Infections ORL Infections pulmonaires Lionel PIROTH janvier 2014

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Infections ORL Infections pulmonaires Lionel PIROTH – janvier 2014

Infections ORL Infections pulmonaires Lionel PIROTH – janvier 2014

Angines

Angines

Terminologie n Amygdalite, angine → Amygdales, oropharynx n Glossite → Langue n Pharyngite →

Terminologie n Amygdalite, angine → Amygdales, oropharynx n Glossite → Langue n Pharyngite → Pharynx n Rhinopharyngite → Nez et pharynx n Stomatite → Ens. de la cavité buccale (sauf amygdales) n Chéilite → Lèvres

Angines n Inflammation de l’oropharynx n Signes d’appel locaux : q q q n

Angines n Inflammation de l’oropharynx n Signes d’appel locaux : q q q n Signes généraux (+/- marqués) q n Douleur oropharyngée constrictive, spontanée et/ou provoquée lors de la déglutition odynophagie +/- difficultés pour avaler dysphagie Peut irradier vers la région cervicale ou s’associer à une otalgie Fièvre, frissons, malaise général, céphalées, courbatures, vomissements… Parfois latente examiner la gorge chez tout patient fébrile

ANGINES n 4 types : q q Érythémateuses et érythémato-pultacées Vésiculeuses (coxsackie, echovirus, herpès,

ANGINES n 4 types : q q Érythémateuses et érythémato-pultacées Vésiculeuses (coxsackie, echovirus, herpès, VZV) (Pseudo)membraneuses (EBV, diphtérie) Ulcéreuses et ulcéro-nécrotiques (association fusospirillaire, treponème, hémopathies, néoplasies, agranulocytoses)

Angines érythémateuses et érythémato-pultacées n Angine érythémateuse q q q n Angine « érythémato-pultacée

Angines érythémateuses et érythémato-pultacées n Angine érythémateuse q q q n Angine « érythémato-pultacée » q q n Gorge rouge vif Augmentation de volume (œdème) des amygdales, +/- des piliers, du voile, et de la luette Idem + enduit crémeux punctiforme blanchâtre ou jaunâtre sur les amygdales Signes régionaux q Adénopathie satellite douloureuse

Angines érythémateuses et érythémato-pultacées n Signes généraux q q n Fièvre 39° - 40°,

Angines érythémateuses et érythémato-pultacées n Signes généraux q q n Fièvre 39° - 40°, frissons Céphalées Douleurs abdominales Éruption cutanée (EBV, scarlatine) Angine streptococcique : « Angine rouge à pouls rapide qui fait vomir »

Angines érythémateuses et érythématopultacées CLINIQUE Streptocoque A Virus Début brutal Fièvre > 39° Adénopathie

Angines érythémateuses et érythématopultacées CLINIQUE Streptocoque A Virus Début brutal Fièvre > 39° Adénopathie satellite Rash scarlatiniforme Début progressif Toux Rhinorrhée Enrouement En pratique, la clinique ne permet pas de différencier une origine streptococcique d ’une origine virale (même les scores qui ont au mieux une sensibilité de 50%)

Angines érythémateuses et érythémato-pultacées De loin les plus fréquentes Etiologie virale Streptocoque BHGA 60

Angines érythémateuses et érythémato-pultacées De loin les plus fréquentes Etiologie virale Streptocoque BHGA 60 -75% chez l’enfant Complications locales/générales 75 -90% chez l’adulte

Angines érythémateuses et érythématopultacées DIAGNOSTIC n Test de diagnostic rapide du streptocoque q q

Angines érythémateuses et érythématopultacées DIAGNOSTIC n Test de diagnostic rapide du streptocoque q q q réalisé en ambulatoire (environ 5 min) Permet de détecter un antigène de membrane spécifique du streptocoque A Très fiable : n n Sensibilité > 90% Spécificité > 95%

Complications : Phlegmon amygdalien n n Bombement rouge très douloureux, qui peut s’étendre au-delà

Complications : Phlegmon amygdalien n n Bombement rouge très douloureux, qui peut s’étendre au-delà de la ligne médiane Trismus

Complications : Syndromes inflammatoires post streptococciques n n Rhumatisme articulaire aigu : q Polyarthrite

Complications : Syndromes inflammatoires post streptococciques n n Rhumatisme articulaire aigu : q Polyarthrite migratrice q Atteinte cardiaque Glomérulonéphrite aiguë post streptococcique : q Œdème q HTA n Chorée de Sydenham n Erythème noueux

