EPS ET ACTIVITS GRAPHIQUES au cycle 1 Animation












































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EPS ET ACTIVITÉS GRAPHIQUES au cycle 1 Animation des 8 et 15 février 2012
« La dimension corporelle, l'expérience du mouvement et de la coordination des gestes progressivement segmentés et rythmés sont fondamentales dans les activités graphiques. » Document d'application programme 2002 Le langage à l'école maternelle « L'activité graphique est le résultat de liaisons interfonctionnelles qui s'établissent aux trois niveaux de l'activité : moteur, perceptif, de représentation. » Liliane Lurçat
QUELQUES PRINCIPES RÉGISSANT LES ACTIVITÉS GRAPHIQUES Laisser la trace du mouvement (priorité à la réalisation du geste et non à la production du dessin, c'est à dire faire un mouvement et non un dessin) Combiner les traces sans rupture entre elles (continuité) Prendre en compte le sens de l'écriture et le sens des tracés. Intérioriser le geste puis l'automatiser pour une image mentale des formes graphiques bien avant l'observation et la verbalisation sur le dessin. Ce qui permet une pression contrôlée et offre des choix (vitesse, amplitude, direction, continuité et fluidité des tracés) Utiliser une énergie conduite constante ou une énergie modulée selon l'intention et en liaison avec la prise de l'outil. (ex : l'intention de repasser soigneusement des pointillés ou d'exécuter rapidement un tracé auront des incidences différentes sur la pression de l'outil et sur la fluidité du mouvement). Notions d'amplitude, de segments et d'articulations mobilisés, de continuité, de vitesse, de pression, de précision, de fluidité, de rythmicité.
COMMENT ET POURQUOI L'EPS PRÉPARE-T-ELLE AUX ACTIVITÉS GRAPHIQUES ?
L'EPS favorise les activités de production graphique Le travail de l'attention, de la respiration, la prise de conscience de la posture, de la dissociation segmentaire, la pratique de comptines mimées, jouées et liées au schéma corporel font partie intégrante des activités pratiquées en EPS. Elles contribuent au développement global de l'enfant et favoriseront les activités de production graphique. Pour préparer l'élève aux activités graphiques : - la mise en disponibilité corporelle ; - la motricité fine ; - la gymnastique rythmique, la manipulation du petit matériel
La mise en disponibilité corporelle développe l'attitude d'écoute et la capacité d'attention nécessaires à tout apprentissage. Elle rend l'enfant attentif au fonctionnement de son corps et lui permet d'affiner ses perceptions sensorielles. Par des exercices de respiration de travail de la posture des massages des relâchements segmentaires
La mise en disponibilité corporelle La respiration : Des exercices pour améliorer les capacités respiratoires : - s'étirer, bâiller pour débloquer le diaphragme et irriguer la colonne vertébrale. - percevoir la respiration abdominale : debout, placer les mains sur le ventre, puis se gonfler en inspirant, se dégonfler en expirant. - augmenter l'ouverture thoracique : lever les bras en inspirant, les redescendre en expirant La posture : Le travail de la posture aide l'enfant à prendre conscience du maintien vertical de la colonne et de l'axe médian. - ressentir le contact des différentes parties du corps : - recher les points de contact debout contre un mur, - masser la plante du pied avec une balle de tennis et reposer les pieds au sol pour avoir une sensation d'étalement. - assouplir sa colonne vertébrale et favoriser l'irrigation sanguine : assis sur une chaise, enrouler-dérouler son dos, détendre ses épaules. - prendre conscience de ses appuis et recher la verticalité : suggérer l'image de l'arbre pour viser un enracinement de meilleurs appuis, sans décoller les pieds, se balancer vers l'avant, vers l'arrière, sur le côté.
