Cliquez chaque vue Photo de Cath Otto Wagner













































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Cliquez à chaque vue Photo de Cath Otto Wagner 1841 -1918 L’architecte Viennois de l’Art Nouveau Otto Wagner en 1896 par Gottlieb Theodor Kempf Von Hartenkampt - Musée de Vienne
Etapes de la vie privée et professionnelle d’Otto Wagner (1841 -1918) 13 juillet 1841 Naissance d’Otto Wagner à Penzing près de Vienne (même âge que Monet, Renoir, Bazille, Cézanne…. . ) De 1857 -1859 1841 1863 de Etudes à l’InstitutàPolytechnique Vienne 1859 Etudes à l’Académie d’Architecture de Berlin 1861 -1863 Etudes à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne 1862 Il entre à l’atelier de Heinrich von Forsters et apprend la maçonnerie 1862 -1864 Il élabore des projets de constructions de style historiciste (suivant la tradition viennoise du moment) 1863 Idylle avec Sophie Paupié, fille d’un maître brasseur 1880 Décès de sa mère 1880 Divorce d’avec son épouse Josefine 1864 -1865 Naissance de leurs deux enfants Otto et Robert De 1880 àArtibus 1895 Il conçoit le projet (quartier 1864 Succès au concours pour la construction du Kursalon dans le Stadtpark de Vienne mais l’Empereur François-Joseph choisit une construction plus classique de musées pour Vienne) et devient maître d’ouvrage pour des immeubles de rapport et des villas/hôtels dans Vienne De 1863 à 1879 1867 Suivant le désir de sa mère, mariage avec Josefine Domhart fille d’un bijoutier fortuné 1868 Naissance de leur fille Suzanne 1879 Décoration de la célébration des noces d’argent du couple impérial suivant le style cher à l’Empereur 1884 Mariage d’amour avec Louise Stiffel, ancienne gouvernante de Suzanne 1884 – 1885 - 1889 3 enfants : Stefan, Aloisia et Christine 1895 Il publie un ouvrage « Architecture moderne » : abandon des styles du passé au profit d’une architecture moderne en fonction des exigences urbaines et démographiques. 1895 Professeur à l’Académie des Beaux. Arts de Vienne, il a des élèves qui prônent le modernisme et qui fondent le groupe Art Nouveau Sécession Viennoise De 1895 à 1918 1898 Il adhère au groupe Sécession Viennoise Nombre important de constructions Art Nouveau Sécession Viennoise 1915 Décès de Louise, son épouse. Grande difficulté pour surmonter cette grande peine. Ne s’alimente plus. 11 avril 1918 Décès d’Otto Wagner avant la fin de première guerre mondiale 2
Otto Wagner et « ses femmes » Otto Wagner est né à Penzing, près de Vienne, le 13 juillet 1841. Son père, notaire, meurt très jeune. Son fils n’a pas 5 ans. Il est donc élevé par sa mère. Malgré les difficultés financières causées par le décès de son père, Otto reçoit une bonne formation, devenant architecte dès l’âge de 23 ans. En 1863, il débute une relation amoureuse avec Sophie Paupié, la fille d’un maître brasseur. Hors mariage, ils ont deux fils, Otto et Robert, respectivement nés en 1864 et 1865 que Wagner ne reconnaît qu’en 1882. Photo de Cath Poussé par sa mère, il se marie en 1867 avec la fille d’une famille fortunée de bijoutiers viennois, Josefine Domhart. Ensemble, ils ont une fille, Suzanne, née en 1868. Otto Wagner en 1866 (25 ans) peint par Auguste George-Mayer (1834 -1889) C’est pour s’occuper d’elle qu’il engage en 1879 une gouvernante, Louise Stiffel, dont il devient amoureux. A la mort de sa mère en 1880, Wagner quitte sa femme pour vivre avec Louise, qu’il épouse en 1884. Ils ont trois enfants : Stefan (1884), Aloisia, dite Luise (1885) et Christine (1889). La disparition de Louise, en 1915, laisse Wagner inconsolable. Il continue de lui écrire presque quotidiennement jusqu’à sa propre mort, le 11 avril 1918, quelques mois seulement avant que l’Empire austro-hongrois ne se disloque à la fin de la première guerre mondiale. 3