Angines érythémateuses et érythématopultacées Recommandations TDR Positif Négatif Antibiotique Facteurs de risque de RAA

Angines érythémateuses et érythématopultacées Recommandations TDR Positif Négatif Antibiotique Facteurs de risque de RAA positif antibiotique oui non culture Traitement symptomatique négatif Traitement symptomatique

Angines érythémateuses et érythématopultacées TRAITEMENT Amoxicilline 6 j A: 2 x 1 g/j E:

Angines érythémateuses et érythématopultacées TRAITEMENT Amoxicilline 6 j A: 2 x 1 g/j E: 50 mg/kg/j Céfuroxime axétil 4 j Cefpodoxime proxétil 5 j Cefotiam hexétil 5 j A: 2 x 250 mg/j E: > 6 ans, 20 mg/kg/j A: 2 x 100 mg/j E: 8 mg/kg/j A: 2 x 200 mg/j azithromycine 3 j Clarithromycine 5 j Josamycine 5 j 1ère intention A: 2 x 250 mg/j E: >3 ans, 20 mg/kg/j A: 2 x 250 mg/j E: 15 mg/kg/j A: 500 mg à 1 g x 2/j E: 50 mg/kg/j

Angines vésiculeuses n Plus rares n En pratique, les vésicules sont fréquemment déjà rompues

Angines vésiculeuses n Plus rares n En pratique, les vésicules sont fréquemment déjà rompues exulcérations minimes recouvertes d’un enduit jaunâtre, cerclées d’un halo érythémateux inflammatoire n Etiologies virales ++ q Herpangine (virus Coxsackie A) n n n q Herpès n n n q Été, jeune enfant Vésicules 1/3 postérieur de la bouche Syndrome mains-pieds-bouche gingivo-stomatite ++ plus qu’angine vésicules ulcéronécrotiques surtout antérieures signes généraux marqués Varicelle-Zona : stomatite vésiculeuse plus qu’angine, éruption cutanée

Angines vésiculeuses : herpangine

Angines vésiculeuses : herpangine

Angines (pseudo) membraneuses n Présence sur les amygdales d’un enduit blanchâtre ou grisâtre confluent

Angines (pseudo) membraneuses n Présence sur les amygdales d’un enduit blanchâtre ou grisâtre confluent q n Mononucléose infectieuse (MNI), liée à l’EBV q q q n Pas toujours d’emblée, souvent retardé Fréquent, adolescents ++ Membranes nacrées respectant la luette Purpura du voile, éruption, fièvre, dysphagie, voix nasonnée, adénopathies cervicales, splénomégalie, … Diphtérie q q Exceptionnel en France (vaccin), mais grave ! Facteur de risque : absence de vaccination Membranes grisâtres, adhérentes, confluentes, extensives (luette, larynx), reproductibles, fétides, hémorragiques quand on les retire Manifestations toxiques

Mononucléose infectieuse

Mononucléose infectieuse

Diphtérie

Diphtérie

Angines ulcéro-nécrotiques (1) n Unilatérale le plus souvent n « Angine de Vincent »

Angines ulcéro-nécrotiques (1) n Unilatérale le plus souvent n « Angine de Vincent » : q Mauvais état dentaire q Haleine fétide q Peu de fièvre q Association de 2 bactéries anaérobies = association « fuso-spirillaire » (Fusobacterium necrophorum + Borrelia vincentii)

Angine de Vincent

Angine de Vincent

Angines ulcéro-nécrotiques (2) n Ulcération bilatérale : attention hémopathie ! q q n Agranulocytose

Angines ulcéro-nécrotiques (2) n Ulcération bilatérale : attention hémopathie ! q q n Agranulocytose Leucémie aiguë, … Syphilis (IST) q q Ulcéré, mais non nécrotique : ulcération peu profonde, propre, à fond induré (chancre) Adénopathie satellite unilatérale

Sinusites

Sinusites

Sinusites : Rappel anatomique • sinus maxillaires • sinus frontaux • sinus ethmoïdaux •

Sinusites : Rappel anatomique • sinus maxillaires • sinus frontaux • sinus ethmoïdaux • sinus sphénoïdaux Sécrétion de mucus, drainé dans les fosses nasales par les ostiums

Sinusites : Généralités n Définition: inflammation des sinus de la face : aiguë ou

