N 240 CONFLANS ALBERTVILLE Savoie GPS 45 672912
N° 240 CONFLANS (ALBERTVILLE) (Savoie) GPS : 45. 672912, 6. 396916 Conflans est une ancienne cité médiévale / ville forte, bourg fortifié protégeant l'entrée de la Tarentaise, capitale de la province disparue de Haute-Savoie. Actuel quartier urbain d'Albertville, dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes, la cité fusionne avec le bourg de L'Hôpital-sous-Conflans pour former la ville nouvelle d'Albertville, le 19 décembre 1835. Les habitants du village sont appelés les Conflarains. jean-marie clausse (2017) parcourir. la. france@gmail. com
Conflans existe aujourd’hui comme un village dans la ville puisque l’esprit villageois est conservé sur le plan de l’urbanisme. On distingue deux entrées principales dans la ville avec la « porte de Savoie » (appelée parfois « porte de France » ) et la porte Tarine. La première s'ouvre sur la combe de Savoie, et donc sur le territoire de l'ancien comté de Savoie, la seconde permettait de rejoindre la vallée de la Tarentaise. Les deux portes sont reliées par la Grande-Rue. La Porte de Savoie. Cette porte est aujourd'hui surmontée d'un blason sculpté dans le marbre représentant les armes de la cité de Conflans.
La Tour Ramus. Datant du début du XVe siècle, elle est, au XVIIIe siècle, la propriété de la famille Ramus qui lui donne son nom. La tour loge l'escalier à vis permettant la distribution verticale des appartements.
La Fontaine Anselme. Construite en 1711, après élargissement de la grande rue, cette fontaine près de la porte de Savoie remplace un bachal en bois. Le pilier central est décoré de deux mascarons.
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Conflans ou église Saint-Grat de Conflans. Une église à deux noms. L'église Saint-Grat a été construite au 18 e siècle. Une église antérieure avait été détruite par un incendie, et il a donc fallu la remplacer. Les travaux débutent en 1701 et durent plusieurs années. En 1716, l'évêque d'Aoste vient consacrer la nouvelle église. Il dédie l'église à la Vierge, Notre-Dame de l'Assomption, mais comme la paroisse est dédiée à Saint-Grat, les habitants l'appellent « église Saint-Grat » .
Une église baroque L'église Saint-Grat est décorée dans le style baroque, typique du 18 esiècle. Le baroque est un style exubérant : le mobilier de l'église est sculpté de nombreux personnages, de petits anges joufflus, de colonnes décorées de feuillages. Les retables et les autels sont en bois recouvert de feuille d'or, pour montrer la grande richesse de l'Église. Sur la façade extérieure de l'église, des peintures représentent Notre-Dame de l'Assomption, saint Grat et saint Sébastien. Peintes dans le style du 18 e siècle, elles datent en réalité des années 1990.
Le riche mobilier est constitué entre autres d'un retable monumental doré à l'or fin de 1708 de Claude-Antoine Marin de Flumet, et d'une chaire en noyer ornée des quatre évangélistes, de Jacques Clerant de 1718.
Le retable. Le goût du temps voulait que l’on ornât le fond plat du chœur d’un monumental retable. Le retable de l’église de CONFLANS est l’œuvre du sculpteur Claude-Antoine MARIN de Flumet. Le travail fut terminé en 1711 -1712, par Jacques CLERANT, qui dora les sculptures de MARIN. Cette dorure, mate et chaude à la fois, a surmonté les vicissitudes du temps : elle a été très peu retouchée. Les deux tableaux du retable sont l’œuvre du peintre BERENGIER, de CHAMBERY. La partie supérieure est réservée au tableau de l’Assomption de la Vierge au milieu des anges. Au milieu, dans un cadre richement sculpté en plein bois, peint sur toile, Saint GRAT, crossé et mitré, est en mouvement dans un décor d’orage. Par opposition, les stalles sont très simples. Elles sont l’œuvre de BRETON (1711 -1712). La porte du chœur en fer forgé est de la même époque.
