CONTRIBUTION DE LA SOCIETE CIVILE AUX OBJECTIFS DU
CONTRIBUTION DE LA SOCIETE CIVILE AUX OBJECTIFS DU DEVELOPPEMENT DURABLE DANS LE CADRE POST-2015: PERSPECTIVE DU CONSOMMATEUR AFRICAIN Présenté par Blaise MAYAKI Président National de l’ ACCEAPE ( Association Camerounaise des Consommateurs d’Energie , de l’Eau, Autres consommations diverses et la Protection de l’Environnement) 1
SOMMAIRE INTRODUCTION I. PERCEPTION DU CONSOMMATEUR AFRICAIN; II. OBJECTIFS DU DEVELOPPEMENT DURABLE POST 2015; III. IMPLICATION DE LA SOCIETE CIVILE: PERSPECTIVE DU CONSOMMATEUR AFRICAIN IV. RECOMMANDATIONS. 2
INTRODUCTION Le préambule de l’avant-projet de document final du sommet des nations unies en vue de l’adoption du programme de développement pour l’après-2015 stipule que: 3
« Le présent programme est un plan d’action pour les populations, la planète et la prospérité, qui cherche également à consolider la paix universelle dans une plus grande liberté. Tous les pays mettront en œuvre ce Programme dans le cadre d’un partenariat collaboratif. Nous sommes résolus à libérer l’humanité de la tyrannie, de la pauvreté et du besoin et à guérir et sécuriser notre planète pour les générations présentes et futures. Nous sommes déterminés à prendre les mesures courageuses nécessaires pour réorienter le monde vers une voie pérenne. Au moment où nous embarquons pour ce périple collectif, nous faisons la promesse que personne ne sera laissé pour compte. » 4
Les 8 objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) qui arrivent à échéance cette année-ci ont eu un succès très mitigé; depuis le Sommet Rio+20 de 2012, on négocie les 17 Objectifs du développement durable comme nouvelles lignes directrices des stratégies de développement dans le cadre post-2015. Sont-ils réalisables? Quelles différences y-a-t-il avec les OMD, et quelles leçons peut-on tirer de ces derniers? Et surtout, quelle participation de la société civile devrait-on envisager? Notre lecture en tant que organisation de consommateurs partie intégrante de la société civile africaine est ceci: 5
I. PERCEPTION DES OMD PAR LE CONSOMMATEUR AFRICAIN Les OMD ont contribué depuis 2000 à une accélération sans précédent de la diminution de la pauvreté dans le monde. Ils ont joué un rôle majeur pour mobiliser les acteurs du développement. Simples, clairs , mesurables et symboliques, ils ont relancé l’action des bailleurs; permis d’évaluer les progrès réalisés à l’échelle internationale; contribué à sensibiliser et à mobiliser l’opinion publique. Ils étaient censées offrir aux sociétés civiles de tous les pays un cadre de référence pour le suivi des politiques publiques; objectif partiellement atteint en raison des problèmes de gouvernance surtout dans les pays pauvres ou en voie de développement. 6
De nombreuses cibles, relatives à la lutte contre la faim, la réduction de la mortalité infantile et maternelle ou l’accès à l’assainissement, ne seront pas atteintes en 2015. Un milliard de personnes vivent encore avec moins de 1, 25$ par jour, près de 870 millions souffrent de la faim et 400 millions restent privées d’accès aux services sociaux de base. L’Afrique subsaharienne est particulièrement éloignée de l’atteinte des objectifs de lutte contre la pauvreté, la malnutrition, la mortalité maternelle et infantile, de même que les pays en situation de conflit et de fragilité. 7
II. OBJECTIFS DU DEVELOPPEMENT DURABLE POST 2015 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. CE NOUVEAU PROGRAMME VISE ENTRE AUTRES À : Éradiquer la pauvreté et la faim ; Assurer l`éducation, la santé et des services élémentaires pour tous ; Atteindre l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles ; Combattre les inégalités dans les pays et entre les pays ; Encourager une croissance économique inclusive, une prospérité partagée et des modes de vie durables pour tous ; Promouvoir des villes et des établissements humains sûrs et inclusifs; Protéger la planète, combattre les changements climatiques, utiliser les ressources naturelles de manière durable et sauvegarder les océans ; Revitaliser le partenariat mondial pour un développement durable. 8
III. IMPLICATION DE LA SOCIETE CIVILE: PERSPECTIVE DU CONSOMMATEUR AFRICAIN A cet égard, certains projets et programmes se sont révélés inadaptés en ne réussissant pas à atteindre les objectifs visés et en ne permettant pas de tirer parti des savoirs faire locaux et des avis directs des consommateurs; d’où la nécessité de l’implication active de la société civile dont les consommateurs dans l’action gouvernementale des États. En outre, d’autres dimensions de mesures doivent cependant être intégrées pour prendre en compte les questions de: qualité, bien-être, satisfaction, et les facteurs de facilitation du développement. 9
Globalement la société civile africaine et d’avantage le consommateur ici, conscient de l’enjeu et du rôle déterminant de son action dans la réalisation des ODD dans l’optique post-2015 se heurte à des écueils multiformes, notamment une restriction de son espace d’expression et d’intervention, la modestie de ses moyens d’action… Par conséquent, les ODD ne pourront être efficacement réalisables que si un certain nombre de paramètres impliquant directement le consommateur, sont pris en compte: 10
�Établir un dialogue avec les coordonnateurs résidents des Nations Unies et autres acteurs clés, au sein et en dehors du système des Nations Unies au niveau national, pour examiner et coordonner des moyens de soutenir et d'impliquer le consommateur dans les consultations; �Accorder une forte représentation du consommateur dans les instances décisionnelles étatiques, para étatiques et privées; �Protéger ses actions dans des cadres juridiques appropriés tout en tenant compte des spécificités de chaque Etat; 11
�Faire pression sur les ONG internationales du nord, si possible avec l'appui des Nations Unies, sur la question de la capacité et de la mobilisation financière de la société civile (dont les organisations de défense des droits de consommateurs) pour appuyer les processus de consultation au niveau national sur l’après-2015. les organisations de défense des droits de consommateurs africaines, pourront commencer par une participation plus active au sein d’initiatives comme la campagne de l’après 2015; �Intégrer dans les budgets des États la prise en compte des organisations de défense des droits de consommateurs entre autres composantes de la société civile. 12
IV. RECOMMANDATIONS Les consommateurs, partie intégrante de la société civile recommandent: �Accélérer le processus de décentralisation en vue de rapprocher les services sociaux de base des besoins des populations; �Axer en priorité, les interventions des Partenaires au développement sur les besoins des populations à la base; � Renforcer l’efficacité les plateformes de concertation et de dialogue entre les administrations, le secteur privé et les OSC en vue du suivi de la mise en œuvre des priorités identifiées ; � Mettre un accent particulier sur le consommateur, bénéficiaire final de toutes actions de développement. C’est seulement à ce prix qu’on espère cesser d’observer en Afrique des cas de malades affamés, assoiffés de l’eau potable, mal lotis dans la pénombre et l’insalubrité pour un devenir incertain et misérable. 13
MERCI POUR VOTRE BIENVEILLANTE ATTENTION! 14
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