Marjorie Spiegel The Dreaded Comparison Human and animal

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Marjorie Spiegel: The Dreaded Comparison Human and animal slavery Étude de l’analogie entre l’esclavage

Marjorie Spiegel: The Dreaded Comparison Human and animal slavery Étude de l’analogie entre l’esclavage humain et animal 1. Problématique 2. Résumé de Spiegel 3. Bilan

1. Problématique et enjeux Définitions Esclavage humain: le système qui permet le droit de

1. Problématique et enjeux Définitions Esclavage humain: le système qui permet le droit de propriété d’un être humain sur un autre. 1 Réduire en esclavage, c’est enlever toutes ses libertés à un individu pour en faire une simple force de travail. 1 L’esclavage remonte à l’époque antique, mais Spiegel se réfère uniquement à la traite négrière, c’est-à-dire le commerce des esclaves africains. Entre le 15 e et le 17 e siècles, 12 à 15 millions d’esclaves africains ont été déportés par les Européens. 1. Gilles Gauvin, Abécédaire de l’esclavage des Noirs, éditions Dapper, p. 35

1. Problématique Rappel du contexte historique « La colonisation européenne dans les Caraïbes et

1. Problématique Rappel du contexte historique « La colonisation européenne dans les Caraïbes et aux Amériques, après l’arrivée de Christophe Colomb en 1492, s’est immédiatement traduite par l’asservissement des Amérindiens. (…. ) En 1550 : on reconnait que les indigènes d’Amérique sont des êtres humains. Il était désormais interdit d’en faire des esclaves. Les colons se tournèrent donc vers les Africains pour s’approvisionner en maind’œuvre. » Gilles Gauvin, Op. Cit, p. 108 Commerce triangulaire : il y a 3 formes de traites négrières, dont la plus importante fut le commerce triangulaire. Les navires partaient d’Europe chargés de marchandises et les échangeaient contre des esclaves fournis par des notables africains. Une fois la transaction réalisée, les négriers repartaient vers les colonies antillaises pour y vendre leur précieuse cargaison. Là, les navires étaient remplis de denrées coloniales (sucre, café, coton, indigo) qui étaient rapportées en Europe.

1. Problématique Définitions Esclavage animal: toute utilisation de l’animal? L’auteure ne le précise pas,

1. Problématique Définitions Esclavage animal: toute utilisation de l’animal? L’auteure ne le précise pas, mais elle mentionne l’utilisation de l’animal de compagnie. On peut donc supposer que pour elle, toute forme d’utilisation de l’animal est assimilable à l’esclavage. Origine du parallèle entre les deux types d’esclavage: « Pain is pain, whether it be inflicted on man or on beast; and the creature who suffers it, whether man or beast, being sensible to the misery of it, whilst it lasts, suffers evil… The white man… can have no right, by virtue of his color, to enslave and tyrannize over a black man… For the same reason, a man can have no natural right to abuse or to torment a beast. » Humphrey Primatt, 1776 Dois-je citer Bentham?

Darwin « Les deux sujets qui émouvaient mon père peut-être plus fortement que toute

Darwin « Les deux sujets qui émouvaient mon père peut-être plus fortement que toute autre question étaient la cruauté envers les animaux et l’esclavage. Tous deux lui inspiraient une horreur intense, et son indignation était accablante si on faisait preuve de légèreté ou d’indifférence en la matière » . L’un des fils de Darwin, à propos de son père. (cité dans Clark, The survival of Charles Darwin, p. 76 -77) «Les animaux que nous avons réduit en esclavage, nous n'aimons pas les considérer comme nos égaux. »

Ajouts de Charles Patterson, Un éternel Tréblinka, p. 24 Origine de l’exploitation des animaux:

Ajouts de Charles Patterson, Un éternel Tréblinka, p. 24 Origine de l’exploitation des animaux: « a commencé il y a environ 11 000 ans au Proche-Orient, quand un certain nombre de communautés commencèrent à passer d’un régime de chasse et de cueillette à un régime de domestication des plantes et des animaux. » Une thèse soutenue par certains, dont Karl Jacoby dans « Slaves by nature? Domestic animals and human slaves » : il y a « plus qu’une coïncidence dans le fait que la région qui fournit les premières preuves d’agriculture, le Moyen-Orient, soit aussi celle qui fournir les premières preuves d’esclavage. De fait, dans le Proche -Orient ancien, l’esclavage n’était « guère plus qu’une extension aux humains de la domestication animale » . L’asservissement des animaux aurait servi de modèle et d’inspiration à l’asservissement des hommes.

