Encadr par Pr Ahmed BOUOUD I INTRODUCTION II
Encadré par: Pr Ahmed BOUOUD
I. INTRODUCTION II. LES FIANÇAILLES (ASSICLE) III. LES SEPT JOURS DU MARIAGE BERBÈRE Rite de “TARYAOUT“ Rite du “TAKHMIR “ Rite du “HENNÉ “ Rite de TAZOUDHA Rite d’ADIEU Rite du DÉJEUNER Rite de “LAHZAM“ IV. CONCLUSION
� Le mariage marocain est l’un des événements les plus authentiques. � En effet, son côté très conservateur pour préserver les traditions est une des choses qui le caractérise par rapport à un mariage occidental. � Mais ce qui est encore plus fascinant, c’est que chaque région du Maroc possède ses propres particularités pour la célébration de cette fête unique. � C’est ce qui fait le charme du mariage berbère qui se veut aujourd’hui traditionnel et moderne à la fois.
� Le mariage berbère est lié à la terre: dès que les beaux jours arrivent, quand « Anbdou » (la récolte) est bonne, plusieurs mariages sont organisés. � Toutes les coutumes de cet événement sont inspirées des valeurs amazighs qui sont l’hospitalité, la solidarité et la convivialité.
� La fête du mariage berbère prend l’ampleur d’un festival. � Traditionnellement, les festivités duraient une semaine entière.
� Des hommes du “Douar“, présidés par “l’Imam“ de la mosquée, accompagnent le père du jeune homme pour demander la main de la jeune fille, offrant des pains de sucre " Qalb Sokor ", un sac de farine, un deuxième de blé et un mouton. � Chaque homme du cortège a le droit de proposer ce qu’il voit convenable pour cette union.
� L’accord du père de la jeune fille est considéré comme un contrat social qui ne doit pas être rompu que pour les cas les plus extrêmes. � Les � On hommes de la tribu sont témoins. termine avec “Douaa“ pour le bien des futurs mariés.
�A quelques jours de la date promise, la mobilisation est totale : On ne rate aucun souk hebdomadaire pour choisir les ingrédients du festin, les instruments de musique, et autres besoins de toilettes comme autant de robes, costumes et parures. . .
Le premier jour Rite de “TARYAOUT“ � Sous le rythme “ d’AHWACH“, la fête du mariage est lancée, on commence par le rite de “TARYAOUT“, dans lequel chaque femme fait honneur à la fiancée, en lui offrant un cadeau. Celui de sa belle mère reste le plus exceptionnel (habits traditionnels, bijoux d’argent et un plateau de feuilles du “Henné“+ du savon+ pain de sucre).
Troupe berbère
Le deuxième jour Rite du “TAKHMIR “ � Le rite “TAKHMIR“ est réalisé par deux femmes “ MIZOUARATS“, la première représente la famille de la mariée, la deuxième celle du mari. � Elles préparent ensemble le pain pour l’envoyer à la famille de la future mariée. � On laisse la pâte reposer après l’avoir décorée avec un anneau d’argent.
Rite du “HENNÉ “ � Le rite du henné est le symbole du passage de la jeune fille au monde du mariage. � Ce jour même, on lui pose sur sa tête les cadeaux de sa belle mère et on les ôte trois fois successivement.
�Après avoir étalé le henné sur les mains de la future mariée, on le lui enlève avec deux bâtonnets et des morceaux de laine. �Ces derniers doivent être bien garder pour ne pas tomber entre de mauvaises mains.
� On lui met le henné mélangé avec d’autres plantes aromatiques sur les cheveux, et on bande sa tête avec le turban de son père. � Visage caché avec un voile rouge (symbole de beauté et timidité) et vêtue de blanc, on lui fait porter le burnous et le poignard de son père. � Rapidement, son frère doit lui faire porter les babouches avec un billet d’argent dans le pied droit pour éviter les coups des bonnes femmes.
La marié entourée des femmes lors des préparatifs, c'est akrat.
Rite de TAZOUDHA � Tazoudha est un cortège qui est organisé par une femme âgée. � Il permet d’amener le marié et sa famille vers le domicile de sa future épouse. � Pendant toute la durée du cortège du mariage berbère, les femmes sont munies de bendirs aussi appelé arkkouth leur permettant d’accompagner leur chant traditionnel en hommage à la future conjointe.
