Savoir reconnatre la thrombose associe au cancer Divulgation
Savoir reconnaître la thrombose associée au cancer
Divulgation de l’enseignant/du présentateur • Enseignant : [Nom du conférencier] • Liens avec des entités commerciales : § § Subventions/soutien à la recherche : Pharma. Corp ABC Honoraires de conférencier : XYZ Biopharmaceutique Ltée. Frais de consultation : Groupe Med. X Inc. Autres : Employé du groupe hospitalier XXY
Divulgation de soutien commercial • Ce programme de formation a été produit grâce au soutien financier de l’équipe de Pfizer Injectables inc sous forme de contribution à visée éducative. • Ce programme a reçu un appui non financier de l’équipe de Pfizer Injectables sous la forme d’un soutien logistique. • Conflits d’intérêts potentiels § [Nom de l’enseignant ou du présentateur] a reçu [des honoraires/un soutien financier, etc. ] de la part de [organisme appuyant ce programme ET/OU entreprise qui commercialise un ou des produits dont il sera question dans le cadre de ce programme]. § [Nom de l’entreprise qui appuie financièrement le programme] [a mis au point un produit/détient les licences d’un produit/distribue un produit/retire des gains de la vente d’un produit, etc. ] dont il est question dans le cadre du présent programme de formation : [insérez le nom générique et de marque du produit].
Atténuation de biais potentiels Le contenu de ce programme a été élaboré par le comité de planification et a été vérifié par Thrombose Canada dans le cadre d’une évaluation par les pairs. Toutes les recommandations d’ordre clinique se fondent sur des preuves acceptées par le corps médical; en outre, toutes les recherches scientifiques dont il est fait mention dans ce programme d’EMC/DPC ou sur lesquelles s’appuient les recommandations en matière de soins aux patients sont conformes aux normes généralement reconnues.
Comité de planification Agnes Lee, MD (Program Chair) Vancouver, British Columbia Mary De. Carolis, MD Ayr, Ontario Marc Carrier, MD (Program Chair) Ottawa, Ontario Carl Fournier, MD Montréal, Québec Amine Bouziane, BPharm, MSc Montréal, Québec Jeff Habert, MD Thornhill, Ontario Maryse Carignan, MSc. Inf. , CSIO©, conseillére clinique, DSI Laval, Québec Petr Kavan, MD Montréal, Québec Reginald Smith, Pharm. D Victoria, British Columbia
Objectifs d’apprentissage À la fin de ce programme, les participants : § auront compris l’incidence et l’importance de la thrombose associée au cancer (TAC); § sauront reconnaître les signes et les symptômes de la TAC; § seront en mesure de repérer les facteurs de risque de la thromboembolie veineuse (TEV) chez les patients atteints de cancer.
Qu’est-ce que la thrombose associée au cancer (TAC)?
Qu’est-ce que la thrombose associée au cancer (TAC)? • On parle de « thrombose associée au cancer » (TAC) lorsqu’un caillot sanguin se forme chez un patient atteint de cancer • Les patients souffrant d’un cancer ont un risque de 4 à 7 fois plus élevé de thromboembolie veineuse (TEV) • La thrombose peut survenir à n’importe quel stade de l’évolution du cancer • Elle survient le plus souvent dans les 3 à 6 mois suivant le diagnostic de cancer • Parfois, un caillot sanguin se forme quelques mois avant qu’un diagnostic de cancer soit posé • Il s’agit d’une complication courante pouvant être prévenue et traitée efficacement, en particulier si le diagnostic est effectué rapidement Lee AYY, et Levine MN. Circulation. 17 juin 2003; 107(23 suppl 1): I-17 -I-21.
