MALADIE SERIQUE serum sickness Gnralits n n n












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MALADIE SERIQUE (serum sickness)
Généralités n n n 1905 Pirquet et Schick : livre intitulé « Die Serumkrankheit » – Délai entre administration de sérum de cheval et symptômes – Synthèse d’AC contre les protéines sériques du cheval – Déposition de complexes immuns dans les tissus – Activation de la cascade du complément – Recrutement des leucocytes – Libération de médiateurs inflammatoires (dont l’histamine) Le terme « maladie sérique » est normalement utilisé pour décrire le syndrome causé par l’immunisation du patient avec des protéines sériques non humaines (complexes immuns) Terme « serum sickness-like » pour des réactions de rash, arthrite et fièvre après administration d’un TTT (complexes immuns avec TTT, pas avec prot. sériques hétérologues)
Pathogenèse n n n Exemple typique de réaction d’hypersensibilité type III AG + AC → formation de complexes immuns Complexes immuns se déposent dans les tissus → inflammation Ig. M se forme 7 -14 j après l’immunisation avec AG. Si AG encore présent à cet instant, formation de complexes immuns puis activation du complément et libération de médiateurs inflammatoires dans les tissus (histamine) Si contact préexistant avec l’AG, Ig. M se forma en 3 -7 jours
Pathogenèse n n n La réaction dépend malgré tout aussi de la dose d’AG Exemples de protéines hétérologues: – Venins de serpents (antidotes) 40 -80% de MS – AC monoclonaux murins et chimériques (rituximab, anti-thymocyte globuline 85% de MS) – Anti-TNF alpha (infliximab = Remicade) 8 – 52% de MS La « maladie sérique-like » – Antibiotiques (+++ cefaclor, pénicillines/amoxycilline, trimetoprim + sulfaméthoxazole)
Vaccins fréquemments impliqués
Médicaments fréquemments impliqués = médicaments courants en pédiatrie
Clinique n n n Apparition 7 -21 jours après la 1ère exposition : – Rash cutané, prurit (+++ sur site d’injection) – Fièvre – Polyarthralgies ou polyarthrite – Adénopathies (+++ sur GGL de drainage de l’injection) – Protéinurie – Œdème facial ou périphérique – Douleurs abdominales et splénomégalie – Neutropénie, plasmocytose, thrombopénie – Rarement : uvéite antérieure, méléna, neurol. Disparition spontanée des symptômes en quelques semaines Si exposition antérieure, symptômes débutent plus tôt (1 – 7 jours et maladie plus forte)
Clinique n RASH – Lésions généralement symétriques et diffuses – Souvent inaugural, au site d’injection si i. v. – Urticaire « long lasting » , purpura palpable – N’affecte pas les muqueuses (DD Stevens-Johnson) – Histologie peut montrer vasculite leucocytoplasique avec à l’immunofluorescence Ig. G et C 3 sur paroi des petits vx
Clinique n ARTHRALGIES – Caractéristique, mais inconstant (2/3 des patients) – MCP, genoux, poignets, chevilles, épaules – Vraie arthrite chez une minorité des patients – Myalgies rares – Arthralgies apparaissent après, et disparaissent avant le rash n FIEVRE – F° > 38. 5°C chez presque tous les patients – Moins importante si « serum sickness like »
Laboratoire n VS et CRP augmentés Neutropénie avec plasmocytose Eosinophilie Thrombocytopénie Augmentation de la créatininémie Protéinurie modérée (50% des cas) +/- hématurie Diminution CH 50, C 3, C 4 si sévère Présence de complexes immuns circulants n Tests cutanés inutiles n n n n
Diagnostic différentiel n n n Exanthème infectieux viral Stevens Johnson / érythème polymorphe (muqueuses, cocarde) Vasculite d’hypersensibilité (ressemblant, même mécanisme, rash à prédominance non vasculitique dans MS) Autres réactions médicamenteuses (exanthème non spécifique, urticaire…) DRESS (Drug Rash with Eosinophilic Systemic Syndrome)
Traitement n n n Suspendre l’agent responsable Antihistamine (prurit) AINS (arthralgies) Corticostéroïdes 0. 5 – 1 mg/kg/j < 7 jours (si F°>38. 5°C, rash vasculitique, arthralgies importantes) En prévention si nécessaire – Antihistaminique – Prednisone












