CROISSANCE DANS LES PAYS DEVELOPPES La croissance et

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CROISSANCE DANS LES PAYS DEVELOPPES La croissance et ses fluctuations créent des déséquilibres :

CROISSANCE DANS LES PAYS DEVELOPPES La croissance et ses fluctuations créent des déséquilibres : inflation, chômage, déséquilibre extérieur, déséquilibre budgétaire, creusement des inégalités et des exclusions, déséquilibre des comptes sociaux.

Plan n I Les déséquilibres économiques A. Le Chômage u B. L’inflation u C.

Plan n I Les déséquilibres économiques A. Le Chômage u B. L’inflation u C. Le déséquilibre extérieur u D. Le déséquilibre budgétaire u n II Les déséquilibres sociaux A. Le déséquilibre des comptes sociaux u B. La croissance des inégalités et de l’exclusion u

A. LE CHOMAGE n n Rappel : L'INSEE mesure le chômage en utilisant une

A. LE CHOMAGE n n Rappel : L'INSEE mesure le chômage en utilisant une définition proche de celle du B. I. T. depuis Novembre 2007. L’ensemble des chômeurs constitue la PSERE(population sans emploi à la recherche d’un emploi). Selon le BIT, est chômeur toute personne (de plus de 15 ans) qui remplit les critères suivants : « être sans travail » , c’est-à-dire ne pas avoir d’activité pendant la semaine de référence ; même pas une heure. « être disponible pour travailler » , c’est-à-dire être en mesure d’accepter toute opportunité d’emploi qui se présente dans les quinze jours. « recher activement un emploi, ou en avoir trouvé un qui commence ultérieurement » .

n Avant l’INSEE calculait le nombre de chômeurs à partir des DEFM (demandes d’emploi

n Avant l’INSEE calculait le nombre de chômeurs à partir des DEFM (demandes d’emploi en fin de mois brutes) de catégorie 1 enregistrée par l’ANPE: être sans emploi rémunéré (ou avoir travaillé moins de 78 heures dans le mois). u Être disponible immédiatement u Être à la recherche d’un contrat à durée indéterminée à temps plein u

n n Avec la crise des années 70 -80, le taux de chômage passe

n n Avec la crise des années 70 -80, le taux de chômage passe de 3% à 12% puis redescend à 8. 3% selon les nouvelles normes en France. 1. Les différents types de chômage u u Le chômage structurel : Il provient des mutations technologiques qui provoque l’inadaptation des qualifications à celles des emplois proposés. Cela se produit dans un contexte de mutation de l’appareil productif. Exemple : La France manquait d’informaticiens dans les années 80. Le chômage frictionnel : en l’absence de mutations technologiques, il peut y avoir une inadaptation des offres et des demandes d’emploi. Il provient de l’imperfection du marché du travail. Il peut y avoir des besoins d’ajusteur en région parisienne et des ajusteurs en recherche d’emploi en Limousin.

u u Le chômage conjoncturel : Il est lié aux variations de l’activité économique.

u u Le chômage conjoncturel : Il est lié aux variations de l’activité économique. Plus le taux de croissance du PIB est élevé, plus les entreprises ont besoin de main d’œuvre et inversement. Cependant , il faut tenir compte de la croissance de la productivité. Rappel : g = n + p « g : taux de croissance du PIB « n : taux de croissance de la population active occupée « p : taux de croissance de la productivité « Si g<p →n diminue provoquant du chômage. « Donc, selon la productivité la croissance sera plus ou moins riche en emplois. Les Usa et les pays anglosaxons ayant un secteur tertiaire plus développé que le Japon, l’Allemagne ou la France, leur croissance est plus riche en emplois.

n 2. Les analyses des cause du chômage u L’analyse libérale (Walras, Marshall) «

n 2. Les analyses des cause du chômage u L’analyse libérale (Walras, Marshall) « Le chômage est un déséquilibre momentané du marché du travail provenant des rigidités salariales. Il provient d’une insuffisance de l’offre due à un coût du travail trop important. « Il faut donc supprimer les causes de ces rigidités : SMIC, charges salariales, limitation de la durée du travail… Un coût du travail trop important favorise la substitution capital – travail, incite les entreprises à accroître leur productivité et est facteur d’exclusion des personnels les moins qualifiés.

