Pourquoi les retraits de la fonction publique doiventils

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Pourquoi les retraités de la fonction publique doivent-ils encore s’organiser pour défendre le pouvoir

Pourquoi les retraités de la fonction publique doivent-ils encore s’organiser pour défendre le pouvoir d’achat de leurs pensions? ’ • • • ’ Comment la FSU peut jouer un rôle déterminant ? Si l’on considère la génération de professeurs partis à la retraite il y a 22 ans, le pouvoir d’achat de leurs pensions a fortement baissé par divers procédés! Le décrochage opéré par la revalorisation des certifiés actifs en 1989, avec la création de la hors classe envisagée comme un 12ème échelon et accessible à presque tous les certifiés actifs pendant quelques années mais sans effet sur le calcul des retraites déjà accordées, comme cela aurait dû l’être, selon les principes du statut de la Fonction publique (Cf. pour les instituteurs et les professeurs des écoles) a créé une première séparation entre retraités et actifs.

RETRAITES : UNE HAUSSE A LA BAISSE ! • • • Le gouvernement a

RETRAITES : UNE HAUSSE A LA BAISSE ! • • • Le gouvernement a déjà décidé, contre l’avis de l’ensemble des organisations syndicales de retraités, de reporter la revalorisation des pensions au 1 er avril et prépare un nouveau mauvais coup contre les retraités. Le Ministre du budget Eric Woerth vient d’annoncer au Sénat que les pensions seraient revalorisées de 2, 1% au 1 er avril si l’inflation 2009 reste prévue à 1, 5%. La SFR FSU est indignée par cette annonce. L'INSEE a estimé l'inflation moyenne sur 2008 à 2, 8%, les pensions ayant été revalorisées de 1, 3% en moyenne, c'est avec un retard d'au moins 1, 5% que commence l'année 2009. La revalorisation, avec effet au 1 er janvier, doit donc remettre à niveau les pensions avec la hausse des prix constatée en 2008, anticiper la hausse de 2009 et prévoir une mesure de rattrapage des pertes. Pour la SFR FSU une stricte application de la loi ne saurait être inférieure à 3% de revalorisation des pensions, accompagnée de mesures de rattrapage des pertes des années antérieures. Si le gouvernement en restait à sa proposition actuelle, après la décision de réduire la portée des mesures sur le minimum vieillesse et les pensions de réversion, celle-ci serait ressentie par des millions de retraités comme une nouvelle provocation. Garantir le pouvoir d’achat des retraités pour leur permettre de vivre, se loger, se soigner c’est favoriser la relance par le maintien de la consommation. Rien dans les mesures annoncées n’améliore vraiment la situation des retraité-e-s les plus modestes!

Une inflation déroutante en 2008

Une inflation déroutante en 2008

Menaces sur les pensions • • • A ce jour, nous subissons des reculs

Menaces sur les pensions • • • A ce jour, nous subissons des reculs des remboursements de médicaments, de nouvelles franchises comme le forfait journaliers hospitalier, des dépassements d’honoraires imposés aux malades, des taxes plus forte que celles des actifs pour le remboursement de la dette sociale! Demain, le versement des pensions de réversion serait soumis à des conditions d’âge et de ressources, en seraient écartées les femmes dont la carrière a été dévalorisée par l’auxiliariat, soit interrompue ou menée à mi-temps pour élever leurs enfants et qui au moment où devenues veuves et âgées en auraient le plus besoin pour assurer leur autonomie. L’allocation pour perte d’autonomie(APA) serait dégressive en fonction des ressources et gagée sur le patrimoine. Ces projets tournent le dos à la protection sociale fondée sur la solidarité et privilégient des solutions individuelles assurantielles libérales qui pénalisent les plus faibles. L’allongement de la durée d’activité jusqu’à 70 ans, la décote véritable double peine feront baisser le niveau des pensions à venir. Certes les actuels retraité-es ne sont menacé-e-s que par les mesures précédentes, mais l’avenir des futurs retraités est bien assombri. Le montant de la retraite concerne tout le monde!

Les libéraux généralisent la situation des retraités privilégiés à tous ceux et toutes celles

Les libéraux généralisent la situation des retraités privilégiés à tous ceux et toutes celles qui sont loin de l’être! § La génération de 68 aurait sacrifié l’avenir de ses enfants en alourdissant la dette pour s’attribuer de confortables pensions! § C’est entre 65 et 70 ans que les français seraient les plus heureux!

Les enseignants retraité-e-s répondent Nous sommes fiers d’être de la génération des enseignants qui

Les enseignants retraité-e-s répondent Nous sommes fiers d’être de la génération des enseignants qui ont porté en 30 ans, le pourcentage de bacheliers dans chaque classe d’âge de 15% à 75%! n C’est fondamental pour expliquer l’amélioration de la productivité de tous et l’augmentation impressionnante de la richesse nationale, c’est elle qui devrait permettre de généraliser les améliorations de niveau de vie à toute la société et donc aux retraité-e-s! C’est une question de justice et de partage des fruits du progrès. n

Les enseignant-e-s retraité-e-s aux côtés des actifs

Les enseignant-e-s retraité-e-s aux côtés des actifs

Le vote du Règlement intérieur de la SFR Régionale a donné lieu à un

Le vote du Règlement intérieur de la SFR Régionale a donné lieu à un débat fourni. l L’étude détaillée des propositions et de leur conformité aux mandats du Congrès FSU de Perpignan a donné lieu à de nombreux ajustements et corrections du projet. l Amendé, le texte été adopté à l’unanimité des présents