Qu’est-ce qu’une thrombose? Thromboembolie veineuse (TEV) = formation d’un caillot sanguin dans : • une veine profonde de la jambe (on parle alors de « thrombose veineuse profonde » ou TVP) • un vaisseau pulmonaire (c’est qu’on appelle une « embolie pulmonaire » ou EP) • le bras, en particulier lorsqu’il y a un cathéter en place pour l’administration de la chimiothérapie ou les prises de sang • dans d’autres organes (rein, cerveau ou intestins)
La thrombose associée au cancer (TAC) est-elle grave? • La thromboembolie veineuse (TEV) est la deuxième cause de mortalité chez les patients atteints de cancer. • Le taux de mortalité est plus élevé chez les patients atteints de cancer qui ont une TEV que chez ceux qui n’en ont pas. • La TAC peut retarder le traitement du cancer ou entraîner des modifications du schéma thérapeutique. • Elle peut prolonger l’hospitalisation du patient. • Elle risque de compromettre le succès du traitement chirurgical. • Un caillot sanguin est susceptible de se former chez 1 patient atteint de cancer sur 200. Toutefois, le risque de développer une TAC n’est pas le même pour tous les patients atteints de cancer. TEV : thromboembolie veineuse Carrier M, et al. Curr Oncol 2015; 22: 49 -59; Heit Arch Intern Med 2000. Heit Arch Intern Med 1999. Sorensen NEJM 2000. Pradoni N Engl J Med 1992. Sorensen N Engl J Med 1988. Chew Arch Intern Med 2006. Khorana J Thromb Haemost 2007.
Fardeau de la TEV en oncologie Hémorragie 1 % Aspiration Autre 1 % 6 % Insuffisance respiratoire 4 % Inconnu 4 % Infection 9 % Évolution du cancer 71 % 70 %* L’EP fatale est la principale cause de mort subite chez les patients hospitalisés, et jusqu’à 10 % des décès qui surviennent en milieu hospitalier lui sont * EP non détecté attribuables. 9 % Thromboembolie EP : embolie pulmonaire; TEV : thromboembolie veineuse Stein PD, et al. Chest. 1995; 110: 978 -981. Sandler DA, et al. J R Soc Med. 1989; 82: 203 -205. Nicolaides AN, et al. Int Angiology. 2006; 25: 101 -106. Khorana AA, et al. J Throm Haemost 2007; 5: 632 -635. Lyman GH, et al. J Clin Oncol 2009; 27: 4821 -4826. Lyman GH. Cancer 2011; 117: 1334 -1349. La TEV est à l’origine d’environ 10 % des décès qui sont enregistrés chez les patients ambulatoires atteints de cancer qui suivent un traitement en chimiothérapie.
TEV, cancer et survie 10 0 100 Survie à 1 an Risque de décès (%) 80 TEV + cancer 80 60 Cancer 40 40 Cancer lors de l’apparition de la TEV : 12 % Cancer en l’absence de TEV : 36 % Rapport = 2, 46 (IC à 95 % : 2, 252, 68) TEV 20 0 Ni cancer ni TEV 0 40 120 80 180 Nombre de jours écoulés après l’admission Levitan, et al. Medicine 1999; 78: 285. Sorensen, et al. NEJM 2000; 343: 1846. 0 5 10 15 20 Nombre d’années écoulées après l’établissement du diagnostic
Patients atteints de TEV (%) TEV chez les patients atteints de cancer et hospitalisés 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0 TEV (tous les patients; fréquence globale : 5, 9 % ) EP (tous les patients; fréquence globale : 2, 1 %) TVP sans EP (tous les patients; fréquence globale : 3, 8 %) TEV (patients en chimiothérapie : n = 272 409 [12, 9 %]; fréquence globale : 7, 4 % ) 6. 09 5. 15 6. 66 6. 90 6. 87 6. 92 5. 17 5. 40 5. 41 5. 64 8. 06 8. 26 6. 37 6. 39 6. 53 4. 15 4. 19 4. 21 2. 22 2. 21 2. 32 2010 2011 2012 7. 20 5. 76 3. 38 3. 34 3. 45 3. 42 3. 49 3. 67 1. 78 1. 83 1. 95 1. 99 2. 15 2. 09 2004 2005 Lyman GH, et al. Congrès 2015 de l’ASCO. 7. 97 2006 2007 2008 2009 Année de l’hospitalisation
