Les rythmes en lienavec les organisations du travail

  • Slides: 19
Download presentation
Les rythmes en lien/avec les organisations du travail « Des données probantes à des

Les rythmes en lien/avec les organisations du travail « Des données probantes à des actions pertinentes » CST 17 10 2014 Dr O Brixi 17 10 2014 1

Avertissement • • • Question documentée Des sources Différents angles et analyses Des synthèses

Avertissement • • • Question documentée Des sources Différents angles et analyses Des synthèses 20 plaques chargées 2

Une revue ( connaissances + expériences + recommandations ) 1. Définitions et populations concernées

Une revue ( connaissances + expériences + recommandations ) 1. Définitions et populations concernées 2. Des données probantes ? Inserm, CIRC, Invs, INCA, INPES, ANACT, INRS, …. + Entretiens 3. Des conséquences 4. Quelles mesures de prévention ? 3

1. Définitions et populations concernées 1. Travail de nuit, travail posté, horaires étalés, temps

1. Définitions et populations concernées 1. Travail de nuit, travail posté, horaires étalés, temps partiel… Ces termes génériques cachent de multiples réalités 2. Le travail en horaires atypiques concernerait aujourd’hui au moins occasionnellement près de 2 salariés sur 3. Ces rythmes de travail hors normes ne sont pas neutres en termes de santé et de sécurité, et peuvent être à l’origine de risques spécifiques. Comment concilier ces formes de travail avec la préservation de la santé et de la sécurité des personnels concernés ? 4. Des dispositions réglementaires sont prévues pour encadrer le réglementaires travail posté et le travail de nuit. Source : Le travail en horaires atypiques INRS le 06 septembre 2013 4

 1. Définitions et populations concernées 15, 4 % des salariés (21, 5 %

1. Définitions et populations concernées 15, 4 % des salariés (21, 5 % des hommes et 9, 3 % des femmes), soit 3, 5 millions de personnes, travaillent la nuit, habituellement ou occasionnellement. C’est un million de salariés de plus qu’en 1991, l’augmentation étant particulièrement forte pour les femmes. 2. Le travail de nuit est le plus répandu dans le tertiaire : il concerne 30 % des salariés dans la fonction publique et 42 % dans les entreprises privées de services. Conducteurs de véhicules, policiers et militaires, infirmières, aides-soignantes et ouvriers qualifiés des industries de process sont les cinq familles professionnelles plus concernées par le travail de nuit. Les intérimaires, les hommes trentenaires et les femmes de moins de 30 ans travaillent plus fréquemment la nuit. 3. Autres caractéristiques comparables, les salariés qui travaillent la nuit ont une rémunération plus élevée mais des conditions de travail nettement plus difficiles que les autres salariés : ils sont soumis à des facteurs de pénibilité physique plus nombreux, une pression temporelle plus forte, des tensions avec leurs collègues ou le public plus fréquentes. Source le travail de nuit en 2012 http: //travail-emploi. gouv. fr/ Dares 21 08 2014 5

 1. Définitions et populations concernées • Selon l'étude Sumer 2003, 13% des salariés

1. Définitions et populations concernées • Selon l'étude Sumer 2003, 13% des salariés français travaillent de nuit. • Le travail posté alternant concerne surtout les ouvriers et les professionnels de santé. 6

 2. Des données probantes ? Inserm, CIRC, Invs, INCA, INPES, ANACT, INRS En

2. Des données probantes ? Inserm, CIRC, Invs, INCA, INPES, ANACT, INRS En 2010, sur la base de travaux expérimentaux et épidémiologiques, le Centre International de Recherche contre le Cancer a classé le travail entraînant des perturbations du rythme circadien comme « probablement cancérigène » . Le rythme circadien (contrôlant l’alternance veille-sommeil) régule en effet de très nombreuses fonctions biologiques et est altéré chez les personnes travaillant la nuit ou avec des horaires décalés. Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer les associations observées entre le travail de nuit et le cancer du sein : - l’exposition à la lumière durant la nuit qui supprime le pic nocturne de mélatonine et ses effets anti-cancérigènes, - la perturbation du fonctionnement des gènes de l’horloge biologique qui contrôlent la prolifération cellulaire, - ou encore les troubles du sommeil pouvant affaiblir le système immunitaire. Source : Information presse : Le travail de nuit, un risque pour les femmes ? CP Inserm Paris, le 18 juin 2012 7

