VIVIAN MAI ER Dcouverts dans un garde meuble
VIVIAN MAI ER Découverts dans un garde meuble de Chicago par un agent immobilier, John Maloof, les centaines de milliers de tirages de la photographe Vivian Maier sont dévoilés au monde de la photographie en 2007, révélant le talent Extraordinaire d’une femme ordinaire. Ayant vécu sa passion dans le secret le plus total en parallèle de sa profession de nourrice, son œuvre est un témoignage hors du commun des rues de New-York et Chicago, de leurs habitants et de la société des années 1960 -1970. Autodidacte, elle s’essaie à la photographie avec un appareil amateur, le Kodak Brownie, avant de choisir un modèle plus évolué que sa maitrise de l’outil lui permet après quelques années de pratique, le Rolleiflex. Comme Albert Einstein qui était assistant de laboratoire pour avoir le temps de mener à bien ses recherches en parallèle de son travail, Vivian Maier exploite sa profession initiale au profit de sa passion. C’est grâce au logement qu’elle obtient d’une famille en 1956 qu’elle transforme sa salle-de-bain privative en chambre noire et commence à développer et amasser ses pellicules dont les 120 000 négatifs seront tous retrouvés entassés dans des boites en 2007. Elle excelle dans la photographie de rue, son principal terrain de jeu. Très peu de ses photographies sont prises en intérieur, ce qui révèle une technique d’observation et d’accommodation de la luminosité impressionnante pour quelqu’un qui n’a jamais étudié les fondamentaux en la matière. Même si l’environnement reste le même, la déclinaison des thématiques de ses albums est grande. Vivian Maier donne un caractère à la rue que l’anonymat a pour habitude de lui retirer. L’ombre et l’espace sont deux éléments qui se retrouvent dans le travail de Vivian Maier, il n’y a pas de place pour le vide dans ses photos. Elle joue de chaque élément présent dans le champ pour déstructurer ce qui est initialement photographié et déstabiliser le spectateur dans sa perception de l’image. La photographie de Vivian Maier a un caractère à la fois intime et étouffant. Hormis sur quelques photos de grands ensembles, le ciel est absent des clichés de la photographe, comme pour nous empêcher de respirer et nous plonger plus intensément dans la frénésie de la ville et le bouillonnement de la rue. John Maloof, en rachetant les négatifs de Maier, a révélé une des grands photographes du XXe siècle, mais de nombreuses énigmes demeurent encore sur cette femme autodidacte que la passion a menée au talent insoupçonné. Et c’est probablement cette part de mystère qui nous pousse à admirer et observer son travail, pour réussir à saisir un peu plus à travers ses clichés qui était cette discrète photographe de rue. GRANDS
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