1. Problématique But de l’oeuvre But de l’œuvre de Spiegel : montrer, images à

1. Problématique But de l’oeuvre But de l’œuvre de Spiegel : montrer, images à l'appui, les similarités troublantes entre l'esclavage des Noirs et celui des animaux. L’analogie sert surtout à montrer l’ampleur du mal et les racines communes de l’oppression. Ultimement, le but est d’abolir l’oppression animale, mais aussi toute forme d’oppression: « Further, any oppression helps to prop up other forms of oppression. This is why it is vital to link oppression in our minds, to look for the common, shared aspects, and fight against them as one, rather than prioritizing victim’s suffering (what we have already identified as the « either-or » pitfall). » (p. 26)

1. Problématique Actualité de l’analogie Aujourd’hui, on reprend cet argument chez les abolitionnistes antiwelfaristes

1. Problématique Actualité de l’analogie Aujourd’hui, on reprend cet argument chez les abolitionnistes antiwelfaristes (ceux qui pensent que réformer l’exploitation ne fait que réduire les chances de pouvoir un jour l’abolir) : la question n’est pas d’agrandir les cages mais de faire en sorte qu’elles soient vides, de la même façon qu’on ne veut pas des esclaves plus heureux, mais pas d’esclaves du tout. Spiegel, elle, n’utilise jamais l’analogie de cette manière ; elle n’oppose pas l’abolitionnisme et le welfarisme; elle n’utilise même pas ces termes… On peut quand même inférer qu’elle se situe fort probablement du côté de l’abolitionnisme. Elle parle de « l’abolition de la souffrance institutionnalisée » .

1. Problématique Actualité de l’analogie Le termine abolitionnisme, en éthique animale, est d’ailleurs un

1. Problématique Actualité de l’analogie Le termine abolitionnisme, en éthique animale, est d’ailleurs un emprunt à l’abolitionnisme, un courant de pensée qui émerge dans le dernier tiers du 18 e siècle et vise la suppression de l’esclavage. De même, au 19 e siècle, certains étaient abolitionnistes, et d’autres étaient abolitionnistes « graduellistes » (alors qu’en éthique animale, on parle d’abolitionnistes welfaristes ou antiwelfaristes). Ces derniers privilégiaient une approche plus étapiste : des réformes sur le bien-être des esclaves pouvaient mener à l’abolition.

1. Problématique Actualité de l’analogie Or, l’abolition de l’esclavage, historiquement, passa par un processus

1. Problématique Actualité de l’analogie Or, l’abolition de l’esclavage, historiquement, passa par un processus graduel (mais non par des réformes welfaristes) : « Si les deux systèmes (esclavage et traite négrière) étaient liés (la traite fournissant les esclaves nécessaires aux colonies), les Européens, sous la pression des abolitionnistes britanniques, puis français, ont commencé par combattre la traite, l’idée dominante étant de faire peu à peu disparaître l’esclavage sans mettre en danger l’économie des colonies. Ainsi la traite fut-elle abolie dès 1807 par la Grande-Bretagne et les États-Unis puis en 1815 par les grandes puissances réunies au congrès de Vienne. Non seulement l’abolition de la traite était conçue comme un acte humanitaire ouvrant la voie à la fin progressive de l’esclavage, mais en plus elle permettrait le lancement des premiers projets de conquêtes coloniales en Afrique, ce continent n’étant plus vidée de sa population par le commerce des esclaves. Un système d’exploitation économique en remplaça alors un autre, jugé barbare, dépassé et moins rentable. » (Abécédaire p. 109)

1. Problématique Enjeux Dans notre civilisation, montée de la valeur de l’égalité par divers

1. Problématique Enjeux Dans notre civilisation, montée de la valeur de l’égalité par divers mouvements de libération: Noirs, femmes, homosexuels, minorités diverses… Et lutte contre diverses formes de discrimination: laidisme, âgisme, oralisme, classisme, etc.

1. Problématique Enjeux L’enjeu: est-on prêt à étendre la notion d’égalité, entendue comme prescription

1. Problématique Enjeux L’enjeu: est-on prêt à étendre la notion d’égalité, entendue comme prescription morale, aux animaux non humains? Est-on prêt à élargir le cercle de la moralité, de la communauté humaine à la communauté des êtres sensibles? Si l’on en croit la montée de la valeur d’égalité dans notre civilisation (Tocqueville), on peut supposer que oui. L’analogie refait continuellement surface dans le débat. Aussi bien en étudier la pertinence. Nuance: Spiegel est consciente que la comparaison a aussi ses limites (les animaux ne peuvent s’organiser pour se rebeller comme les Noirs; ils répondent différemment à l’asservissement; etc. )

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 1 : an historical understanding Mise en garde: la

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 1 : an historical understanding Mise en garde: la comparaison peut insulter. Réponse de Spiegel : la comparaison est offensante seulement aux spécistes qui sont tombés sous le joug de la propagande des oppresseurs. Poursuite de PETA à l’égard de Sea World: PETA a invoqué le 13 e amendement de la Constitution américaine, arguant que les orques sont en état d’esclavage, car ils sont gardés loin de leur habitat, confinés, limités dans leurs comportements naturels et en plus, ils font des tours qui rapportent des profits à Sea World. Sea world a rétorqué que cet effort pour étendre le 13 e amendement aux animaux est vain et offensant. Capsule potin: Spiegel poursuit PETA

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 1 : an historical understanding Dans plusieurs cultures, l’animal

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 1 : an historical understanding Dans plusieurs cultures, l’animal était un symbole positif (ex: « Sitting Bull » ). À partir de quel moment la comparaison avec un animal est-elle devenue une insulte? Les colons puritains Blancs, découvrant le Nouveau monde, mesuraient le progrès et la civilisation dans les termes suivants : à quel degré un peuple peut se détacher de la nature. • C’était servir Dieu que de soumettre la nature, les animaux et les Noirs (et c’était aussi pratique).

