DICTIONNAIRES macrostructure 2 la nomenclature et ses contenus













- Slides: 13
DICTIONNAIRES macrostructure 2. la nomenclature et ses contenus
MACROSTRUCTURE La lecture d’un dictionnaire est discontinue Le dictionnaire ne se lit pas. Il se « consulte » Base de donnés….
LE NOMBRE DES MOTS q Le lexique d’une langue est incontournable : virtuellement infini ? q Ouvert dans le temps et dans l’espace (impossibilité théorique de recenser le “lexique total” : multiplicité des dialectes, sociolectes, régiolectes, idiolectes) q Grand Larousse Ecyclopédique 163. 200 articles Un seul dictionnaire technique de biologie et médecine peut présenter 150. 000 mots!
PROBLÈMES DE CONTEXTE ECONOMIE: > signes conventionnels, abréviations, phrases elliptiques. Impression sur 2 colonnes plus on augmente les entrées, plus on abrège les articles. La microstructure fait les frais de l’austérité. IMPORTANCE RELATIVE DU NOMBRE DES MOTS : nombre ou satisfactions des besoins des usagers ? différences selon le niveau culturel supposé chez les lecteurs, selon les âges, les groupes socio-culturels, etc. REY-DEBOVE : 100. 000 entrées ne sont pas maîtrisables par un seul lexicographe 30. 000 mots : compétences d’un lecteur moyen cultivé 3. 000 - 5. 000 mots : lexique communément utilisé par tous les membres de la communauté. L a nomenclature s’enrichit autour de ce “tronc” de mots de moins en moins obligatoires. NON-COÏNCIDENCE DES MOTS d’un dictionn. à l’autre : si le nombre des mots d’un dictionnaire se détermine facilement, leur choix reste moins clair.
LE CHOIX DES MOTS. DIFFICULTÉS Difficultés objectives et subjectives statut de l’unité lexicographique : nature “pragmatique” du mot, mots composés, radicaux, affixes, sigles pas de règles, pas d’unité de doctrine. Critères d’adoption : mots usuels ? Fréquence? notion d’usuel : ambiguë. Dans une société complexe, ce qui est “usuel” pour l’un, ne l’est pas pour l’autre notion de fréquence : insuffisante. Le “français fondamental a des limites : corpus insuffisant et influencé par des circonstances occasionnelles b. Fréquence vs disponibilité orali# écrit. Les fréquences, dans les deux domaines, ne sont pas les mêmes.
LE CHOIX DES MOTS. CONTRAINTES Contraintes et transgressions A. Noms propres > Absents du dictionnaire de langue. >> et les noms communs dérivés? (voltairien, cornélien, balcanisation, sibérien, himalayen, etc. ). Souvent ils apparaissent dans la macrostructure et les nomsorigines sont donc cités dans la microstructure. B. mots spécifiques nés de marques déposées, etc. : mobylette, moulinette, plexiglas, solex, ronéo, frigidaire, etc. , à moitié entre nom commun et nom propre. Pas de règle C. contraintes “classiques” : archaïsmes ; néologismes ; termes de métiers, arts et sciences ; termes d’emportement ou qui blessent la pudeur. Pas de règle sûre
VARIATIONS DIACHRONIQUES. ARCHAÏSMES Quelquefois bannis (DFC). // Quelquefois importants (les dictionnaires historiques). Pourquoi les garder ? primauté accordée à la langue littéraire (dicos papier, cursus scolaires) tendance au purisme (français, Académie, école publique) Persistance certains mots dans les parlers régionaux tendances sentimentales / esthétiques chez les écrivains. . . et chez le lexicographe de la permanence de certains archaïsmes dans des locutions (bailler belle, bailler bonne = faire accroire ; sans sou ni maille = sans argent ; avoir maille à partir avec qq’un = avoir un différend, une difficulté) de l’utilisation d’éditions précédentes impossibilité d’une parfaite synchronie (d’où la limite de toute prétention à une fidèle reproduction de l’état contemporain d’une langue v. le DFC)
Neologismes Tendance des mots à rester dans les dictionnaires # difficultés pour y entrer : une conception “fixiste” de la langue (de la part du lexicographe, mais aussi, et surtout, de celle du public !) La l. atteindrait un degré de “perfection”, à partir duquel toute innovation serait dangereuse. . . nécessité d’attendre un peu de temps pour voir si le mot nouveau s’intègre réellement à la langue absence de règle et empirisme du lexicographe : 1955 : analyse d’un an (1955) du “Monde” : 5. 049 mots ne figuraient pas dans les dictionnaires à cette date ! Dict. Général : à la fin du XIXe s. qualifiait de “Néologismes” des mots qu’il datait lui-même du XVIIIe s. ! aujourd’hui un peu plus d’ouverture. . .
