La Communication Environnementale Laquelle de ces communications est




































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La Communication Environnementale
Laquelle de ces communications est une communication environnementale ?
Communication environnementale Définition : Communiquer sur les impacts environnementaux et les objectifs d’amélioration d’un produit ou d’un service
Pourquoi faire une démarche de communication environnementale ? ü Gagner de nouvelle part de marché ü Sensibiliser les consommateurs, favoriser l’éco-gestes ü Se démarquer de la concurrence ü Anticiper une réglementation ü Rattraper un retard ü Favoriser son image de marque
Comment communiquer ? ü Régit par des normes internationales ü ISO 14020 = lignes directrices ü ISO 14021 = auto-déclarations (II) ü ISO 14024 = écolabels officiels (I) ü ISO 14025 = éco-profils (III)
ISO 14020 : Lignes directives La communication environnementale doit être : ü Pertinente ü Exacte ü Vérifiable ü Non trompeuse
Ecolabels Définition : Label écologique attribué par un organisme indépendant à un produit susceptible de réduire certains impacts négatifs sur l’environnement par comparaison avec d’autres produits de la même catégorie. Deux types : ü Ecolabel de référence Þ Certifié par un organisme indépendant ü Ecolabel officiel Þ Reconnu par l’Etat Objectif : Promouvoir des produits ayant des impacts moindres sur l’environnement pendant tout leur cycle de vie
ISO 14024 : Ecolabels Etiquetage environnemental de type I Principes : ü Définition d’exigences précises ü Prise en compte de l’ensemble du cycle de vie des produits ü Concertation ü Libre accès ü Révision régulière des exigences ü Certification par tierce partie
ISO 14024 : Ecolabels Etiquetage environnemental de type I Garanties : ü Qualité d’usage ü Réduction des impacts environnementaux
Ecolabels officiels soutenus par l’état français Ecolabel NF environnement Label biologique européen Ecolabel européen Label français Agriculture Biologique
Ecolabel NF environnement Qu’est ce que c’est ? Un écolabel officiel français, délivré par l’Afnor. Quel contrôle ? Vérification de la conformité des informations fournies par l’entreprises, audit des sites de production, tests sur prélèvements en magasin ou en usine. Quelles garanties ? Réduction des impacts environnementaux des produits ou services sur l’ensemble de leur cycle de vie, et qualité d’usage. Entreprises concernées ? Prés de 100, dont fournitures scolaires, peintures ou sac poubelle, litières, colles. . .
Ecolabel européen Qu’est ce que c’est ? Un écolabel officiel communautaire. Quel contrôle ? Vérification des informations fournies par les sociétés, audit des sites de production et prélèvements en magasin et en usine. Quelles garanties ? Prise en compte des impacts environnementaux sur le cycle de vie des produits, depuis l’extraction de leurs matières premières jusqu’à leur élimination après usage ou leur recyclage. Produits concernés ? 50 catégories (ameublement, coton, papier, savon, chaussures, détergents, etc. . . ).
Agriculture Biologique Qu’est ce que c’est ? Un label officiel du bio français. Quel contrôle ? Une fois par an, pratiques et équipements sont passés au crible. Quelles garanties ? Les aliments bruts sont garantis bio à 100%; les aliments composés, eux, au moins à 95%. Ils ont été produits sans utilisation de produits chimiques de synthèse. Produits concernés ? Plus de 7400 entreprises de préparation et de distribution de produits biologiques, plus de 13300 exploitations agricoles.
Label bio européen Qu’est ce que c’est ? Un label européen qui veut unifier les critères du bio dans l’Union européenne. Quel contrôle ? Une fois par an, pratiques et équipements sont passés au crible. Quelles garanties ? Les aliments bruts sont garantis bio à 100%; les aliments composés, eux, au moins à 95%. Ils ont été produits sans utilisation de produits chimiques de synthèse. Produits concernés ? Plus de 7400 entreprises de préparation et de distribution de produits biologiques, plus de 13300 exploitations agricoles.
D’autres écolabels officiels étrangers : Autriche Pays-Bas Japon Allemagne Canada Pays nordiques
Ecolabels de référence
Zoom sur : Qu’est ce que c’est ? Un label privé, créé par les propriétaires forestiers de 6 pays européens (Allemagne, Autriche, Finlande, France, Norvège et Suède), et délivré par un tiers certificateur indépendant. Quel contrôle ? Chaque année. Instances de décision composées de professionnels des forêts, du bois et d’usagers. Quelles garanties ? Gestion et exploitation des forêts respectueuses de l’environnement, traçabilité du bois récolté, respect des populations locales. Produits concernés ? Plus de 1800 entreprises. Concerne 6% des forêts exploitées dans le monde et un tiers de la forêt française.
