Day Crations rflexives 2018 En collaboration avec la
Day Créations réflexives 2018
En collaboration avec la Fondation Alberto et Annette Giacometti (Paris), le Musée national des beaux-arts du Québec a présenté en première nord-américaine, du 8 février au 13 mai 2018, une rétrospective majeure de l’œuvre du peintre et sculpteur suisse Alberto Giacometti. Icône de l’art moderne, l’œuvre de Giacometti traverse la première moitié du 20 e siècle. On nous dit que ses créations sont marquées par les conflits, l’humanité et l’étrangeté. Personnellement (mais je ne suis pas un expert), il m’a semblé que beaucoup de ces œuvres reflétaient un artiste obsessif et tourmenté. Ce sont quelque 230 sculptures, peintures, dessins, photographies et documents d’archives de toutes les périodes, certains jamais exposés, que les visiteurs ont pu voir. Ce diaporama vous convie à une visite virtuelle de cette exposition. R. Day
Au Musée national des beaux-arts du Québec o t r e b l A i t t e m Giaco
Alberto Giacometti est né à Borgonovo, en Suisse italienne, en 1901. Son père, un peintre néoimpressionniste reconnu, l’initie à la peinture et à la sculpture. Il peint ses premières œuvres dans le domicile familial, essentiellement des portraits des membres de sa famille ou de ses condisciples. Après avoir fréquenté le lycée pendant quatre ans, il étudie pendant six mois à l’École des arts et métiers de Genève. Il séjourne ensuite en Italie pendant toute l’année 1921. C’est en 1922 qu’il arrive à Paris. Pendant trois ans, il étudie à l’Académie de la Grande Chaumière auprès du sculpteur Antoine Bourdelle. Il découvre le cubisme, l’art africain et la statuaire grecque et s’en inspire dans ses premières œuvres. Ses sculptures sont en plâtre, ensuite parfois peintes ou coulées en bronze, technique qu’il pratiquera jusqu’à la fin de sa vie. En décembre 1926, il s’installe à demeure au no 46, rue Hippolyte-Maindron (14 e arrondissement), dans « la caverne-atelier » qu’il ne quittera plus, malgré ses 23 mètres carrés et l’inconfort des lieux. Son frère Diego le rejoint de façon permanente en 1930 et devient son assistant. C’est dans cet espace minuscule sans aucun confort que Giacometti produira la grande majorité de son œuvre. Il retournera néanmoins régulièrement en Suisse où il travaille dans l’atelier de son père à Maloja, hameau de Stampa. En 1927, Giacometti expose ses premières œuvres au Salon des Tuileries.
Les sculptures grecques archaïques des Cyclades observées au Musée du Louvre poussent Giacometti à explorer le rapport de la sculpture au plan. Il fréquente aussi le Musée d’ethnographie du Trocadéro et lit assidûment des revues d’avantgarde qui relaient le goût de l’époque pour les arts extra occidentaux. En 1927, il propose une synthèse de ces influences dans la « Femme cuillère » . Librement inspirée d’une cuillère cérémonielle de la culture dan d’Afrique de l’Ouest, la « Femme cuillère » constitue l’une des œuvres majeures de la première période de Giacometti. Avec son langage simplifié et ses lignes pures, elle propose une synthèse du vocabulaire formel des arts premiers et des innovations de la sculpture moderne. Femme cuillère 1927. Plâtre
Le couple 1927. Plâtre
Figure dite cubiste Vers 1926. Plâtre Composition dite cubiste I (Le couple) Vers 1926 -1927. Plâtre
Stèle Vers 1925 -1926. Plâtre peint Tête de femme 1926. Plâtre Personnage accroupi Vers 1926. Plâtre
Tête du père (ronde II) Vers 1927 -1930. Plâtre Tête du père (plate I) 1927 -1930. Plâtre Tête du père (masque) Vers 1927 -1929. Plâtre