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 1 : an historical understanding Arguments en faveur de

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 1 : an historical understanding Arguments en faveur de la libération: Nous ne pouvons plus maintenir que la souffrance de certains est correcte parce qu’eux ne sont pas comme nous. Une idée est dépassée : celle qu’il faille attendre qu’un groupe plus important soit totalement confortable avec ses droits avant qu’un autre puisse en avoir (droit de vote des femmes, esclavage, apartheid). Aujourd’hui, l’esclavage humain est mal vu et illégal, mais pas encore l’esclavage animal: il est correct de traiter les animaux « comme du bétail » .

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 1 : an historical understanding Pourtant, la ligne de

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 1 : an historical understanding Pourtant, la ligne de démarcation entre les animaux humains et non humains paraît arbitraire: nous sommes plus proches génétiquement et « comportementalement » de certains primates qu’eux ne le sont des crapauds. Repose sur une mauvaise compréhension de la théorie de l’évolution (les animaux plus complexes seraient supérieurs et pourraient dominer les autres). Le darwinisme social a aussi servi à justifier l’asservissement des Noirs (ceux-ci seraient moins « évolués » que les Blancs). Avant le darwinisme, la religion chrétienne était elle aussi invoquée pour justifier la domination de l’être humain sur les animaux non humains (Genèse 1: 26 et 1: 28). Elle a aussi servi de justification à l’esclavage (Abécédaire, p. 55). Thèse marxienne: les conditions matérielles d’existence conditionnent la pensée.

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 1 : an historical understanding Plus nous en savons

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 1 : an historical understanding Plus nous en savons à propos de l’environnement, et des écosystèmes, plus nous voyons l’absurdité de classer les espèces les unes contre les autres: chacune a des attributs qui manque à l’autre, et c’est l’anthropocentrisme qui nous amène à penser que les qualités humaines sont plus importantes. Rappelle l’argument de Francione contre la théorie des esprits semblables: le critère de la rationalité semble être arbitrairement choisi. « Why is the ability to do calculus morally better than the ability to fly with your wings? Why is the ability to recognize yourself in a mirror morally better than your ability to recognize yourself in a scent that you left on a bush? » (Francione, Animals as persons, p. 11 -12)

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 1 : an historical understanding Si la Terre était

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 1 : an historical understanding Si la Terre était soudainement colonisée par des espèces plus fortes et belliqueuses que les êtres humains, elles pourraient justifier leur domination sur nous par leur propre attribut spécial (ce critère pourrait être celui de voir dans le noir). En ce moment, nos rapports avec les animaux sont des rapports de force.

 Tiré de Quino, « À votre bon cœur! »

Tiré de Quino, « À votre bon cœur! »

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 1 : an historical understanding Quelles seraient les caractéristiques

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 1 : an historical understanding Quelles seraient les caractéristiques qui seraient pertinentes pour déterminer si un être mérite de la considération morale ? Il y a eu plusieurs tentatives pour trouver des qualités possédées par les êtres qui manquent aux animaux, pour justifier la discrimination : 1) la principale : celle à raisonner De la même façon, pendant des siècles, les Noirs ont été appelés « irrationnels »

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 1 : an historical understanding 2) l’habileté à parler,

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 1 : an historical understanding 2) l’habileté à parler, à faire des choix libres… Ces arguments sont démentis par l’argument des cas marginaux. Et en plus, ces critères ne sont pas moralement pertinents: quel est le lien entre l’habileté à conduire une voiture, voir dans le noir, et le droit de ne pas être torturé, asservi, etc ? Le seul critère moralement pertinent : la sensibilité.

Tableau des arguments pour justifier le spécisme et le racisme. Les Blancs d’abord !

Tableau des arguments pour justifier le spécisme et le racisme. Les Blancs d’abord ! Les nègres n’ont pas d’âme ! Dieu a créé l’homme blanc à son image Les nègres sont moins sensibles : leur peau est plus résistante, ils ne ressentent pas la douleur Les humains d’abord ! Les animaux n’ont pas d’âme ! Ils ont été créés pour l’homme. Les animaux sont des machines ; leurs plaintes sont comparables aux grincements d’une mécanique mal lubrifiée Les nègres sont moins intelligents, leur Les animaux sont moins intelligents, boîte crânienne est moins volumineuse leur cerveau est beaucoup plus petit Les nègres n’ont pas de conscience, Les animaux n’ont pas de conscience, ce ne sont que de grands enfants ils agissent par instinct Les nègres sont des obsédés sexuels, Les animaux n’ont pas de sens moral ils n’ont aucun sens moral et ne sont pas des agents moraux Les indigènes se font la guerre entre Les animaux se mangent entre eux Les nègres se ressemblent tous Les animaux n’ont pas de personnalité distincte Les nègres sont serviles par nature ! De nombreux animaux doivent leur vie les esclaves bien traités sont chanceux à l’homme, ce dernier est donc en droit d’être pris en charge par leur maître de les utiliser pour ses propres fins Raciste, moi ? j’ai un ami arabe. Spéciste, moi ? j’aime les bêtes, je ne mange pas de chien Source: Valéry Giroux, Du racisme au spécisme, p. 88 Argument de Carl Cohen et Tibor Machan

