Gastroentrite Emission trop frquente de selles trop liquides

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Gastro-entérite Emission trop fréquente de selles trop liquides Modification brutale datant de moins d’une

Gastro-entérite Emission trop fréquente de selles trop liquides Modification brutale datant de moins d’une semaine 2ème cause d’hospitalisation chez l’enfant en France Mortalité : élevée dans pays en développement (3 millions/an) France, 1997 : 45 -80 (3/4 nourrissons) Pronostic transformé par solutés de réhydratation orale réalimentation précoce Physiopathologie : Transfert eau à travers muqueuse intestinale = phénomène passif Sodium pénètre dans entérocyte par transport couplé (glucose) Sécrétion eau dans lumière intestinale suit le chlore

Conséquences Déshydratation (perte eau et électrolytes) hyponatrémique avec hypochlorokaliémie et acidose (vomissements : alcalose

Conséquences Déshydratation (perte eau et électrolytes) hyponatrémique avec hypochlorokaliémie et acidose (vomissements : alcalose hypochlorémique, majoration hypokaliémie) perte en Na (m. Eq/l) : selles normales 25 diarrhée virale 40 diarrhée sécrétoire 120 Dénutrition : surtout < 4 mois (risque diarrhée rebelle nourrisson) diminution activité lactase (entérocytes immatures) malabsorption hydrates de carbone par accélération transit dette protéino-énergétique par diminution des apports +/- allergie protéines lait de vache

Etiologies (1) Diarrhée virale (80 %) : rotavirus (+/- adenovirus, astrovirus, calicivirus) hiver, plus

Etiologies (1) Diarrhée virale (80 %) : rotavirus (+/- adenovirus, astrovirus, calicivirus) hiver, plus sévère chez nourrisson, fébricule et vomissements, selles liquides dure 2 -8 jours, réalimentation parfois difficile Diarrhée bactérienne entéro-invasive (selles glairo-sanglantes) : Salmonella, Shigella (crampes abdominales, convulsions 30 %) Yersinia enterolitica (pays froids), Campylobacter entéro-toxigène (selles liquides profuses) : vibrion cholérique Diarrhée parasitaire (syndrome de malabsorption) : Giardia intestinalis

Etiologies (2) Autres causes (< 10 %) : infectieuses (otite, infection urinaire) erreur diététique

Etiologies (2) Autres causes (< 10 %) : infectieuses (otite, infection urinaire) erreur diététique (suralimentation, excès jus de fruits) antibiotiques : colite pseudo-membraneuse à Clostridium difficile antibiothérapie préalable à large spectre symptômes précoces ou 2 -3 sem. > arrêt diarrhée sévère, AEG, choc douleurs abdominales violentes, perforation digestive possible colectasie radiologique, pseudo membranes à rectoscopie, coproculture Vancomycine® IV 60 mg/kg/j 7 jours allergie protéines lait de vache (diarrhée au sevrage) fausse diarrhée : IIA, Hirschprung diarrhée sanglante inaugurale SHU diarrhée hyponatrémique insuffisance surrénale

Conduite à tenir 1 Interrogatoire : début réellement brutal et non état préexistant contage

Conduite à tenir 1 Interrogatoire : début réellement brutal et non état préexistant contage familial ou collectivité, séjour étranger, erreur diététique fréquence et caractère selles (consistance, odeur, couleur, aspect) 2 Signes associés : anorexie, vomissements, fièvre, douleurs abdominales signes cutanés ou articulaires, autres (neurologiques) 3 Critères de gravité (=> hospitalisation) : degré de déshydratation (cf. infra) âge < 3 mois, ancien prématuré, contexte socio-culturel pauvre vomissements incoercibles signes septiques : frissons, teint grisâtre, marbrures, tr. hémodynamiques dénutrition : fonte pannicule adipeux et masses musculaires pathologie préexistante (Hirschprung, mucoviscidose, résection int. , intolérance gluten) 4 coproculture/viro-parasitologie (le plus souvent inutile) seulement si : diarrhée sanglante ou purulente ; diarrhée rebelle ; épidémie collectivité

Critères de déshydratation Extracellulaire (déplétion sodée) pli cutané paresseux ou persistant (abdomen) hypotonie globes

Critères de déshydratation Extracellulaire (déplétion sodée) pli cutané paresseux ou persistant (abdomen) hypotonie globes oculaires dépression fontanelle collapsus (peau froide, TDR > 3 sec. , oligurie, tachycardie non expliquée par fièvre, ↓TA tardive) Intracellulaire (déplétion hydrique) fièvre, soif, sécheresse muqueuses, troubles conscience (somnolence) Déshydratation modérée (< 5 %) : soif Déshydratation sérieuse (8 -10 %) : pli cutané, yeux creux, muqueuses sèches, hypoperfusion Déshydratation sévère (> 10 -15 %) : aggravation signes précédents, polypnée (acidose) troubles de la conscience ; collapsus

