LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES Dr L HASSANI Service
LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES Dr L. HASSANI Service de Dermatologie CHU Ben Badis Constantine
Infections Sexuellement Transmissibles (IST) Plan du cours La syphilis précoce. Infections uro-génitales à gonocoque et à Chlamydia. L’herpès génital.
Infections Sexuellement Transmissibles (IST) La syphilis précoce
Syphilis: Introduction (IST) due à un spirochète Tréponèma pallidum. Très contagieuse, non immunisante. Transmission: * Sexuelle: +++ muqueuses. * Materno-foetale : 4 e et 5 e mois de grossesse. * Post-transfusionnelles ou après greffe d’organe: exceptionnelles.
Syphilis: Classification Clinique ➲ Plusieurs stades successifs: Syphilis primaire. Syphilis secondaire. Syphilis latente. Syphilis tertiaire.
Syphilis: Classification thérapeutique Syphilis précoce: < 1 ans, forte contagiosité Syphilis tardive: >1 ans, faible contagiosité. Neurosyphilis.
Syphilis: Clinique Syphilis primaire 1. Chancre syphilitique: L’incubation : 3 semaines. Forme typique: Ø Erosion superficielle unique. Ø Indolore. Ø Indurée.
Syphilis primaire: Chancre syphilitique Siège : Souvent, muqueux et génital. �Chez l’homme : +++ le sillon balano-préputial, le scrotum ou le pubis. �Chez la femme : la vulve, le vagin. q Rarement: Anorectal, labial, amygdalien. q
Syphilis primaire: Adénopathies 4à 7 j. Indolores, non inflammatoires. Siège: Ø Souvent: inguinales. Ø Rarement: intra-abdominales. q
Syphilis primaire: Diagnostic différentiel Herpès. Ø Chancre mou. Ø Donovanose. Ø Maladie de Nicolas-Favre. Ø Chancre scabieux. Ø Carcinome spinocellulaire Ø Ulcérations mécaniques. Ø Maladie de Behçet. Ø
Chancre mou
Donovanose
Maladie de Nicolas-Favre
Chancre scabieux
Carcinome spinocellulaire
Syphilis primaire: Evolution Sous traitement: * Chancre+ADP satellite : guérison sans cicatrice. Ø En l’absence de traitement : * Le chancre : disparait en 3 à 6 semaines. * L’adénopathie : persiste plusieurs mois. Ø
Syphilis secondaire: Clinique Diffusion systémique du tréponème. Survient 6 semaines après le chancre. Eruptions cutanéomuqueuses « floraisons » Signes généraux et parfois viscéraux.
Roséole syphilitique floraison ere 1
Syphilides papuleuses
Syphilides papuleuses du tronc
Syphilides papuleuses
Syphilides papuleuses des plantes
Syphilis secondaire: Clinique Les manifestations muqueuses: Ø Fausse perlèche. Ø Plaques fauchées de la langue. Ø Syphilides génitales et périnéales.
La fausse perlèche
Erosions linguales en plaques fauchées
Syphilides génitales
Syphilis secondaire: Clinique Les manifestations phanèriennes: Ø Dépilation des sourcils. Ø Alopécie en « fourrure mitée » . q
Alopécie en fourrure mitée
Syphilis précoce: Diagnostic 1 - Diagnostic bactériologique: Examen au microscope à fond noir. (Aucune valeur au niveau buccal) q
Examen au microscope à fond noir
Syphilis précoce: Diagnostic 2 - Diagnostic Sérologique: Syphilis primaire : Ø Le FTA : positif vers le 5 e jour du chancre. Ø TPHA + VDRL: négatifs, les 7 premiers jours du chancre. q Syphilis secondaire : TPHA +VDRL: positifs. VDRL: taux max entre le 3 e-6 e mois. q
Syphilis précoce: Traitement Recommandations générales de l’OMS Devant une ulcération génitale, la mise en route du TRT ne doit pas être retardée par: ➭ Le résultat des sérologies. (+++) ➭ L’examen au microscope à fond noir. Recherche d’autres IST.
Syphilis précoce : Traitement Recommandations générales de l’OMS Contacter un spécialiste si: § Femme enceinte. § Sujet séropositif pour le VIH. § Allergie à la pénicilline. Un examen ophtalmologique systématique en cas de syphilis secondaire.
Syphilis précoce : Traitement Schéma recommandé Benzathine benzylpénicilline G (Extencilline*) � 1 injection unique de 2, 4 MUI par voie IM. q En cas d’allergie: �Doxycycline: 100 mg � 2/j per os, pendant 14 jours. �Erythromycine: d’efficacité médiocre.
Syphilis précoce: Traitement Suivi du traitement: Ø Contrôle clinique et biologique (VDRL quantitatif) à 3 et 6 mois. Sujets contacts sexuels: ➭ Examen clinique + une sérologie. ➭ Si non, TRT systématique par Benzathine benzylpénicilline G 2, 4 MU en IM.