Patients atteints de cancer ayant subi une intervention chirurgicale @RISTOS Incidence de la TEV (N) Cohorte prospective N = 2373 TEV symptomatique : 2, 1 % Mortalité globale : 1, 7 % 1 -5 5 -10 11 -15 16 -20 21 -25 25 -30 > 30 Nombre de jours écoulés après l’intervention EP : embolie pulmonaire; TEV : thromboembolie veineuse 46 % des décès étaient attribuables à une EP
Étude MWS (Million Women Study) • 947 454 femmes d’âge mûr ayant été recrutées au Royaume-Uni entre 1996 et 2001 • Suivi prospectif visant à déceler les cas d’EP, de TVP ou de décès lié à une TEV à l’aide des bases de données nationales sur les hospitalisations • Risque de TEV symptomatique au cours des 12 semaines qui ont suivi l’intervention chirurgicale : § § 1 patiente sur 45 dans le cas des arthroplasties de la hanche ou du genou 1 patiente sur 85 dans le cas du traitement chirurgical du cancer 1 patiente sur 115 dans le cas des chirurgies vasculaires 1 patiente sur 140 pour tous les types d’interventions chirurgicales EP : embolie pulmonaire; TEV : thromboembolie veineuse; TVP : thrombose veineuse profonde Sweetland, et al. BMJ 2009.
Risque relatif (IC à 95 %) Étude MWS (Million Women Study) Hospitalisation chirurgicale Chirurgie de jour Nbre de cas Temps écoulé après la chirurgie 6 semaines après la chirurgie Risque relatif (IC à 95 %) 91 fois 91, 6 (73, 9 -113, 4) Chirurgie pour un cancer Risque relatif pour le temps écoulé après la chirurgie = 1 Arthroplastie (genou ou hanche) 220, 6 (187, 8 -259, 2) 89, 0 (65, 5 -121, 0) Réduction d’une fracture Mois Semaines Années Temps écoulé après la chirurgie Incidence maximale après 3 semaines Autre chirurgie orthopédique 57, 3 (42, 3 -77, 7) Chirurgie vasculaire 87, 0 (67, 2 -112, 5) Chirurgie gynécologique 22, 7 (14, 8 -34, 9) Chirurgie digestive 56, 3 (39, 4 -80, 4) Tous les autres types de chirurgie 36, 0 (29, 6 -43, 8) Risque relatif (IC à 95 %) 7 à 12 semaines après la chirurgie Embolie pulmonaire Thrombose veineuse profonde Risque relatif pour le temps écoulé après la chirurgie = 1 53 fois Chirurgie pour un cancer 53, 4 (40, 0 -71, 4) Arthroplastie (genou ou hanche) 39, 7 (27, 3 -57, 8) Réduction d’une fracture 39, 8 (25, 0 -63, 4) Autre chirurgie orthopédique 5, 6 (2, 1 -14, 9) Chirurgie vasculaire 15, 8 (8, 5 -29, 3) Chirurgie gynécologique 11, 1 (5, 9 -20, 6) Chirurgie digestive 18, 5 (9, 9 -34, 6) Tous les autres types de chirurgie 8, 4 (5, 6 -12, 6) Semaines écoulées après la chirurgie non ambulatoire Risque d’EP plus élevé que le risque de TVP 1, 0 (référence) 4 à 12 mois après la chirurgie Chirurgie pour un cancer 34 fois 34, 4 (29, 3 -40, 2) Arthroplastie (genou ou hanche) 4, 6 (2, 9 -7, 2) Réduction d’une fracture 2, 9 (1, 5 -5, 9) Chirurgie orthopédique 1, 4 (0, 6 -3, 1) EP : embolie pulmonaire; IC : intervalle de confiance; TEV : thromboembolie veineuse; TVP : thrombose veineuse profonde Sweetland, et al. BMJ 2009.