Sinusites : Généralités n Définition: inflammation des sinus de la face : aiguë ou chronique selon la durée de l'infection n Agents causals non infectieux : - allergiques (pollens saisonniers, acariens, moisissures, poils d’animaux…), toxiques (pollution atmosphérique, cigarettes ), tumeurs, polypose nasosinusienne… Agents causals infectieux : général, infection virale induit - virus (rhinovirus, myxovirus, adénovirus) En la surinfection bactérienne : dc si - bacteries ( H. influenzae, S. pneumoniae) guérison de l’une, guérison de - champignons: aspergillus, mucormycose l’autre - anaérobies (faible responsabilité, lié à un foyer dentaire) n

Sinusites : épidémiologie La répartition de l’atteinte sinusienne en fonction de l’âge s’explique par

Sinusites : épidémiologie La répartition de l’atteinte sinusienne en fonction de l’âge s’explique par la chronologie du développement anatomique des cavités - L’éthmoïdite : chez le nourrisson et l’enfant, rare chez l’adulte - La sinusite maxillaire : la plus fréquente chez l’adulte, mais possible dès 5 ans (tableau clinique spécifique ne s’observe Bcp moins qu’après 10 -12 ans) fréquente - La sinusite frontale : après l’ âge de 10 ans - La sinusite sphénoidale : après l’âge de 15 ans

Physiopathologie

Physiopathologie

Sinusite maxillaire aiguë Rhinorrhée : Douleur : purulente unilatérale antérieure et postérieure infra-orbitaire, en

Sinusite maxillaire aiguë Rhinorrhée : Douleur : purulente unilatérale antérieure et postérieure infra-orbitaire, en regard du maxillaire irradiant vers l’arcade dentaire unilatérale augmentée quand la tête est penchée en avant pulsatile acmé en fin d’après-midi et la nuit persistantes malgré un traitement antalgique, antipyrétique et décongestionnant Fièvre : persistante au delà du 3ème jour

Sinusite ethmoïdale § Enfant+++ Fièvre élevée à 39°/40° Douleurs périorbitaires (évitement à la palpation)

Sinusite ethmoïdale § Enfant+++ Fièvre élevée à 39°/40° Douleurs périorbitaires (évitement à la palpation) Prostration Rhinorrhée purulente, unilatérale ou prédominant d'un côté Œdème : débutant à l’angle interne de l’œil gagnant les paupières inf et sup Examen ophtalmique normal

Sinusite frontale, sinusite sphénoïdale Pansinusite

Sinusite frontale, sinusite sphénoïdale Pansinusite

Otites

Otites

Otites externes n Défintion q inflammation du conduit auditif externe Cette inflammation peut, si

Otites externes n Défintion q inflammation du conduit auditif externe Cette inflammation peut, si elle est négligée, se transformer en infection.

Otites externes n Physiopathologie: q q souvent due à l'emploi intempestif d'objets divers, soit

Otites externes n Physiopathologie: q q souvent due à l'emploi intempestif d'objets divers, soit pour se gratter l'intérieur du conduit en cas de démangeaison, soit pour se nettoyer ce conduit. autre cause très fréquente = n n n stagnation d'eau à l'intérieur du conduit après une baignade mais même l'eau de piscine javellisée peut provoquer cette infection. Clinique: q q baisse de l'audition (oedème de la paroi) si évolution: fièvre, douleur très violente irradiant en avant ou en arrière du pavillon de l'oreille, otorrhée (écoulement de liquide séreux puis mucopurulent)

Otites externes n Germes en cause q Pseudomonas aeruginosa q Haemophilus influenzae q Streptococcus

Otites externes n Germes en cause q Pseudomonas aeruginosa q Haemophilus influenzae q Streptococcus pneumoniae q Proteus mirabilis q Staphylococcus aureus q Enterobacteriaceae q Moraxella catarrhalis

Otites externes n Complications: q q mastoïdite, n infection de la mastoïde (os derrière

Otites externes n Complications: q q mastoïdite, n infection de la mastoïde (os derrière l'oreille), n même si plus fréquente après une otite moyenne (caisse du tympan) diabétiques et immuno déprimés otite externe invasive ou « maligne » n peut gagner les cartilages, les vaisseaux sanguins, n voire l'os = ostéomyélite de l'os temporal ou des os de la base du crâne n Voire méningite