Otto Wagner amoureux L’année 1879 marque un tournant dans la vie de Wagner alors âgé de près de 40 ans. Pour ne pas peiner sa mère, il n’ose quitter son épouse pour retrouver sa chère Louise. Otto Wagner vers 1880 (25 ans) peint par Franz Xaver Stocker (1835 -1887) Lorsque sa mère meurt en 1880, il divorce après une procédure administrative longue et coûteuse, puis il épouse Louise selon le rite unitarien (variante du rite protestant). Photo de Cath Les lettres qu’il lui adresse durant la première année de leur relation témoignent de sa passion pour cette jeune fille de près de 20 ans sa cadette mais aussi des problèmes d’un homme mal marié, prisonnier des conventions sociales. Louise Wagner en 1888 peinte par Hans Temple (1857 -1931) détail 4
L’architecte Otto Wagner A l’image des plus grands architectes, il a par ailleurs une activité de théoricien qui lui assure une célébrité internationale Otto Wagner est d’abord formé à l’Institut Polytechnique de Vienne puis à l’Académie d’architecture de Berlin. Sa carrière est longue. Dès son premier projet connu daté de 1860, à l’élaboration, en 1918, d’un dernier immeuble de rapport qu’il n’a pas le temps de construire, les presque soixante années qui s’écoulent correspondent à celles d’un profond bouleversement de la société (industrialisation et modernité/confort) et de l’architecture. De la conception de villas pour des commanditaires privilégiés à la mise au point de grands projets urbains, il s’intéresse à tout, sans omettre la décoration intérieure (dessins de tables, chaises, meubles, couverts) en accord avec la vie moderne et la facilitant. Son livre sur « l’Architecture Moderne » est publié en Europe et aux Etats-Unis. Il commence sa carrière d’architecte dans la capitale autrichienne au début des années 1860, soit peu de temps après la décision de l’Empereur François. Joseph de construire un grand boulevard circulaire (le Ringstrasse), à l’emplacement de l’ancienne enceinte fortifiée. Comme l’écrit son compatriote et collègue Adolf Loos en 1911 : « il n’y avait pas de concours auquel il n’eût participé. Mais Otto Wagner était un artiste et c’est pourquoi le premier prix lui fut toujours refusé. » Pour autant, Wagner est loin de la figure de l’artiste maudit. Le formidable chantier qui s’ouvre alors modifie considérablement le paysage de Vienne. Tirant une confortable fortune de la construction de nombreux immeubles de rapport dont il est d’ailleurs bien souvent à la fois l’architecte et le commanditaire, Wagner est tout à fait intégré à la société viennoise de la fin du 19 e siècle. Il prend part à tous les concours architecturaux à Vienne mais aussi dans toute l’Autriche-Hongrie et au delà des frontières. Hélas, trop simples au goût du Monarque, ses projets ne sont jamais acceptés. Il est en marge de l’Académisme. Les portraits de lui et de sa seconde épouse manifestent leur appartenance à la bourgeoisie, statut social que soulignent en outre l’architecture et le riche décor éclectique des premiers logements occupés par le couple. 5
