Les villes indiennes Des bourgades aux mgalopoles Introduction
Les villes indiennes Des bourgades aux mégalopoles
Introduction • 1/3 de la population indienne vit en ville selon le recensement de 2011 • Rôle économique majeur • Clichés des bidonvilles et de la pauvreté • Mais aussi développement urbain et modernité (routes surélevées, métros, skyline) • Un espace d’inégalités sociales et spatiales
Les grandes villes 3 mégalopoles > À 10 millions d’habitants : Delhi (16, 3) Kolkata / Calcutta (14, 1) Mumbai / Bombay (18, 4) 5 à 10 millions Chennai / Madras (8, 7) Bangalore (8, 5) Hyderabad (7, 7) 2 à 5 millions Nagpur Kanpur Lucknow Jaipur Ahmedabad Surat Pune 53 villes > au million 468 > 100 000 habitants 7438 < 100 000
Définition de la Ville « city » pour le census of India : + de 5000 habitants agglomérés, Densité moyenne de 400 habitants/ km 2, Population active occupée au ¾ dans des activités non agricoles.
1. MISE EN PLACE DES VILLES
a) Époque classique • Urbanisation longtemps minoritaire • Fait urbain anicien -2600 av JC. Villes fortifiées drainant les richesses des campagnes environnantes • Comptoirs portuaires : commerce entre orient et méditerranée • Des villes saintes comme bénarès ou les villestemples du sud • Multifonctions : centre religieux, politique, commerce
b) Epoque coloniale • Au XIXème : Comptoirs coloniaux et stations d’altitudes (Shimla la capitale d’été) • Développement des trois grands ports de commerce : Kolkata, Mumbai et Chennai • Aménagement des voies ferrées
c) Villes post-coloniales • Recentrement sur les capitales d’Etat • Développement des activités industrielles ou services / attraction des investisseurs et de la main d’œuvre ouvrière : - Industrial townships pour les ingénieurs - Constructions des promoteurs immobiliers destinées aux investisseurs (les plus riches) - Développement des bidonvilles pour les ouvriers (les plus pauvres)
2. PAYSAGES URBAINS : DES QUARTIERS BOURGEOIS AUX BIDONVILLES
2. 1 Mumbai / Bombay Capital économique de l’Inde La métropole compte 13 millions d’habitants en 2011 Abrite la Banque de réserve indienne, la Bourse nationale de l’Inde et les sièges sociaux de nombreuses sociétés indiennes et multinationales. Grattes ciels, CBD (uniquement à Bombay), modernité, ouverture sur le monde, ex : cinéma Bollywood Mais aussi un espace de fortes inégalités sociospatiales
a) Les quartiers bourgeois Verticalisation : • Depuis 1970, plus de 160 gratte-ciel d’au moins 100 mètres ont été construits • Tour Antillia, résidence de Mukesh Ambani • Pression foncière
b) Les Bidonvilles • Bidonvilles, slums • Habitat précaire : aspects physiques (construits de tôles, de toiles, etc. ) et juridique (occupation illégale des terrains) • Terrains vagues en marges : zones de marais, interstices urbaines laissées vacantes • Mauvais état sanitaire • Abrite ¼ de la population urbaine • Résulte de la pénurie de logement bon marché, population pas toujours pauvre • Projets familial d’ouvriers, fonctionnaires, etc.
Le bidonville Dharavi • Bidonville Dharavi à Bombay: 800 000 à 1 millions d’habitants en 2010. Plus de 100 000 familles. • L’un des plus grands d’Asie. L’un des plus anciens. • Habitants d’origine de la ville : des pêcheurs • Zone marécageuse asséchée par l’accumulation de déchets organiques et de matériaux solides déposés par les habitants des bidonvilles pour en faire un terrain habitable et constructible. • Aujourd’hui le bidonville occupe plus de 200 hectares. • Densité moyenne de 17 00 habitants/ km 2 • Une latrine pour 1440 personnes
Le bidonville Dharavi • Composé de Quartier occupés par des habitants issus de vagues migratoires distinctes. • Paysans migrants des différentes parties de l’Inde. • Ayants quittés leurs villages en raison de problèmes sociaux ou environnementaux : sécheresse, conflits fonciers, discriminations entre castes… • Qq Dalits – mouvement du Dr Ambedkar. • Pop en quête d’un travail en zone urbaine
Bidonville Dharavi • Activités économiques informelles : petite industrie et artisanat. • 80 % des résidents de Dharavi y exercent leur activité professionnelle. • Zone industrielle à part entière dont le chiffre d’affaire est évalué à 400 millions d’Euros / 4. 902 unités industrielles : textile, poterie, cuir, recyclage de ferraille, broderie et alimentation. • On y trouve en outre 111 restaurants et plusieurs milliers de boutiques.