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 2 : oppression in language and literature Les pensées

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 2 : oppression in language and literature Les pensées et vocabulaire de Les scientifiques de l’époque ont longtemps pensé que les Noir étaient des singes. l’oppression sont dans la littérature: À cause de la très mauvaise opinion que le peuple avait des animaux, les auteurs racistes ont fait de la propagande contre les Noirs en les comparant à des animaux. Pour notre analogie, nous n’avons pas besoin de transférer ceci aux animaux non humains : les animaux sont déjà utilisés comme métaphore! Quand l’animal est obéissant, il est un compagnon loyal; quand il est indépendant, il est une « bête incontrôlable » . De même, les Noirs laissés en liberté étaient des bêtes, tandis que les dociles étaient d’admirables créatures.

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 2 : oppression in language and literature Les pensées

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 2 : oppression in language and literature Les pensées et vocabulaire de l’oppression sont dans le langage: Domestiquer un cheval : « break a horse » ; Un « bon chien » est un chien obéissant; Autrefois, dans le sud d’avant la guerre de sécession, il y avait des hommes appelés les « nigger breakers » , à qui les esclaves faiseurs de trouble et arrogants étaient envoyés.

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 3 – Slaves and masters La relation maître/esclave en

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 3 – Slaves and masters La relation maître/esclave en est une de domination. De même aujourd’hui, la relation entre un chien et son maître en est une maître/esclave. -Si le chien veut faire autre chose que ce qui plaît à son maître, il sera puni et même battu. Le chien apprend qu’il gagnera l’approbation de son maître en supprimant ses propres désirs et en les conformant à ceux de l’humain qui le possède légalement. « A trained dog is a joy and pride. An untrained dog is an infernal nuisance… » « … in that state (The Negro) enjoys the greatest amount of happiness… »

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 3 – Slaves and masters Un autre aspect similaire

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 3 – Slaves and masters Un autre aspect similaire : dans la relation maître/esclave, il n’y a pas de récompense permanente pour être à la hauteur de ce que le maître attend de lui. Ex. de la vache laitière : elle est censée produire un certain nombre de litres de lait par année; si elle est moins productive, elle sera tuée et vendue, malgré ses années de service. Si à un moment elle produit plus, alors ce standard s’appliquera désormais. Une domestique noire forcée de porter une muselière en fer pour l’empêcher de boire et manger.

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 4 : social relations : the destruction of security

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 4 : social relations : the destruction of security Un des aspects les plus tragiques de l’esclavage était la destruction de la famille, et dans un sens plus large, de la structure sociale. Aux yeux des acheteurs, les Noirs étaient seulement des animaux, qui pouvaient se remettre facilement d’un séparation d’avec un enfant ou être cher. « Il est difficile de construire une famille stable: dès leur les arrivée, une esclave enceinte peut voir son enfant attribué avant même sa naissance à un autre maître; les membres d’une même famille peuvent être vendus séparément lors des héritages, malgré l’interdiction l’esclavage des Noirs, p. 119)

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 4 : social relations : the destruction of security

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 4 : social relations : the destruction of security Les penseurs racistes ont nié l’existence d’amour entre les Noirs : ce n’était qu’attraction animale et luxure. De la même manière, la plupart des gens aujourd’hui trouvent difficile d’accepter l’idée que les animaux ressentent de l’amour l’un pour l’autre, comme individus. Les exemples existant sont rejetés au nom de l’instinct.

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 4 : social relations : the destruction of security

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 4 : social relations : the destruction of security Sur la destruction des relations sociales: analogie entre la vache et l’esclave. Si une esclave accouchait d’un enfant au même moment que la maîtresse de la plantation, elle devait allaiter l’enfant blanc à la place du sien. Aujourd’hui, les veaux sont systématiquement séparés de leur mère à la naissance, pour que les vaches puissent se consacrer à fournir du lait aux humains. Dans les deux cas, la séparation empêche la création d’un lien fort entre la mère et l’enfant.

Ajouts de Charles Patterson, Un éternel Tréblinka Séparation du veau de la mère pour

Ajouts de Charles Patterson, Un éternel Tréblinka Séparation du veau de la mère pour en recueillir le lait: ce n’est pas que l’élevage industriel qui fait mal ! « Rendre la tétée douloureuse et difficile pour le petit comme pour la mère est un autre moyen d’empêcher celui pour qui il est conçu de boire le lait. Les Nuers entourent le museau du petit de ronces, qui le piquent et piquent le téton. Des éleveurs attachent des tiges pointues à la tête du veau, ce qui lui interdit d’approcher la mère. Pour garder un petit chameau loin des mamelles maternelles, les Rwalas insèrent dans les naseaux du petit une tige qui pique la mamelle. » (p. 26)

Ajouts de Charles Patterson, Un éternel Tréblinka Contrôle de la reproduction: castration chez les