Jérôme Pélissier à la tribune

Jérôme Pélissier à la tribune

La Conférence de Jérôme Pélissier • • • Dans son livre « la Guerre

La Conférence de Jérôme Pélissier • • • Dans son livre « la Guerre des âges » , Jérôme Pélissier dénonce l’âgisme. Ce mot est construit sur le même modèle que racisme ou sexisme, pour désigner un système de relations sociales fondé sur la discrimination et l’abaissement de groupes de personnes en raison de leur appartenance à une classe d'âge et à qui on attribue des caractéristiques communes pour en nier les disparités sociales internes (Cf. les Blondes). Ce peuvent être les jeunes, les enfants, les adolescents, les adultes, les plus de soixante ans, les personnes du quatrième âge. Mais on y amalgame riches et pauvres. A ne pas confondre avec le « jeunisme » , qui désigne la volonté de tous les groupes d'âge de conserver les caractéristiques présumées homogènes de la jeunesse : beauté, agilité, reflexes rapides, adaptabilité au changement. Certains jeunes ne les ont pas et sont même handicapés, il n’empêche. L'exacerbation du jeunisme, l’âgisme peuvent déclencher chez certaines personnes vieillissantes une véritable haine de soi et les pousser au suicide.

De l'âgisme passif à l'âgisme « réquisitoire » . • • Europe, en 2040

De l'âgisme passif à l'âgisme « réquisitoire » . • • Europe, en 2040 il y aura 9% de plus de 80 ans et la presse parle «d’invasion des vieux » , « de peste blanche » , « d’hiver démographiques » , « d’Europe vieillarde » ! C'est irrationnel et les personnes âgées sont transformées en boucs émissaires. Parler du problème des retraités, évite de parler des questions de financement. Les retraites ne concernent pas seulement les retraités. Quant aux « dépenses de santé » , elles sont un signe de civilisation et non un signe de richesse : la France de 1945 n'était pas riche mais elle a fait un choix social et idéologique. Ceux qui veulent détruire les choix du CNR en font un en sens inverse. Entre 1950 et 2000, seulement 3% de l’augmentation des dépenses de santé sont dues à la seule vieillesse ! Non-adaptation ? Non : les vieux sont largement aussi « adaptables » que les jeunes. C’est leur situation - isolement, perte d’êtres chers, handicaps- qui les rend vulnérables. Les élus âgés sont même malmenés en politique alors que c’est la durée des mandats plus que l'âge des élus qui pose problème. On oublie que le tissu social est souvent nourri par les associations qui fonctionnent avec beaucoup de bénévoles retraités.

Le senior jouisseur aisé est une vision de privilégié • C’est une vision de

Le senior jouisseur aisé est une vision de privilégié • C’est une vision de privilégié, largement véhiculée par la presse, le rédacteur en chef ou le propriétaire du journal, étend à tous les vieux, la situation des personnes âgées de sa classe sociale: • la retraite moyenne est de 1300€ et 45% des femmes retraitées vivent avec moins de 800€ par mois ! • Les gens âgés sont souvent oubliés des statistiques et des médias : aucune donnée sur la sexualité des plus de 70 ans ni sur les violences faites aux 60 -70 ans. • Les vrais vieux n’existent pas dans les medias. • Dans un pays où l’on commémore tout par des anniversaires et des monuments, où l’on pourchasse les responsables du sang contaminé, comment se fait-il qu'on ne parle plus des 15 000 morts de la canicule de 2003, ni du ministre de la Santé Mattei ? Sa responsabilité et celle des autres ministres n’a donné lieu à aucune poursuite pénale. Il a été recasé depuis à la présidence de la Croix-Rouge.

Les libéraux généralisent l’image des retraités pour les opposer aux autres générations

Les libéraux généralisent l’image des retraités pour les opposer aux autres générations

Des mesures contre les vieux • Selon les « âgistes actifs » : les

Des mesures contre les vieux • Selon les « âgistes actifs » : les jeunes ne réagissent pas parce qu'ils sont persuadés que les vieux détiennent le pouvoir. Un politologue Suisse suggère même de pondérer le droit de vote en le diminuant avec l’âge ! • Nombre de discours libéraux nient les intérêts communs, les solidarités entre les générations. • On n’hésite plus à évoquer de manière feutrée l’euthanasie comme on le faisait en Allemagne au début des années trente pour les malades mentaux et les « parasites » . • Ainsi un article récent du Quotidien du médecin explique qu "il vaudrait mieux que meurent les gens qui veulent rester oisifs". . . • Ce qui choque surtout, c'est le manque de réaction des médecins à ce genre de propos et l’accoutumance de l’opinion publique à ces affirmations. Cela a particulièrement frappé les auditeurs.

Conseil du conférencier : • • Non-lieu. Un psychiatre en prison de Christiane de

Conseil du conférencier : • • Non-lieu. Un psychiatre en prison de Christiane de Beaurepaire Fayard, 366 p. , 20 € "80 euros le prix de journée en prison contre 600 à l'hôpital. A ce prix-là, on rêverait, au ministère de la santé, d'emprisonner les cardiaques, les infectés, les diabétiques, les vieux. " • lire « La Vieillesse » de S. de Beauvoir. • Ses deux livres, « la nuit, tous les vieux sont gris » et « la guerre des âges » sont publiés chez Armand Colin