Otites externes n Traitement q q q lavages doux à la poire en prenant

Otites externes n Traitement q q q lavages doux à la poire en prenant soin de réaspirer l'eau du traitement qui peut être additionnée d'un antiseptique (mercryl, par exemple). Corticoïdes locaux Crème antibiotique et antiinflammatoire Antalgiques un traitement antibiotique par voie générale nécessaire en cas de complication

Otite moyenne aiguë n Définition: l'otite moyenne aiguë, très fréquente chez l'enfant, se définit

Otite moyenne aiguë n Définition: l'otite moyenne aiguë, très fréquente chez l'enfant, se définit comme une inflammation aiguë de l'oreille moyenne. n L'OMA purulente, rare chez l'adulte, est définie par l'existence d'un épanchement purulent ou muco-purulent dans la caisse du tympan.

Otite moyenne aiguë n n n Elle doit être distinguée de : L'OMA congestive

Otite moyenne aiguë n n n Elle doit être distinguée de : L'OMA congestive : congestion bénigne des tympans d'origine virale L'otite séro-muqueuse(OSM) : épanchement rétrorympanique sans inflammation ni otalgie, ni signes généraux.

Otite moyenne aiguë n n Epidémiologie: Les principales bactéries responsables d'OMA purulentes chez l'enfant

Otite moyenne aiguë n n Epidémiologie: Les principales bactéries responsables d'OMA purulentes chez l'enfant de plus de 3 mois sont : q Pneumocoque : 25 à 40% des cas q Haemophilius influenzae : 30 à 40% des cas. q Moraxella catarrhalis q Streptococcus pyogènes du groupe A et Staphylococcus aureus jouent un rôle mineur : <5% des cas. q Chez l'adulte, le pneumocoque et l'hémophilius influanzae ont principalement en cause.

Otite moyenne aiguë n Diagnostic: q Clinique: n otalgie et fièvre = les 2

Otite moyenne aiguë n Diagnostic: q Clinique: n otalgie et fièvre = les 2 signes les plus classiques mais inconstants. n autres symptômes : q q q n Hypoacousie Irritabilité, pleurs, insomnie (équivalents de Potalgie). Asthénie, anorexie Rhinorrhée, toux, vomissements, diarrhées sont liés à l'infection virale déclenchante. Conjonctivite purulente : traduit une autre localisation infectieuse. otoscopie = signes inflammatoires locaux et généraux d'installation récente.

Otite moyenne aiguë n Evolution: q q guérison spontanée de l'otite moyenne sans antibiotique

Otite moyenne aiguë n Evolution: q q guérison spontanée de l'otite moyenne sans antibiotique n dans 69 à 97 % des otites bactériennes n dans 100 % des otites virales n possible de distinguer cliniquement une otite moyenne aiguë virale d'une otite moyenne aiguë bactérienne évolution (otite moyenne aiguë ne guérissant pas spontanément une antibiothérapie). L'extension de l'inflammation peut provoquer : n d'une part une perforation tympanique, n d'autre part des complications aiguës: q Mastoidites q Labyrinthites q Abcès du cerveau q Paralysies faciales q Thrombophlébites septiques

Otite moyenne aiguë n Traitement q q q En première intention, n Enfant de

Otite moyenne aiguë n Traitement q q q En première intention, n Enfant de moins de 2 ans = antibiothérapie d’emblée + traitement symptomatique n Enfant de plus de 2 ans et adulte, sauf exception = traitement symptomatique – réévaluation 48 -72 heures La cible principale de l'antibiothérapie est le pneumocoque : l'antibiotique de premier choix est l'amoxicilline (sauf si otiteconjonctive associées suspicion Haemophilus Amoxicilline + acide clavulanique). La durée du traitement antibiotique est de 5 jours, sauf chez les enfants de moins de 2 ans, ou lors d'une perforation tympanique, ou chez les malades présentant des otites moyennes aiguës récidivantes (8 -10 jours). L'épanchement tympanique doit être suivi jusqu'à sa disparition. Paracentèse rarement indiquée (<3 mois, hyperalgique, tympan bombé, échec médical)

Bronchites et pneumonies

Bronchites et pneumonies

Rappels anatomiques n n n plèvre n Voies aériennes supérieures Septiques Voies aériennes inférieures

Rappels anatomiques n n n plèvre n Voies aériennes supérieures Septiques Voies aériennes inférieures Stériles