La Chaire. Le morceau le plus étonnant du mobilier est la chaire à prêcher, due au ciseau de Jacques CLERANT (1718). St PIERRE et les évangélistes sont assis assez inconfortablement contre les angles des panneaux décorés de feuilles, de fleurs et d’écussons. Saint PIERRE, reconnaissable au trousseau de clés liées par une cordelette ; à côté de Saint MATTHIEU, un ange à ses cotés; l’aigle de Saint JEAN, la belle tête de bœuf de Saint LUC et l’étrange lion de Saint MARC, apportent quelques traits pittoresques dans cet ensemble mouvementé. Au dossier, un Bon Pasteur porte sa brebis. A ses côtés, deux adolescents, dont les longues tuniques flottent au vent, soutiennent le dais, chargé d’ornementations : guirlandes un peu lourdes pendant sur les bords et plus haut, assis sur la corniche, comme des gamins au bord d’un toit, six petits garçons, ornés d’ailes, habillés d’un chiffon tortillé comme une ficelle ; chacun à son occupation. Le 1 er tient un gros livre sur sa cuisse ; le 2 nd joue du violon ; le 3 ième chante ; le 4 ième est flûtiste ; le 5 ième est encore violoniste et le 6 ième bat la mesure avec conviction. Enfin, tout en haut, en apothéose, la Vierge en Assomption, sur une nuée de têtes d’angelots.
Marie, écrasant le Diable.
Suspendues aux façades, de belles enseignes peintes évoquent les artisans d’autrefois, ici, un rémouleur, là, un bourrelier… « Il y avait des négoces de toutes sortes, mais pas d’épicerie. Du moins, pas officiellement afin d’échapper aux lourdes taxes imposées sur le commerce du poivre, du piment, du chocolat… Évidemment, ces produits se vendaient sous le manteau. »
La Porte Tarine qui ouvre vers la vallée de la Tarentaise.
La Maison Rouge. Construite en 1397, en briques rouges elle apporte dans la cité médiévale une note nouvelle qui annonce la fin du Moyen- ge (fenêtres géminées, arcs trilobés, colonnettes, arcs brisés, …). Elle abrite aujourd’hui le Musée d’art et d’histoire. Au XV e siècle, c’était le logis du châtelain installé par le comte de Savoie. « En 1714, grâce à l’appui de l’évêque de Tarentaise, les Bernardines l’achèteront. Elles étaient déjà installées et peu appréciées dans ce bourg commerçant qui, horreur, comptait alors plusieurs cabarets » . Elle fait ensuite office de caserne, de colonie de vacances et d'hospice.
Un martinet de forge. Sur le principe, le martinet (mot dérivé de marteau) fonctionne avec l’énergie hydraulique. C’est une sorte de gros marteau pour étirer ou amincir la bille d’acier. L’eau d’un torrent fait tourner la roue à aube, qui actionne à son tour un arbre à cames pour donner un mouvement au martinet. Le marteau dont le poids varie de 60 à 150 kg est fixé à l’extrémité du manche. Le marteau s’élève et s’abat afin de façonner le métal. Le minerai de fer est présent partout en Savoie et est exploité très tôt dans les Alpes. La tradition veut que Durendal, l’épée que Roland tente de briser contre les rochers de Roncevaux, soit offerte à Charlemagne lors de son passage en Maurienne.
La fontaine Garella. La fontaine à large vasque de la grande place a été construite en 1753, par un ingénieur piémontais : Garella.
Le Château Rouge. Construit en 1390.
Le Château Manuel de Locatel, avec vue sur Albertville. Bâti entre 1579 et 1583 par Jean-Antoine de Locatel, homme d'armes au service des ducs de Savoie, il est remanié au fil des siècles.
Donjon / tour Sarrasine du 12 e siècle, remparts, et jardin public de la tour sarrasine. La tour Sarrasine n’a de sarrasine que le nom. Cette puissante tour carrée aux murs très épais date du XII e siècle. Derrière elle, un agréable jardin public a été aménagé. C’est un superbe balcon sur Albertville et la vallée.
Photos et présentation: (Avril 2017) jean-marie clausse parcourir. la. france@gmail. com http: //parcourir-la-france. blogspot. fr/ Commentaires & musique – source: Internet
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