Durant la plus grande partie de sa vie, Diego Giacometti (1902 -1985) fut connu comme l’ « autre » Giacometti, le frère désintéressé et indispensable d’Alberto. Diego était l’associé d'Alberto, son assistant, son confident et son modèle. Il fabriquait les armatures des sculptures de son frère, veillait à la fonte des bronzes et appliquait la patine, et sauvait parfois les œuvres d’Alberto du désir que pouvait avoir celui-ci de les détruire. Après la mort d’Alberto, en 1966, la carrière de Diego prit son essor. Au cours des années 1930, il avait assisté son frère dans la réalisation de pièces destinées au célèbre décorateur Jean-Michel Frank. Dès les années 1950, il avait commencé à créer du mobilier en bronze et, lorsqu’il n’eut plus à servir que lui-même, la création de meubles devint pour lui une vocation. Diego conserva le même atelier de sculpteur, au 46, rue Hippolyte-Maindron, à Paris, jusqu’à la fin de sa vie. Diego debout dans le salon à Stampa 11 novembre 1922. Huile sur toile
La montagne Vers 1930. Huile sur toile
L’abstraction de plus en plus sophistiquée de Giacometti culmine en 1929 avec les « plaques » , dont la surface polie est légèrement gravée ou sculptée. Par leurs titres – Homme, Femme, Tête qui regarde – et leur évocation synthétique du corps humain, l’artiste maintient ces œuvres dans le domaine de la figuration. Exposées en 1929, elles lui valent ses premiers succès critiques et l’intérêt des avant-gardes. En 1931, il intègre officiellement le groupe formé autour d’André Breton. Sans titre Vers 1931 -1932. Marbre
Tête qui regarde 1929. Plâtre et traces de crayon
Femme (plate II) Vers 1928 -1929. Bronze Femme (plate V) Vers 1929. Plâtre
La première version de cette sculpture – augmentée d’une « tête » et de bras schématiques en bois – a été présentée sous le titre « Mannequin » lors d’une exposition surréaliste à la galerie Pierre Colle de Paris en 1933. Le corps stylisé rappelle l’hiératisme de l’art égyptien, tout en projetant une image contemporaine de la féminité. Femme qui marche I 1932. Bronze
Homme (Apollon) 1929. Bronze
Femme couchée qui rêve 1929. Bronze
Boule suspendue 1930 -1931 Plâtre, métal peint et ficelle Cette construction à la signification ambiguë renferme des connotations érotiques et une violence contenue, à l’image de plusieurs œuvres de cette période. Avec « Boule suspendue » , une création éminemment conceptuelle, le jeune sculpteur est reconnu par les surréalistes et s’impose sur la scène artistique parisienne.
Fil tendu (Fleur en danger) 1932. Plâtre et métal
Pointe à l’œil 1931. Plâtre et métal
Vide-poche Vers 1930 -1931. Plâtre peint
Objet désagréable à jeter 1931. Bronze
Objet désagréable 1931. Bronze « Objet désagréable » constitue l’un des exemples plus troublants des fameuses sculptures-objets conçues par Giacometti entre 1930 et 1935 qui sont considérées aujourd’hui comme des icônes de l’art surréaliste. Cette œuvre au symbolisme sexuel manifeste fut manipulée par un modèle féminin dans une célèbre photographie réalisée par Man Ray en 1933.
La mort subite du père de Giacometti, en 1933, introduit dans ses œuvres un caractère plus mélancolique. Ce trait se manifeste en 1934 dans la « Tête crâne » et le « Cube » , dont les structures en polyèdre témoignent de l’influence de la gravure Melancolia I, d’Albrecht Dürer. Ses recherches graphiques de l’époque allient signes non figuratifs et motifs stylisés, tout en montrant un intérêt marqué pour la géométrie. Alberto Giacometti de profil Photographie de Man Ray, 1932 Publiée dans Cahiers d’art , 1932
La « Tête crâne » , fortement schématisée, se présente suivant l’angle de vue comme vivante ou comme morte. Tête crâne 1934. Plâtre
Symbole saturnien, le « Cube » représente une étape importante dans la production de Giacometti. Il s’agit en effet d’une de ses œuvres les plus abstraites, qui marque un véritable point de rupture dans sa pratique. L’artiste renouera avec la figuration d’après modèle à partir de 1935. Cube 1933 -1934. Bronze (Photo prise sur le Web)
Tête surréaliste 1934. Plâtre et crayon
Tête de Diego Vers 1934. Plâtre Tête d’Isabel (L’Égyptienne) 1936. Plâtre
