Le singe est un animal agile habile rus

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Le singe est un animal agile, habile, rusé, et pas mal voleur. Dans les

Le singe est un animal agile, habile, rusé, et pas mal voleur. Dans les contes et légendes dont il est le héros, il se sort de toutes les situations !

Ce conte d’Amérique du Sud est typique de la construction « en dominos »

Ce conte d’Amérique du Sud est typique de la construction « en dominos » : tous ceux qui sont sollicités pour donner leur aide refusent, mais le dernier accepte, et cela remet toute la chaîne en route.

Un singe trouve un jour un épi de maïs sauvage. Intrigué, il le tourne,

Un singe trouve un jour un épi de maïs sauvage. Intrigué, il le tourne, le renifle… et se décide à goûter, du bout des dents. Il trouve cela si délicieux qu’il décide de le garder pour le dessert de son dîner. Il regarde autour de lui… Non, il n’y a personne, qu’un palmier endormi. Alors, il cache sa trouvaille au pied du palmier, sous une grosse pierre, et part jouer dans la forêt. Seulement, voilà ! Le palmier ne dormait pas vraiment ! Sitôt que le singe s’est éloigné, il sort l’épi de dessous la pierre et le cache entre ses racines.

Le soir approche. Avec une faim de loup, le singe vient cher son épi.

Le soir approche. Avec une faim de loup, le singe vient cher son épi. Mais… plus d’épi ! Il questionne le palmier, mais celui-ci ne répond rien. Notre singe, furieux, lui crie : « puisque c’est comme ça, je vais cher le feu ! Et lui te brûlera, si tu ne me répond pas ! » Mais le feu, sollicité, n’a guère envie d’intervenir ! « Ce n’est pas mon affaire, dit-il. Je ne veux pas m’en mêler ! » Le singe est furieux. « Puisque c’est comme ça, je vais demander à l’eau de t’éteindre ! »

Il va donc raconter son histoire à la rivière. Mais celle-ci paresse au soleil

Il va donc raconter son histoire à la rivière. Mais celle-ci paresse au soleil et toutes ces vociférations la dérangent ! Quelle histoire pour un malheureux épi de maïs ! « Tu me déranges ! dit-elle. Tu ne vois pas que je fais la sieste ? » Et elle se rendort. Notre singe est de plus en colère !

Il va trouver le tapir. « Tapir, viens boire la rivière ! Elle ne

Il va trouver le tapir. « Tapir, viens boire la rivière ! Elle ne veut pas m’aider à éteindre le feu qui ne veut pas brûler le palmier qui m’a volé mon épi de maïs ! Viens donc la boire, cela lui donnera une bonne leçon ! » Mais le tapir broute, et ne lève même pas la tête ! La colère du singe ne connaît plus de bornes ! Il se met à la recherche du jaguar.

 « Jaguar ! Il y a un tapir bien dodu, là-bas ! Il

« Jaguar ! Il y a un tapir bien dodu, là-bas ! Il te ferait un bon casse-croûte ! » Mais le jaguar ne veut pas manger le tapir qui n’a pas voulu boire la rivière qui n’a pas voulu éteindre le feu qui n’a pas voulu brûler le palmier qui n’a pas voulu rendre l’épi. « Va-t-en, moustique ! Autrement, je pourrai bien manger un singe, pour mon repas ! » Le singe s’éloigne prudemment, et crie de loin : « alors, je vais dire aux chasseurs où tu te caches ! » Et il court au village indien : « Suivez-moi ! je sais où se cache le jaguar ! »

Les chasseurs suivirent le singe et se précipitèrent derrière le jaguar, qui se précipita

Les chasseurs suivirent le singe et se précipitèrent derrière le jaguar, qui se précipita derrière le tapir, qui se précipita derrière l’eau, qui se précipita derrière le feu, qui se précipita sur le palmier. Voyant cela, vite, le palmier sort l’épi de sa cachette et le rend au singe, et la poursuite s’arrêta ! C’est ainsi que le singe récupéra son épi de maïs.

En remerciement, le singe donna quelques grains de maïs à chaque chasseur. Et c’est

En remerciement, le singe donna quelques grains de maïs à chaque chasseur. Et c’est ainsi que les indiens découvrirent le maïs !!!

Dans les contes, le singe est souvent un égoïste, qui mérite une bonne leçon,

Dans les contes, le singe est souvent un égoïste, qui mérite une bonne leçon, comme dans ce conte tibétain.