L’architecte bourgeois 1896 Louise Wagner, épouse d’Otto Wagner - 1896 Le couple est représenté alors qu’il s’apprête à quitter la maison. Louise, en robe du soir, tourne le dos ; des gants et une étole en vison sont posés sur une table à côté d’elle. Wagner en habit de cérémonie arbore ses décorations. Il a déjà sur ses épaules son manteau bordé d’astrakan et tient à la main ses gants et son haut-de-forme. Arrivé au sommet de sa renommée, Wagner manifeste ici son lien étroit avec sa femme qui le soutient en public. Pastels de Tottieb Theodor Kemf von Hartenkampf Photo de Cath Désireux de décorer la salle de billard de sa villa d’Hütteldorf, Wagner commande à Tottlieb Theodor Kempf von Hartenkampt, jeune étudiant de l’Académie, deux portraits grandeur nature de lui et de son épouse Louise. Otto Wagner - 1896 6
Le gout de L’Empereur François-Joseph (18301916) Le Ring Les dessins ou les maquettes d’Otto Wagner, jugés trop modernes et trop simples, ne sont pas acceptés par l’Etat. Les goûts artistiques de l’Empereur François. Joseph se reflètent dans les bâtiments élevés le long de la Ringstrasse à Vienne. Bâtiments au goût du jour, se référant au passé (inspiration gothique ou rococo). Ce courant hétéroclite est appelé : style « historicisme » . C’est par la création d’architectures éphémères que Wagner participe à l’expression de cet art officiel. Les décors qu’il dessine pour les fêtes du jubilé de l’Empereur en 1879 ou ceux célébrant l’entrée de la princesse Stéphanie de Belgique à Vienne en 1881, témoignent d’un goût baroque parfaitement adapté à la glorification de la famille impériale. Bien qu’il ne s’intéresse pas particulièrement à l’avant-garde artistique de la fin du 19 e siècle « l’Art Nouveau » , il honore l’exposition inaugurale de la Sécession de sa présence et, à l’inverse de l’Empereur d’Allemagne Guillaume II, et s’abstient de manifester ouvertement son opposition à la modernité. Héliogravure (détail 1879 noces d’argent du couple impérial L’empereur François-Joseph marbre – sculpture de Johanne Benk (1844 -1914) Photo de Cath Dans la Cour très conservatrice de Vienne, certains soutiennent discrètement Wagner. En 1894, Franz von Wetschi, premier conseiller au cabinet de la Cour et, à ce titre, le plus haut fonctionnaire, tente – en vain – d’obtenir qu’il soit désigné comme architecte en chef du palais impérial. En 1894, Otto Wagner est nommé professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne) 1879 7
Evènements sous le règne de François-Joseph ( 1830 -1916 ) 1830 Naissance de François-Joseph de Habsbourg-Lorraine 1848 Couronnement de l’Empereur François. Joseph 1854 Mariage de François-Joseph avec Elisabeth de Bavière, dite Sissi 1866 Défaite de l’Autriche face à la Prusse 1867 François-Joseph couronné roi de Hongrie 1871 Défaite de la France face à la Prusse 1879 Alliance de l’Autriche-Hongrie avec l’Empire « allemand » 1889 Décès de l’Archiduc Rodolphe d’Autriche, fils de l’Empereur 1916 Mort de l’Empereur François-Joseph 1918 Dissolution de l’Empire Austro-Hongrois 1898 Assassinat de l’Impératrice Elisabeth d’Autriche 1914 Assassinat de l’Archiduc François. Ferdinand, héritier de la Couronne et de son épouse Sophie à Sarajevo. Début de la première guerre mondiale 8
La demeure d’Otto Wagner devient le Palais Hoyos puis devient une ambassade 1892 - 2020 En 1892, il emménage dans un vaste hôtel particulier de style à la fois rococo et moderne qu’il fait construire pour son propre usage (Rennweg 3). Le premier étage réunit des pièces de réception au riche décor éclectique, cadre idéal des mondanités de la vie bourgeoise contemporaine. Sans pour autant renoncer à cette vie sociale, la famille Wagner quitte 3 ans plus tard le centreville pour s’installer définitivement, en 1895, dans une villa d’été élevée en lisière de la foret (Hüttelbergstrasse 26). Dans un premier temps, il loue donc son hôtel particulier. Les deux bâtiments mitoyens sont également à lui. Celui de droite est loué, de 1898 à 1909, à Gustave Mahler. En 1903, il vend son hôtel à la comtesse Marie Hoyos. L’hôtel prend le nom de Palais d’Hoyos. En 1957, les héritiers de la comtesse vendent leur palais à la Yougoslavie qui en fait son ambassade. Lors de la guerre civile de la Yougoslavie, la Serbie le réquisitionne pour en faire, elle aussi, son Ambassade puis en 2013, le palais est acheté par la Croatie. 9 L’hôtel particulier de la famille Wagner, devenu Palais d’Hoyos, puis l’Ambassade de la Yougoslavie, puis de la Serbie et enfin de la Croatie