En 1935, Giacometti prend ses distances avec le mouvement surréaliste, pour revenir au travail d’après modèle. Chaque jour, son frère Diego et Rita Gueyfier, un modèle professionnel, posent pour lui. Le sculpteur explore plusieurs techniques de modelage et passe du travail en facettes à une manière plus expressive, qui préfigure son style de maturité. Entre 1941 et 1945, il s’installe en Suisse. À Genève, dans une chambre d’hôtel transformée en atelier, il réalise des sculptures minuscules de figures féminines debout sur des socles massifs. Durant cette période, il sculpte une seule figure de grande taille, intitulée « Femme au chariot » . Façonnée dans l’atelier de la maison familiale dans les montagnes suisses, l’œuvre reprend le canon féminin des minuscules figurines faites à Genève. Femme au chariot Vers 1945. Plâtre et bois
Annette Arm, que Giacometti a rencontré à Genève durant la guerre, s’installe dans l’atelier parisien en 1947. Le couple se marie en 1949. À partir de cette date, la jeune femme pose quotidiennement pour l’artiste. Petit buste d’Annette Vers 1946. Plâtre peint
Simone de Beauvoir 1946. Plâtre peint Tête d’homme sur socle Vers 1949 -1951. Plâtre peint Tête d’homme Vers 1948 -1950. Plâtre peint
En 1946, Giacometti publie « Le Rêve, le Sphinx, la mort de T. » , un récit onirique sur son expérience de la mort. Ce traumatisme trouve une expression particulièrement puissante dans la «Tête sur tige » , un crâne à la bouche béante, violemment empalé dans un socle. Tête sur tige 1947. Plâtre peint
À la fin de la guerre, Giacometti retrouve son atelier parisien et entame la période la plus productive de sa carrière. Il ressent un besoin compulsif de peindre. Il compense la pénurie de matériaux par la juxtaposition de petites peintures sur des toiles qui sont découpées plus tard en œuvres indépendantes. Ses tableaux de pommes rendent hommage à Cézanne, dont il admire la peinture. «Si j’avais un conseil à donner à un jeune peintre, je lui dirais de commencer par copier une pomme » , s’exclamera-t-il en 1962. Buste d’homme dans un cadre Vers 1946 -1947. Huile sur papier Buste d’homme de profil Vers 1946 -1947. Huile sur toile découpée
Quatre pommes sur une table Vers 1949. Huile sur toile
Quatre pommes et un verre Vers 1948 -1954. Huile sur toile découpée
Quatre pommes sur une assiette Vers 1953. Huile sur toile
Quatre pommes sur une assiette Vers 1953. Huile sur toile
Cette saisissante tête en suspension dans le vide est l’expression d’un cauchemar qui a profondément troublé l’artiste, à la suite d’une vision dont il fut témoin en 1921. Assistant à la mort de Pieter van M. , rencontré au cours d’un voyage, il est fasciné par le nez qui lui semble s’allonger indéfiniment tandis que la vie s’échappe du corps. Le nez 1947. Bronze
Les thèmes explorés par Giacometti dans l’immédiat après-guerre sont inspirés de l’existentialisme et de la philosophie de l’absurde circulant dans les cercles intellectuels. L’artiste est fasciné par le mouvement des foules observées dans la rue. Celles-ci lui inspirent de nouvelles compositions comme « Trois hommes qui marchent » , œuvre marquant l’apparition de ce motif dans sa sculpture. Trois hommes qui marchent (petit plateau) 1948. Bronze
Selon Giacometti, l’ « Homme qui pointe » (aussi appelé l’ «Homme au doigt » ) a été réalisé en une nuit pour sa toute première exposition à New York en 1948. Cette figure tragique, qui inaugure une longue série de personnages masculins, traduit l’essence même de la condition humaine et prend ainsi une portée résolument universelle. C’est le galeriste Pierre Matisse, un ami depuis 1936, qui prend en charge la fonte et la diffusion des bronzes de Giacometti à New York. Cette sculpture en bronze, dont il n’existe que six exemplaires que l’artiste a fait couler et qui se trouvent dans des musées ou des collections privées, a été adjugée pour 141, 2 millions $ chez Christie’s à New York le 11 mai 2015. Homme qui pointe 1947. Bronze
Alberto Giacometti et Pierre Matisse
Giacometti travaille aussi inlassablement le motif de la « Femme debout » en plâtre, en bronze et dans son œuvre peinte. Ce motif emblématique, qu’il développera en d’innombrables variations, propose une silhouette allusive, à la fois proche et lointaine, que l’artiste cherche à fixer. Grande figure II 1948 -1949. Plâtre