Quelles sont les causes de la TAC?
Quelles sont les causes de la thrombose associée au cancer (TAC)? • Le système de la coagulation est suractivé chez les patients atteints de cancer, et ce, pour de nombreuses raisons. • Les principaux mécanismes en cause sont les suivants : § § Stase veineuse Lésions de l’endothélium Expression de protéines procoagulantes à la surface de la tumeur Déclenchement de réactions inflammatoires
La triade de Virchow Lésions vasculaires Intervention chirurgicale Chimiothérapie Traumatisme Cathétérisme Stase veineuse Obésité Immobilité Insuffisance cardiaque chronique Les facteurs de risque sont cumulatifs Hypercoagulabilité Cancer Facteurs de risque génétiques ge > 40 ans
Cancer et thrombose Réactions inflammatoires Angiogenèse Facteurs externes Patient Coagulation Tumeur Métastases Tumeur ayant une activité procoagulante (expression de facteurs tissulaires)
Qui risque d’avoir une TAC?
Exercice interactif Quels facteurs augmentent le risque de TEV chez les patients qui sont atteints de cancer? a) b) c) d) e) ge Stade du cancer Type de chimiothérapie Race Toutes ces réponses
Facteurs de risque d’une TEV en cancer Le risque d’une TEV varie de 1 à 30 % en fonction des facteurs suivants : Facteurs liés au cancer Facteurs liés au patient • ge avancé • Race • Antécédents de TEV • Numération plaquettaire • Maladies concomitantes • • • Lyman J. Clin Oncol 2007. Heit Arch Intern Med 2000. Blom JAMA 2005. Foyer primitif Histologie Stade Grade Temps écoulé depuis l’établissement du diagnostic Facteurs liés au traitement • • • Traitement chirurgical Chimiothérapie Hormonothérapie Traitement antiangiogénique Traitement par un agent stimulant l’érythropoïèse • Hospitalisation • Cathétérisme
Incidence annuelle par tranche de 100 000 personnes Risque de TEV en fonction de l’âge Hommes Femmes 85 Groupe d’âge (années) Silverstein, et al. Arch Intern Med 1998.
Type de cancer et TEV Risque relatif de TEV chez les patients atteints de cancer 4, 5 3 2, 5 2 1, 5 1 0, 5 Stein. Am J Med 2006. Risque relatif de TEV compris entre 1, 02 et 4, 34 4 u atif ac e us ge on te um in lon aire oie ie ein rus sie a r ve fér m om tér ha m sta ct re cô ov u f ém s té es c c u u o u e u i r ’ an ce rol ’est ph l’u sop po pro u r r d du e l er d eu r d e l’ la v p L ce l d e u du lop e l Lym r de l’œ du e la er d nce cer er d nc d d e e er d nc an co er a an nc Ca r er yé r d c e C C r d c c nc m ce C Ca du anc an er an ce Ca r an Ca me an C C nc C Can ce C o C a r n a C nd C y S s éa
TEV chez les patients atteints de cancer qui suivent une chimiothérapie – Analyse des données sur le risque de TEV obtenues en contexte réel 14 TEV après 3, 5 mois (%) 12 % VTE TEV (%) EP (%) % PE 11. 9 10 8 8. 5 7, 3 6 4 6. 2 6. 1 4. 8 3. 7 3. 6 2. 8 2 1. 8 1. 5 0 Cancer du pancréas Lyman, GH, et al. The Oncologist 2013; 18: 1321 -1329. Cancer du poumon Cancer de l’estomac Cancer des ovaires Cancer colorectal Cancer de Totale la vessie
Risque cumulatif de TEV (%) Type de cancer et TEV: Risque d’une TEV chez les patients atteints de cancer qui suivent une chimiothérapie Temps écoulé avant l’apparition d’une TEV Type de cancer Lyman, GH et al: The Oncologist 2013; 18: 1321 -1329 Poumon Estomac Côlon Tous les types Ovaire Pancréas Vessie
Stade du cancer et TEV Le risque d’une TEV est 20 fois plus élevé chez les patients atteints d’un cancer métastatique chez ceux qui n’ont pas de métastases. Cancer Non Métastases à distance RC corrigé (IC à 95 %) Non 1, 0 Non 3, 9 (2, 5 -6, 0) 1, 0 Oui 58, 0 (9, 7 -346, 7) 19, 8 (2, 6 -149, 1) Oui Blom JAMA 2005.