La mise en disponibilité corporelle Les massages : lls permettent un affinement sensoriel (notion du corps perçu), l'organisation du schéma corporel et visent une sensation de bien-être. - défatiguer les yeux et donner une impression de détente : « le palming » : frotter les deux mains l'une contre l'autre jusqu'à ce que l'on ressente une sensation de chaleur, puis les poser doucement sur les paupières ; - relaxer le visage : masser le front (froncer, défroncer), les sourcils (pincer les sourcils en allant de l'intérieur vers l'extérieur), le nez (pincer entre les deux yeux, se frotter le bout du nez, masser le long de l'arête), les oreilles, le crâne par pianotage. Le relâchement segmentaire : Il est indispensable pour favoriser la dissociation segmentaire et l'affinement moteur, il est mis en valeur par un travail en contraste : - les épaules : hausser-relâcher les épaules simultanément ou alternativement ; - les membres supérieurs : faire des moulinets sans ou avec objets (cordelettes, balles lestées) qui amplifient les sensations ; - les mains : pression-relâchement (balles en mousse) ; - l'axe médian : s'inspirer de la figure du « huit couché » que l'on reproduit par des mouvements du corps épaules, bassin, . . . ) dans des plans différents.
SITUATIONS RELATIVES À LA MOTRICITÉ FINE La motricité fine contribue au développement de la dissociation segmentaire (main / doigts, main / avant-bras, épaule / bras. . . ) nécessaire à la maîtrise de l'outil scripteur (position des doigts en pince, contrôle de la pression). Il s'agit de réduire les crispations, de diminuer l'anxiété, d'amener au calme et à la maîtrise de l'outil scripteur.
SITUATIONS RELATIVES À LA MOTRICITÉ FINE Les comptines mimées et jeux de doigts Ils développent une sensibilité qui amène l'enfant, grâce à la médiation de l'adulte, à mieux maîtriser la tenue de l'outil scripteur; Le sens du rythme, l'association de mémoires auditive et motrice sont autant de composantes à valoriser en jouant sur les différents paramètres (amplitude, pression, rapidité). L'action sur la matière La manipulation d'objets et d'outils, l'action sur les matériaux est diversifiée dans des situations fonctionnelles ou créatives.
SITUATIONS RELATIVES À LA MOTRICITÉ FINE Des exemples de jeux de doigts, mains, bras, qui permettent l'assouplissement des articulations, la dissociation segmentaire et la maîtrise de l'outil scripteur : • Le papillon qui s'envole ; • Le serpent qui se déplace ; • Les ciseaux coupent ; • La calculatrice que l'on utilise ; • L'araignée qui se déplace ; • La locomotive ; • Les doigts qui jouent sur le piano ; • La cueillette des cerises ; • Le robinet que l'on ouvre ; • Les pages du livre que l'on tourne ; • Jouer de la trompette; • Le feu ; • La scie que l'on utilise pour scier une branche ; • La balayette que l'on utilise pour nettoyer ; • Les essuie-glaces de la voiture ; • La cloche que l'on secoue ; • La clef que l'on tourne dans la serrure ; • La poule qui picore ; • Le bouchon de la bouteille que l'on dévisse ; • Le bec du canard qui s'ouvre et se ferme ; • La sauce que l'on mélange dans la casserole ; • Enfiler un gant ; • Jouer du tambour ; conduire une voiture ; jouer du violon ; . . .