Zoom sur : Qu’est ce que c’est ? Un label privé, délivré par des organismes indépendants accrédités par l’IAS, structure internationale. Quel contrôle ? Audit annuel. Quelles garanties ? Préservation de la forêt primaire, gestion durable de la forêt; interdiction des produits chimiques dangereux; respect des droits juridiques et coutumiers des peuples autochtones et des travailleurs forestiers. Produits concernés ? 4% des produits à base de bois dans le monde.
Zoom sur : Qu’est ce que c’est ? Un label officiel d’origine américaine, reconnu par l’Europe. Quel contrôle ? Informations collectées et tests par l’EPA, l’Agence américaine de protection environnementale et l’US DOE, le département américain de l’énergie. Quelles garanties ? Moindre consommation d’énergie des équipements de bureau, systèmes de mise en veille automatique. Produits concernés ? 50 catégories d’ordinateurs et d’écrans. Egalement scanners, imprimantes, photocopieurs, fax.
Zoom sur : Qu’est ce que c’est ? Un label français. Quel contrôle ? Comité de pilotage tous les trimestres avec le syndicat des énergies renouvelables, les industriels signataires de la charte et l’Ademe. Validité d’un an. Quelles garanties ? Rendement et haute performance énergétique et environnementale des appareils de chauffage au bois et les chaudières, règles de sécurité et d’utilisation. Produits concernés ? Près de 80% des appareils.
Zoom sur : Qu’est ce que c’est ? Un label privé, créé par plusieurs laboratoires de cosmétiques bio. Quel contrôle ? Une marque est labellisée si 60% de ses produits le sont. Quelles garanties ? Deux niveaux de certification : - BIO (95% d’ingrédients naturels, d’origine naturelle ou AB, emballages biodégradables ou recyclables) - ECO (50% d’AB sur les ingrédients végétaux, 5% d’ingrédients bio au total, transparence sur composition des produits). Produits concernés ? Plus de 6000 références en Europe, 330 adhérents.
ISO 14021 : Auto-déclaration Etiquetage environnemental de type II Points importants de la norme : • Définitions des règles générales de communication environnementale. • Définitions des 18 exigences particulières. • Définition des 17 termes couramment utilisés. • Recommandations concernant l’utilisation des symboles.
ISO 14021 : Auto-déclaration Etiquetage environnemental de type II Définitions des règles générales de communication environnementale : • Relation avec l’ISO 14020 • Déclarations vagues ou imprécises • Déclaration de type « sans. . . »
ISO 14021 : Auto-déclaration Etiquetage environnemental de type II Les 18 exigences particulières : 1. Une auto-déclaration doit être précise et ne doit pas être de nature à induire en erreur 2. Une auto-déclaration doit être étayée et vérifiée 3. Une auto-déclaration doit être adaptée au produit en question et utilisée uniquement dans un contexte ou une disposition appropriés 4. Une auto-déclaration doit être présentée de manière qui indique clairement si la déclaration d’applique au produit complet, ou uniquement à un composant à un emballage de produit ou à un service 5. Une auto-déclaration doit être spécifique quant à l’aspect environnemental ou à l’amélioration environnementale faisant l’objet de la déclaration 6. Une auto-déclaration ne doit pas être présentée avec des terminologies différentes, donnant lieu dès lors à supposer des avantages multiples pour une seule modification environnementale
ISO 14021 : Auto-déclaration Etiquetage environnemental de type II Les 18 exigences particulières : 7. Une auto-déclaration ne doit pas être susceptible d’entraîner une mauvaise interprétation 8. Une auto-déclaration doit être vraie non seulement en ce qui concerne le produit fini, mais elle doit également tenir compte de tous les aspects significatifs du cycle de vie du produit afin d’identifier le potentiel d’augmentation d’un impact suite à la diminution d’un autre 9. Une auto-déclaration doit être présentée d’une manière qui implique pas que le produit est garanti ou certifié par une tierce partie indépendante lorsque tel n’est pas le cas 10. Une auto-déclaration ne doit pas, directement ou implicitement, suggérer une amélioration de l’environnement qui n’existe pas et ne doit pas exagérer l’avantage environnemental d’un aspect du produit concerné par l’affirmation 11. Une auto-déclaration même si elle est littéralement vraie, elle ne doit pas être présentée si elle est susceptible d’être mal interprétée par les acheteurs ou si elle est trompeuse par omission de faits utiles 12. Une auto-déclaration doit concerner seulement un avantage pour l’environnement qui existe ou est fortement probable pendant la durée de vie du produit