Les singes aiment se percher dans les arbres, et le nôtre ne fait pas

Les singes aiment se percher dans les arbres, et le nôtre ne fait pas exception ! Assis sur la plus haute branche, il inspecte les environs. Et… Mais oui, c’est un verger de pêches mûres et juteuses qu’il aperçoit ! Seulement, le verger est de l’autre côté de la rivière, et notre singe ne sait pas nager… Il réfléchit, il réfléchit… C’est alors qu’il aperçoit, à côté du verger, un champ de canne à sucre. Ah ! voilà qui est intéressant ! Il faut qu’il en parle au chameau !

 « Tu sais quoi, chameau ? Je viens de voir un champ de

« Tu sais quoi, chameau ? Je viens de voir un champ de canne à sucre, de l’autre côté de la rivière ! » Le chameau est grandement intéressé. La canne à sucre, quel régal ! Surtout en cette saison ! « Où l’as-tu vu ? - tu traverses, tu continues un peu tout droit, puis tu tournes à droite, et ensuite à gauche… - Oh la la ! je ne vais pas retenir tout ça ! tu ne veux pas m’accompagner ?

Évidemment, qu’il veut ! C’est pour ça qu’il a manœuvré ! Alors, il fait

Évidemment, qu’il veut ! C’est pour ça qu’il a manœuvré ! Alors, il fait voir qu’il accepte pour rendre service, et monte sur le dos du chameau et s’installe confortablement entre les deux bosses. Et ainsi, il traverse la rivière sans se mouiller !!! Quand ils arrivent au champ de canne à sucre, le singe dit au chameau : « Pendant que tu broutes, je vais faire le guet dans le verger à côté.

Et il file dans le verger, se régalant de belles pêches bien juteuses. Lorsqu’il

Et il file dans le verger, se régalant de belles pêches bien juteuses. Lorsqu’il n’a plus, mais plus du tout faim, il va retrouver le chameau. « Allez ! viens ! il faut rentrer ! - Pas encore, dit le chameau la bouche pleine. Je n’ai pas fini. » Impatient, le singe s’énerve. « Dépêche-toi, je veux rentrer ! »

Mais le chameau broute toujours. « Patiente un peu, j’ai presque fini ! -

Mais le chameau broute toujours. « Patiente un peu, j’ai presque fini ! - Si tu ne viens pas, je vais crier ! - Tu es fou ! Si tu cries, le paysan va venir, et il verra que j’ai mangé sa canne à sucre, et il nous battra ! - Tant pis, je crie ! » Et, de sa voix la plus aigue, il se met effectivement à crier : « Hi ! »

Et ce qui devait arriver arriva. Le paysan furieux est arrivé avec son gourdin,

Et ce qui devait arriver arriva. Le paysan furieux est arrivé avec son gourdin, et quelle volée, mes amis ! Le chameau s’enfuit vers la rivière, où le singe l’attend déjà, bien à l’abri des coups de gourdin ! « Tu vois bien, dit-il au chameau, que j’avais raison ! Si tu m’avais écouté, tu n’aurais pas été battu ! - Quel toupet ! dit le chameau. Si tu n’avais pas crié… - Moi, j’ai crié ? dit le singe d’un air innocent.

Puis, tout de même, il admet : « Oui, peut-être… Mais tu sais, c’est

Puis, tout de même, il admet : « Oui, peut-être… Mais tu sais, c’est une sorte de maladie, en quelque sorte. Je ne puis pas m’en empêcher. Je suis désolé. - C’est bon, n’en parlons plus. Monte sur mon dos, on rentre chez nous ! Au moins, on sera en sécurité. » Tout content, le singe monte sur le dos du chameau, et s’installe confortablement, et la traversée commence. Mais, au milieu de la rivière…

 « Je vais nager sous l’eau ! Je vais plonger ! - Tu

« Je vais nager sous l’eau ! Je vais plonger ! - Tu es fou ! ne fais pas cela ! je ne sais pas nager ! - Désolé ! dit le chameau. Je sens que je vais plonger. Cela me prend comme ça, c’est une espèce de maladie… » Et il plonge. Heureusement, la rive n’était pas loin, et le singe réussit à s’y agripper. Mais maintenant, il réfléchit avant de trahir ses amis !

Textes : d’après des contes et légendes du monde. Musique : Konrad Plaickner :

Textes : d’après des contes et légendes du monde. Musique : Konrad Plaickner : Peterberger jorller jacky. [email protected] com