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La télévision distribuée par Internet : Netflix et les consultations publiques du Patrimoine canadien Hélène Aucoin étudiante à la maîtrise en communications – médias socionumériques, UQAM – La culture en réseaux - les défis politiques et réglementaires, 26 septembre 2018
Plan de communication 1. Définir les modèles de distribution numérique La télévision distribuée par Internet (Lotz, 2016, 2018) La réglementation à l’ère numérique 2. La consultation publique et vision stratégique du Patrimoine canadien Rapport avec les « nouveaux » partenaires : Entente Netflix 3. Logique opérationnelle (Freitag) 4. Conclusion Quoi retenir du succès de Netflix Quoi retenir sur l’essor de la culture canadienne
Radiodiffusion et technologie « Comprendre les conséquences de la technologie est une chose, les accepter sans réagir en est une autre. On ne peut pas négliger le fait que notre culture est en jeu. Le système canadien de radiodiffusion a, depuis plusieurs décennies, la responsabilité d'aider les Canadiens à conserver leur identité, et cette responsabilité est désormais plus cruciale que jamais. » Rapport Caplan-Sauvageau, 1986 : 86. « Étant donné la grande rapidité des changements technologiques, il est important pour le gouvernement de comprendre comment il peut saisir les occasions offertes par ce virage numérique pour favoriser la croissance de l’économie créative du Canada, au pays et à l’étranger, pour maximiser les chances de réussite des artistes, des journalistes, des entrepreneurs culturels et des créateurs canadiens, et, ultimement, pour répondre aux attentes des Canadiens qui souhaitent accéder, dans leurs collectivités, à un contenu de grande qualité sur diverses plateformes. » Gouv. du Canada, 2016
1. Définir les modèles de distribution numérique La télévision distribuée par Internet (Lotz, 2016, 2018) Elle « contourne » les limitations techniques de la télévision linéaire Elle propose des changements fondamentaux Des contenus diversifiés Un modèle de production culturelle par abonnés
La réglementation à l’ère numérique La fin de la pénurie d’espace et de temps Les intérêts du public au cœur des médias numériques ? Retour sur le passage de Netflix audiences « Parlons Télé » en 2014
2. La consultation publique du Patrimoine canadien
Le contenu canadien dans un monde numérique Consultation pancanadienne, 6 rencontres avec des créateurs canadiens Panel de 15 experts-conseils : choisis pour leur capacité à générer des idées novatrices, à représenter la diversité canadienne et a contribuer a une variété de points de vue Objectifs: Recueillir « les avis d’une grande variété de créateurs, d’intervenants culturels et de citoyens afin de déterminer ce qui doit être fait pour continuer de soutenir l’économie créative du Canada » (rc, p. 6) Développer la première stratégie d’exportation culturelle pour « informer le monde entier de nos forces » (Mélanie Joly, Tout le monde en parle, octobre 2016)
Rapport avec les « nouveaux partenaires » Ils sont décrits comme de nouveaux partenaires avec lesquels il faut travailler. Obtenir des ententes de leur part pour qu’ils contribuent aux objectifs du Canada créatif Cadre stratégique, p. 26
3. Logique opérationnelle Sociologie dialectique (Freitag, 1986) Elle se présente selon trois éléments : Information et formalisation du langage Primauté des intérêts particuliers Contrôle
Définition élargie de la culture et des industries culturelles « On nous a également demandé d’élargir la définition du terme « industries culturelles » pour qu’il englobe la réalité concrète du secteur culturel et de ses retombées. Dans notre vision, nous utilisons délibérément le terme « industries créatives » pour désigner un large éventail d’industries qui contribuent au secteur de la création. L’objectif est de reconnaître leur rôle en tant qu’employeurs et producteurs dans l’économie créative. » (Cadre stratégique, p. 12) L’économie créative une formalisation du langage : Convergence de l’économie, la culture et la technologie Un modèle où « la créativité et l’innovation auxquelles pensent les idéologues, les technocrates et les politiques sont davantage d’ordre scientifique et technologique qu’artistique et culturel. (Tremblay, 2008, p. 82) Une visée utilitariste « qui se traduit nécessairement par la création d’emplois et la production de bénéfices. » (ibid. )
Primauté des intérêts particuliers Selon la définition de Freitag : L’utilisation stratégique des intérêts particuliers : extension du droit de propriété « aux droits eux-mêmes » Les intérêts les « mieux organisés » sont celles qui détiennent le plus d’influence auprès des décideurs politiques Dans ce cas-ci : Contexte d’une consultation publique « vaste et transparente » Lobbying des GAFA et de Netflix envers le ministère du Patrimoine canadien L’Internet ouvert est profitable aux Canadiens
Logique de contrôle Pour Freitag : La fin de la légitimité de l’institution politique La mise en place d’entente d’investissement avec Netflix Un entente dont les visées sont d’abord économiques Soumis au pouvoir « neutre » : la loi du marché et les intérêts du public pour du contenus de qualité
4. Conclusion Une situation similaire à celle de l’époque des câblodistributeurs ? « Mieux organisée que les autres, représentée à Ottawa par une association exerçant un lobby parmi les plus efficaces du pays, l'industrie de la câblodistribution a tenu un discours cohérent et convainquant sur la place publique. Elle a aussi réussi à vendre aux décideurs sa vision du système de radiodiffusion » (Raboy, 1995 : 117 -118) Le nombre d’abonnés canadiens à Netflix : L’intérêt de payer pour visionner légalement du contenu est là (Strangelove, 2015) Pour l’essor de la culture, il faut investir : « On n'insistera jamais assez sur l'ampleur de cette tâche. Tout cela coûte cher, rien n'est gratuit et il est bien évident que les Canadiens ne peuvent pas promouvoir leur développement culturel sans qu'il leur en coûte » (Caplan-Sauvageau, 1986, p. 754)
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