2. Des données probantes ? Inserm, CIRC, Invs, INCA, INPES, ANACT, INRS Cette étude

2. Des données probantes ? Inserm, CIRC, Invs, INCA, INPES, ANACT, INRS Cette étude • réalisée en France et baptisée CECILE a comparé le parcours professionnel de 1200 femmes ayant développé un cancer du sein entre 2005 et 2008 à celui de 1300 autres femmes, • qualifiée de grande étude populationnelle, • menée par des chercheurs de l’Unité Inserm 1018 "centre de recherche en épidémiologie et santé des populations » • a été publiée dans l'International Journal of Cancer, CP cancer sein travail nuit 180612 (103, 9 ko) 8

2. Des données probantes ? Inserm, CIRC, Invs, INCA, INPES, ANACT, INRS L’agent est

2. Des données probantes ? Inserm, CIRC, Invs, INCA, INPES, ANACT, INRS L’agent est Group 1 cancérogène pour l’Homme 114 Group 2 A probablement cancérogène pour l’Homme 69 Group 2 B peut-être cancérogène pour l’Homme 283 Group 3 inclassable quant à sa cancérogénicité pour l’Homme 504 Group 4 n’est probablement pas cancérogène pour l’Homme 1 Le CIRC classe le travail de nuit posté dans la liste des agents « probablement cancérogènes » (groupe 2 A). 9

 2. Des données probantes ? Inserm, CIRC, Invs, INCA, INPES, ANACT, INRS des

2. Des données probantes ? Inserm, CIRC, Invs, INCA, INPES, ANACT, INRS des exemples • Groupe 1: Cancérogène pour l'homme. l'amiante, le benzène et le rayonnement ionisant. Plus. . . • Groupe 2 A: Probablement cancérogène pour l'homme. les gaz d'échappement des moteurs diesel, l'aldéhyde formique et les PCB. Plus. . . • Groupe 2 B: Peut-être cancérogène pour l'homme. la laine de verre, le styrène et les gaz d'échappement des moteurs à essence. Plus. . . • Groupe 3: ne peut pas être classé quant à sa cancérogénicité pour l’homme. l'anthracène, la caféine et l'éclairage fluorescent. Plus. . . • Groupe 4: probablement pas cancérogène pour l’homme. (le caprolactam seulement). Plus. . . 10

3. Des conséquences Les horaires atypiques, et tout particulièrement le travail de nuit :

3. Des conséquences Les horaires atypiques, et tout particulièrement le travail de nuit : Ø peuvent constituer un facteur de risque pour les travailleurs (troubles du sommeil. Suite à la perturbation du rythme biologique. La dette de sommeil, lorsqu’elle devient chronique, entraîne une baisse de vigilance qui peut être source d’accidents. Ex : des accidents de la route entre le lieu de travail et le domicile ( si pas plus fréquents, sont généralement plus graves la nuit). Ø favorisent aussi l’apparition de certaines pathologies (troubles digestifs, stress, syndromes dépressifs, maladies cardiovasculaires) Ø contribuent à l’usure prématurée des salariés. Des études révèlent que, plusieurs années après, l’état de santé des ouvriers ayant travaillé de nuit ou en « 3 x 8 » est dégradé par rapport à ceux qui ont toujours eu des horaires standards Ø Par ailleurs, des enquêtes réalisées chez les infirmières et les hôtesses de l’air ont montré que le travail de nuit sur des longues durées augmentait les risques de cancer du sein. ( le travail de nuit classé comme cancérogène probable (catégorie 2 A) par le CIRC). 11