1886 Première résidence d’été d’Otto Wagner dans le massif montagneux du Wienerwald, près de Vienne Première villa d’Otto Wagner En 1886, en lisière de la forêt, à Hütteldorf, zone rurale de Vienne, Wagner construit sa première maison personnelle. Initialement utilisée comme une maison d’été en 1886, elle devient la résidence permanente de la famille en 1895. Elevée au milieu d’un jardin paysagé, la villa à l’architecture palladienne témoigne de la réussite sociale et professionnelle de Wagner. Le corps principal, marqué en façade par une loggia à colonnes doriques accessible par un escalier monumental, est flanqué de 2 pergolas. Bien que de 3 niveaux, la villa ne semble composée depuis la rue que d’un seul rez-dejardin où se déploient les espaces d’apparat : une grande salle à manger, un salon aux décors peints. Le mobilier est principalement inspiré du début du 18 e siècle. 1886 - Résidence d’été de la famille Wagner devenue résidence principale en 1896 10
Première résidence d’été d’Otto Wagner dans le massif montagneux du Wienerwald, près de Vienne 1886 « Désireux de se démarquer du style baroque en vogue à l’époque, il cherche des formes plus sombres, puisant son inspiration dans la Renaissance Italienne » Eva Maria Orosz 1886 - Résidence d’été de la famille Wagner devenue résidence principale en 1896 11
1886 Première résidence d’été d’Otto Wagner dans le massif montagneux du Wienerwald, près de Vienne Salle de billard du temps d’Otto Wagner où s’y trouvaient les deux portraits de monsieur et madame. Magnifiques vitraux Tiffany d’Adolf Böhn Mais lorsque le couple change d’habitat, les portraits s’en vont aussi…… La villa est alors consacrée aux œuvres d’Ernst Fuchs (1930 -2015), peintre, dessinateur, graveur, sculpteur, architecte, scénographe, compositeur, poète, chanteur et fondateur de l’Ecole de Vienne du Réalisme Fantastique. L’ancienne salle de billard d’Otto Wagner 12
Le destin tourmenté de la villa Wagner 1886 - 1988 En 1911, Otto Wagner – qui vient de se faire construire une autre villa plus moderne – vend cette maison à une famille juive qui va être contrainte de quitter l’Autriche en 1938. Elle est alors récupérée par les Jeunesses Hitlériennes pendant la Seconde Guerre Mondiale puis elle est réquisitionnée par les Soviétiques puis par l’armée Française en 1946. Elle est, ensuite, laissée à l’abandon durant de nombreuses années, les héritiers juifs – s’il en existe - n’étant pas revenus à Vienne. En 1963, il est question de faire de ce magnifique édifice une station-service mais de nombreuses discussions ont lieu qui n’amènent à aucune prise de décision. C’est alors qu’Ernst Fuchs (1930 -2015), l’un des fondateurs du mouvement autrichien du réalisme fantastique, la rachète en 1972 et la restaure entièrement, gardant le style palladien d’Otto Wagner. En 1988, la villa devient un musée privé consacré surtout à l’œuvre d’Ernst Fuchs qui était peintre, dessinateur, graveur, sculpteur, architecte, scénographe, compositeur, poète, chanteur. Ernst Fuchs (1930 -2015) Œuvre d’Ernst Fuchs 13
