LUXATION COUDE A MENADI FACULTE DE MEDECINE ANNABA
LUXATION COUDE A MENADI FACULTE DE MEDECINE ANNABA UNIVERSTE BADJI MOKHTAR dr_menadi@yahoo. fr
LUXATION COUDE INTRODUCTION n Les luxations traumatiques du coude sont des lésions fréquentes représentant 10 % des traumatismes du coude survenant lors d’accidents sportifs chez les sujets jeunes. n cette apparente bénignité des luxations du coude ne doit pas faire méconnaître certaines formes anatomiques où l’association fréquente à une fracture (fr tète radiale, fr coronoide, fr olecrane)doit être reconnue pour adapter le traitement aux lésions.
LUXATION COUDE ANATOMIE n L’articulation principale de la flexion extension du coude est l’articulation huméro-ulnaire réalisée entre la trochlée humérale et la grande cavité sigmoïde de l’ulna. Les mouvements autorisés sont la flexion et l’extension autour d’un axe frontal oblique en bas et en dedans n Le ligament latéral interne ou ligament collatéral médial composé de trois faisceaux (antérieur, postérieur et transverse), tendus de l’épitrochlée à l’extrémité supérieure de l’ulna n Le ligament latéral externe ou ligament collatéral radial est aussi composé de trois faisceaux.
LUXATION COUDE PHYSIOLOGIE n la stabilité première est assurée par le ligament collatéral médial dont certaines fibres sont toujours sous tension quel que soit le degré de flexion-extension du coude et dont la section crée une laxité franche n La structure secondaire de stabilité du coude est assurée par l’extrémité supérieure du radius. l’extrémité supérieure de l’ulna n’intervient que de façon accessoire dans cette stabilité en valgus.
LUXATION COUDE MECANISMES n le traumatisme se produit par chute sur la main ou le poignet, le membre supérieur étant en extension, et le coude proche de l’extension complète. L’association d’une extension et d’un valgus est presque constante n le mécanisme lésionnel principal soit l’extension du coude avec déchirure du plan capsulomusculaire antérieur [34]. Puis le bec olécrânien réalise un levier sur la fossette olécrânienne, entraînant la coronoïde en arrière. Le mouvement de valgus pourrait ne pas être lié au traumatisme mais à la position du bras lors de la chute qui, en s’écartant de l axe du corps produit un valgus qui traumatise le ligament collatéral médial et la tête radiale.
LUXATION COUDE POSTERIEURE n Ce sont les plus fréquentes des luxations du coude (90 %) [41]. Elles se différencient en luxations postérieures pures et luxations postéroexternes
LUXATION COUDE POSTERIEURE n Le diagnostic clinique est évident dans la luxation typique. Le patient se présente avec le coude en demi-flexion, le membre blessé porté par l’autre main saine. Il est douloureux et l’impotence fonctionnelle est totale n l’olécrâne et l’épicondyle qui, sur un coude fléchi, devraient réaliser un triangle isocèle (triangle de Nélaton), ne sont pas retrouvés. On note un raccourcissement du squelette de l’avant-bras et une déformation du coude de profil avec saillie postérieure, correspondant à l’olécrâne( ligne isocele OMBREDANE)
LUXATION COUDE POSTERIEURE n La complication vasculaire par lésion de l’artère humérale est la plus grave. Elle peut être secondaire à un traumatisme en valgus sévère provoquant son étirement puis sa rupture. n Les complications nerveuses intéressent le nerf ulnaire et le nerf médian( nerf interosseux anterieur). Ces deux troncs peuvent être lésés au cours du traumatisme par étirement ou après réduction de la luxation par incarcération.
LUXATION COUDE POSTERIEURE n Le bilan radiologique comportant deux incidences orthogonales (face et profil) au besoin comparatives est indispensable. n Le bilan radiologique permet en outre le diagnostic des fractures associées : fracture de la tête radiale, fracture de l’épitrochlée, fracture de la coronoïde.
LUXATION COUDE POSTERIEURE n le traitement est avant tout orthopédique et à réaliser en urgence. n la réduction doit être douce, sous AG. la moins traumatique possible. Aucun geste brutal ne doit être exercé n PLATRE BABP
LUXATION COUDE POSTERIEURE n Fractures associées n Fractures de l’épitrochlée (épicondyle médial) fr epitrochlèe type 4++++ n les représentent une particularité des luxations du coude de l’enfant ou de l’adolescent chez qui elles se rencontrent plus particulièrement
LUXATION COUDE POSTERIEURE n Fractures associées n Fractures de la tête radiale n Il s’agit de la lésion associée dont la fréquence est la plus importante chez l’adulte. Parfois associé a un fr de la coronoïde réalisant la triade malheureuse du coude
LUXATION COUDE POSTERIEURE
LUXATION COUDE ANTERIEURE n Luxations antérieures n Elles sont exceptionnelles et favorisées par une aplasie olécrânienne ou une hyperlaxité ligamentaire Le mécanisme lésionnel est identique à celui des luxations postérieures mais l’hyperextension est constante n Fractures-luxations n Elles sont beaucoup plus fréquentes et ont été décrites de façon précise sous. Le terme de luxation transolécrânienne par Biga et Thomine
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