n n L’analyse marxiste En période de croissance, l’emploi et les salaires augmentent. Les

n n L’analyse marxiste En période de croissance, l’emploi et les salaires augmentent. Les entreprises substituent le capital au travail. Si on pose : u u u n n Machines = capital constant (C) Salariés = capital variable (V) Plus-value = richesse créée par le salarié (différence entre la valeur des produits créés et la valeur du salaire perçu)(PL) Taux de plus value = PL/V Taux de profit = Résultat/capitaux engagés = PLC+V En divisant numérateur et dénominateur par V, « on obtient le taux de profit = PL/V C/V +1 Donc si C augmente (suraccumulation de capital), ceci entraine une baisse du taux de profit. Pour faire face à cette baisse tendancielle, les entrepreneurs vont essayer d’augmenter leur taux de plus value donc soit d’augmenter la durée du travail soit de baisser les salaires. Cette baisse provoque une diminution du pouvoir d’achat donc de la demande entrainant crise de surproduction et chômage.

u L’analyse Keynésienne « La demande de travail des entreprises ne provient pas du

u L’analyse Keynésienne « La demande de travail des entreprises ne provient pas du niveau des salaires mais de la demande anticipée de biens et de services. « le chômage provient de l’insuffisance de la demande des ménages due à l’insuffisance des revenus. Il faut donc relancer la consommation par une politique des revenus mise en place par l’Etat. Celui-ci doit aussi intervenir afin de favoriser l’investissement par une politique de baisse des taux d’intérêt.

n Autres causes : u u L’accroissement de la population active: l’entrée des classes

n Autres causes : u u L’accroissement de la population active: l’entrée des classes du baby boom et des femmes sur le marché du travail plus important en France explique en partie le différentiel du taux de chômage avec la GB. Le positionnement sectoriel du système productif : La mondialisation concerne moins le secteur tertiaire. Ceci permet d’expliquer pourquoi les USA et la GB ont mieux résisté à la concurrence des pays émergents. Inversement les pays les plus industrialisés ont subi une concurrence et une délocalisation qui ont aggravé le

n 3. La lutte contre le chômage Le chômage est un phénomène inégalitaire. Il

n 3. La lutte contre le chômage Le chômage est un phénomène inégalitaire. Il touche plus les jeunes, les salariés les moins formés et les femmes. Selon les écoles de pensée les politiques de l’emploi seront différentes. Les libéraux insistent : v Sur le désengagement de l’Etat v Sur la baisse du coût du travail : exonération et baisse des charges v Sur la flexibilité : contrat de travail plus souple Les Keynésiens : v Sur le soutien de la demande : indemnités v Sur la relance économique par les dépenses publiques

B. Les déséquilibres de prix n n 1 L’inflation et les types d’inflation L’inflation

B. Les déséquilibres de prix n n 1 L’inflation et les types d’inflation L’inflation est la hausse générale et prolongée des prix. En France, elle est mesurée officiellement par l’INSEE au moyen de l’indice des prix à la consommation(IPC)qui est la variation du niveau général des prix sur le territoire français entre 2 périodes. Il s’agit d’une hausse auto-entretenue des prix, toute hausse en entraîne une autre. Cette hausse des prix est fondée sur des mécanismes macro-économiques. Elle remet en jeu par exemple la répartition des richesses.

n n n Utilité de l’IPC L'IPC joue un triple rôle : - économique

n n n Utilité de l’IPC L'IPC joue un triple rôle : - économique : il permet de suivre, mois par mois, l'inflation. L'IPC est également utilisé comme déflateur de nombreux agrégats économiques (consommation, revenus. . . ) pour calculer des évolutions en volume, ou en termes réels ("en euros constants"). - socio-économique : l'IPC, publié au Journal Officiel chaque mois, sert à indexer de nombreux contrats privés, des pensions alimentaires, des rentes viagères et aussi à indexer le SMIC. L'indice retenu pour le SMIC est celui des ménages urbains dont le chef est employé ou ouvrier, hors tabac. - monétaire et financier : à des fins de comparaison internationale, les indices de prix ont fait l’objet d’un travail d’harmonisation entre les services statistiques nationaux sous la coordination d’Eurostat. .

