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PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • L’infection : Processus maladie lié à un micro-organisme. Phénomène microbiologique

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • L’infection : Processus maladie lié à un micro-organisme. Phénomène microbiologique caractérisé par une réponse inflammatoire de l’hôte à la présence de micro-organismes ou par l’invasion de tissus normalement stériles par des micro-organismes.

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • L’infection n’est qu’un accident, car il existe chez l’homme, un

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • L’infection n’est qu’un accident, car il existe chez l’homme, un double équilibre : – Entre les diverses populations microbiennes présentes dans et sur son organisme – Entre l’organisme et les microorganismes agresseurs, une lutte permanente permet de les contenir « aux frontières » et d’éviter l’envahissement.

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • L’infection résulte donc d’un déséquilibre entre un micro-organisme et les

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • L’infection résulte donc d’un déséquilibre entre un micro-organisme et les défenses de l’individu : – Soit ⇗ de la virulence du germe (capacité pour un germe d’induire une maladie infectieuse) • Mécanismes de pénétration et de prolifération = envahir l’hôte • Résistance, échappement à la réponse immunitaire : se mettre à l’abri des défenses de l’hôte – Soit ⇘ des défenses : • • Défenses non spécifiques : éviter d’être envahi Défenses spécifiques : éradiquer le microorganisme si l’invasion n’a pas pu être évitée.

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Les micro-organismes : – Virus : organisme unicellulaire de constitution

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Les micro-organismes : – Virus : organisme unicellulaire de constitution rudimentaire, constitué de matériel génétique enfermé dans une coque protectrice – Bactérie : organisme unicellulaire procaryote : possède un noyau, un cytoplasme, une membrane cytoplasmique. – Organismes végétaux : champignons, levures – Organismes animaux : vers.

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION L’homme vit dans un monde microbien Il fait partie d’un écosystème

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION L’homme vit dans un monde microbien Il fait partie d’un écosystème Il est lui-même un écosystème pour les bactéries qu’il héberge. En fonction de leur rapport avec l’homme, on distingue : – Les saprophytes : • Vivent dans la nature • S’alimentent de matières organiques mortes • Rencontre accidentelle avec l’homme (plaie…) – Les parasites : • Dépendants, pour leur subsistance, d’un être vivant au contact ou à l’intérieur duquel ils vivent. En fonction de la nuisance occasionnée, on distingue : – Les commensaux : tirent bénéfice de leur hôte, mais celui-ci n’en souffre pas – Les symbiotiques : les 2 en tirent bénéfice – Les pathogènes : provoquent une maladie chez leur hôte.

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION Pathogène : le microorganisme induit une infection chez un individu immunocompétent

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION Pathogène : le microorganisme induit une infection chez un individu immunocompétent : pathogène strict (rare) bacille tuberculeux Du fait d’une baisse des défenses de l’hôte : Virulence habituellement trop faible pour entraîner une maladie chez l’immunocompétent : pathogène opportuniste – Du fait de sa virulence –

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION – Un commensal peut devenir pathogène s’il change de localisation (E.

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION – Un commensal peut devenir pathogène s’il change de localisation (E. coli de l’intestin aux voies urinaires) – Un saprophyte peut devenir commensal (une bactérie qui s’implante dans l’intestin) – Un virus ne peut subsister en dehors d’une cellule vivante. Il a un hôte de prédilection.

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Naissance : le nouveau-né qui était en milieu stérile se

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Naissance : le nouveau-né qui était en milieu stérile se trouve en contact avec les germes de sa mère, de son entourage, de l’atmosphère. Colonisation par une flore relativement stable. – Peau (sèche et tempérée avec anfractuosités plus humides : glandes sudoripares, follicules pileux) = staphylocoques – Bouche et rhinopharynx (chauds et humides) = streptocoques (plaque dentaire) – Intestin richement alimenté = entérobactéries (E. coli, proteus), espèces à démographie explosive

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Chaque zone possède ses propres populations microbiennes, équilibre entre :

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Chaque zone possède ses propres populations microbiennes, équilibre entre : – Germes résidents – Germes plus ou moins transitoires Ces écosystèmes constituent une flore de barrière Ex : bacilles de Döderlein dans le vagin par l’acidité protectrice qu’ils entretiennent. Cet équilibre est stable tant que les conditions locales ne changent pas.

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Tout changement dans les condition locales peut entraîner des bouleversements

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Tout changement dans les condition locales peut entraîner des bouleversements : – Espèce décimée – Multiplication d’une espèce minoritaire – Implantation d’une autre espèce qui peut être pathogène : • Peau brûlée = suintement = humidité = implantation et développement de Pseudomonas aeruginosa qui va se développer plus vitre que Staphylococcus epidermidis • Traitement antibiotique = déséquilibre de la flore = implantation possible de Clostridium difficile (colite pseudomembraneuse).

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Augmentation de la virulence bactérienne : armement offensif ou défensif,

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Augmentation de la virulence bactérienne : armement offensif ou défensif, adaptation – Des résistances naturelles : • Capsules qui empêchent la phagocytose (Streptococcus pneumoniae = • • pneumocoque) Spores : bacille tétanique BAAR : BK – La mobilité : permet de pénétrer les muqueuses : tréponème de la syphilis – Libération de toxines • Exotoxines des bactéries Gram + (staphylocoque doré): nécroses, • thromboses, érythèmes Endotoxines des bactéries Gram – (Salmonella typhi) : CIVD, états de choc – Formes quiescentes : BK

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Les réservoirs – Humains : HIV, variole, hépatites B et

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Les réservoirs – Humains : HIV, variole, hépatites B et C, tuberculose – Animaux : rage, grippe, brucellose, borrelia – Terre (germes telluriques) tétanos, botulisme. • 1 kg de terre = 1000 milliards de bactéries = 1012 – Eau (germes hydriques) : légionelles, amibes – Partout (germes ubiquitaires) : entérobactéries, streptocoques, staphylocoques. Il y a une adaptation progressive entre le microorganisme et son réservoir, un équilibre. Il devient moins agressif pour son hôte. Un individu peut être porteur et contagieux sans être malade : porteur sain.