SITUATIONS RELATIVES À LA MOTRICITÉ FINE Des comptines mimées pour apprendre à écrire : (Le geste d'écriture, Danièle Dumont, Hatier) Comptines pour apprendre à bien placer ses doigts : La connaissance des mains et des doigts est indispensable à la compréhension de la tenue du stylo. En mimant les comptines, l'enfant apprend à bien placer ses doigts pour tenir correctement le crayon le moment venu. - Les mains - les doigts - les cloches - les lapins Comptines pour apprendre les gestes de base de l'écriture : Les mimes de ces comptines font appel aux gestes de base de l'écriture. -Pour travailler la boucle : - Gaston balaie les feuilles - Mon chapeau - L'écureuil -Pour travailler la coupe : - La balançoire - Les araignées -Pour travailler le rond : - Rondin picotin - Une galette - Je tourne - Je dessine -Pour travailler le pont : - Une puce - La sauterelle - Le kangourou - L'arc en ciel
SITUATIONS RELATIVES À LA MOTRICITÉ FINE Des exemples d'action sur la matière : - Agir sur des objets : bouchons à visser ; écrous et vis ; perles à enfiler ; casse-noix ; cubes à encastrer ; -Manipuler : trier, déchirer, déchiqueter, presser, pétrir, malaxer ; -Réaliser : tisser, tresser, plier, couper, coller, modeler, lacer
La gymnastique rythmique Cette activité trouve une place particulière lorsque l'on cherche des complémentarités entre les pratiques corporelles et l'éducation graphique. Elle sollicite, au plan des actions motrices, la mise en mouvement et un déplacement du corps pour : - manipuler un engin, en contact avec la main ou d'autres segments, sur tout le corps ; - le libérer en l'air ou sur le sol ; - exploiter sa spécificité (cerceau, ballon, cordelette, ruban).
ARTICULATION ACTIVITÉS GRAPHIQUES ET GRS Deux objets d'enseignement communs : la tension et le relâchement par un travail sur la disponibilité corporelle et sur la rythmicité. la mobilisation articulaire par un travail de conduite et de pression sur l'objet. D'où il faut résoudre des problèmes communs aux deux types d'activités. Ces problèmes sont liés : à la prise en main de l'objet (engin, outil scripteur) et ses caractéristiques (volume, poids, longueur, forme. . . ) à la création et à l'entretien de la vitesse aux postures du corps et à la mobilisation corporelle
SITUATIONS DE GR POUR APPRENDRE À MANIPULER LE PETIT MATÉRIEL Du petit matériel : foulards, bouteilles, massues, cordelettes, rubans, sachets plastique, balles lestées, anneaux, cerceaux, ballons, . . . Il s'agit de passer de l'objet inducteur du mouvement à une action volontaire, intentionnelle de l'élève sur l'objet, c'est à dire passer de la simple activité de manipulation d'objets à des actes intentionnels et réfléchis sur les objets. C'est ce travail autour de l'acte intentionnel sur les objets qui pourra ensuite évoluer vers des activités graphiques et d'écriture.
SITUATIONS DE GR POUR APPRENDRE À MANIPULER LE PETIT MATÉRIEL Les maisons : Objet d’enseignement : alternance des mobilisations articulaires et travail dans les différents plans : Matériel : cordes pliées, sachets en plastique, foulards, rubans, … Dispositif : les cerceaux posés au sol représentent les maisons, 1 objet par élève. Au signal : changer d’objet. Consignes : les déplacements entre les maisons s’accompagnent de « petits dessins » . Lorsque l’on est dans une maison, on effectue de « grands dessins » . (1 seule personne dans chaque maison) Dessiner les murs de la maison, le sol de la maison, le plafond… Variables : varier les formes de déplacement : vers l’avant, l’arrière. Avec l’objet placé : devant, sur les côtés, derrière, par rapport à soi. Varier les façons d’entrer dans la maison : sauter, s’accroupir… Ce qu’il y a à apprendre : les petits dessins mobilisent le poignet et les doigts, les grands dessins, l’épaule. La mobilisation du coude est un signe de tension parasite qui nuit à l’efficacité du geste et entraîne de la fatigue en utilisant tout le bras. Il faut donner un nom collectivement à chaque dessin identifié : les petites vagues, les grosses montagnes, les soleils… ce qui permettra par la suite de répéter les dessins sur une phrase musicale ou d’un endroit à l’autre. Se repérer par rapport à soi : les différents plans : devant, derrière, en bas, en haut, sur les côtés… Se repérer par rapport aux autres et à l’environnement : repères mobiles : les élèves en déplacement : ne pas se rentrer dedans, ne pas s’emmêler les objets, ne pas se retrouver à 2 dans 1 maison…repères immobiles : construire un déplacement de plus en plus complexe pour passer d’une maison à l’autre : trajets directs et indirects. Discographie : Yann Tiersen « le tambourin de soie » n° 9
