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Cliquez à chaque vue La mer, les falaises, les barques, la plage, les pins et les couchers de soleil Claude Monet et Jean-Francis Auburtin au musée des Impressionnistes de Giverny
Jean-Francis Auburtin (1866 -1930) Claude Monet (1840 -1926) Deux peintres que tout oppose mais qui se ressemblent et qui s’estiment beaucoup. Photo de Cath 2
Claude Monet (1840 -1926) et Jean-Francis Auburtin (1866 -1930) Un quart de siècle les sépare et rien de commun entre eux si ce n’est la peinture et l’amour des paysages Mme Auburtin face au cap des Mèdes à Porquerolles vers 1895 -1896. Photo anonyme Monet est un fils d’un agent maritime, né au Havre au sein d’une petite bourgeoisie commerçante peu fortunée. Auburtin appartient à un milieu aisé d’architectes « hellénistes » . Monet a un apprentissage en atelier académique très réduit (un an à l’atelier de Charles Gleyre en 1862), préférant la peinture en plein air sans directive précise. Auburtin rentre à l’école des Beaux-Arts de Paris en 1888, suit le parcourt académique, se révèle très vite un grand peintre de paysage. Auburtin peignant Pascaline Mallet à Varengeville vers 1909. Photo anonyme. Auburtin a été très « impressionné » par les œuvres de Monet, régulièrement exposées à Paris dès 1889, mais il est attiré aussi par le japonisme et le symbolisme. Et il aime, avant tout, la nature et le calme. Mme Auburtin peinte en 1896 par son mari Jean-Francis Auburtin Tout comme Monet – qu’il va rencontrer beaucoup plus tard – il pose son chevalet sur les rivages de Bretagne, de Normandie et de la Méditerranée, là où le ciel et la mer se rejoignent, là où tout est calme si ce n’est le bruit de la vague qui se heurte aux rochers, là où Monet a travaillé. 3
La mer et la plage Sur la plage par E. Manet (1832 -1883) Baigneurs sur la place de Trouville par E. Boudin (1824 -1898) Pendant des siècles, la mer était considérée comme une menace. Espace ouvert sur l’infini, cette masse informe était interprétée comme l’image du Chaos initial et des derniers restes du Déluge. Les faibles connaissances sur les phénomènes climatiques qui régissent les mouvements des marées et des tempêtes en faisaient un espace effrayant pour les hommes. En dépit des efforts de cartographie, on avait du mal à en délimiter les contours et on croyait l’océan peuplé de monstres. Les tempêtes et les naufrages étaient souvent traduits comme les signes de la colère divine. De ce fait, jusqu’au 18 e siècle, les rivages marins sont des étendues moins attrayantes que les vertes prairies. On ignore les charmes des bains de mer et on leur préfère la baignade dans des rivières ou des sources thermales. Il faudra attendre des hommes de génie et de pouvoir comme le docteur Oliffe et le duc de Morny pour changer Trouville et Deauville en villes balnéaires et l’Impératrice Eugénie qui raffolait des bains de mer pour que l’on s’intéresse à la mer, à la natation, aux sports nautiques. Cet engouement perdure jusqu’à nos jours et aujourd’hui, la plage attire petits et grands vacanciers. Plage de Granville par E. Isabey (1803 -1886) La plage au cours de la guerre 14 -18 Propos de l’exposition destinés aux enfants 4
Naissance des stations balnéaires Avec la révolution industrielle et le développement des villes, un nouveau regard se pose sur les rivages marins. Ils apparaissent de plus en plus comme un espace de refuge face aux méfaits de la civilisation. On vient y cher de l’air pur et une eau vivifiante, sur prescription médicale. Progressivement, les bains de mer sont pratiqués pour le loisir. Corollaire de l’industrialisation, l’attrait pour les plages est soutenu par le développement du réseau ferroviaire et une architecture balnéaire hors du commun (casino, grands hôtels et hippodromes…. . pour les nantis). La plage devient une extension du salon mondain. De nouvelles pratiques sportives apparaissent, comme la natation, le cyclisme et le tennis. Claude Monet et Jean-Francis Auburtin profitent de ces infrastructures pour se rendre sur la côte Normande et la Côte d’Azur mais ils cherchent manifestement à éviter les secteurs touristiques. Ils posent leurs chevalets à l’écart des plages trop fréquentées et sélectionnent des points de vue donnant à voir une nature sauvage. Leur vision du bord de mer est bien différente de ce que vantent les affiches publicitaires. Propos de l’exposition destinés aux enfants 5