Composition avec trois figures et une tête (La Place) 1950. Bronze
La forêt 1950. Bronze
La clairière 1950. Bronze
Le motif « La Cage » , travaillé à l’époque surréaliste, réapparait à la période de maturité de l’artiste. Dans cette œuvre, Giacometti intègre le dispositif d’exposition au vocabulaire de la sculpture La Cage 1950. Bronze
Le genre du portrait, consacré à ses proches et à ses amis intellectuels, domine la peinture de Giacometti. Poussé par une quête obsessionnelle de la « ressemblance » , l’artiste inflige à ses modèles de longues séances de pose, exigeant d’eux une immobilité totale, tout en engageant un dialogue animé. Perpétuellement insatisfait, il s’acharne sur son travail, qu’il reprend de mémoire et détruit, parfois. Dès son apparition sur la scène artistique, Giacometti a attiré l’attention des intellectuels de Saint-Germain-des-Prés: Cocteau, Prévert, Leiris, Breton, Aragon, Éluard sont parmi ses premiers admirateurs. À son retour à Paris en 1945, ses retrouvailles avec ses amis stimulent son intérêt pour le portrait. Giacometti fait de nouvelles rencontres, en particulier celle de l’écrivain Jean Genet, qu’il représentera à maintes reprises en dessin et en peinture. De ces séances de pose, Genet tirera un texte emblématique, « L’Atelier d’Alberto Giacometti » , publié en 1957 Homme assis 1949. Huile sur toile
Giacometti et Jean Genet dans l’atelier Photo d’Isaku Yanaihara 14 octobre 1956
Buste d’homme 1956. Bronze
Buste d’homme au chandail Vers 1953. Plâtre Diego au manteau 1954. Plâtre peint
Buste d’homme (Diego) 1959. Bronze
Tête au grand nez 1958. Bronze Tête sur socle, dite Tête sans crâne Vers 1958. Bronze Homme à mi-corps 1965. Bronze
Buste d’homme sur tige Vers 1954. Bronze Diego (tête au col roulé) Vers 1954. Bronze Buste de Diego Vers 1956. Plâtre
Alberto G iacometti et son épo use Annet te dans l’a telier pari sien
Annette assise Vers 1951 -1952. Huile sur toile Annette noire 1962. Huile sur toile
Buste d’Annette, dit Venise 1962. Bronze Buste d’Annette VIII 1962. Bronze Buste d’Annette IX 1964. Bronze
De 1956 à 1961, Giacometti est fasciné par le visage d’Isaku Yanaihara, un philosophe japonais dont il peint près de 22 portraits et sculpte deux bustes. Yanaihara pose pendant des heures, mais sa patience ne suffit pas à l’artiste, qui le supplie de prolonger ses séjours en France et organisera de nouveaux voyages pour l’avoir comme modèle. Une amitié naît entre les deux hommes, dont Yanaihara tirera un journal. Buste de Yanaihara I 1960. Plâtre Isaku Yanaihara Vers 1956 -1957. Huile sur toile
Depuis la période surréaliste, Giacometti multiplie les variations sur les formes et les proportions de ses socles, qui font partie intégrante de l’œuvre. En 1957, il synthétise ses recherches sur l’échelle et la figure humaine dans « La Jambe » , une œuvre monumentale juchée sur un très haut socle. Sa taille et son aspect fragmentaire évoquent les sculptures antiques. La Jambe 1958. Plâtre
Les dernières années de la vie de Giacometti sont marquées par un nouveau modèle, Caroline, avec qui il entretient une histoire d’amour mouvementée. L’artiste est subjugué par cette jeune femme à la vie dissolue rencontrée dans un bar. Il réalise une fascinante série de 27 portraits qui rendent compte des ultimes évolutions de son style pictural et font partie des plus grandes et des plus intenses peintures qu’il ait créées. Caroline avec une robe rouge Vers 1964 -1965. Huile sur toile
Caroline assise en pied Vers 1964 -1965. Huile sur toile Caroline 1965. Huile sur toile
Grande femmes IV 1960 -1961. Bronze Grande femme I 1960. Bronze Homme qui marche I 1960. Bronze