Patients atteints de cancer ayant subi une intervention chirurgicale @RISTOS Facteurs de risque de TEV RC (IC à 95 %) Antécédents de TEV 6, 0 (2, 1 -16, 8) Anesthésie 2 heures 4, 5 (1, 1 -19, 0) Alitement postopératoire 4 jours 4, 4 (2, 5 -7, 8) Cancer à un stade avancé 2, 7 (1, 4 -5, 2) ge 60 ans 2, 6 (1, 2 -5, 7) Agnelli et al. Ann Surg 2006.
Traitements anticancéreux à action générale et risque de thrombose • De nombreux traitements contre le cancer sont associés à une augmentation du risque de TEV : § La chimiothérapie ambulatoire multiple le risque par 6 • Agents cytotoxiques classiques • Chimiothérapie à base de cisplatine • Thalidomide ou lénalidomide lorsqu’ils sont associés à la dexaméthasone § Les agents antiangiogenèses augmentent le risque de thrombose artérielle et veineuse ainsi que le risque d’hémorragie • Le bévacizumab ajouté à la chimiothérapie n’a pas augmenté de façon significative le risque de TEV comparativement à la chimiothérapie seule • Les traitements de soutien augmentent également le risque de TEV : § Agents stimulant l’érythropoïèse, notamment chez les patients recevant une chimiothérapie ou une radiothérapie en concomitance § Facteurs de croissance myéloïde Wun T, White RH. Best Pract Res Clin Haematol. 2009; 22(1): 9 -23. Zahir MN, Shaikh Q, Shabbir-Moosajee M, Jabbar AA. 2017; 17. Hurwitz HI, Saltz LB, Van Cutsem E, et al. JCO. 2011; 29(13): 1757 -1764.
Facteurs qui accroissent le plus le risque de TEV chez les patients atteints de cancer • ge avancé • Cancer du pancréas, cancer du cerveau, cancer du tube digestif supérieur, cancer du poumon, cancer de l’ovaire, lymphome • Cancer métastatique • Trimestre qui suit l’établissement du diagnostic de cancer • Mois qui suit l’intervention chirurgicale • Chimiothérapie par voie générale (pendant toute la durée de celle-ci) : § § Cisplatine Anthracyclines Thalidomide/lénalidomide Bevacizumab TEV : thromboembolie veineuse
Comment reconnaître la TAC?
Comment reconnaître la TEV? • Les professionnels de la santé qui savent reconnaître les principaux signes et symptômes de TEV sont en mesure d’établir rapidement le bon diagnostic. • Jusqu’à 50 % des cas de TEV ne se manifestent par aucun symptôme : la présence du caillot est décelée de manière fortuite au cours d’un examen d’imagerie diagnostique qui n’a aucun rapport avec la TEV.
Les signes et les symptômes de la TVP SIGNES ET SYMPTÔMES DE LA THROMBOSE VEINEUSE PROFONDE OU TVP (FORMATION D’UN CAILLOT SANGUIN DANS LA JAMBE OU LE BRAS) Rougeur et sensation de chaleur dans la jambe ou le bras concernés Douleur ou sensibilité dans le mollet, l’intérieur de la cuisse ou l’aine, ou sur la face Enflure, interne d’un bras généralement au niveau d’une jambe ou d’un bras Douleur à l’épaule ou au cou Gonflement des veines du dos de la main Inefficacité du cathéter Difficulté à faire les prises de sang Difficulté à faire des injections (liquide ou médicaments)
Les signes et les symptômes de l’EP SIGNES ET SYMPTÔMES DE L’EMBOLIE PULMONAIRE OU EP (PRÉSENCE D’UN CAILLOT SANGUIN DANS LES POUMONS) Essoufflement Douleur dans la poitrine quand on respire Crachement de sang ou de mucus mousseux et rosé Accélération du rythme cardiaque Sensation de faiblesse ou évanouissement Comme les signes et les symptômes de l’EP ressemblent à ceux d’autres maladies, il est nécessaire d’effectuer certains examens pour confirmer le diagnostic.