Jean-Francis Auburtin Grand décorateur et peintre de paysages Alors qu’il n’a pas 30 ans, Auburtin est sollicité pour la décoration des nouveaux édifices parisiens. De 1896 à 1898, il peint des fresques dans la nouvelle Sorbonne puis est envoyé à Marseille pour décorer le Palais Longchamp. Il se veut le peintre des nymphes et naïades et des marines où s’entremêlent l’idéal et le réel. Il exécute cependant quelques portraits à la demande des personnalités en vue, ses parents et bientôt sa femme Marthe qu’il épouse en 1893 et qu’il peint souvent, contemplative, au pied d’un rocher. Jean Francis Auburtin – Portrait d’Isadora Duncan – non daté Gouache sur papier – collection particulière C’est en 1904 qu’il découvre Varengeville et qu’il fait la connaissance du banquier Guillaume Mallet. Ce dernier, séduit par l’artiste, lui achète de nombreuses toiles et lui commande, en 1909, le portrait de sa fille Pascaline. Jean Francis Auburtin – Portrait de Pascaline Mallet – vers 1909 Huile sur toile – collection particulière 6
Jean Francis Auburtin – Portrait d’Emile Auburtin, père de l’artiste – vers 1889 Huile sur toile – collection particulière Jean Francis Auburtin – Portrait de la mère de l’artiste – vers 1890 Pastel sur papier – collection particulière Jean Francis Auburtin – Mme Marthe Auburtin Huile sur toile – collection particulière 7
Même tableau, sans l’arbre et sans la nymphe Jean Francis Auburtin – Le Matin – 1894 Huile sur toile – collection particulière Le Matin – détail 8
Jean Francis Auburtin – Etude pour Le Matin – 1894 Huile sur toile – collection particulière 9
Auburtin a côtoyé Puvis de Chavanne, peintre symboliste, qui exerce tout particulièrement à Paris, très connu, qui est très sollicité pour réaliser des fresques dans des lieux publics (Ecoles, Panthéon…. . ). Auburtin ne peut échapper à ce courant d’autant qu’il est vite demandé pour exercer son art à la Sorbonne et dans les nouvelles mairies parisiennes. Jean Francis Auburtin – Paysage symbolique – vers 1895 -1900 Huile sur toile Jean Francis Auburtin – Les nymphes, la forêt et la mer – vers 18991907 Huile sur toile – musée d’Orsay 10
En 1885, Belle-Ile en mer est peu visitée. Aussi, Claude Monet choisit-il cet endroit comme un lieu d’expérimentation. Il est décontenancé néanmoins par l’austérité de cette île puis petit à petit il est séduit par les paysages sauvages, sans trace de vie parfois. Tous les rochers ont un nom : rocher du lion, aiguille de Port-Coton, Port-Goulphar, La Roche Guibel, les rochers de Radenec, etc…. Claude Monet – Port-Coton, le Lion – 1886 Huile sur toile – Bert Kreuk collection Claude Monet – Les rochers de Belle-Ile – 1886 Huile sur toile – Musée des BA de Reims 11
En 1894, Auburtin découvre à son tour Belle-Ile. Cette côte rocheuse le fascine et il varie inlassablement les points de vue : la côte sauvage, les aiguilles de Por-Coton, Port-Domois, l’anse de Stêr-Ouen. Ses roches s’animent et prennent l’apparence d’animaux fantastiques. Il expose à la galerie Bodinière en 1897 et il est cité dans un livre d’art consacré à Claude Monet et Paul Gauguin. Si bien que le Conseil d’Etat lui commande, en 1921, 4 panneaux sur Belle-Ile pour la salle des colonnes. Jean Francis Auburtin – Stêr-Ouen, Belle Ile 1 – Non daté Gouache sur papier – collection particulière Jean Francis Auburtin – Stêr-Ouen, Belle Ile 2 – Non daté Gouache sur papier – collection particulière 12