« L’Homme qui marche » est l’œuvre la plus connue de Giacometti et une des plus célèbres sculptures du 20 e siècle. Depuis les années 1930 et le pas en avant délicatement esquissé de la « Femme qui marche » , Giacometti s’intéresse à la représentation de ce mouvement, inspiré de la statuaire égyptienne. Dans l’immédiat après-guerre, il réalise différentes variations de femmes et d’hommes marchant, de tailles modestes, puis il en sculpte une première version à échelle humaine en 1947. En 1960, Giacometti crée deux nouvelles versions dans le contexte d’un projet monumental destiné au parvis du gratteciel de la Chase Manhattan Bank, à New York. Dans ce projet, l’artiste associe plusieurs motifs directement posés au sol : « Homme qui marche » , « Grande tête » , et « Grande femme » , dont il effectue bon nombre de versions. Insatisfait, il renonce finalement à ce projet qui lui a pourtant permis d’exécuter certaines de ses œuvres les plus emblématiques. Cette sculpture, coulée en dix exemplaires, a été adjugée pour 103, 9 millions $ chez Sotheby’s à Londres le 3 février 2010. Homme qui marche I 1960. Bronze
« L’Homme qui marche » est l’œuvre la plus connue de Giacometti et une des plus célèbres sculptures du 20 e siècle. Depuis les années 1930 et le pas en avant délicatement esquissé de la « Femme qui marche » , Giacometti s’intéresse à la représentation de ce mouvement, inspiré de la statuaire égyptienne. Dans l’immédiat après-guerre, il réalise différentes variations de femmes et d’hommes marchant, de tailles modestes, puis il en sculpte une première version à échelle humaine en 1947. En 1960, Giacometti crée deux nouvelles versions dans le contexte d’un projet monumental destiné au parvis du gratteciel de la Chase Manhattan Bank, à New York. Dans ce projet, l’artiste associe plusieurs motifs directement posés au sol : « Homme qui marche » , « Grande tête » , et « Grande femme » , dont il effectue bon nombre de versions. Insatisfait, il renonce finalement à ce projet qui lui a pourtant permis d’exécuter certaines de ses œuvres les plus emblématiques. Cette sculpture, coulée en dix exemplaires, a été adjugée pour 103, 9 millions $ chez Sotheby’s à Londres le 3 février 2010. Homme qui marche I 1960. Bronze
« Et l’aventure, la grande aventure, c’est de voir surgir quelque chose d’inconnu chaque jour, dans le même visage, c’est plus grand que tous les voyages autour du monde. » Vers la fin de sa vie, Giacometti est comblé d'honneurs. Il remporte le prix Carnegie en 1961, le grand prix de sculpture de la Biennale de Venise en 1962, le prix Guggenheim en 1964 et le grand prix international des arts décerné par la France en 1965. Opéré d’un cancer de l’estomac, en février 1963, Giacometti en guérit. À cette époque, il participe activement au projet de la Fondation Maeght en faisant cadeau, pour le prix de la fonte, d’un nombre important de bronzes. Dans ses dernières années, il suit attentivement le projet de la Fondation à son nom, créée en Suisse pour recueillir la collection de G. David Thompson, un industriel de Pittsburgh qui avait le projet d’ouvrir un musée aux États-Unis. Alberto Giacometti meurt à l’hôpital cantonal de Coire, en Suisse, le 11 janvier 1966. Son corps est transféré à Borgonovo et inhumé auprès de la tombe de ses parents. Depuis le décès de sa mère, en 1964, il était marqué par la hantise de la mort. Sa veuve, qui lui survivra jusqu’en 1993, se consacre à la défense de son œuvre et crée par testament la Fondation Alberto et Annette Giacometti, reconnue d’utilité publique en 2003, dont le siège est à Paris. Elle comprend un grand nombre de tableaux et de sculptures de l’artiste, ainsi qu’un centre de recherche et de documentation. Grande tête 1960. Plâtre peint
Documentation • Renseignements pris sur place, au Musée national des beaux-arts du Québec • « Alberto Giacometti au MNBAQ : une exposition magistrale à découvrir, Le Soleil , 30 janvier 2018 • Wikipédia – Alberto Giacometti • Wikipédia – Diego Giacometti Photographies R. Day (à l’exception de la diapositive no 2 et de la diapositive no 30) Musique Max Richter, « Path 19 (Yet Frailest) » de « Sleep » , interprété par Angèle Dubeau & La Pietà CD Angèle Dubeau & La Pietà, « Max Ri 8 chter – Portrait » Conception R. Day Mai 2018 Mes diaporamas sont hébergés sur le site : http: //www. imagileonation. com
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