Diagnostic et examen en vue de détecter une thromboembolie veineuse profonde (TVP) Probabilité clinique* TVP peu probable TVP probable Dosage des d-dimères** Échographie de compression des veines proximales Négatif Positif Négatif Pas de TVP Échographie de compression TVP Dosage des d-dimères** Négatif Positif Pas de TVP Refaire l’échographie de compression
Score binaire de Wells pour la TVP Caractéristiques cliniques Points Cancer actif (traitement en cours ou remontant à moins de 6 mois, ou soins palliatifs) 1 Paralysie, parésie ou port récent d’un plâtre pour l’immobilisation des membres inférieurs 1 Alitement récent ayant duré au moins 3 jours, ou intervention chirurgicale importante remontant à moins de 12 semaines et ayant nécessité une anesthésie générale ou régionale 1 Douleur à la palpation du trajet des veines profondes 1 Gonflement de toute une jambe 1 Tuméfaction du mollet — diamètre supérieur de 3 cm à celui du mollet asymptomatique 1 Œdème prenant le godet limité à la jambe symptomatique 1 Veines superficielles collatérales (non variqueuses) 1 Antécédents documentés de TVP 1 Autre diagnostic au moins aussi probable que la TVP − 2 Score de probabilité clinique simplifié Points TVP probable 2 points TVP peu probable 1 point 1 Adapté avec l’autorisation de Wells PS, et al. (2003) Evaluation of D-dimer in the diagnosis of suspected deep-vein thrombosis.
Diagnostic et examen en vue de détecter une embolie pulmonaire (EP) Embolie pulmonaire suspectée Évaluer la stabilité hémodynamique Tension artérielle systolique < 90* Tension artérielle systolique > 90 Angiographie pulmonaire par TDM disponible sur-le-champ et patient stable pour l’examen Évaluer la probabilité clinique EP peu probable EP probable Dosage des d-dimères**** Positif Négatif Angiographie pulmonaire par TDM ou ventilation/perfusion***** Positif Oui Non Angiographie pulmonaire par TDM Échographie cardiaque Positif Négatif Positif** EP exclue EP confirmée Entreprendre un traitement par un anticoagulant EP confirmée Entreprendre un traitement en prenant en considération la thrombolyse EP peu probable Une autre cause devrait être recherchée EP probable Entreprendre un traitement en prenant en considération la thrombolyse***
Score binaire de Wells pour l’EP Caractéristiques cliniques Points Signes et symptômes cliniques de TVP (on constatera au moins un œdème d’un membre inférieur et de la douleur à la palpation des veines profondes) 3 Autre diagnostic moins probable que celui d’EP 3 Fréquence cardiaque > 100 battements par minute 1, 5 Immobilisation pendant plus de 3 jours ou intervention chirurgicale au cours des 4 dernières semaines 1, 5 Antécédents de TVP ou d’EP 1, 5 Hémoptysie 1 Cancer (traitement en cours, traitement au cours des 6 derniers mois ou soins palliatifs) 1 Score de probabilité clinique simplifié Points EP probable 4 points EP peu probable 4 points EP : embolie pulmonaire; TVP : thrombose veineuse profonde Adapté avec l’autorisation de Wells PS, et al. (2000) Derivation of a simple clinical model to categorize patients' probability of pulmonary embolism: increasing the model's utility with the Simpli. RED D-dimer.
Comment évaluer le risque auquel est exposé un patient?