Monet et Auburtin sur la côte méditerranéenne. Après la plage et ses rochers, les français s’intéressent aux sports d’hiver. Les stations de sports d’hiver se développent. Mais certains préfèrent l’hiver le long de la côte d’Azur. Monet et Auburtin sont, à leur tour, fascinés par la mer et la montagne quand l’image d’une nature idéalisée coexiste avec le pittoresque et le sublime. Claude Monet effectue, en décembre 1883, son premier voyage en Méditerranée en compagnie d’Auguste Renoir. Les couleurs et la lumière le séduisent à tel point qu’il décide d’y retourner l’année suivante. En janvier 1888, il se rend seul à Antibes et peint avec ardeur la lumière éblouissante. En 1889, il présente à la Galerie Petit 22 toiles qui cohabitent avec les statues d’Auguste Rodin. Jean-Francis Auburtin (1866 -1930) Entre 1894 et 1905, Auburtin effectue des séjours réguliers sur l’Ile de Porquerolles et il en est fasciné. Il continue ses excursions aux alentours et découvre les Calanques entre Marseille et La Ciotat. En 1897, il a sa première exposition personnelle avec ses tableaux peints dans le midi. En 1905, il cesse de se rendre sur l’Ile de Porquerolles car elle vient d’être achetée par une Compagnie Foncière. Il peint alors la côte des Maures, les Monts de l’Esterel, la baie de Cavalaire, le cap Myrtes, la Corse, Cannes, Grasse, Mougins et Vintimille. Claude Monet (1840 -1926) 13
Jean Francis Auburtin – Côtes varoises – vers 1895 huile sur toile – collection particulière 14
Jean Francis Auburtin – La Calanque du Brégançonnet à travers les pins – vers 1895 – Huile sur toile – collection particulière 15
Jean Francis Auburtin – Oliviers sur les collines – Grasse – vers 1910 Gouache sur papier gris – collection particulière Jean Francis Auburtin – Calanque du midi – vers 1896 – Huile sur toile – collection particulière 16
Jean Francis Auburtin – Cap des Mèdes (Porquerolles) – non daté – Gouache sur papier gris – collection particulière Claude Monet – Au Cap d’Antibes – vers 1888 – huile sur toile – Musée des Beaux Arts d’Ehime 17
Jean Francis Auburtin – Golfe de Porto, Corse – vers 1908 Gouache et pastel sur papier – collection particulière Jean Francis Auburtin – Cap Myrtes, coucher de soleil au milieu des pins – Non daté – Gouache sur papier gris – collection particulière Jean Francis Auburtin – Pins maritimes à Porquerolles – vers 1899 – Gouache sur papier gris – collection particulière 18
Jean Francis Auburtin – Vue idéale des jardins Hanburgy – Mortala Inferiore à Vintimille – vers 1914 – Gouache sur papier gris – collection particulière Jean Francis Auburtin – Pin maritimes à Porquerolles – non daté huile sur toile – collection particulière 19
Jean Francis Auburtin – Porquerolles, le voilier vers 1894 - huile sur toile – collection particulière Jean Francis Auburtin – Porquerolles, crique du Brégançonnet – vers 1894 - huile sur toile – collection particulière 20
Jean Francis Auburtin – Marée basse – Non daté – gouache sur papier gris – collection particulière 21
Monet et Auburtin à Varengeville. Dans les années 1880 -1890, Monet a exécuté de nombreuses études falaises de Mordal près de Varengeville. Auburtin est séduit par Varengenville et il peint plusieurs tableaux de la côte sauvage puis s’y installe en 1907. Monet a cherché, surtout les dernières années, les infinies variations atmosphériques sur la côte normande. Jean Francis Auburtin – Varengeville, rayons jaunes aux falaises de Mordal – non daté huile sur carton musée des Impressionnistes de Giverny Auburtin, quant à lui, sublime l’instant où le soleil auréole les nuages. Claude Monet – Falaise de Fécamp vers 1897 - huile sur toile – Musée d’Orsay Paris 22
Jean Francis Auburtin – La plage à Pourville – après 1914 Fusain et gouache sur papier Jean Francis Auburtin – Falaises de Varengeville – non daté Huile sur toile 23
Claude Monet – La plage à Pourville, soleil couchant – 1882 - Huile sur toile 24