Traitement déshydratation < 7 -8 %, bonne tolérance gastrique, clinique rassurante Réhydratation per os

Traitement déshydratation < 7 -8 %, bonne tolérance gastrique, clinique rassurante Réhydratation per os : SRO (1 sachet dans 200 ml eau) rafraichi Ad libitum (Adiaril, GES 45, Fanolyte, Alhydrate, Hydrigoz, Picolite, Viatol) Na 60 m. Eq/l ; K 20 m. Eq/l ; citrates 10 m. Eq/l (glucides 14 -90 g/l) osmolarité 250 -270 mosmol/l 5 ml (1 c à c ) toutes les cinq minutes, 30 à 60 mn puis 5 ml/kg toutes les 15, puis 30 à 60 mn : 3 à 6 h puis 10 ml/kg toutes les 3 heures Réalimentation précoce entre H 4 et H 24 enfant allaité : poursuite de l’allaitement maternel nourrisson < 4 mois : lait pauvre en lactose (AL 110, O-Lac, Diargal, Modilac sans lactose) diarrhée sévère/prolongée : hydrolysat protéines 1 -2 semaines (Alfaré, Peptijunior, Nutramigen, Prégomine) nourrisson > 4 mois : reprise du lait antérieur diarrhée sévère/prolongée : lait pauvre en lactose qq jours

Traitement médicamenteux racécadotril (Tiorfan®) : antisécrétoire pur ; 1, 5 mg/kg/prise 1 mois-9 kg

Traitement médicamenteux racécadotril (Tiorfan®) : antisécrétoire pur ; 1, 5 mg/kg/prise 1 mois-9 kg : 10 mg matin, midi et soir (+ 10 mg d’emblée J 1) 9 -13 kg : 20 mg matin, midi et soir (+ 20 mg d’emblée J 1) 13 -27 kg : 30 mg matin, midi et soir (+30 mg d’emblée J 1) > 27 kg : 60 mg matin, midi et soir (+ 60 mg d’emblée J 1) lopéramide (Imodium®) : CI < 2 ans (effets centraux, ileus) Lactobacillus acidophilus (Lactéol fort®) 1 -2 sachets/j Antibiotiques : très peu d’indications Shigella syndrome toxi-infectieux grave ou diarrhée glairo-sanglante > 7 jours terrain (< 3 mois, déficit immunitaire, dénutrition sévère)

Traitement d’une déshydratation sérieuse Pesée, poche à urines, surveillance selles Examens complémentaires ionograme sanguin

Traitement d’une déshydratation sérieuse Pesée, poche à urines, surveillance selles Examens complémentaires ionograme sanguin : protides, électrolytes, urée, créatinine ; glycémie, calcémie gaz du sang ionograme urinaire sur première miction : troubles concentration uropathie ou diabète insipide (osmolarité) natriurèse élevée (hyponatrémie, hyperkaliémie) : ISA glycosurie (+/- cétonurie) du diabète Vomissements ou déshydratation > 10 % sans signe de gravité : B 46 50 % pertes en 4 -6 h ; puis 50 % pertes + besoins 24 h (100 ml/kg/j) en 18 -20 h sans dépasser 150 ml/kg/j < 6 mois et 120 ml/kg/j de 6 mois à 1 an augmenter volumes si poursuite diarrhée, non prise de poids, pas de diurèse adapter électrolytes selon ionogramme

Traitement d’une déshydratation grave ≥ 15 % Peser, poche à urines, surveillance selles Examens

Traitement d’une déshydratation grave ≥ 15 % Peser, poche à urines, surveillance selles Examens complémentaires (cf supra) Réhydratation urgente : Plasmion 20 ml/kg en 20 mn Bicar 14 p. mille 15 ml/kg en 20 mn si acidose (polypnée ample) Puis relais par schéma déshydratation sérieuse Si nécessaire, adapter électrolytes : hyponatrémie < 120 m. Eq/l : 3 -6 m. Eq/kg Na. Cl hypertonique en 1 h (ralentie si HTA) hyponatrémie > 120 m. Eq/l : quté Na (m. Eq/l) = (140 -Naplas. ) x 0, 6 x poids (kg) hypernatrémie > 150 m. Eq/l : demander conseil en réanimation kaliémie < 5 m. Eq/l : K 3 m. Eq/kg/j sans attendre diurèse (↓p. H 0, 1 => ↑K 0, 6 m. Eq/l) kaliémie > 5 m. Eq/l : atendre diurèse Puis adapter la perfusion selon : disparition diarrhée correction signes deéshydratation reprise diurèse (absente > 4 -6 h => furosémide 1 mg/kg puis échographie rénale) Convulsions : recher hypoglycémie, hyponatrémie, hypocalcémie