés: BBS 1 à BBS 15 (20%: pas

Syndrome de Bardet-Biedl • 15 gènes identifiés: BBS 1 à BBS 15 (20%: pas de mutation identifiée) • Prévalence: entre 1/125 000 et 1/175 000 • Age des premières anomalies remarquées par les parents: 3 ans • Age moyen au diagnostic: 9 ans • Critères diagnostiques: 1. Rétinite pigmentaire (93 à 100%) 2. Obésité (72 à 95% avec BMI>25) 3. Polydactylie post-axiale (58 à 74%) 4. Anomalies rénales (46 à 95%) 5. Difficultés d’apprentissage (41 à 87%) 6. Hypogonadisme (75 à 96%) • Diagnostic si 4/6 des signes cliniques ou 3 signes cliniques + 2 signes mineurs Atteinte rénale: • Kystes rénaux: 10% • Anomalies des calices • Reins lobulés • Reflux vésico-urétéral • Dysplasie rénale • Agénésie unilatérale • Hydronéphrose • Rein en fer à cheval

Syndrome de Bardet-Biedl Polydactylie Rétinite pigmentaire Sharma, Curr Top Dev Biol 2010 Beales, J

Syndrome de Bardet-Biedl Polydactylie Rétinite pigmentaire Sharma, Curr Top Dev Biol 2010 Beales, J Med Genet 1999

Hérédité ? ? NON

Hérédité ? ? NON

Hérédité non connue……. . Hérédité ? ? NON

Hérédité non connue……. . Hérédité ? ? NON

Hérédité non connue……. . Hérédité ? ? NON AFFECTIONS CONGENITALES -Dysplasie rénale multikystique (Unilatéralité

Hérédité non connue……. . Hérédité ? ? NON AFFECTIONS CONGENITALES -Dysplasie rénale multikystique (Unilatéralité ++++) - Maladie de Cacci Ricci

Dysplasie multikystique • • • Dysplasie rénale unilatérale, exceptionnellement bilatérale 1 nouveau né /

Dysplasie multikystique • • • Dysplasie rénale unilatérale, exceptionnellement bilatérale 1 nouveau né / 4300 naissances d’enfants vivants Obstruction urinaire fœtale par absence de jonction entre bourgeon urétéral et métanéphros Multiples kystes rénaux non communicants maintenus ensemble par tissus conjonctif / parenchyme rénal atrophique: involution fréquente Association fréquente à des malformations génito –urinaires si A. omibilicale unique Pronostic: bon mais risque HTA et néphroblastome • ECHOGRAPHIE – GROS REIN – Kystes multiples DIFFUS juxtaposés de taille différente – Parenchyme non identifiable – Hypertrophie rénale controlatérale compensatrice

Hérédité non connue……. . Hérédité ? ? NON AFFECTIONS CONGENITALES -Dysplasie rénale multikystique (Unilatéralité

Hérédité non connue……. . Hérédité ? ? NON AFFECTIONS CONGENITALES -Dysplasie rénale multikystique (Unilatéralité ++++) - Maladie de Cacci Ricci

Maladie de Cacci-Ricci • Dilatation isolée de la partie distale des tubes collecteurs •

Maladie de Cacci-Ricci • Dilatation isolée de la partie distale des tubes collecteurs • Complications: lithiase / néphrocalcinose • IMAGERIE: UIV +++ - Striation précalicielle - Ectasies kystiques canaliculaire précalicielle

Hérédité non connue……. . Hérédité ? ? NON AFFECTIONS ACQUISES - Maladie kystique rénale

Hérédité non connue……. . Hérédité ? ? NON AFFECTIONS ACQUISES - Maladie kystique rénale acquise - Kystes secondaires à des médicaments

Maladie kystique rénale acquise • Conséquence de l’IRC (accumulation de substances mitogènes) • Prévalence:

Maladie kystique rénale acquise • Conséquence de l’IRC (accumulation de substances mitogènes) • Prévalence: 15 % à 3 ans / 50% à 5 ans / 90% après 10 ans • Complications: - hémorragie intrakystique (50%) - Tumeurs solides de types histologiques variés, souvent bilatérales - Cancer (2 à 7%), en moyenne 8 à 9 ans après le début de la dialyse • ECHOGRAPHIE (dépistage systématique controversé): - PETITS REINS dédifférenciés - Kystes diffus de taille variable - Dc: Au moins 3 kystes dans chaque rein Si reins masqués par les structures digestives: TDM +++

Hérédité non connue……. . Hérédité ? ? NON AFFECTIONS ACQUISES - Maladie kystique rénale

Hérédité non connue……. . Hérédité ? ? NON AFFECTIONS ACQUISES - Maladie kystique rénale acquise - Kystes secondaires à des médicaments

Kystes secondaires à des médicaments • Sels de lithium • Diabète insipide néphrogénique et