SITUATIONS DE GR POUR APPRENDRE À MANIPULER LE PETIT MATÉRIEL Les moulins : Objet d’enseignement : alternance tensions – relâchements. Sentir le poids des objets. Matériel : cordes pliées, bouteilles d’eau en plastique, sachets en plastique, foulards, massues… Dispositif : 2 objets par élève, élèves en vague, suffisamment éloignés les uns des autres. Consignes : enchaîner et mémoriser une suite de mouvements : Départ : objets sur les côtés, bras tendus, relâcher les bras devant soi en les croisant et les décroisant et les relever jusqu’au point mort au dessus de la tête. Relâcher les bras devant soi avec le buste et la tête jusqu’au point mort bas et faire le trajet inverse. Même trajet pour l’aller (pt mort bas) et revenir en faisant un grand cercle vers l’arrière avec chaque bras simultanément jusqu’au point mort haut. Même trajet, terminer le grand cercle en amenant les objets sur les épaules et faire le trajet inverse. Relâcher par l’avant et faire le grand cercle vers l’arrière en amenant les 2 bras du même côté, droit ou gauche. Les grands huit couchés, devant soi avec les 2 objets du même coté… Variables : chaque phrase est apprise isolément et on peut lui donner 1 nom : « le bonjour au soleil, la course du papillon, etc… » et on peut ensuite les ajouter les unes aux autres. On peut effectuer ces séquences en cercle pour devenir une chorégraphie : tous tournés vers l’intérieur ou l’extérieur, en alternance, à l’unisson ou en canon… Ce qu’il y a à apprendre : le mouvement n’est pas conduit mais impulsé avec une prise fixe non crispée et un bras souple. Il faut sentir le poids de l’engin et les points morts hauts, bas et côtés qui permettent les temps d’arrêt et les changements de direction. Discographie : « Grey’s anatomy » volume 2, n° 9.
SITUATIONS DE GR POUR APPRENDRE À MANIPULER LE PETIT MATÉRIEL Fleurs, papillons et abeilles Objet d’enseignement : adapter le dessin et l’énergie utilisés en fonction d’une intention. Matériel : foulards, rubans courts, sachets en plastique. Cerceaux au sol. Dispositif : 3 groupes d’élèves , les cerceaux au sol disséminés dans tout l’espace. Un emplacement de départ pour chaque groupe. Consignes : les 3 groupes entrent dans l’espace successivement, chacun sur 1 musique distincte : les fleurs : elles entrent avec 1 ou 2 foulards et choisissent le meilleur endroit pour « grandir au soleil » (cerceau). Avec le(s) foulard(s) elles commencent d’abord par des petits dessins puis des grands. Avec le corps, elles sont petites, puis de plus en plus grandes. Musique : Hugues Le Bars, « Zinzin » , n° 21 les papillons : ils entrent avec le ruban dès que les fleurs se sont installées et passent d’une fleur à l’autre pour les caresser avec leurs ailes puis sortent lorsque les abeilles entrent : grands dessins fluides, courbes et continus. Musique : idem, n° 9 Les abeilles : elles entrent avec les sacs plastique pour butiner les fleurs, elles font du bruit : mouvements brefs, saccadés, linéaires. Elles passent d’une fleur à l’autre puis sortent emmenées par la reine des abeilles. Musique ; idem, n° 2. Variables : possibilité de commencer par 1 des rôles puis de changer de rôle. Stabiliser de plus en plus le produit chorégraphique en fixant les trajets et leur modalité : exemple : déplacement en tournoyant pour les fleurs, vers l’arrière pour les papillons avec le ruban devant ou côté et vers l’avant pour les abeilles. Ce qu’il a à apprendre : chaque engin en fonction de l’intention chorégraphique et de ses caractéristiques va être conduit avec une énergie spécifique, fluide, continue, brève, saccadée et des trajets précis, courbes, linéaires… On entre sur une représentation symbolique avec l’aide du support musical et la notion de rôle ou d’acteur, à tenir de plus en plus longtemps avec les autres et malgré les autres…