Seconde résidence des époux Wagner dans le massif montagneux du 1912 Wienerwald, près de Vienne Otto Wagner n’apprécie par l’Art Baroque Viennois, trop chargé à son goût et pas très adapté à une vie qui se veut plus moderne. En 1894, il devient professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne et n’accepte que les élèves les plus doués. Est-il influencé par ses jeunes gens ou bien sont-ce ces derniers qui adoptent son modernisme en travaillant sous sa houlette ? Photo de Cath Quoiqu’il en soit, ces « soldats de la modernité » vont être les fondateurs de l’Art Nouveau de Vienne appelé « Sécession » auquel Otto Wagner adhère Le style d’Otto Wagner devient de plus en plus épuré. La second villa qu’il se fait construire est totalement cubiste, mettant en valeur les céramiques des façades et de la porte d’entrée. Aquarelle d’Otto Wagner 14
Seconde résidence des époux Wagner dans le massif montagneux du Wienerwald, près de Vienne 1912 – Seconde résidence des époux Wagner, appelée « Palais Wagner » 15
Photo de Cath 1912 Seconde résidence des époux Wagner dans le massif montagneux du Wienerwald, près de Vienne 16
Otto Wagner, professeur aux Beaux-Arts de Vienne 1894 Otto Wagner occupe à partir de 1894 un poste d’enseignant à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne. C’est en fait une reconnaissance de son talent, reconnaissance tant attendue ! Il réunit autour de lui une jeune génération d’artistes qu’il sélectionne. Ils deviennent très vite ses collaborateurs. Ils dessinent sous ses ordres des projets qui n’aboutiront pas toujours, hélas. Photo de Cath Ces jeunes futurs architectes revendiquent être des « soldats de la modernité » . Lorsqu’ils quittent leur professeur pour voyager avant de revenir à Vienne, ils lui font une large publicité. Quant à Otto Wagner, il écrit plusieurs livres sur « l’architecture moderne » qui sont diffusés dans toute l’Europe et aux Etats Unis. Même si l’Etat ne semble pas prisé ses projets d’architecture pour des monuments nationaux ou hôpitaux, même si l’Empereur François-Joseph est indifférent à cette nouvelle architecture, il est néanmoins considéré comme l’un des plus talentueux dans tout l’empire austro-hongrois. 17
Le Palais de la Sécession à Vienne 1897 A Munich, en 1892, un groupe d’artistes peintres se fait entendre : ils refusent le conformisme de l’époque. Ils diffusent leurs idées dans une revue munichoise Jugend. Mouvement : le Jugendstil Un peu plus tard, à Vienne, des anciens élèves d’Otto Wagner, peintres, dessinateurs et architectes prônent également, à l’instar de leur maître, le modernisme pour avoir plus de confort. Ils communiquent leurs conceptions, avec dessins à l’appui, à la revue Ver Sacrum. Leur mouvement est appelé « Secessionsstil » . Le peintre Gustav Klimt (1862 -1918) en est le président. L’architecte Josef Olbrich (1867 -1908) prévoit la construction d’un musée – le palais de la Sécession - à Vienne, afin d’y présenter les œuvres d’art de tous les artistes du modernisme. Quant à Joseph Hoffmann (1870 -1956) , Koloman Moser (1868 -1918) et Léopold Bauer (1872 -1938), ils deviennent les directeurs artistiques des expositions qui ont lieu plusieurs fois par an. Otto Wagner adhère totalement à cette association. Ce courant sécessionniste s’inspire du mouvement symboliste, de l’estampe japonaise, du mouvement anglais Arts & Crafts et des motifs décoratifs gothiques. Palais de la Sécession construit par Josef Olbrich en 1897 18
Le Palais de la Sécession à Vienne Détail - Palais de la Sécession : les chouettes de Koloman Moser Palais de la Sécession : Fresque de Gustav Klimt 1897 19