Modèle de Khorana pour les patients externes Caractéristiques du patient Type de cancer Risque très élevé (cancer l’estomac ou du pancréas) Risque élevé (cancer du poumon, lymphome, cancer gynécologique ou Score 2 1 génito-urinaire, à l’exception du cancer de la prostate) Numération plaquettaire avant la chimiothérapie 350 000/mm 3 1 Taux d’Hb < 10 g/d. L ou utilisation d’un ASE 1 Numération leucocytaire avant la chimiothérapie > 11 000/mm 3 1 IMC 35 kg/m 2 1 Khorana, et al. Blood 2008.
Validation du modèle de Khorana Ay, et al. Blood 2010. 0, 0 0, 1 0, 2 0, 3 0, 4 Probabilité de TEV • Suivi prospectif de 819 patients • Durée médiane de la période d’observation/du suivi : 656 jours Log-rank test P<0. 001) Jours Taux cumulatif de TEV sur 6 mois Taux de Patients manif. (n) (%) Score ≥ 3 93 17, 7 % Score = 2 221 9, 6 % Score = 1 229 3, 8 % Score = 0 276 1, 5 %
Modèle d’Ay pour les patients externes 0. 0 0, 1 0, 2 0, 3 0, 4 Probabilité de TEV Ajout du dosage des D-dimères et de la P-sélectine soluble au modèle Khorana Taux cumulatif de TEV sur 6 mois Taux de Patients (n) manif. (%) Jours Manif. : manifestation; TEV : thromboembolie veineuse Ay, et al. Blood 2010. Score ≥ 5 30 35 % Score = 4 51 20, 3 % Score = 3 130 10, 3 % Score = 2 Score = 1 Score = 0 218 190 200 3, 5 % 4, 4 % 1, 0 %
Que faut-il retenir à propos de la TAC?
Conclusions • La TAC est une complication courante, coûteuse et potentiellement mortelle. • Les patients qui sont le plus susceptibles d’avoir une TAC sont ceux qui ont un cancer métastatique, qui suivent une chimiothérapie par voie générale et qui présentent d’autres facteurs de risque. • Il faut utiliser un modèle d’évaluation du risque pour estimer le risque de thrombose symptomatique auquel est exposé un patient donné. • Il est important d’envisager la possibilité d’une TAC lorsqu’un patient se plaint de symptômes non spécifiques. • Le dépistage précoce est crucial, puisqu’il existe des traitements très efficaces.
Comment renseigner nos patients sur la TAC?
Voici ce qu’il ressort de notre recherche La TEV n’est pas une priorité pour les médecins ou les patients. TEV : thromboembolie veineuse Les professionnels de la santé n’abordent pas systématiquement le risque de TEV au moment du diagnostic de cancer. Les patients sont souvent surpris et découragés quand ils reçoivent un diagnostic de TEV.