SITUATIONS DE GR POUR APPRENDRE À MANIPULER LE PETIT MATÉRIEL L’écriture : Objet d’enseignement : réaliser et mémoriser une trace graphique. Matériel : 1 ruban, 1 tablette, 1 feuille, 1 crayon pour chaque groupe de 3. Dispositif : élèves par groupes de 3 : le n° 1 a le ruban, le n° 2, la tablette avec 1 feuille et crayon. Consignes : le n° 1 : réalise avec le ruban une trace graphique, exemple : une lettre majuscule : m dans le plan vertical. le n° 2 reproduit le mouvement dés qu’il est fini. le n° 3 qui s’est caché les yeux, réalise le mouvement avec le ruban d’après le dessin. Vérification et changements de rôles. Variables : avant les lettres majuscules, on peut réaliser des signes graphiques. , … Ce qu’il y a apprendre : mémoriser le geste (n° 1). Mémoriser et reproduire la trace et l’énergie du geste en changeant de plan (du vertical à l’horizontal) et de grandeur pour le n° 2 et inversement pour le n° 3.
SITUATIONS DE GR POUR APPRENDRE À MANIPULER LE PETIT MATÉRIEL Les zones : Objets d’enseignement : découvrir la manipulation spécifique de chacun des objets, en lien avec le rythme et l’intention donnés. Matériel : lattes pour matérialiser l’espace en plusieurs zones, rubans, foulards, sacs plastique, ballons, tambourin. Dispositif : 4 espaces distincts : rubans, foulards, sacs, ballons, 4 groupes élèves. Consignes : manipuler l’objet en se déplaçant au son du tambourin. Au signal, changer de zone et d’objet. Variables : donner une connotation pour chaque zone : exemple : zone 1 : sous la mer, zone 2 : le pays des robots, zone 3 : l’Afrique et zone 4 : le ralenti… Ce qu’il y a apprendre : la dimension imaginative permet de renouveler et d’enrichir la gestuelle. On peut également changer de main, changer les plans et les directions. L’utilisation de musiques très évocatrices ou typées agit aussi sur la gestuelle.
Jeu avec les rubans Les activités de manipulation et d'expression avec un ruban offrent un intérêt particulier. En effet, celui-ci retraduit visuellement et de façon éphémère l'action motrice. Dans l'espace, le ruban forme la trace visible de la trajectoire créée par le mouvement du corps et transmis par l'intermédiaire de la baguette, de même que l'encre est la trace visible de la trajectoire donnée à l'outil. Jouer avec les rubans permet : - de passer de la globalité segmentaire vers une motricité de plus en plus fine (grandes boucles, petits cercles proximaux) ; - de mobiliser des articulations sollicitées en écriture et graphisme ; - de jouer sur les contrastes (mobilisation, relâchement) - de porter son attention sur sa production ; - de prendre en compte les dimensions d'énergie, d'espace, de temps.
Jeu avec les rubans Phase exploratoire : Les élèves manipulent librement leur ruban. Ils cherchent à produire des formes variées et s'adaptent au changement du support musical (lié, saccadé, lent, rapide) - les serpentins résultent de la mobilité du poignet ; - les spirales sont contrôlées au niveau du coude ; - les cercles et les huit dépendent du mouvement de l'épaule. Phase de structuration : On joue sur les variables du mouvement, les consignes et les supports musicaux pour enrichir le répertoire d'actions : - l'espace : sur place (debout, à genoux, accroupi), en déplacement (avant, arrière, latéral, rectiligne, courbe) dans des plans différents (horizontal, vertical, latéral), en variant les directions (avant, droite, gauche, arrière), à des niveaux distincts (bas, médium, haut) et des amplitudes multiples (proche, éloigné) ; - l'énergie : les intensités (fort, doux), les dynamismes; - le temps : le rythme (lent, rapide) et les formes (répétitif, saccadé) ; - les combinaisons d'actions : les déplacements (marches, courses, sautillés, pas chassés), les formes gestuelles (tours, sauts, rebonds, équilibres)
Jeu avec les rubans Phase de structuration : Recherche individuelle Elaboration d'un répertoire des actions trouvées (cartes références) Recherche par deux : - produire simultanément (mouvements simples et lents en miroir) - produire en complémentarité : haut / bas, grand / petit - face à face, l'un derrière l'autre. Le répertoire est complété. Phase de composition : Situation individuelle Choix de trois actions distinctes à partir du répertoire élaboré en classe et réalisation sans rupture du mouvement du ruban. Situation collective : Réaliser un enchaînement à partir d'un parcours structuré par du matériel, avec un ruban qui ne s'arrête pas de danser. Composition à deux
Les activités graphiques au cycle 1 Quels impératifs ? Quelle progression ?