Infections Sexuellement Transmissibles (IST) Infections Uro-génitales basses
Introduction Recherchées devant tout signe évocateur: Ø Chez l’homme : * Urétrite avec écoulement, dysurie, brûlures mictionnelles. Ø Chez la femme : * Cervicite avec leucorrhées, dysurie, dyspareunie. q
Infections uro-génitales basses chez l’homme Urétrites à gonocoque. Urétrites à Chlamydia Trachomatis. Les urétrites à Trichomonas Vaginalis. L’herpès génital.
Urétrites masculines gonococciques Dues au Neisseria gonorrhoeae: Diplocoque Gram (-). q Souvent : écoulement spontané, abondant, jaune, épais, très douloureux. q La dysurie +++ (chaude pisse). q Rarement : asymptomatique. q
Urétrites masculines gonococciques Diagnostic: Examen direct : �Diplocoques gram (-), intra cellulaire. La certitude: apportée par la culture. q
Diplocoques gram (-) intra cellulaire
Urétrites masculines à Chlamydia Agent pathogène: Chlamydia trachomatis. Clinique : * Asymptomatique dans 10% des cas. * Formes symptomatiques: � écoulement translucide, de faible intensité, peu douloureux, intermittent. �Symptômes urétraux isolés. q
Méatite chez un patient ayant une urétrite à Chlamidias Trachomatis
Urétrites masculines à Chlamydia Diagnostic : PCR �Prélèvement du premier jet d’urine réalisé au moins 2 h après la dernière miction. q
Les urétrites à Trichomonas Vaginalis Agent pathogène : protozoaire flagellé. Clinique : �Souvent urétrite subaigüe, balanoposthite. �Portage asymptomatique 30% des patients. Diagnostic : Examen direct + culture.
L’herpès génital masculin Agent pathogène : HSV 2>> l’HSV 1. Clinique : �Primo-infection herpétique : moins intense, souvent confondue avec un Herpès récurrent. �L’herpès récurrent : lésions aphtoïdes, fissuraires, surinfectées, oedémateuses, papulo-érosives.
L’herpès génital masculin Diagnostic paraclinique : �Cytodiagnostic de Tzanck. �Recherche d’antigène : par IFou par ELISA. �Détection du génome par PCR : Très sensible.
Infections uro-génitales basses chez la femme Les cervicites à gonocoque ou à C. trachomatis. L’herpès génital.
Cervicite à chlamydia
Les cervicites à gonocoque ou à CT Complications : * Salpingites: �++ CT ➯ 70% des stérilités tubaires+risque de GEU. �Les salpingites gonococciques : rares. *CPC rares: Péri-hépatite de Fitz-Hugh-Curtis, bartholinite, syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter.
L’herpès génital féminin
L’herpès génital féminin L’herpès récurrent : �Prodromes: hypoesthésie ou dysesthésies 24 heures avant l’éruption. q Facteurs favorisants : Ø Fièvre. Ø Stress. Ø Menstruations (herpès cataménial). Ø Coïts répétés.
Infections Uro-génitales basses: Traitement Choix du traitement antibiotique q Prélèvement bactériologique avant traitement est indispensable et obligatoire: • Confirmer le diagnostic. • Réaliser un antibiogramme. • Surveiller l’épidémiologie de ces infections.
Traitement anti-gonococcique En première intention: - Ceftriaxone (Rocephine*) : 500 mg en IM DU. En cas d’allergie ou de CI: - Spectinomycine (Trobicine*): 2 g en IM DU. - Cefixime (Oroken*): 400 mg per os en DU. - Ciprofloxacine (Ciflox*): 500 mg per os en DU.
Traitement anti-Chlamydia En 1 er intention: - Azithromycine : 1 g en 1 seule prise unique. q En 2 e intention: q - Doxycycline : 100 mg× 2/j pendant 7 jours.
Traitement anti-Trichomonas Vaginalis: * Métronidazole 500 mg: 2 g en 1 seule prise.
Traitement de l’herpès génital Primo-infection: * Aciclovir : 200 mg x 5/j Per os pendant 7 à 10 jours. 5 mg/ kg toutes les 8 h IVL * Valaciclovir: 500 mg x 2/j per os pendant 10 jours.
Traitement de l’herpès génital Récurrences: * Aciclovir: 200 mg x 5/j per os pendant 5 j. * Valaciclovir: 500 mg x 2/j per os pendant 5 j. Traitement préventif si récurrences >ou=6: q * Valaciclovir : 500 mg/j per os en une prise. * Aciclovir: 400 mg. X 2/jour.
Infections Uro-génitales basses: Traitement Consultations de suivi J 3, si les symptômes persistent. q J 7, systématique: Ø Vérifier la guérison clinique. Ø Résultats des sérologies. Ø Conseils de prévention. q
Infections Uro-génitales basses: Prévention Rapports sexuels protégés (préservatifs): �Pendant 7 jours après un TRT en dose unique ou jusqu’à la fin d’un TRT en plusieurs prises et jusqu’à disparition des symptômes. �Systématiquement avec tout partenaire occasionnel ou inconnu. Abstention si lésions ou symptômes évocateurs d’herpès génital. q
Merci de votre attention
- Slides: 69