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Des individus Les capacités de résistance de l’agressé sont liées

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Des individus Les capacités de résistance de l’agressé sont liées à son système de défense complexe et puissant (immunité) qui associe des mécanismes spécifiques et non spécifiques. Ce qui peut faire varier ces systèmes de défense : – D’un sujet à l’autre : • Sexe • Aspects génétiques – Chez un même sujet • Malnutrition • Certaines maladies (diabète non équilibré) • Fatigue, choc émotionnel, déséquilibre psychique, alcoolisme, toxicomanie • Certains traitements (corticoïdes, chimiothérapies) • Grossesse • Grand âge • Carence en vitamine A • Dispositifs invasifs • Déséquilibre de la flore commensale

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • La transmission du réservoir à l’hôte : Elle peut être

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • La transmission du réservoir à l’hôte : Elle peut être : – Directe, sans intermédiaire – Indirecte, par des media : • Occasionnels (main des soignants): Infections nosocomiales • Obligatoires (moustiques) : paludisme, dengue On distinguera également une contamination : – Endogène : L’homme s’infecte à partir de ses propres bactéries – Exogène : • Bactéries de l’environnement (sol, eau, air, poussières, nourriture) • Flore bactérienne des animaux qui nous entourent (transmission directe ou par un vecteur).

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • La pénétration dans l’organisme, les voies de contamination: Phase souvent

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • La pénétration dans l’organisme, les voies de contamination: Phase souvent silencieuse, prodromique A partir d’une porte d’entrée, variable selon le microorganisme – Respiratoire : particules, aérosols (BK, pneumocoques, légionelles) • Passent au travers des défenses locales (mucus, macrophages, • • • anticorps) Se fixent sur les muqueuses respiratoires Parfois infection généralisée (virus grippe ou varicelle) Transmission favorisée par la promiscuité (épidémies de grippe en hiver et dans les collectivités).

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION – Orale, digestive • L’agent infectieux se développe dans le tractus

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION – Orale, digestive • L’agent infectieux se développe dans le tractus digestif des sujets porteurs ou infectés (malgré acidité et sels biliaires), répandu dans le milieu extérieur par les fèces, transmis par mains souillées, ingestion de boissons ou aliments contaminés (transmission fécale-orale), atteint la muqueuse intestinale où il se multiplie : Salmonella typhi, Vibrio choleriae, rotavirus. • L’infection peut disséminer dans l’organisme par voie hématogène pour atteindre d’autres organes (hépatite A). • Certains germes peuvent subsister dans le milieu extérieur (Vibrio choleriae).

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Voie cutanéo-muqueuse – Quelques germes peuvent franchir la peau saine

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Voie cutanéo-muqueuse – Quelques germes peuvent franchir la peau saine : Brucella melitensis, Borrelia – Certains germes restent localisés à la surface de la peau (furoncles) – Le plus souvent, les agents infectieux sont inoculés au travers de la peau (piqûres, morsures, injections, plaies, greffes d’organes infectés).

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION – Voie sexuelle : • Infection localisées : herpès, chlamydioses •

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION – Voie sexuelle : • Infection localisées : herpès, chlamydioses • Infections distantes ou généralisées : hépatite B, VIH, syphilis • Transmission mère-enfant lors d’une grossesse – Par voie transplacentaire (rubéole, listériose) – Lors du passage dans la filière génitale (herpès, streptocoques, VIH) – Voie oculaire • Directe (mains souillées) • Indirecte (matériel eaux de baignade)

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Bactéries : Grâce à des adhésines, les bactéries se •

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Bactéries : Grâce à des adhésines, les bactéries se • • fixent sur des récepteurs cellulaires spécifiques. Une bactérie s’attachera donc à un type spécifique de tissu. Certains bactéries vont pouvoir pénétrer dans les cellules et passer d’une cellule à une autre pour rester à l’abri des défenses immunitaires de l’hôte (Shigella, Listeria monocytogenes). Virus : internalisation = entrée dans la cellule pour en prendre les commandes Microorganismes plus gros : passent entre les cellules, au travers des parois ou des plaies, profitent de lésions (plaies, orifice cutanées des cathéters), des fragilisations des tissus (surinfections bactériennes des grippes).

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Une fois entré dans l’organisme, l’agent pathogène peut: – rester

PHYSIOPATHOLOGIE DE L’INFECTION • Une fois entré dans l’organisme, l’agent pathogène peut: – rester localisé au point de pénétration – s’infiltrer dans l’organisme • Infection loco-régionale : atteinte des ganglions lymphatiques • Infection généralisée par voie hématologique ou lymphatique, atteinte d’autres organes. – agir à distance par ses toxines • 4 phases dans une infection : – Incubation : temps nécessaire au microorganisme pour se multiplier dans l’organisme. Phase asymptomatique. – Invasion : apparition des premiers signes cliniques – Phase d’état : tous les signes cliniques sont présents – Phase de terminaison-guérison : les micro-organismes sont détruits par les systèmes de défense de l’individu, ou mort de l’individu.