ISO 14021 : Auto-déclaration Etiquetage environnemental de type II Les 18 exigences particulières : 13. Une auto-déclaration doit être présentée d’une manière qui indique clairement qu’il convient que la déclaration environnementale et la déclaration explicative qui l’accompagne soient lues ensemble. La déclaration explicative doit avoir une dimension raisonnable et être située à une relative proximité de la déclaration environnementale qu’elle accompagne. 14. Une auto-déclaration doit, lorsqu’une déclaration comparative de supériorité ou d’amélioration de l’environnement est effectuée, être spécifique et fournir une base de comparaison claire. En particulier, la déclaration environnementale doit être fondée sur une amélioration significative récente 15. Une auto-déclaration ne doit pas, lorsqu’elle est fondée sur un aspect préexistant mais non divulgué auparavant, être présentée d’une manière qui entraîne les acheteurs, les acheteurs potentiels et les utilisateurs du produit à penser qu’elle se fonde sur une modification récente du produit ou du procédé 16. Une déclaration ne doit pas être présentée sur la base de l’absence d’ingrédients ou de caractéristiques qui n’ont jamais été associés à cette catégorie de produit
ISO 14021 : Auto-déclaration Etiquetage environnemental de type II Quelques contre-exemples :
ISO 14021 : Auto-déclaration Etiquetage environnemental de type II Les 18 exigences particulières : 17. Une auto-déclaration doit être réévaluée et mise à jour si nécessaire afin de refléter les modifications technologiques, des produits concurrents ou autres circonstances susceptibles d’affecter la véracité de la déclaration 18. Une auto-déclaration doit correspondre à la zone dans laquelle l’impact sur l’environnement correspondant se produit
ISO 14021 : Auto-déclaration Etiquetage environnemental de type II Les 17 termes couramment utilisés : Compostable Matériau « post-consommateur » Dégradable Matériau recyclé Conçu pour être désassemblé Matériau récupéré (pour valorisation) Allongement de la durée de vie d’un produit Consommation réduite d’énergie Energie récupérée Utilisation réduite des ressources Recyclable Consommation réduite d’eau Contenu recyclé Réutilisable Matériau « pré-consommateur » Rechargeable Réduction des déchets
ISO 14021 : Auto-déclaration Etiquetage environnemental de type II Recommandations concernant l’utilisation des symboles : • Un seul symbole décrit : la boucle de Möbius ce produit ou cet emballage est recyclable ce produit ou cet emballage contient 65 % de matières recyclées
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Logos sans lien directe avec la norme Il signifie que l’entreprise contribue aux coûts de valorisation des déchets d’emballages à destination des ménages. Il ne présume donc pas du recyclage effectif des emballages qui le portent. Ils servent à identifier les matériaux lors du tri des produits et emballages usagés pour faciliter leur recyclage. Ils n’ont donc aucune signification écologique spécifique
Logos qui n’ont pas de sens Logo qui est vague ou imprécis Logo qui fait référence aux forêts alors que la caractéristique vantée n’a rien à voir avec les arbres. Logo qui ne font que reprendre une obligation réglementaire
ISO 14025 : EPD - Ecoprofil Etiquetage environnemental de type III • Sont basés sur des résultats d’analyse du cycle de vie • Traduisent les résultats de manière compréhensible et synthétique • Permettent uniquement de comparer des produits remplissant la même fonction EPD du jeans
En comparaison : 14024 Type I 14021 Type II 14025 Type III Écolabels Auto-déclaration Déclaration environnementale Éco-profil Répondre à des critères définis par organismes compétent (Global ecolabelling network) Rapide, partielle (monocritère) Complexe, complète ex: FDES Multi étape s multi critères Mono ou bi critères (recyclable, biodégradable, …) CV complet Vérifiée Responsabilité du producteur Vérifiée ou non ACV optionnelle ACV obligatoire B to C B to B
En conclusion Ecolabel officiel : « ILS disent que je suis plus performant d’un point de vue environnemental. . . » Auto-déclaration : « JE dis que je suis plus performant d’un point de vue environnemental. . . » Eco-profil : « voici mes résultats, à VOUS de juger »