Des repères pour respecter le développement de l'enfant 2 ans : niveau moteur 2 à 4 ans niveau perceptif L'enfant est dans le geste. Il doit pouvoir disposer de temps pour explorer les gestes graphiques et pour observer ses traces. C'est l'âge des gribouillis, traces de mouvements distaux (à l'étage de la main et des grands traits, traces de mouvements proximaux (à l'étage du bras). L’enfant prend du plaisir à marquer une surface. Chez certains, on voit émerger une première recherche de signification. Les mouvements du poignet et de l'épaule se coordonnent. Le contrôle de la main par la vue se met en place. Tout est prêt pour que l'enfant puisse apprendre les gestes de l'écriture. En même temps, les premières intentions de représentation apparaissent. à partir de 4 ans niveau de la représentation L'enfant anticipe, contrôle son geste. L'intention précède le tracé. Le niveau symbolique est important.
Progression gestes de l'écriture (programmes 2008) PS S'acheminer vers le geste de l'écriture : contrôle des gestes. Imiter des gestes plus amples dans différentes directions. MS GS S'acheminer vers le geste de l'écriture : les réalisations graphiques. Apprendre le geste de l'écriture : l'entraînement graphique, l'écriture. Réaliser en grand les tracés de base de l'écriture : cercle, verticale, horizontale, enchaînement de boucles, d'ondulations, sur un plan vertical (tableau), puis horizontal (table) / imiter dessins stylisés exécutés au moyen de ces tracés / Ecrire son prénom en majuscules d'imprimerie en respectant l'horizontalité et l'orientation gauche droite. Pratiquer des exercices graphiques conduisant à la maîtrise des tracés de base de l'écriture / Après avoir appris le son qui est transcrit par une lettre, tracer cette lettre en écriture cursive / Sous la conduite du maître, copier en écriture cursive de petits mots simples dont les correspondances entre lettres et sons ont été étudiées. Ecrire de mémoire son prénom en écriture cursive.
6 grands principes 1 - Ne pas proposer à l'enfant ce qu'il n'est pas capable de réussir par rapport à sa maturité 2 - Utiliser tout ce qu'il sait faire 3 - Travail dans l'interdisciplinarité 4 - Ne jamais brûler les étapes et passer par la motricité fine, les exercices de préhension, les activités graphiques sur grand format sans crayon (peinture au doigts, avec l'éponge, le rouleau, les empreintes, . . . ) 5 - Maintenir la motivation de l'enfant 6 - Construire des automatismes du geste d'écriture.