Gestion des bidonvilles • Le laisser-faire • La destruction sans contrepartie • La destruction avec terrains accordés en périphérie urbaine • La destruction avec studio accordé en périphérie • Le relogement sur place
2. 2 Delhi • Les slums ont fait l’objet d’éradication accompagnées ou non de programmes de relogement ou de réinstallation de trames d’accueil en périphérie. Ces stratégies urbaines sont fréquentes dans les villes des pays en développement. Pouvoirs publics y ont recours. • Programme de réhabilitation et leurs effets. Question des évictions et leurs laissés pour compte.
3. Des services urbains à développer ?
Un désordre urbain apparent ? Etat des lieux : • Infrastructures routières ? • Transports collectifs ? • Distribution de l’eau potable ? • Assainissement et collecte des ordures ? • Electricité ? • Etablissements scolaires ?
Conclusion • Coexistence des propriétés privés, parfois luxueuses avec un habitat précaire • Mais de + en + de ségrégation socioéconomique avec la construction de condominium clôturés. • Eradication des slums : quel relogement pour les habitants les plus pauvres ? • Un développement urbain toujours en cours …
Bibliographie Agier Michel. 1999. L’invention de la ville : banlieues, township, invasions et favelas. Une pensée d’avance. Editions des archives contemporaines. Association internationale du développement urbain : http: //www. inta-aivn. org/fr/ AFD : http: //www. afd. fr/home/projets_afd/villes/projets-cld/developpement-urbain-durable Banque mondiale : http: //donnees. banquemondiale. org/theme/developpement-urbain Bautès Nicolas et Caterine Reginensi « La marge dans la métropole de Rio de Janeiro : de l'expression du désordre à la mobilisation de ressources » , Autrepart 3/ 2008 (n° 47) , p. 149 -168. URL : www. cairn. info/revue-autrepart-2008 -3 -page-149. htm. Bautès Nicolas, Saglio-Yatzimirsky Marie-Caroline, Boissinot Éléonore, « Ressources foncières et pression immobilière à Mumbai (Inde). Quelles stratégies possibles pour les habitants des bidonvilles ? » , Revue Tiers Monde, 2011/2 (n° 206), p. 55 -74. DOI : 10. 3917/rtm. 206. 0055. URL : https: //www. cairn. info/revue-tiers-monde-2011 -2 -page-55. htm Davis Mike. 2006. Le pire des mondes possibles : de l’explosion urbaine au bidonville global. La découverte poche. Dupont Véronique. 2010. « Création de nomades urbains et appauvrissement. Impact des politiques d'éradication des camps de squatters à Delhi » , Revue Tiers Monde 1/2010 (n° 201), p. 25 -45. URL : www. cairn. info/revue-tiers-monde-2010 -1 -page-25. htm. Dupont V. , 2008, « Slum Demolition in Delhi since the 1990 s : An Appraisal » , Economic and Political Weekly, 43 (28), pp. 79 -87. Dupont V. , Ramanathan U. , 2007, « Du traitement des slums à Delhi. Politiques de « nettoyage » et d’embellissement » in Dupont V. , Heuzé D. G. (dir. ), La ville en Asie du Sud : Analyse et mise en perspective (Purushartha No. 26), Paris, EHESS, pp. 91 -131. Baviskar A. , 2003, « Between Violence and Desire : Space, Power, and Identity in the Making of Metropolitan Delhi » , International Social Science Journal, 55 (175), pp. 89 -98. ONU-Habitat http: //www. unhabitat. org/pmss/list. Item. Details. aspx? publication. ID=2673 UN-Habitat, 1996, An Urbanizing World, Oxford University Press. UN-Habitat, 2003, The Challenge of Slums, Global Report on Human Settlements, London, Earthscan Publications. Vaguet Odette et Alain, Du bidonville à l'épidémie, la crise urbaine indienne à Hyderabad.
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