Rappels anatomiques

Rappels anatomiques

Définitions « infectio-respiratoires » n Bronchite – bronchiolite q inflammation des bronches / bronchioles

Définitions « infectio-respiratoires » n Bronchite – bronchiolite q inflammation des bronches / bronchioles n n n Pneumonie q inflammation des poumons = le plus souvent causée par une bactérie ou un virus n n n ! Aiguë = est souvent d’origine infectieuse (virale++ et la + fréquente des infections respiratoires basses) ! Chronique (épisodes chroniques de toux et d’expectorations sur une période d’au moins trois mois pendant au moins deux années consécutives) = non infectieuse (tabac++, …) – peut évoluer vers BPCO Concernant les alvéoles par exsudat inflammatoire = alvéolaire Impliquant l’interstitium alvéolaire = interstitielle Pleurésie q q q ! Épanchement pleural = présence d’une quantité anormale dans l’espace pleural (soit exsudat, soit transsudat) Si exsudat = inflammation de la plèvre souvent résumé en « pleurésie » Empyème pleural = pleurésie purulente

Définitions « infectio-respiratoires » n Broncho-pneumonie q n Exacerbation de bronchite chronique q q

Définitions « infectio-respiratoires » n Broncho-pneumonie q n Exacerbation de bronchite chronique q q n Inflammation des bronchioles et des alvéoles pulmonaires (bronchite + pneumonie) Aggravation des symptômes de la bronchite chronique (majoration volume et aspect expectoration +/- majoration dyspnée) D’ origine infectieuse (50%) ou non infectieuse Abcès pulmonaire q collection purulente dans une cavité néo-formée du parenchyme pulmonaire

BRONCHITE AIGUE DE L’ADULTE SAIN - inflammation aigue des bronches et des bronchioles chez

BRONCHITE AIGUE DE L’ADULTE SAIN - inflammation aigue des bronches et des bronchioles chez un sujet sain - équivalence : - les bronchites aigues du sujet tabagique - les exacerbations aigues du bronchitique chronique , tabagique ou non, sans trouble ventilatoire obstructif -N’est pas un sujet sain si il a: - une pathologie respiratoire chronique - comorbidité associée - le sujet âgé donc l’état physiologique est altéré -incidence: 2 -18 %( pays industrialisés)

BRONCHITE AIGUE DE L’ADULTE SAIN -Étiologie: - 50 -90% virale - souvent: myxo-influenza, VRS,

BRONCHITE AIGUE DE L’ADULTE SAIN -Étiologie: - 50 -90% virale - souvent: myxo-influenza, VRS, adéno, rhino - rarement: corona, rougeole, herpés simplex - bacterienne : M. pneumonie, C. pneumonie, B. pertussis -Diagnostic: - ne pas ignorer un autre dg / la présence de comorbidités - fièvre inconstante , classique peu élevée - brûlure retrosternale - toux parfois précédée d’infection des voies respiratoires hautes - auscultation normale ou râles bronchiques diffus N. B. - expectoration purulente (pas surinfection bactérienne!!!) - fièvre >38, 5 persistante plus de 3 j (à revoir le dg!!!) - toux persistant > 3 semaines (coqueluche ? )

BRONCHITE AIGUE DE L’ADULTE SAIN n TRAITEMENT LA REGLE= l’abstention de toute antibiothérapie pas

BRONCHITE AIGUE DE L’ADULTE SAIN n TRAITEMENT LA REGLE= l’abstention de toute antibiothérapie pas de recomm. pour: -AINS et corticoïdes Malgré ça 70 -90 %reçoivent d’ATB (France)

Exacerbation de BPCO n Définition clinique: q q q Mise en évidence d’une purulence

Exacerbation de BPCO n Définition clinique: q q q Mise en évidence d’une purulence verdâtre franche des crachats Augmentation du volume de l’expectoration Majoration de la dyspnée

Exacerbation de BPCO n Indication de l’antibiothérapie : q q q Stade 0 :

Exacerbation de BPCO n Indication de l’antibiothérapie : q q q Stade 0 : pas d’AB Stade I, II et III : AB si signes d’exacerbation et/ comorbidité Stade 0 : VEMS/CV ≥ 70%, pas de dyspnée d’effort Stade I : VEMS/CV < 70%, VEMS ≥ 80%, pas de dyspnée d’effort Stade II : VEMS/CV < 70%, VEMS entre 30 et 80%, dyspnée d’effort Stade III : VEMS/CV < 70%, VEMS < 30% ou < 50% avec insuffisance respiratoire chronique, dyspnée au moindre effort ou dyspnée de repos