Vers l'écriture. . passage par des étapes § Développer les compétences d'usage de la main appropriée. § Reconnaître et pratiquer le sens de déroulement de l'écriture. § Préparer à la bonne tenue du crayon. § Préparer à la bonne posture. § Organiser l'espace graphique. § Travailler la fluidité du geste. § Apprendre les formes de base. L'enfant est alors prêt à produire efficacement les formes apprises
Préparer à la bonne tenue du crayon Proposer à l'élève diverses activités prétextes à apprendre à bien tenir l'outil scripteur : Comptines et jeux de doigts permettant d'apprendre le nom des doigts, à placer correctement ses doigts dans la position qui sera plus tard celle de la tenue du crayon. Ombres chinoises. Exercices de mimes avec les doigts. La position adéquate : L'outil scripteur est pincé entre le pouce et la dernière articulation du majeur. L'index repose sur l'outil scripteur; il est légèrement fléchi. L'outil scripteur et la main sont dans le prolongement de l'avant-bras. La main gauche fixe la feuille. Proposer des activités graphiques sans crayon pour apprendre une bonne position des doigts et de la main : peinture à doigt, avec pinceau, éponge, tampon, rouleaux, faire des empreintes Travailler le geste graphique avec le corps L'usage du crayon n'intervient que lorsque les compétences d'usage de la main, la tenue de l'outil scripteur, la posture est acquise. Il est alors préférable de proposer aux élèves de gros crayons. Plus ils sont jeunes plus le diamètre du crayon sera important.
La gestion statique de l'espace graphique Elle assure l'encodage de toutes les composantes spatiales de l'écriture. Encodage visuel de l'horizontalité et de la tenue de la ligne et la régularité des espaces. Situations : - la disposition de cubes en ligne et régulièrement espacés pour faire slalomer une moto, un bonhomme. - l'alignement des éléphants qui vont au marigot à la queue leu; - l'alignement des voitures arrêtées au feu rouge; ce sont aussi les enfants qui font les voitures; - jeux à base d'images que l'on peut déplacer et replacer; - aligner des éléments par leur base en les espaçant régulièrement : collage de gommettes ou d'images; commencer par des triangles isocèles; ne pas mettre de point de départ et d'arrivée - réaliser des alignements d'objets puis d'images à coller sur plusieurs lignes (assiettes de la dînette régulièrement disposées de part et d'autre d'une table, disposition de voitures sur un parking, gâteaux dans la vitrine du pâtissier; - apposition de taches de couleur sur plusieurs lignes, au pinceau ou à l'éponge, sur une feuille unie dépourvue de tout repère; - diversifier les contextes, exercices répétés sous différentes formes pour favoriser l'ancrage de la compétence à acquérir. Quand l'apprentissage de l'alignement horizontal des images et des gommettes est intégré, on peut réinvestir et dépasser cette simple compétence en visant à une horizontalité rectiligne sans guidage visuel continu : sur papier uni dépourvu de tout repère, l'enfant place une image à gauche une image correspondant à droite et les relie d'un trait (tracé du chemin qui permet à un animal d'aller cher sa nourriture ou de rentrer chez lui. Renforcement par un encodage auditif et un encodage kinesthésique Frappes du tempo en atelier musical qui assurent un renforcement par encodage auditif de la régularité travaillée en encodage visuel.
Les formes de base de l'écriture • les boucles • la coupe dérivée de la boucle • le rond dérivé de la boucle • le pont • les jambages Pour que l'acte d'écriture soit efficacement mis en oeuvre, le geste d'écriture doit être automatisé de façon à ce que l'enfant soit libéré de l'effort d'attention destiné à former les lettres pour concentrer son attention sur le sens de ce qu'il écrit.