Termes techniques et scientifiques Problème liée aux néologismnes (et aux archaïsmes) Progrès des sciences / techniques >> entrée de termes dans le vocabulaire courant : cinéma, auto, médecine, informatique, etc. ) écroulement parallèle de l’idéal “classique” de l’honnêteté (h. qui “ne se pique de rien”) choix forcément arbitraires différences remarquables entre un dictionnaire et l’autre (quantité énorme de ces nouveaux vocables) difficulté : beaucoup sont d’origine étrangère (emprunts) : mots savants, sigles, etc. le lexicographe s’expose aux griefs adressés pour les néologismes. . .
TABOUS Dimension sociale. Différences entre sociétés Les sujets - tabous rendent tabous les mots. Les mots tabous sont peu employés? Souvent très employés ! domaines de la sexualité et de la physiologie (scatologie) le tabou religieux - jurons, blasphèmes - ne concerne pas, en général, le mots isolé, mais l’alliance de mots “incompatibles” Traitement dans les dictionnaires 1. Censure 2. Utilisation de synonymes «savants» : urine, excrément, défécation, etc. 3. Définitions évasives 4. Marquage précautionnel : fam. , vulg. , grossier, condamné par le bon usage 5. glissement de l’emploi “tabou” à l’intérieur de l’article
Exemples… DFC : con (accept. injurieuse) Lx : con (avec étymologie et signification anatomique) PR. foutaise, foutoir, nichon (= it. “tetta”), dépuceler, pucelage PR : rien, mais il donne “connerie”, “déconner” DFC : rien (mais il mentionne “puceau, pucelle”) Pluridict. : seulement pisse
MOTS FAMILIERS, POPULAIRES …. q Nombre croissant dans les dicos d’aujourd’hui. 1. plus d’importance à la langue parlée ; 2. tendance de la langue à “s’encanailler » 3. nivellement “culturel” de la société de masse. q Variabilité de l’identification /définition d’une dict. e à l’autre (ce qui compte: ’indication d’un “écart” par rapport à la “bonne” norme q Lacunes inévitables. L’exhaustivité est impossible. (il existe des dictionnaires spécialisés. . . )
…. RÉGIONAUX q Autrefois : exclus des dictionnaires raisons politiques, centralisation administrative, instruction publique, standardisation des genres de vie et des formes d’activité. q Iième moitié Xxe s. : dictionnaires un peu plus accueillants. Causes : enseignement de la géographie : aven (=puits naturel), bastide, garrigue, calanque. développement des relations interrégionales : wassingue (=serpillère), mas (=maison provençale) , galéjade (histoire exagérée et mystificatrice), ducasse (fête patronale et publique en Belgique et dans le Nord de la France), galibot (=jeune travailleur dans les mines - picard-) gastronomie : aïoli, bistouille (mauvais alcool - café mêlé d’alcool, etc. -Nord-), génépy, cramer (un rôti : Centre = brûler légèrement), lamparo (prov. : lampe pour attirer le poisson), pissaladière (une sorte de “pizza” ou tarte salée provençale) Importance des emprunts : pizza, whisky, scotch, etc.