Ajouts de Charles Patterson, Un éternel Tréblinka Contrôle de la reproduction: castration chez les animaux et. . chez les esclaves. Chez les animaux, la castration sert à produire les animaux qui peuvent être les plus utiles: les bergers tuèrent ou castrèrent presque tous les mâles, s’assurant que seuls les mâles reproducteurs « sélectionnés » féconderaient les femelles. Cela était aussi censé rendre les mâles plus Chez les esclaves, la castration était soit une punition, soit une façon s’asseoir sa domination sur l’esclave lubrique et barbare: Les Sumériens castraient les mâles et les mettaient au travail comme des animaux domestiques (…). Le mot sumérien pour désigner un jeune esclave castré – amarkud – était le même que celui qu’ils utilisaient pour les petits ânes, chevaux et veaux qu’ils castraient. » (p. 33)

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 4 : social relations : the destruction of security

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 4 : social relations : the destruction of security D’autres exemples: Expérience, sur les singes, des conséquences du manque de la mère Les vaches laitières sont inséminées artificiellement (privés de contact avec le taureau).

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 5 : transportation – the unbearable journey Seulement 15

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 5 : transportation – the unbearable journey Seulement 15 des 30 ou 40 millions d’Africains ont survécu à l’épreuve de la capture et du transport pour devenir esclave dans le Nouveau Monde. « Slaves were frequently so tightly packed that, in the words of an observer, « the shelf would not easily contain one more » . Loi fédérale sur le transport: Règlement sur la santé des animaux, art 140 : Interdiction relative à l’entassement 140. (1) Il est interdit de charger ou de faire charger un animal dans un wagon de chemin de fer, un véhicule à moteur, un aéronef, un navire, un cageot ou un conteneur qui est rempli à un point tel que l’animal ou tout autre qui s’y trouve risquerait de se blesser ou de souffrir indûment.

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 5 : transportation – the unbearable journey Similarités avec

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 5 : transportation – the unbearable journey Similarités avec le Middle Passage : entassement, excréments et urine, taux de mortalité « acceptable » , longueur, et folie conduisant à la violence et au cannibalisme. Tout ça se retrouve dans l’élevage des animaux. A la fin du voyage : abattage pour l’animal, marché ou encan pour l’esclave et vie d’esclavage (note: les encans pour animaux existent toujours). La célèbre gravure du négrier anglais Brooks

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 6: Hunting Selon Spiegel, la chasse est la démonstration

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 6: Hunting Selon Spiegel, la chasse est la démonstration d’un pouvoir absolu sur quelqu’un d’autre : le pouvoir absolu de terminer la vie d’un individu et de l’objectiviser (sauf pour certains peuples, comme les Amérindiens et les Aborigènes, qui chassaient par nécessité et en harmonie avec la nature). L’espèce la plus chassée aux États-Unis est le chevreuil et surtout le mâle, celui avec les plus grands bois, ce qui supporte l’idée que la chasse est une démonstration de pouvoir.

Analogie: Les esclaves fugitifs étaient chassés de la même manière que les animaux aujourd’hui.

Analogie: Les esclaves fugitifs étaient chassés de la même manière que les animaux aujourd’hui. Il était fréquent d’employer des chiens spécialement entraînés pour haïr et traquer les Noirs. Jusqu’en 1831, dans les États du Sud, il y avait des hommes dont la profession était d’avoir des « nigger dogs » et de rattraper les esclaves qui fuyaient. Chasse au nègre, Charles-Marie-Félix Martin (1844 -1916). « Il est clair que pour lui l’esclave est un homme considéré comme un animal et que le marron, ie l’esclave fugitif, est pensé comme un gibier par ses propriétaires, et plus largement par le système esclavagiste. » Source: http: //www. roubaixlapiscine. com/publications/36/chasse-aunegre. html

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 6: Hunting La loi avant 1863 reconnaissait que chasser

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 6: Hunting La loi avant 1863 reconnaissait que chasser des esclaves noirs étaient légal. De même, chasser les animaux est légal ici- et même encouragé par certains regroupements comme la Fédération québécoise des chasseurs et des pêcheurs .

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 7: Vivisection Le terme vivisection veut dire disséquer vivant,

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 7: Vivisection Le terme vivisection veut dire disséquer vivant, mais est utilisé maintenant pour désigner tout expérience faite sur une créature humaine ou non humaine. Ceci inclut brûler, congeler, opérer, inoculer une maladie, faire des expériences psychologiques, tester des drogues, et toute autre procédure impliquant de jouer avec la vie d’un autre d’une façon non thérapeutique. Souvent, la seule façon pour un esclave de se suicider était de jeûner jusqu'à ce que mort s'en suive. Cet instrument était un ouvre bouche, une sorte de ciseau qu'on employait pour l'introduire entre les dents et obliger le Noir à manger. Source: http: //neddo. skyrock. com/2940818581 SPECULUM-ORIS-Ouvre-bouche. html « Stereotaxic device » .