Claude Monet (1840 -1926) Claude Monet, baptisé sous le prénom d’Oscar-Claude, est né à Paris mais son père ayant eu des revers de fortune, quitte la capitale et s’installe au Havre. Oscar a 5 ans. Tout jeune, Oscar-Claude a un goût très prononcé pour le dessin, notamment pour la caricature mais il va aussi sur le rivage pour croquer des bateaux et des paysages. A 17 ans, il est orphelin de mère. Il abandonne ses études. Sa tante paternelle, qui peint à ses heures perdues, l’encourage à continuer le dessin. Pour avoir un peu d’argent de poche, il vend ses caricatures à un papetier-encadreur d’Honfleur, ancien associé du peintre Eugène Boudin. Ce dernier installe son chevalet en plein air et scrute les variations de couleur du ciel. Monet écrira, plus tard : « Si je suis devenu peintre, c’est à Eugène Boudin que je le dois » . Son mentor l’encourage à se rendre à Paris pour travailler en atelier et sur le motif et pour y rencontrer d’autres artistes. En 1862, il étudie la peinture à l’atelier de Charles Gleyre qu’il quitte rapidement mais il se lie d’amitié avec Renoir, Sisley et Bazille. Ce dernier l’entraîne à Barbizon. En 1864, Monet et Bazille se rendent à Honfleur et réside à la ferme Saint -Siméon, « repère des peintres » . Ils y retrouvent Boudin et Jongkind. Bazille, issu d’une famille aisée, accueille Monet dans son atelier parisien durant plusieurs années et devient son mécène, Monet rencontrant beaucoup de difficultés financières. De plus, il s’est épris de son modèle, enceinte de lui, et que sa famille refuse de recevoir. Il quitte Paris, s’installe avec elle et leur fils à Fécamp puis déménage à Bougival puis à Trouville. Les débuts sont donc très difficiles pour lui. La guerre de 1870 le prive de Bazille, mort au combat. Il s’exile à Londres où il retrouve Pissaro et fait la connaissance de Turner - qui a une manière toute particulière de traiter la lumière – et du galeriste Durand-Ruel. Jean-Francis Auburtin (1866 -1930) Jean-Francis Auburtin nait à Paris en 1866. Il est le fils aîné d’une famille de 4 enfants. Son père est architecte de la ville de. Paris. La famille est originaire de la Lorraine. Jean-Francis suit les cours à l’école Alsacienne de Paris et se lie d’amitié avec André Gide et Pierre Louÿs. Tout jeune, il peint et est encouragé par le peintre Louis-Théodore Devilly, ami de la famille. En février 1888, il est admis à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris et fréquente l’atelier de Benjamin Constant. En 1889, Auburtin découvre à la galerie Petit les toiles de Monet dont celles de Belle-Ile en mer. Il en est émerveillé. Il fait la connaissance de Puvis de Chavannes et obtient sa première commande officielle : la décoration du plafond de la salle à manger du recteur de la Sorbonne. Il part à Belle-Ile pour y peindre sa côte sauvage, comme Monet l’a fait précédemment. En 1892, il épouse Marthe, fille du général Deloye et part, avec elle, pour un long voyage en Italie. En 1894, il séjourne à Porquerolles, à Houlgate et en Bretagne En 1896, il séjourne à Hyères et à Porquerolles. A Paris, 3 toiles sur Belle -Ile sont présentées à la Société Nationale des Beaux-Arts de Paris. Tous ces endroits ont été peints précédemment par Claude Monet et il espère que ses toiles ou aquarelles peintes dans les mêmes lieux attireront tout autant. En 1897, il expose ses toiles à la galerie de la Bodinière à Paris et il y présente surtout Belle-Ile en mer et des paysages de la méditerranée. 25