La maison des majoliques d’Otto Wagner 1898 -1899 Immeuble de style Sécession Cet immeuble de rapport, tirant son nom des carreaux de faïence appelés majoliques, est conçu par Otto Wagner. Avec sa façade aux décorations florales dessinées par Alois Ludwig, il est l’antithèse des palais de la Ringstrasse (quartier neuf aux immeubles de style rococo 1900 viennois voulus par l’Empereur François-Joseph). La maison des majoliques parait, aux yeux des Viennois, très excentrique mais elle émerveille. 20
La maison des majoliques d’Otto Wagner 1898 -1899 21
La maison des majoliques d’Otto Wagner 1898 -1899 Rampe d’escalier et cage d’ascenseur 22
23 La maison aux médaillons ou des muses d’Otto Wagner Immeuble de style Sécession A côté de la maison des majoliques, Otto Wagner conçoit un autre immeuble de rapport qui est appelé la maison aux médaillons ou la maison des muses. Ces ornementations (guirlandes de lauriers et feuilles de palmiers de la façade) sont l’œuvre de l’architecte, peintre et décorateur Koloman Moser, co-fondateur de l’atelier viennois. Quant à la crieuse, sur le toit, en façade, elle est l’œuvre du sculpteur Othmar Schimkowitz. 1898 1899
La maison aux médaillons ou des muses d’Otto Wagner 1898 -1899 Cet immeuble est situé non loin de la Karslsplatz sur laquelle Otto Wagner vient d’édifier la station de métro « Karlsplatz » La Crieuse : œuvre du sculpteur Othmar Schmkowitz 24
La maison aux médaillons ou des muses d’Otto Wagner 1898 -1899 Les médaillons représentant les muses et les guirlandes de laurier sont l’œuvre de Koloman Moser 25
La maison aux médaillons ou des muses d’Otto Wagner 1898 -1899 Otto Wagner et ses élèves semblent avoir été influencés par l’Art Nouveau d’Hector Guimard, le grand architecte des bouches de métro à Paris Cage d’escalier et ascenseur (la modernité !) 26
Le métro Karlplatz de Vienne 1894 -1900 En 1894, un concours est lancé pour la construction du Stadtbahn (chemin de fer urbain qui devient le métro quelques années plus tard). Son projet est accepté et il en est le maitre d’œuvre responsable de toutes les tâches architecturales liées à cette réalisation. A l’intérieur, le « Pavillon Wagner » devenu aujourd’hui un musée – est orné de lambris vert et or qui alterne avec des murs ornés de rudentures dorées. L’entrée du métro de la Karsplatz 27 Projet du métro, accepté par l’Empereur François Joseph Photo de Cath C’est de nouveau son élève et assistant Olbrich qui introduit les décors sur les façades stations de métro. Wagner avait un goût prononcé pour la géométrie simple, voire même un peu austère tandis que son élève aimait les fioritures du Jugendstil.
Le métro Karlplatz de Vienne 1894 -1900 Façade arrière du métro de la Karsplatz Détail – porte d’entrée 28
Le métro Karlplatz 1894 -1900 Décor intérieur de la station L’angle coupé surmonté d’un acrotère en fer forgé 29
Photo de Cath Le Hofpavillon Etude d’Otto Wagner : Pavillon des Kwnd. K Allerhogsten-Hofes 30
1894 -1900 La station Kettenbrückengasse 31
Le Hofpavillon La station est proche du château de Schönbrunn. L’Hofpavillon était destiné à l’Empereur et à ses hôtes, ainsi qu’aux membres de la Cour, entrée personnelle permettant d’accéder au métro viennois. L’Empereur François Joseph ne l’utilisa que deux fois, en 1899 et en 1902. Le luxueux décor intérieur du pavillon est resté intact et se visite exceptionnellement. Cet accès de ce métro a été supprimé 1898 Les murs sont lambrissés de bois d’acajou. L’oculus est de style Jugenstill 32
Le Hofpavillon Sur les côtés, une « marquise » pour abriter les carrosses. Au dessus, la couronne impériale. 1898 33