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 7: Vivisection Les Noirs ont souffert aussi de ces

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 7: Vivisection Les Noirs ont souffert aussi de ces expériences. L’exemple le plus documenté d’expérimentation médicale sur les Noirs est le Tuskegee Syphilis study, la plus longue expérience menée sur des êtres humains de toute l’histoire médicale. Les nègres sont moins sensibles : leur peau est plus résistante, ils ne ressentent pas la douleur Les animaux sont des machines ; leurs plaintes sont comparables aux grincements d’une mécanique mal lubrifiée

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 8 In defense of slavery Ce chapitre invoque les

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 8 In defense of slavery Ce chapitre invoque les discours-alibis qui tentent de justifier l’esclavage animal et humain. Citations : «(The abolition of slave-trade) would be extreme cruelty to the African savages, a portion of whom it saves from massacre, or intolerable bondage in their own country, and introduce into a much happier state of life » -James Boswell, eighteen century pro-slavery writer. « In the eighteen century it was widely urged that domestication was good for animals; it civilised them and increase their numbers: « we multiply life, sensation and enjoyment. »

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 8 In defense of slavery Il a souvent été

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 8 In defense of slavery Il a souvent été soutenu que pour certains- et bien sûr, eux mais jamais nous- la vie en tant qu’esclave est bénéfique plus que dommageable. (Aristote) Pour que cette rationalisation soit efficace, les victimes doivent être transformées – dans l’esprit du maître- d’êtres oppressés à subordonnés reconnaissants ; reconnaissant d’être utilisés, appréciés et protégés, en comblant les besoins de leurs supérieurs. (idée de consentement) Ce qui est à l’œuvre dans ces exemples, est une tentative, par la société, de balayer la réalité ; de cesser d’entendre les cris des esclaves, de croire que leur sang versé est différent du nôtre, et finalement de croire que l’esclavage que nous leur imposons n’est pas une entrave pour eux mais un bénéfice.

Ajouts de Wise Les arguments entendus par certains politiciens au Parlement de Liverpool: que

Ajouts de Wise Les arguments entendus par certains politiciens au Parlement de Liverpool: que les maîtres d’esclaves était des gens d’impeccables caractères; que le marché, le commerce, en lui-même, n’était pas cruel; le « Middle Passage » était une des périodes les plus heureuses de la vie des nègres; il était fou de penser que les hommes, dont le profit dépendait de la santé de leurs esclaves, pourraient leur nuire; les maîtres faisaient une faveur aux esclaves : ils seraient charcutés et exécutés à la maison; les voyageurs arguaient que ce n’était pas un commerce aimable, mais que celui d’un boucher n’est pas aimable non plus, et que pourtant, une côtelette de porc était une bonne chose; l’abolition détruirait l’Afrique ; un des membres du parlement s’extasiait : les esclaves avaient l’air si heureux qu’il souhaitait souvent en être un! Article Animal rights, one step at a time, dans « Animal rights: current debates and new directions » , p. 21

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 9 : Secrecy : hiding from the truth Politique

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 9 : Secrecy : hiding from the truth Politique du secret: le sociologue Philip Slater, un « pattern » de pensée : les difficultés non voulues vont disparaître si elles sont retirées de notre champ de vision. (proche de Brian Luke : « si on ne peut ni les voir ni les entendre, comment éprouver de la compassion pour eux? » ) Jonathan Safran Foer a bien montré, dans son livre Eating Animals, le secret qui entoure l’industrie de la viande.

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 9 : Secrecy : hiding from the truth Le

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 9 : Secrecy : hiding from the truth Le secret et la distanciation sont utilisés pour protéger la très profitable institution de la cruauté envers les animaux aujourd’hui. Les laboratoires de vivisection sont inaccessibles. Dans la plupart des cas, il est impossible pour un citoyen d’y entrer à moins d’enfreindre la loi (à noter que ces expériences sont souvent payés par les contribuables). ( lien avec Luke) Également, le public n’est généralement pas admis dans les établissements d’élevage industriel, sans fenêtre. Les abattoirs, localisés hors des chantiers battus, sont aussi fermés au public.

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 9 : Secrecy : hiding from the truth Esclavage

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 9 : Secrecy : hiding from the truth Esclavage noir aux États-Unis: le secret était maintenu par des plantations isolées, et plus tard, après l’abolition, par des petites communautés xénophobes qui dissimulaient au monde extérieur la manière dont ils traitaient les Noirs. Le secret sert à dissimuler à la vue de tous les détails des horreurs de l’exploitation, et ainsi à empêcher le mécanisme de l’empathie de se déclencher. La même technique a été utilisée dans l’Allemagne nazie.

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 10 : Profits over all Dans une large mesure,

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 10 : Profits over all Dans une large mesure, les institutions d’exploitations des Noirs et des animaux peuvent être attribuées à la volonté de faire du profit. Les antiabolitionnistes disaient que la fin de l’esclavage allait entraîner l’effondrement de la structure économique du sud des États-Unis. Les habitants de Liverpool, face à la montée de l’abolitionnisme aux 18 e et 19 e siècles: If our slave trade be gone, there’s an end to our lives, Beggars all we must be, our children and wives; No ships from our ports their proud sails e’er would spread, And our streets grown with grass, where the cows might be fed. (tiré de Steven Wise, p. 21)

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 10 : Profits over all Le principal obstacle à

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 10 : Profits over all Le principal obstacle à la réforme de l’exploitation animale est la peur d’engranger moins de profits. Cependant, bien que le motif du profit puisse expliquer certains aspects de la vivisection, de l’élevage industriel, et de la traite négrière, il échoue misérablement à expliquer, par exemple, le lynchage, la ségrégation, la cruauté calculée de plusieurs expériences scientifiques, ou la joie que plusieurs éprouvent en tuant. L’oppression se poursuit au -delà de la recherche du profit. Il est certain que la religion et le darwinisme social ont pu « justifier » l’exploitation. Cependant, ils n’expliquent pas tout. On constate au contraire que l’homme est prêt à dénaturer certaines théories pour pouvoir combler ce désir fondamental d’opprimer les autres. La notion de pouvoir est incontournable à qui veut comprendre la nature de l’oppression.