Claude Monet (1840 -1926) Suite En décembre 1871, Monet revient en France et emménage, avec femme et enfant à Argenteuil, près de la Seine. L’héritage de son père et la dot de sa femme améliorent ses con- ditions de vie. Durand-Ruel lui achète 29 toiles d’un seul coup. En 1874, le photographe Nadar organise dans ses ateliers du bd des Capucines à Paris la 1ère exposition des peintres « impressionnistes » . En 1876, chez Durand Ruel, une seconde exposition a lieu et il y expose 18 tableaux. Et il fait la connaissance du belge Ernest Hoschedé qui demeure avec sa famille au château de Rottembourg à Montgeron. Il devient son mécène mais deux ans plus tard, ayant faillite, il vend son château et les deux familles (les Monet et les Hoschedé) s’installent ensemble à Vétheuil près de Pontoise. Camille Monet meurt en 1879. Claude Monet est donc veuf et père de deux enfants Jean et Michel. C’est Alice Hoschedé, épouse d’Ernest et mère de six enfants, qui assure le quotidien. Ne pouvant pas payer le loyer, tous déménagent à Poissy puis à Vernon, près de Giverny. Claude Monet se déplace néanmoins beaucoup pour peindre sur le motif, à Dieppe, à Pourville, puis part à Marseille avec Renoir, puis à Etretat. Il rencontre le galeriste George Petit qui lui achète de nombreuses toiles et de l’écrivain-critique d’Art Octave Mirbeau qui est « amoureux » de ses œuvres. En 1886, il se rend à Belle-Ile-en-Mer et y réalise 40 toiles. Il est interrogé par un critique d’Art qui travaille pour le compte du journal « La Justice » , dirigé par Georges Clémenceau. Ce dernier l’admire beaucoup. En 1888, il part à Antibes/Porquerolles puis à son retour achète une maison à Giverny. La famille Monet-Hoschedé cohabite et fait jaser l’entourage. En 1892, Monet décide de peindre la cathédrale de Rouen. En 1896 et 1897, il se rend à Varengeville. A partir de 1899 et durant 5 ans (Ernest Hoschedé meurt en 1891) il se rend avec Alice à Londres où il peint la Tamise. Puis il réalise sa série de nymphéas, part à Venise en 1908. Il meurt d’un cancer du poumon en 1926. Jean-Francis Auburtin (1866 -1930) Suite En avril 1897, Auburtin se rend aussi à Etretat. Il reçoit alors la commande d’un décor pour l’amphithéâtre de zoologie de la faculté de la Sorbonne. Il intitule ses fresques : « le fond de la mer » . Et l’année suivante, il retourne à Etretat et à Porquerolles. En 1899, il peint des fresques pour le Muséum d’histoire naturelle du Palais de Longchamp à Marseille. En 1900, il reçoit la médaille d’argent pour ton tableau : « femme au cygne » . En décembre de la même année, il expose dans la même galerie que celle de Monet (galerie Petit) : « l’aiguille d’Etretat » . En 1901, il travaille à la décoration du restaurant de la gare de Lyon à Paris « la ville de Nice » . Cette fresque plait tellement que la comtesse de Béarn lui demande de décorer sa salle de bal de son hôtel parisien. En 1904, il retourne à Varengeville, à Belle-Ile, à Etretat puis à Porquerolles et peint inlassablement ces paysages de bord de mer. En 1905, il achève le décor de la salle à manger du recteur à la Sorbonne. Varengeville l’a conquis. Il y achète un terrain et fait construire sa maison qui se termine en 1907. Il se lie d’amitié avec le Baron Guillaume Mallet de Varengeville que connait bien Claude Monet. Puis chaque année, il expose, dans les galeries parisiennes, ses toiles de la Normandie et de la Provence. Dans son atelier de Saint-Cloud, il reçoit Auguste Rodin car il partage les mêmes modèles. Deux américaines se font portraiturer : Loïe Fuller et Isadora Duncan. En 1921, Auburtin retourne à Belle-Ile pour la commande de la salle du Conseil d’Etat. Il décède à l’hôpital de Dieppe en 1930 et repose aujourd’hui au cimetière marin de Varengeville. 25
Les sites peints par Monet et Auburtin Varengeville et Pourville Etretat Giverny Belle-Ile Jean-F rancis A uburtin (1866 -1 930) onet Claude M 6) 92 (1840 -1 Antibes Porquerolles 27
Jean Francis Auburtin – Gorge du Petit Ailly à Varengeville, soleil couchant – Non daté – gouache sur papier – collection particulière 28
Jean Francis Auburtin – Etretat, barques jaunes – 1899 Aquarelle, encre de Chine et crayon gris sur papier collection particulière Claude Monet – Etretat – 1884 - Huile sur toile – Musée Eugène Boudin à Honfleur 29