L’église Saint Léopold am Steinhof 1904 -1907 Elle en forme de croix grecque, coiffée d’un dôme recouvert de feuilles de cuivre doré ainsi que d’une croix recouverte d’une pellicule d’or. Photo de Cath Elle peut accueillir 800 fidèles. Dessin préliminaire d’Otto Wagner Un concours est organisé en 1902 pour la construction d’un hôpital psychiatrique et d’une église attenante pour les malades. Otto Wagner emporte le premier prix mais il ne construit que l’église. La construction va durer 3 ans, de 1904 à 1907. Dessin préliminaire d’Otto Wagner 34
L’église Saint Léopold am Steinhof Joyau de L’Art Nouveau 1904 -1907 Certains détracteurs – hostiles à l’Art Nouveau – nomment cet édifice : « église à bretelles » . Otto Wagner, maitre d’œuvre, est assisté par deux autres architectes (Otto Schonthal et Marcel Kammerer). L’Eglise est construite non en pierre mais en béton sur une ossature métallique. Le tout recouvert de marbre. La coupole est en plaque de cuivre. Ses anciens élèves, artistes dessinateurs, peintres, céramistes, sculpteurs, maitres vitraillistes apportent leur concours. Otto Wagner fait appel à Richerd Lusch pour les sculptures de Saint Léopold et de Saint Séverin installées sur les deux petites tours. 35
1904 -1907 L’église Saint Léopold am Steinhof Othmar Schimkowitz est pressenti pour les sculptures des anges en bronze, dorés à la feuille d’or. Quant à Koloman Moser, son ancien élève, collaborateur et ami, il réalise les dessins des vitraux et des mosaïques du chœur. 36
L’église Saint Léopold am Steinhof 1904 -1907 Du fait de l’état des malades, l’église leur est uniquement attribuée, ainsi qu’à leur famille et le personnel de l’hôpital psychiatrique. En 1981, l’hôpital accepte d’ouvrir ce joyau au public, à des jours bien déterminés. La ville de Vienne intervient alors pour une rénovation complète de l’édifice (de 2000 à 2006). Aujourd’hui, elle est toujours en service mais n’est ouverte qu’un jour par semaine. Elle est également utilisée dans le cadre des mariages et des baptêmes. 37
A Vienne, le fleuve est hors de la ville Il a une longue histoire de désastres naturels. Pour le rendre néanmoins plus navigable, l’Etat demanda à Otto Wagner de concevoir le pont-barrage mobile de Nussdof et la maison de l’éclusier, Cette maison devient, par la suite, un bâtiment administratif. Le barrage de Nussdorf 1894 -1898 38
Le barrage de Nussdorf 1894 -1898 39
Le pavillon de l’écluse de Kaoserbad 1904 -1906 La maison de l’éclusier est d’abord construite. Puis le barrage. La mise en service de l’écluse de Kaiserbad n’eût jamais lieu, la guerre 14 -18 arrêtant tous les travaux coûteux. Le pavillon devient, en 1970, un centre de formation, Depuis peu, il sert de restaurant. Des plaques de marbre sont « cloutées » sur la façade en béton et des panneaux de céramique. 40
1900 – Otto Wagner à sa table de travail 1910 – Caricature d’Otto Wagner Kempf von Hartenkampf (1871 -1964) représente son professeur à sa table de travail. Otto Wagner présentera beaucoup de dessins avec l’espoir de remporter les concours. Cependant, sa modernité n’est pas au goût du jour. Il persiste néanmoins dans cette voix. Il va même jusqu’à concevoir du mobilier résolument moderne pour ses villas ou pour l’agencement des bureaux. 41 Fischer von Erlach (architecte de l’époque Louis XIV) dit à Otto Wagner : « croyez-moi, mon cher Wagner, j’ai construit l’église Saint-Charles et ainsi gâché l’image de la Vienne de mon temps, tout comme vous aujourd’hui. Dans cent ans, les gens l’adoreront. » Les Viennois craignaient que la modernité des bâtiments conçus par Otto Wagner jure avec l’esthétique baroque de la Karlskirche, l’un des édifices les plus admirés de la ville.