2. Compte-rendu de l’œuvre. Chap. 11 : Power Souvent, quand quelqu’un est relégué à

2. Compte-rendu de l’œuvre. Chap. 11 : Power Souvent, quand quelqu’un est relégué à une position vulnérable dans la société, il va répondre en évacuant sa frustration sur quelqu’un de position sociale encore plus bas. « The ox, as the Greeks used to say, was the poor’s man slave; and even the poorest tinker had a dog at his heels on which to bestow the kick which indicated his superiority. » -Keith Thomas, Man and the Natural World. Ces victimes/oppresseurs ne sont peut-être pas activement opprimés par un autre individu; ils peuvent l’être d’un système économique inéquitable, ou souffrent de blessures d’enfance. Aussi longtemps que leur colère est dirigée envers une victime innocente au lieu d’être dirigée vers la cause de leur victimisation, le cycle ne sera pas brisé.

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 11 : Power Autre explication: les gens ont peur

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 11 : Power Autre explication: les gens ont peur des éléments en eux, comme les émotions fortes, les pulsions sexuelles, la faiblesse, la violence. . . les peurs irrationnelles sont des peurs de la partie « irrationnelle » en soi. Les gens nient ces éléments en eux-mêmes, et en même temps veulent les connaître, alors ils les projettent sur quelqu’un ou quelque chose d’autre : les femmes, les Noirs, les Juifs, les animaux ou même la Nature elle-même. Alors, comme ces êtres en sont venus à représenter les choses dont cette personne a peur, ou ne peut comprendre, ou veut nier en elle-même, la torture et parfois l’éradication même du symbole est décrétée.

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 11 : Power Mais ces illusions ne sont pas

2. Compte-rendu de l’oeuvre Chap. 11 : Power Mais ces illusions ne sont pas jouées uniquement dans les esprits d’individus isolés. Ils opèrent à un niveau plus large de la société, et cette société endoctrine ses membres à son tour. (…) Freud traite la domination autoproclamée de l’homme sur les autres habitants de la planète de mégalomanie humaine.

Ajouts de Wise: Analogie du statut légal de l’esclave et de l’animal Un fait

Ajouts de Wise: Analogie du statut légal de l’esclave et de l’animal Un fait étonnant, à propos de l’esclavage, est la comparaison ancienne et presque universelle de l’esclave qui, comme un animal domestique, est possédé, utilisé, vendu, etc. Les premières lois, à Rome, encadrant le traitement des esclaves, prenaient la même forme que celle entourant la protection des animaux. Le maître pouvait être puni au criminel s’il abusait de ses pouvoirs, mais l’esclave luimême ne pouvait invoquer la protection de la loi. (Wise) Aujourd’hui, l’animal est toujours vu comme un bien meuble dans nos lois. Pourtant, le Code criminel canadien lui reconnaît une sensibilité. Un statut étrange à l’intérieur d’un système dualiste (biens et personnes).

Analogie du statut légal de l’esclave et de l’animal Le code Noir est un

Analogie du statut légal de l’esclave et de l’animal Le code Noir est un édit royal préparé par Colbert et publié en 1685, après sa mort. Il avait pour objectif, en s’appuyant sur des dispositifs déjà existants et en leur en ajoutant de nouveaux, de réglementer, en soixante articles, la vie des esclaves et leurs relations avec les maîtres. Les esclaves sont des biens meubles (art. 44). On peut les acheter et les vendre. Pourtant, de nombreux articles soulignent que les esclaves occupent une place singulière : ils peuvent se marier religieusement (art. 11); il n’est plus possible de séparer enfants et parents (art 47), ils ont droit au repos dominical (art 5), et, étant baptisés, à une sépulture comme tout chrétien (art. 14).

Autres aspects analogues Liberté de mouvement entravée les éleveurs entravent les mouvements de leurs

Autres aspects analogues Liberté de mouvement entravée les éleveurs entravent les mouvements de leurs animaux, soit pour qu’ils ne puissant s’accoupler, soit pour éviter qu’ils ne s’éloignent trop en puissant – ou pendant une halte quand on les utilise comme animaux de transport ou de somme. les propriétaires entravaient leurs esclaves pour les mêmes raisons que les bergers limitaient leurs animaux : pour limiter leur mobilité.