n n Les indices de prix à la consommation harmonisés (IPCH) ainsi obtenus ne

n n Les indices de prix à la consommation harmonisés (IPCH) ainsi obtenus ne se substituent pas aux IPC nationaux. Dans le cadre de l’objectif de stabilité des prix de la Banque Centrale Européenne, l’IPCH est l’indicateur majeur pour la conduite de la politique monétaire dans la zone euro. Dans le cas de la France, l’IPC et l’IPCH ont des évolutions assez proches, reflet de leur proximité méthodologique. En septembre 1998, des obligations indexées sur l'inflation (l'IPC national dans ce cas), ont été émises par le. Trésor français, impliquant pour la première fois l'indice des prix dans la définition d'un instrument financier

n Les différentes formes d’inflation u u Inflation rampante : augmentation des prix de

n Les différentes formes d’inflation u u Inflation rampante : augmentation des prix de faible importance mais continue et qui peut révéler une inflation latente Hyperinflation : Au cours d'une période d'hyperinflation, la monnaie et le crédit s'accroissent à un rythme exponentiel, détruisant tous les liens existant entre valeur réelle et valeur nominale et rendant nécessaires des systèmes complexes de troc. Philipp Cagan la définit comme une période durant laquelle le niveau d'inflation se maintient au-dessus de 50% par mois. .

n Les causes de l’inflation u u L’inflation par les coûts : les coûts

n Les causes de l’inflation u u L’inflation par les coûts : les coûts de production (matières, salaires)augmentent plus vite que la productivité ce qui obligent les entreprises à augmenter leur prix de vente pour conserver leurs marges (écart de Slichter). Les salariés perçoivent la diminution de leur pouvoir d’achat et revendiquent des augmentations de salaires, ce qui entretient la hausse des prix. L’inflation par la demande : Lorsque la demande est supérieure à l’offre, les entreprises augmentent leurs prix. L’inflation monétaire : L’émission excessive de monnaie provoque la hausse des prix. Irwing Fisher l’a modélisé : M. V = P. Y L’inflation structurelle : L’existence de marchés oligopolistiques, les conflits dans la répartition de la valeur ajoutée, le poids croissant du tertiaire où les gains de productivité sont plus faibles…

n Les conséquences de l’inflation u Négatives : « Elle ruine les petits créanciers

n Les conséquences de l’inflation u Négatives : « Elle ruine les petits créanciers et les retraités qui ne peuvent répercuter la hausse des prix. « Elle est un handicap pour le commerce extérieur • la compétitivité prix des entreprises exportatrices. u Positives : « Elle diminue le poids de la dette de l’Etat et des ménages. « A court terme, elle permet de mettre de l’huile dans les rouages économiques. L’employeur peut augmenter plus facilement ses salariés…

n Les politiques anti-inflationnistes : elles dépendent de la cause de l’inflation : Inflation

n Les politiques anti-inflationnistes : elles dépendent de la cause de l’inflation : Inflation par les coûts : Désindexation des salaires, augmentation de la productivité, lutte contre la vie chère u Inflation par la demande : Politique budgétaire et monétaire restrictives, augmentation des prélèvements, encouragement à produire. u Inflation monétaire : limiter la création monétaire par la hausse du taux d’intérêt u Inflation structurelle : favoriser la concurrence u

n n 2. La déflation C’est la baisse continue du niveau général des prix

n n 2. La déflation C’est la baisse continue du niveau général des prix et des salaires, suite à une contraction de la demande, de la production, de l’emploi et de la masse monétaire. N. B : A ne pas confondre avec la désinflation qui est le ralentissement de la hausse des prix. Les causes : u La crise : quand l’offre due à une suraccumulutation du capital est supérieure à la demande, elle se traduit par une baisse généralisée des prix.

n n Les conséquences : u Baisse de l’investissement u Baisse des revenus u

n n Les conséquences : u Baisse de l’investissement u Baisse des revenus u Restriction des crédits : le poids de l’endettement augmente puisque les emprunteurs doivent rembourser un montant fixe alors que leurs revenus baissent. Les banques refusent les prêts. Les remèdes : u La banque centrale peut intervenir en facilitant le recours au crédit en diminuant le taux d’intérêt. (taux 0% au japon) u Le gouvernement Japonais en 1998 a pratiqué une politique de relance par des grands travaux, réduit les impôts, distribué des bons d’achat. La limite est l’endettement de l’Etat.