Jean Francis Auburtin – Barques à Etretat – 1922 – gouache sur papier – collection particulière Claude Monet – Etude de bateaux sur la plage d’Etretat – 1885 - Huile sur toile – collection particulière 30
Jean Francis Auburtin – Falaises d’Etretat – vers 1899 – Huile sur toile– collection particulière 31
Jean Francis Auburtin – Eglise de Varengeville – Gouaches sur papier – non datées – collections particulières Le matin 32 Au soleil couchant
Claude Monet – Eglise de Varengeville – non daté – Huile sur toile – Musée d’Art Columbus Claude Monet – Eglise de Varengeville et la gorge des Moutiers – 1882 – Huile sur toile – Musée d’Art Columbus 33
Monet et Auburtin en Normandie Claude Monet a grandi au Havre. Il est revenu souvent dans sa région poser son chevalet près des falaises du pays de Caux. En 1882, il entreprend une série d’études de l’église Saint-Valéry de Varengeville et de la cabane des douaniers sur la falaise du Petit -Ailly. A Etretat, il peint plus de 80 toiles entre 1883 et 1885. En 1896 et 1897, on le trouve à Pourville. Jean Francis Auburtin découvre la Normandie vers les années 1880, sa famille se rendant à la station balnéaire de Houlgate. En 1898, le jeune homme est fasciné par Etretat et réalise une série de gouaches et d’aquarelles. Il revient sur les lieux en 1899, 1900, 1901 et 1902. En 1904, il découvre Varengeville et il décide d’y faire construire sa maison en 1907. Il peint alors les mêmes paysages que Monet. A-t-il aperçu les toiles de son mentor dans les galeries parisiennes ou bien, employant les mêmes couleurs et peignant de la même façon, arrive-t-il à son niveau ? Claude Monet – La cabane des douaniers, effet d’après-midi – 1882 – Huile sur toile – Musée d’Orsay Paris Car aujourd’hui, il faut être expert pour différencier les toiles de ces deux peintres. Les toiles de Claude Monet ont été achetées par les plus grands musées, celles de Jean-Francis Auburtin ont été gardées, en partie, par sa famille. Le musée de Pont-Aven possède néanmoins quelques œuvres de lui. 34
Etrange ressemblance avec la toile de Claude Monet (vue suivante) Jean Francis Auburtin – l’aiguille d’Etretat, ciel rouge – 1898/99 Gouache sur papier - collection particulière Jean Francis Auburtin – voiliers à Etretat, ciel rouge – 1899 Huile sur toile - collection particulière 35
Claude Monet – L’aiguille d’Etretat et la falaise d’Aval - 1885 Huile sur toile – williamstown/Clark Art Institute 36
Jean Francis Auburtin – Goulphar, reflets jaunes – non daté – gouache, fusain et crayon gris sur papier – Musée de Morlaix 37
Jean Francis Auburtin – voiliers rouges à Goulphar – vers 1895/96 – gouache sur papier – collection particulière Jean Francis Auburtin – rochers à Goulphar – vers 1895/96 gouache sur papier – collection particulière 38
Jean Francis Auburtin – Belle-Ile en mer, Goulphar, soleil couchant – vers 1895/96 – gouache sur carton – musée de Pont-Aven Jean Francis Auburtin – Belle-Ile en mer, Goulphar, soleil couchant – vers 1895/96 – gouache sur papier – collection particulière 39
Le jardin du musée des impressionnistes à Giverny La danse du diable d’Alex Beaupain Face à la propriété de Claude Monet, le jardin du musée des impressionnistes à Giverny a été conçu en 1991 par Philip Robert, l’architecte du musée, puis fleuri par Mark Rudkin, paysagiste. Elégamment structuré par des haies, le jardin se compose de parterres monochroromes (blanc, noir, bleu, jaune et rouge magenta) auxquels s’ajoutent le parterre de rosiers, le jardin d’aromatiques et la prairie. Ce diaporama est à usage non commercial Il ne doit pas être publié Il est adressé gratuitement par courrier électronique aux amis des amis Il ne doit pas être modifié Aucune de ses vues ne doit en être extraite Merci de respecter ces consignes La réalisatrice : Cath ou l’Oiseau de Feu Diaporama hébergé sur les sites : www. imagileonation. com/oiseau-de-feu. ws www. chez-cath. fr/ www. chezjoeline. com Aucun produit chimique n’est utilisé dans ce jardin. 40