Progression dans l'apprentissage de la boucle 1) Encodage simultané du point d'attaque et du sens de rotation de la boucle - jeu de croquet, balayer les feuilles 2) Point d'attaque et sens de rotation réinvestis dans des jeux de foulards et/ou de rubans; travailler le galbe et la fluidité. « Faire des boucles avec le foulard ou le ruban. » L'encodage kinesthésique du geste de la boucle est renforcé par l'encodage visuel, chaque enfant voyant les boucles produites par les autres. 3) La trace du mouvement Laisser la trace du mouvement du ruban ou du foulard sur une piste verticale (2 m de long dont la hauteur ne dépasse pas la tête des enfants et située par rapport au sol sensiblement à hauteur du coude des enfants ou légèrement plus bas) à la craie, au feutre et au crayon de couleur. « Fais comme avec le foulard » . Il s'agit que l'enfant restitue le geste automatisé. Lorsque l'enfant saura écrire techniquement parlant, interviendront les lignages pour normaliser les dimensions et les adapter aux réglures des cahiers traditionnels vers la fin de la GS. 4) Réinvestissement dans l'espace feuille
BIBLIOGRAPHIE Le geste d'écriture cycle 1 -cycle 2, Danièle Dumont, Hatier pédagogie Pour un apprentissage structuré de l'écriture, R Octor, Armand Colin “De l'activité graphique à l'écriture » et « Les tracés éphémères de nos rubans » dans EPS 1 N° 136 janvier/février 2008, par le groupe de conseillers pédagogiques du Haut-Rhin Le petit matériel à l’école » Revue EPS Apprendre en Education Physique au Cycle 1 » Scéren 62 Guide de l’enseignant » Revue EPS Ateliers graphiques MS, Retz
DISCOGRAPHIE Yann Tiersen « Le tambourin de soie » « Grey's anatomy » volume 2 Hugues Le Bars « Zinzin » A tire d'aile, 75 comptines et jeux de doigts
Mes mains me servent à attraper Mes mains me servent à jouer Mes mains me servent à manger Elles ne sont jamais fatiguées Je les cache derrière mon dos Je les mets au fond de mes poches Elles font tout ce que je veux C’est mes mains Et elles sont deux
Il était une fois Cinq doigts Qui partaient à la fête Tout autour de ma tête. Dans mes cheveux frisés Ils ont rencontré Un grand ruban Tout blanc Et ils l’ont dénoué. Puis ils sont repartis En goguette Faire la fête Autour de ma tête. Mon p’tit doigt m’a dit… - Le pouce? - Non le p’tit riquiqui. - Mon p’tit doigt m’a dit… - L’index? - Non le p’tit riquiqui. C’est le doigt de l’oreille Il sait des merveilles Sans en avoir l’air. C’est l’auriculaire. L’index se vexe -S’il n’a pas le droit -De montrer du doigt -Tout ce qu’il voit. -Il voit des jouets dans la vitrine. -Il voit des fleurs sur la colline. -Et un gros nuage dans le ciel. -Et à côté un arc-en-ciel. -L’index se vexe -S’il n’a pas le droit -De montrer tout ça. - - Mon annulaire est fier. Il est orné d’une pierre Qui fait envie à Marie, À Sylvie et Léonie. Mon annulaire est tout fier. Veux-tu voir sa belle pierre?
Drin, drin… Madame la fouine Va chez le mulot Avec son vélo. Drin, drin… Laissez-la passer Sinon elle va nous écraser. Ding, ding fait la clochette Ding, dong fait le carillon Dong, dong, fait le gros bourdon Nous irons tous à la fête Avec la musique en tête. Ding, dong, ding, dong.
Lapin blanc, Lapin gris, Lapin noir, Que d’histoire mon ami pour savoir Lequel des trois tu mangeras Demain au dîner chez le roi! Mais tu n’en auras pas! Je les ai tous cachés chez moi. L’ombre du lapin Se voit sur le mur En face de mon lit. Je ferme ma main Pour que la figure Soit mieux réussie. Je ferme, mais pas trop. Je vois son museau Et son œil aussi. Je bouge mon doigt. Sur le mur là-bas L’oreille bouge aussi.
Je cours après mon chapeau Je ne peux pas l’attraper. Je cours après mon chapeau Le vent l’a fait s’envoler. Il vole haut, très haut, trop haut! Je cours après mon chapeau…
Trois petites araignées Se balancent sur un fil Trois petites araignées Se balancent au grenier
Je tourne La mayonnaise. Lorsque j’aurai bien tourné La mayonnaise sera montée.
- Un arc-en-ciel Fait un pont Là-bas à l’horizon. Deux arcs-en-ciel Font deux ponts Là-bas à l’horizon. Trois arcs-en-ciel Font trois ponts Là-bas à l’horizon. - Dis Suzon, Arrête ta chanson!
Merci de votre attention