n 3. Les évolutions des prix depuis 1970. 1974 -début des années 80 :

n 3. Les évolutions des prix depuis 1970. 1974 -début des années 80 : Période de stagflation marquée par la stagnation de l’activité économique et un niveau élevé du taux d’inflation, généralement à 2 chiffres. u Depuis le début des années 80 : mise en place de politiques désinflationnistes qui ont permis la réduction et la maîtrise de l’inflation u

C. LE DESEQUILIBRE DU COMMERCE EXTERIEUR n n Le déficit de la balance des

C. LE DESEQUILIBRE DU COMMERCE EXTERIEUR n n Le déficit de la balance des paiements et notamment de la balance commerciale n’est pas forcément mauvais quand il correspond à des dépenses d’investissement. A contrario, un excédent peut révéler une économie où la demande est peu dynamique. Une consommation faible pouvant être due à une structure agée de la population notamment.

D. LE DESEQUILIBRE BUDGETAIRE n n Le déficit budgétaire est du à l’excédent des

D. LE DESEQUILIBRE BUDGETAIRE n n Le déficit budgétaire est du à l’excédent des dépenses publiques sur les recettes publiques; Les causes : u u u Le ralentissement de la croissance : il limite les recettes La progression des dépenses sociales : le vieillissement de la population, le coût des soins, le chômage. Les exonérations de charges et baisse d’impôts.

n n Les conséquences positives Pour Keynes, l’Etat en recourant au déficit budgétaire accroît

n n Les conséquences positives Pour Keynes, l’Etat en recourant au déficit budgétaire accroît la demande publique sans diminuer la dépense privée. Il permet de pallier l’insuffisance de la demande. La relance de l’activité permettra ensuite une augmentation des recettes fiscales qui permettra de rembourser la dette et ses intérêts. L’accroissement autonome des dépenses budgétaires induit une augmentation plus que proportionnelle de la richesse nationale (effet multiplicateur de Kahn)

n Les conséquences négatives: u u u Augmentation de l’endettement : le poids des

n Les conséquences négatives: u u u Augmentation de l’endettement : le poids des intérêts financiers limite la marge d’action de l’Etat. La contrainte exercée par les marchés financiers sur le taux de change. La relance de l’inflation quand les déficits sont financés par création monétaire Eviction financière : L’Etat emprunte sur le marché national, l’argent devient plus cher pour les acteurs privés. En économie ouverte la relance risque de bénéficier aux partenaires étrangers donc peut déséquilibrer la balance commerciale.

n II LES DESEQUILIBRES A. les déséquilibres des comptes sociaux SOCIAUX En France la

n II LES DESEQUILIBRES A. les déséquilibres des comptes sociaux SOCIAUX En France la crise du financement de la protection sociale est due à la conjonction de plusieurs facteurs : La croissance des dépenses : Le vieillissement de la population entraîne l’ augmentation des dépenses de soin et des pensions de vieillesse. La faiblesse de la croissance n’a pas permis de résoudre le problème du chômage dont le financement pèse sur les comptes sociaux. u Exonération des côtisations de sécurité sociale qui diminue les recettes des caisses sociales. u

u La croissance des revenus : elle est faible et limite les recettes u

u La croissance des revenus : elle est faible et limite les recettes u Un système de financement qui fait peser l’essentiel de l’effort sur les revenus du travail. La fiscalisation s’impose mais remet des équilibres en jeu qui sont difficiles à faire accepter.

B. La croissance des inégalités et de l’exclusion n Maintenir des taux de salaire

B. La croissance des inégalités et de l’exclusion n Maintenir des taux de salaire différents dans une économie ouverte n’est possible que s’ils sont compensés par des écarts de productivité identiques. La mondialisation et la rigidité du marché du travail écarte donc les salariés moins productifs, les jeunes et les moins formés. L’ouverture des marchés s’est donc accompagnée par un creusement des inégalités entre les bénéficiaires de la mondialisation et ceux qui sont en concurrence directe avec la main d’œuvre des pays à bas salaire.