 3. Des conséquences • Les horaires de travail atypiques, et particulièrement le travail

3. Des conséquences • Les horaires de travail atypiques, et particulièrement le travail de nuit posté - organisé en équipes successives se relayant aux mêmes postes de travail - provoqueraient des perturbations de l'horloge biologique interne qui régule l'alternance des périodes de veille et de sommeil. • A long terme, l'exposition nocturne à la lumière bloque la synthèse d'une hormone, la mélatonine, ce qui induit une baisse des défenses immunitaires. • Elle est également responsable de la dérégulation de certains gènes pouvant aboutir à la formation de cellules cancéreuses. Les résultats des expérimentations réalisées chez l'animal montrent un lien clair et direct entre l'exposition nocturne à la lumière ou le décalage horaire chronique et la survenue de cancer. Source : Effet sur la santé : travail de nuit posté CIRC 2 A 12 www. fmpcisme. org

 3. Des conséquences • Le parcours professionnel (incluant chaque période de travail de

3. Des conséquences • Le parcours professionnel (incluant chaque période de travail de nuit) de 3000 femmes a été passé à la loupe. Au total, plus de 11 % des femmes avaient travaillé de nuit à un moment quelconque de leur carrière. • Le risque de cancer du sein était augmenté d’environ 30 % chez les femmes ayant travaillé de nuit par rapport aux autres femmes. • Cette augmentation du risque était particulièrement marquée chez les femmes ayant travaillé de nuit pendant plus de 4 ans, ou chez celles dont le rythme de travail était de moins de 3 nuits par semaine, impliquant des décalages de phase plus fréquents entre le rythme de jour et le rythme de nuit. • Enfin, cette association entre travail de nuit et cancer du sein semblait plus marquée lorsque l’on s’intéressait au travail de nuit effectué avant la 1ére grossesse. Ce résultat pourrait être expliqué par une plus grande vulnérabilité grossesse des cellules mammaires incomplètement différenciées chez la femme avant le premier accouchement. "Nos travaux confortent les résultats d'études antérieures et posent le problème de la prise en compte du travail de nuit dans une optique de santé publique, d'autant que le nombre de femmes travaillant avec des horaires atypiques est en augmentation", rappelle Pascal Guénel, Unité Inserm « centre de recherche en épidémiologie et santé des populations » http: //www. u 754. idf. inserm. fr/page. asp? Etude de population, France, 2005 -2008 13

4. Quelles mesures de prévention ? L’employeur doit , INRS le 06 septembre 2013

4. Quelles mesures de prévention ? L’employeur doit , INRS le 06 septembre 2013 ’employeur doit • procéder à une évaluation des risques liés aux postes concernés et s’assurer que les mesures de prévention déjà en place restent adaptées pendant les horaires atypiques. Il doit également être particulièrement attentif aux risques qui pourraient être liés : Ø à une exposition prolongée à des nuisances du fait des horaires atypiques (produits chimiques dangereux, bruit, port de charges lourdes…), Ø aux effets du travail en horaires décalés avec la conduite d’un véhicule, Ø aux effets du travail en horaires décalés avec un travail isolé (risques de violences, par exemple). • Les salariés concernés doivent, dans la mesure du possible, être associés aux discussions concernant les modalités des horaires (heure de prise de poste, rythme de rotation, temps de pause…). Dans les entreprises où coexistent plusieurs types d’horaires, il est bien sûr préférable d’attribuer les plannings atypiques aux travailleurs qui se portent volontaires. • Les services de santé au travail ont un rôle important à jouer dans la mise en place d’horaires atypiques. Outre le suivi médical des salariés concernés, ils sont les plus à même de leur prodiguer les conseils relatifs à l’hygiène de vie notamment (sommeil, alimentation…). • À signaler la publication en mai 2012 par la Société française de médecine 14 du travail de recommandations pour la surveillance médicale