Description des patients que nous avons interrogés TYPE DE CANCER* NBRE MOYEN D’ANNÉES GE ÉCOULÉES DEPUIS LE 1 ER DIAGNOSTIC DE CANCER MOYEN : Cancer du côlon ou colorectal 5 Cancer de la prostate 4 Cancer de l’ovaire 3 6, 4 ans Lymphome 3 0 -3 36 % 40 -59 Cancer de la vessie 1 4 -9 36 % 60 -69 Cancer du col de l’utérus 1 Cancer de la tête et du cou 2 Cancer du poumon 2 Chondrosarcome 1 Cancer du rein 1 Cancer du sein 1 Cancer de l’utérus 1 Cancer de la vulve 1 10 -13 69, 1 ans 50 Études secondaire tout au plus 27 % Études postsecondaires inachevées 23 % TOTAL : 22 PATIENTS INTERROGÉS Le nombre total de cas de cancer était supérieur à 22, puisqu’un patient avait 3 cancers différents et que 2 patients en avaient 2. Le terme « lymphome » englobe les lymphomes, les lymphomes non hodgkiniens et la maladie de Waldenström. * Les patients dont le cancer était associé à un risque élevé de thrombose ont eu la priorité lor s du recrutement. 0 55 % 0 100 NIVEAU D’ÉDUCATION Diplôme d'études postsecondaires 27 % > 70 28 % 0 18 % 50 100 SEXE 45 % 55 % THROMBOSE 50 % 100 Depuis l’établissement du diagnostic de cancer 9 %
Entretiens avec les patients Liste des questions posées lors des entretiens avec les patients Veuillez classer les 12 questions suivantes par ordre de priorité (la question no 1 étant la plus importante, et la question no 12, la moins importante) en leur attribuant dans cette colonne un numéro compris entre 1 et 12 (n’utilisez chaque chiffe qu’une seule fois). Veuillez préciser pour chaque question si elle doit faire partie ou non de la FAQ. Pour ce faire, ajouter la mention « supprimer » ou « garder » dans cette colonne. Dans quels délais devrais-je consulter si je pense avoir un caillot sanguin? À qui dois-je m’adresser pour obtenir de l’aide : la clinique d’oncologie, mon médecin de famille, l’urgence ou une clinique sans rendez-vous? Ou à quel point est-ce urgent de consulter un médecin? 1 Garder Comment savoir si les symptômes que j’éprouve ne sont pas simplement liés à l’âge ou à autre chose qu’un caillot sanguin? 2 Garder 3 Garder 4 Garder Quel est le risque d’avoir un caillot sanguin (%)? 5 Garder Comment diagnostique-t-on les caillots sanguins? 6 Garder Combien de temps après une chirurgie est-il encore possible d’avoir un caillot sanguin? Est-ce qu’on peut avoir un caillot sanguin avant même d’avoir subi une chirurgie? Dans ce cas, faut-il reporter la chirurgie? 7 Garder Est-ce qu’on peut avoir un caillot sanguin et ne présenter aucun symptôme? 8 Garder Est-ce que je peux avoir un caillot sanguin même si je prends un médicament qui « éclaircit le sang » ? Ou si je prends déjà un autre type de médicament pour la prévention des caillots sanguins, est-ce que je suis bien protégé ou est-ce que je risque malgré tout d’en avoir? 9 Garder 10 Garder Sachant que le traitement anticancéreux est susceptible d’entraîner la formation de caillots sanguins, devrais-je refuser de suivre une chimiothérapie ou une radiothérapie? Quelles seraient les conséquences sur mon plan de traitement? Pendant combien de temps le risque de formation de caillots sanguins persiste-t-il? Est-ce que ce risque varie avec le temps? Quelles sont les causes des caillots sanguins et qui risque d’en avoir?
Matériel de la campagne à remettre Affiche pour salle d’attente Affiche pour salle d’examen Liste de vérification des symptômes Jeu de diapositive destiné aux patients
Quelles mesures notre équipe peut-elle prendre pour mieux faire connaître la TAC?
Atelier pour les participants (25 minutes) 1. Invitez les participants à former dans la mesure du possible des équipes multidisciplinaires (basé sur le nombre de participants) : • • • Pharmacien Infirmière Médecin de famille Omnipraticien en oncologie Oncologue Personnel de soutien Trousse à remettre (une par équipe) • Feuille de travail • Ressources destinées aux patients • Affiche pour salle d’attente • Affiche pour salle d’examen • Liste de vérification des symptômes • Jeu de diapositives éducatives destiné aux patients 2. Remettez la trousse à chaque équipe. 3. Demandez à chaque équipe multidisciplinaires/groupe de passer en revue les ressources destinées aux patients et de remplir la feuille de travail. 4. Demandez à chaque équipe de présenter ses réponses au reste du groupe.
Feuille de travail du participant Membre de l’équipe Pharmacien Infirmière Médecin de famille Omnipraticien en oncologie Oncologue Personnel de soutien Message pour le patient Outil à utiliser Moment idéal pour la conversation
Des questions?
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