Autres aspects analogues Vulnérabilité des victimes « Celui qui ne possède pas le pouvoir

Autres aspects analogues Vulnérabilité des victimes « Celui qui ne possède pas le pouvoir perd le droit à la vie » - Hitler Nulle part celle opinion n’a trouvé terre plus fertile que dans l’Amérique moderne, où chaque jour des millions d’agneaux, de veaux, de cochons, de poulets, de vaches, de chevaux et d’autres animaux, la plupart très, très jeunes, et tous innocents, sont transportés vers des centres d’abattage pour y être massacrés, afin de garnir les tables de l’espèce maîtresse. Pourquoi? Parce qu’ils ne peuvent répliquer et se défendre contre ceux qui veulent les tuer et les manger; parce qu’il y a trop peu de gens désireux et capables de se battre pour eux. (postface, Un éternel Treblinka, p. 313)

3. Bilan Les faiblesses de l’analogie selon JBJV, éthique animale, Que sais-je? , p.

3. Bilan Les faiblesses de l’analogie selon JBJV, éthique animale, Que sais-je? , p. 28 -29 : 1) La race est contestée par la communauté scientifique, alors que le spécisme ne donne pas lieu à une telle controverse : les différences entre les espèces sont biologiquement fondées. David Olivier le conteste, dans un article qui s’appelle : « Les espèces non plus n’existent pas » . Réponse: de toute façon, l’antiracisme n’a pas besoin de reposer sur l’absence de race (Singer). 2) L’esclave a participé au mouvement de libération, alors que l’animal ne le peut pas. Réponse: Cette objection est faible. Même si les animaux ne peuvent s’organiser, cela ne prouve pas qu’ils n’ont pas d’intérêt à ne pas être exploités.

3. Bilan 3) « …si les esclaves étaient traités comme le sont encore les

3. Bilan 3) « …si les esclaves étaient traités comme le sont encore les animaux, c’est précisément parce qu’ils étaient considérés comme des animaux non humains. Et l’esclavage a pu être aboli parce que l’on a finalement accepté le fait qu’ils n’étaient pas des animaux non humains. C’est donc en l’occurrence l’appartenance à une espèce, le spécisme, la préférence pour les siens, qui a permis l’abolition de l’esclavage, au nom d’une communauté « humaine » . Pour que ce procédé (celle libération) soit extensible aux animaux, il faudrait le faire au nom d’une communauté plus large: la communauté des animaux ou des êtres vivants sensibles. » Réponse: c’est plus une faiblesse sur le plan de l’efficacité que de la rigueur théorique!

3. Bilan L’esclavage humain était basé sur un préjugé fort: que les Noirs n’étaient

3. Bilan L’esclavage humain était basé sur un préjugé fort: que les Noirs n’étaient pas humains. Aujourd’hui, le préjugé contre lequel il faut lutter est le spécisme: qu’un animal non humain peut aussi être objet de considération: En temps de guerre, l’utilisation d’images et d’épithètes animalières est plus répandue et plus intense encore, puisque avilir l’ennemi en le comparant à un animal encourage à tuer et rend la chose encore plus facile. « Attacher à l’ennemi des caricatures stupides, bestiales, voire pestilentielles et dégradantes, écrit John Dower, et la manière dont cela empêche de voir l’ennemi comme un être rationnel ou simplement humain, facilite les massacres de masse. Pour la plupart des gens du moins, il est plus facile de tuer des animaux que leurs frères humains. » (p. 67, un éternel

3. Bilan En conclusion, cette analogie a surtout l’avantage de nous faire réaliser l’ampleur

3. Bilan En conclusion, cette analogie a surtout l’avantage de nous faire réaliser l’ampleur de nos préjugés: Today it is difficult to understand why salvery was accepted from prebiblical time in virtually every culture and not seriously challenged until the late 1700 s. But the institution was so basic that genuine anti-slavery attitude required a profound shift in moral perception. (David Brion Davis, cité dans Wise, p. 26)

Bibliographie Marjorie Spiegel, The dreaded comparison: human and animal slavery, revised edition, New York,

Bibliographie Marjorie Spiegel, The dreaded comparison: human and animal slavery, revised edition, New York, Mirror books, 1997 Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Éthique animale, collection Que Sais-je? , PUF, France, 2011, 104 pages. Jonathan Safran Foer, Faut-il manger les animaux? , éditions de l’Oliver, trad. Gilles Breton et Raymond Clarinard, 2009, États-Unis, Gary Francione, Animals as persons, Colombia university press, États-Unis, 2008, 235 pages. Richard D. Ryder, Victims of science, Davis-Poynter Limited, Grande-Bretagne, 1975, 271 pages. Steven Wise, Animal rights, one step at a time, in « Animal rights: current debates and new directions » , Oxford University press, New York, 2004, p. 21 James Rachels, « Darwin, espèces et éthique » in Espèces et éthique, éditions Tahin party, Lyon, 2001, 219 pages. Charles Patterson, Un éternel Treblinka, Calmann-lévy, New York, 2008, 334 pages. Valéry Giroux, « Du racisme au spécisme: l’esclavagisme est-il moralement justifiable ? » : http: //www. revueithaque. org/fichiers/Argument 2/06 giroux. pdf Gilles Gauvin, Abédécédaire de l’histoire des Noirs, éditions Dapper, Paris, 2007, 167 pages.