�Derrière le cortège, on peut apercevoir des montures montées par les hommes avec des paniers remplis d’offrandes et de cadeaux à l’attention de la famille de la mariée.
� Quand le cortège arrive à destination, tout le monde est accueilli avec du lait, des dattes et du miel en gage de bienvenue. � La fête commence alors avec des chants traditionnels et des danses locales. � C’est ce moment que choisi la femme âgée qui a présidé le cortège pour présenter les offrandes à la mariée car elle ne va pas tarder à quitter son cocon familial pour rejoindre son mari.
Rite d’ADIEU Ce rite est aussi symbolique. Selon les croyances , pour ne pas tomber dans la misère après son départ, la jeune mariée doit s’asseoir trois fois dans un plat de farine, porté par sa mère. Le chanteur de “HOUMMADA“ commence à chanter : Allah ihanikom ajirani 3 omarkom ma sma 3 to 3 ari La tabki la t 9 oli mali Ya wlad 3 ammi kbar o brrani C’est la joie mêlée à la tristesse.
� La mariée est mise sur le dos d’un cheval ou d’une mule, avec un petit garçon derrière elle, espérant que son premier né soit un fils. � Le mari se prépare pour accueillir sa femme, il se lave, se parfume et met des habits blancs. � La tenue du marié est composé d’une djellaba, un saroual, un burnous, des babouches.
� Une fois le cortège arrivé, il monte avec son “WAZIR“ sur la terrasse de la maison, et lance des dattes, des fruits secs et des bonbons (symbole du bien). � La mariée est accueillie avec du lait et des dattes. Elle entre à la maison de son mari, portée sur les bras d’un “WAZIR“. � Les jeunes entonnent des chants pour rappeler aux mariés la fin de leur vie de célibataire et leur nouvelle vie à deux.
Troisième jour Rite du DÉJEUNER � La mariée aidée par d’autres femmes, doit préparer le cous pour sa première visite chez ses parents. � Une fois arrivée avec son cortège, le mari donne une somme d’argent à sa belle mère et embrasse sa tête. � Le rite du déjeuner est le dernier pour les hommes, quant aux femmes, elles se donnent rendez-vous pour le septième jour (rite de “Lahzam“).
Les jours 4, 5 et 6 � Pendant ces jours-ci, le couple va devoir rendre visite à des familles différentes. � Les hôtes leur offrent le repas ainsi que des offrandes. � La rencontre est animée par un orchestre berbère.
Septième jour Rite de “LAHZAM“ � Dans ce rite, on espère la fertilité pour la mariée, on lui lave les pieds avec de l’eau dans laquelle on a mis des feuilles d’henné, des branches d’olivier et de grenadier, et des excréments (crottin) des animaux. � Un “ WAZIR“ aidé par des femmes, entourent la taille de la mariée avec des branches d’olivier et de grenadier ; après elle doit se sauver pour éviter leurs coups.
�A la fin, on distribue “KHOL“ , “SOUAK“ (bâton d’arak) , fruits secs et des morceaux de pain trompés dans de l’huile d’olive et du miel, tout en chantant. � Finalement, les nouveaux époux organisent une petite réception pour conclure la belle semaine de ce mariage berbère.
CONCLUSION � Le mariage berbère est complexe, il est une succession de moments et/ou d’actes qui déclinent les fondamentaux de la culture des Amazighs (rôle de la communauté, place du clan familial, statut du père et des frères, place et rôle des hommes et femmes, etc. ) � Même si chaque chose a subi une touche de modernisme, le fond est demeuré intact.
MOTS CLÉS � Tamghra : � Isli : mariage marié � Tislit : mariée � Timnkfin : femmes qui accompagnent et prennent soin de la mariée � Inbyawn : invités � Waro : chants réservés aux femmes. � Tighmi : redressement et maquillage (en relation avec le henna). � Asogz : en Tamazight veut dire « descendance » , une célébration qui annonce l’arrivé de la mariée. � Lhdiyt : cadeau � "Aâbrouk" : voile avec lequel on cache le visage de la mariée � "Ahrouy ou Lizar" : Une couverture simple � "Tikourbiyine" : babouches
MERCI POUR VOTRE ATTENTION!
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