Kystes secondaires à des médicaments • Sels de lithium • Diabète insipide néphrogénique et IRC par lésion directe des cellules tubulaires rénales • IMAGERIE: Microkystes (1 à 2 mm) mis en évidence par IRM au niveau cortical et médullaire

Kystes secondaires à des médicaments • Sels de lithium • Diabète insipide néphrogénique et

Kystes secondaires à des médicaments • Sels de lithium • Diabète insipide néphrogénique et IRC par lésion directe des cellules tubulaires rénales • IMAGERIE: Microkystes (1 à 2 mm) mis en évidence par IRM au niveau cortical et médullaire Kystes secondaires à une hypokaliémie chronique

Kystes et imagerie Reins petits Macrokystes Reins normaux Reins gros VHL / STB -

Kystes et imagerie Reins petits Macrokystes Reins normaux Reins gros VHL / STB - Maladie kystique de la médullaire - néphronophtise J - Maladie kystique acquise M VHL / STB Microkystes (< 5 à 10 mm) PKRAD / dysplasie multikystique / STB / Sd OFD D Maladie glomérulokystique C PKRAR Sels de lithium C Sels de lithium PKRAR M D

Maladies rénales kystiques et risque évolutif CANCER ET INSUFFISANCE RENALE TERMINALE TUMEURS BENIGNES -

Maladies rénales kystiques et risque évolutif CANCER ET INSUFFISANCE RENALE TERMINALE TUMEURS BENIGNES - Angiomyolipomes: Sclérose tubéreuse de Bourneville - Adénomes papillaires: - Maladie kystique acquise - PKRAD TUMEURS MALIGNES - Fréquentes: - maladie de VHL - Rares: - PKRAD - Sclérose tubéreuse de Bourneville - maladie kystique acquise IRCT -100 % des cas - maladie multikystique de la médullaire - néphronophtise - maladie kystique acquise - 50 à 70% des cas - PKRAD (70%) - PKRAR (50%) - < 50% des cas - maladie glomérulokystique ( 30%) - maladie de VHL (20%) - STB (5%)

Diagnostic différentiel Kystes simples § Les + fréquents et les moins graves de toutes

Diagnostic différentiel Kystes simples § Les + fréquents et les moins graves de toutes les affections kystiques § prévalence avec l’âge: Kystes unilatéraux Kystes bilatéraux < 30 ans 0, 1% 30 à 49 ans 1, 7% 1% 50 à 69 ans 11, 5% 4% > 70 ans 22, 1% 9% § Découverte fortuite fréquente § Signification clinique: aucune hémorragie – infection – compression – rupture IR légère ? ? ? (90 kyste + vs 110 ml/min kyste -) Al said et coll. Kidney Int 2004; 65: 2303

Diagnostic différentiel Kystes simples multiples § IMAGERIE ü Reins de taille normale ü Développement

Diagnostic différentiel Kystes simples multiples § IMAGERIE ü Reins de taille normale ü Développement en exorénal avec Déformation de la surface du parenchyme (≠ PRAD) ü Déplacement du rein vers l’avant si volumineux ou nombreux (≠ PRAD)

Diagnostic différentiel Bénignité / malignité • Classification de bosniak (aspect scannographique)

Diagnostic différentiel Bénignité / malignité • Classification de bosniak (aspect scannographique)

Diagnostic différentiel Bénignité / malignité • Classification de bosniak (aspect scannographique)

Diagnostic différentiel Bénignité / malignité • Classification de bosniak (aspect scannographique)

Diagnostic différentiel Bénignité / malignité • Classification de bosniak (aspect scannographique)

Diagnostic différentiel Bénignité / malignité • Classification de bosniak (aspect scannographique)

Diagnostic différentiel Bénignité / malignité • Classification de bosniak (aspect scannographique) Malignité: 50%

Diagnostic différentiel Bénignité / malignité • Classification de bosniak (aspect scannographique) Malignité: 50%

Diagnostic différentiel Bénignité / malignité • Classification de bosniak (aspect scannographique) Malignité: 85 -100%

Diagnostic différentiel Bénignité / malignité • Classification de bosniak (aspect scannographique) Malignité: 85 -100%

Algorithme prise en charge kystes simples

Algorithme prise en charge kystes simples

Diagnostic différentiel Kystes parapyéliques uniloculaire • origine lymphatique • extraparenchymateux • intrasinusal • Dc

Diagnostic différentiel Kystes parapyéliques uniloculaire • origine lymphatique • extraparenchymateux • intrasinusal • Dc différentiel: Obstruction ? ? ? multiloculaire

Diagnostic différentiel Dystrophies kystiques focales • Proliférations kystiques unilatérales ou localisées à une moitié

Diagnostic différentiel Dystrophies kystiques focales • Proliférations kystiques unilatérales ou localisées à une moitié de rein ou à un pôle