Pneumonies : Présentation clinique

Pneumonies : Présentation clinique

Pneumonies lobaires communautaires: Clinique n Classiquement q début brutal avec fièvre (>39°), frissons q

Pneumonies lobaires communautaires: Clinique n Classiquement q début brutal avec fièvre (>39°), frissons q douleur thoracique q toux productive avec expectoration purulente q à l ’examen: n n n q augmentation des vibrations vocales matité foyer de crépitants et souffle tubaire à la radio: n opacité alvéolaire systématisée

Pneumonies lobaires communautaires: Etiologies n n Pneumocoque +++ Selon certains cas ou circonstances particuliers

Pneumonies lobaires communautaires: Etiologies n n Pneumocoque +++ Selon certains cas ou circonstances particuliers : q Terrain débilité: n n n q Inhalation n q anaérobies Surinfection de grippe n n n q pneumocoque haemophilus klebsielle pneumocoque haemophilus staphylocoque doré pneumonie grave et signes extra-pulmonaires n n pneumocoque legionnelle

Pneumonies lobaires communautaires n Arguments en faveur d ’un pneumocoque q q q terrain

Pneumonies lobaires communautaires n Arguments en faveur d ’un pneumocoque q q q terrain herpès labial signes d ’extension n q splénomégalie biologie n n n Arguments en faveur d ’une légionnelle q séjour hors maison, travaux plomberie, spa q Diabète, néoplasie q signes extrapulmonaires n hémoculture (30%) Pnn > 15000 n n q neurologiques digestifs myalgies biologie n n n Pnn>10 000 hypo. Na+, ins rénale cytolyse hépatique

Pneumonies atypiques: clinique n Classiquement q q q q début progressif fièvre modérée (38.

Pneumonies atypiques: clinique n Classiquement q q q q début progressif fièvre modérée (38. 5°-39°) toux sèche, quinteuse signes extra-pulmonaires: n myalgies (syndrome pseudogrippal) n érythème polymorphe, ictère (mycoplasme) à l ’examen n peu de signes n discrets râles bronchiques à la radio n images interstitielles ou alvéolo-interstitielles mal systématisées Attention aux formes « atypiques » des pneumonies atypiques

Pneumonies atypiques: Etiologies n Virus +++ q VRS, grippe, adénovirus n Mycoplasma pneumoniae n

Pneumonies atypiques: Etiologies n Virus +++ q VRS, grippe, adénovirus n Mycoplasma pneumoniae n Chlamydiae pneumoniae n Rarement avec épidémiologie en faveur q q Chlamydia psittaci Coxiella burnetti

Pneumonies « très atypiques » : n Ne pas oublier q la pneumocystose pulmonaire

Pneumonies « très atypiques » : n Ne pas oublier q la pneumocystose pulmonaire q la tuberculose pulmonaire

PRISE EN CHARGE DES PNEUMONIES COMMUNAUTAIRES n 5 étapes clés de la prise en

PRISE EN CHARGE DES PNEUMONIES COMMUNAUTAIRES n 5 étapes clés de la prise en charge: q Choix du mode de prise en charge n q q = signes de gravité? Terrain fragile? Choix des explorations complémentaires n Si pas grave = radiographie n Si grave = prélèvements microbiologiques/ Ag solubles Choix de l ’antibiothérapie initiale

Recommandations AFSSAPS 2010

Recommandations AFSSAPS 2010

Recommandations AFSSAPS 2010

Recommandations AFSSAPS 2010

PRISE EN CHARGE DES PNEUMONIES COMMUNAUTAIRES n 5 étapes clés de la prise en

PRISE EN CHARGE DES PNEUMONIES COMMUNAUTAIRES n 5 étapes clés de la prise en charge (suite): q q Réévaluation et adaptation du traitement à 48 -72 heures Choix de la durée de traitement

Pleurésie purulente : n Physiopathologie n Inflammation de la plèvre pariétale (innervée) Signes fonctionnels

Pleurésie purulente : n Physiopathologie n Inflammation de la plèvre pariétale (innervée) Signes fonctionnels Douleur : q q q Type : point de côté Siège : basithoracique, unilatérale Irradiation : vers omoplate Intensité : ++ Majorée par les mouvements Pas de position antalgique ni de facteur déclenchant

FIN

FIN