4. Quelles mesures de prévention ? selon l’INRS Permettre aux salariés d’anticiper leur planning

4. Quelles mesures de prévention ? selon l’INRS Permettre aux salariés d’anticiper leur planning Prévoir des marges de manœuvre pour les échanges d’horaires entre salariés Faciliter l’articulation des temps de travail avec l’exercice des responsabilités familiales et sociales S’assurer que les horaires de poste (début et fin) sont compatibles avec les horaires de transport en commun Rendre possible le retour en horaires classiques Organiser les temps de pause, surtout pendant le travail de nuit Être attentif à rompre l’isolement des salariés concernés et la monotonie des tâches qui leur sont confiées En cas de rotation des postes, prévoir du temps pour les transmissions d’une équipe à l’autre Être attentif aux ambiances physiques de travail telles que la température et la lumière Informer les salariés des effets du travail en horaires atypiques Organiser le suivi des indicateurs concernant la santé des travailleurs, l’ambiance de travail et l’absentéisme 15

4. Quelles mesures de prévention ? Quelques « considérants » • Les susceptibilités biologiques

4. Quelles mesures de prévention ? Quelques « considérants » • Les susceptibilités biologiques : confère travaux antérieurs • Les choix économiques : l’extension des horaires décalés entre le socialement utile et le commercialement profitable • Les choix sociétaux : L’acceptation des horaires atypique par le salarié. « Cette acceptation dépend de la possibilité de maintenir une vie sociale et familiale, de la nature des activités extraprofessionnelles, des ressources matérielles et des aides disponibles dans la vie privée (possibilité de garde des enfants…), de la stabilité et de la prévisibilité des horaires… » INRS. • Baisse des effectifs, contraintes budgétaires et réduction des dépenses publiques/sociales, 16

4. Quelles mesures de prévention ? • De conditions de travail : bâtiment, équipements,

4. Quelles mesures de prévention ? • De conditions de travail : bâtiment, équipements, nécessaires mais non suffisantes • Des organisations : rythmes, les définitions qui les définit ? • Le travail en équipe : l’esprit d’équipe, les bases qui la soudent, l’esprit d’appartenance rôle du cadre de proximité • le projet : sens et appropriation collective, partage des valeurs, charge émotionnelle , sentiments, xxxx • les aspects subjectifs : dimension humaine: , affective : Fêtes, « alcool » xxxx 17

4. Quelles mesures de prévention ? • Des formations « lever la tête ,

4. Quelles mesures de prévention ? • Des formations « lever la tête , apporter des connaissances, aider à réfléchir, comprendre…. . ma formation sur la douleur la mort, un avant, un après…. » Cela suppose du temps, des ressources, des contenus Un indicateur : nbr de journées / catégories Visée: « soupapes ( saut à l’élastique ) ? Ou Leviers ? • Les cadres: quelle analyse et perspective ? 18

Biblio Produits INRS • Vrai / Faux : Horaires décalés et travail de nuit

Biblio Produits INRS • Vrai / Faux : Horaires décalés et travail de nuit (2012 - Anim-051) • Horaires atypiques de travail Le point des connaissances sur. . . (2013 - ED 5023) • Horaires atypiques. Contretemps de travail Dossier TS (2011 - TS 717 page 22) • Sommeil et rythme du travail (Tours, 29 janvier 2010) Notes de congrès (2010 - TD 168) Liens utiles • Travail de nuit : Site Travailler mieux du ministère chargé du Travail Site Prévention BTP de l'OPPBTP • Travail en rotation et ses effets Dossier du Centre canadien d’hygiène et sécurité au travail • Premières synthèses des informations : horaires atypiques et contraintes dans le travail Publication de la DARES IARC/CIRC 19