1904 -1912 La Postsparkasse ou Caisse d’épargne de la poste Seul édifice public construit par Otto Wagner sur la Ringstrasse. Cet ensemble monumental se caractérise par sa sobriété. Entre les grandes baies, des fines plaques de marbres fixées par des clous sur le béton. Ces clous sont laissés apparents. Les détracteurs surnomme cette construction : « la maison à clous » . 42
1904 -1912 La Postsparkasse ou Caisse d’épargne de la poste Lorsqu’on pénètre dans la salle des guichets, le client a l’impression d’être dans une basilique du 20 e siècle : une verrière suspendue à une structure métallique permet la diffusion de la lumière vers la salle des coffres qui est située au sous-sol, grâce aux plaques de verre du sol. Le critique d’Art Ludwig Hevsi remarque qu’aucune ombre ne parvient à l’intérieur des salles. Le rez-dechaussée Le sous-sol ou salle des coffres La salle des guichets est chauffée par des calorifères. 43
Otto Wagner, ayant perdu sa femme, n’a plus envie de vivre. Il ne s’alimente plus ou mal. Il meurt à l’âge de 76 ans, avec le sentiment d’avoir accompli sa mission. Photo de Cath La devise de ses élèves, membre de la Sécession Pallas Athéna - 1915 Comme les recevoir capitalesdes d’Europe, Vienne passe de Puisqu’iltoutes ne peut commandes officielles, 900 habitants plus de 2 son millions à la veille Otto 000 Wagner décideende 1869 faireà connaître architecture de la première guerre dès mondiale. moderne en publiant, 1889, et à ses frais, un premier Très tôt, de Wagner se: penche sur les questions d’urbanisme, volume croquis comme « quelques l’atteste son projet deprojets détournement du cours de esquisses, et réalisations » . la rivièreannée, Vienne. prévoitremporter les transports urbains vers Chaque il a. Ilespéré des marchés en des quartiers carconcours. il a le pressentiment queetla présentantnon sesurbanisés croquis aux Mais l’Autriche population de Vienne fortement augmenter. Du reste, Vienne restent fidèles va à leur art historisciste (bâtiments ilmassifs confirme publiant un ouvrage aveccette des thèse ajoutsen rococos) Deux autres éditions vont paraître en 1897 et 1906 et bien « La Grande Ville » . sur après sa mort, en 1922. Hoffrat (ou le conseiller) Otto Wagner en 1917 par Friedrich von Radler (1847 -1924) Photo de Cath Otto le visionnaire Les Wagner écrits d’Otto Wagner « A chaque époque, son Art ; A l’Art, sa liberté » . Cette devise est gravée en lettres d’or sur la façade du pavillon de la Sécession. Otto Wagner adhère à la Sécession dès 1899 et son influence est essentielle dans la formation de ce groupe. Cette divinité grecque à la tête de Méduse protège du malheur. Otto Wagner l’adopte comme emblème. On la retrouve sur le portail de sa seconde villa et il l’insère dans ses publications. Sur le bord inférieur est écrit la devise de l’architecte : « l’Art a pour seul maître : la nécessité » . Ses élèves sont les soldats de la modernité Les dessins de ses élèves sont publiés dans différentes brochures et journaux, ce qui permet une certaine reconnaissance aussi bien au maitre qu’aux élèves. Un certain nombre d’entre eux deviennent enseignants et les idées de Wagner sont transmises à la génération suivante. 44
n i F Ce diaporama est à usage non commercial Il ne doit pas être publié Il est adressé gratuitement par courrier électronique aux amis des amis Il ne doit pas être modifié Aucune de ses vues ne doit en être extraite sauf à la demande des photographes amateurs du net Merci de respecter ces consignes La réalisatrice : Cath ou l’Oiseau de Feu Photos provenant du net et quelques unes de la réalisatrice Elles peuvent en être extraites à la demande de leur auteur Ses diaporamas sont hébergés sur les sites de Léo et Joéline Ecrit largement inspiré de l’exposition http: //www. chez-cath. fr/ http: //www. imagileonation. com/oiseau-de-feu. ws www. chezjoeline. com Et sur le sien Diaporama réalisé suite à la visite de l’exposition sur Otto Wagner, présentée par la Cité de l’Architecture au Palais de Chaillot Musique : « Jalousie» Valses viennoises d’André Rieu Mars 2020