Choisir de pardonner Une question de bonheur Sans
Choisir de pardonner
Une question de bonheur Sans pardon, aucune relation humaine profonde et satisfaisante ne peut durer. Mais à cause du péché, nous blessons souvent les gens qui sont le plus près de nous et ceux-ci nous blessent à leur tour. Sans pardon, les relations avec ceux-ci ne peuvent durer et sans ces relations, l’épanouissement et le bonheur sont impossibles.
Prévenir les offenses Comment faire pour que nos relations avec les autres ne soient pas constamment rompues ? Nous devons déraciner de nos coeurs certaines attitudes qui font de nous d'éternels offensés. Il nous faut apprendre, par amour, à passer par-dessus une foule de petites offenses. 1 Pierre 4. 8 1 Corinthiens 13. 7
Fausses conceptions au sujet du pardon
Pardonner ne veut pas dire oublier l'offense Pardonner ne consiste pas à oublier l'offense, mais à agir comme si nous l'avions oubliée. Hébreux 8. 12 Ce n'est pas que la mémoire de Dieu se soit mise à faire défaut, mais plutôt qu’il a choisi, dans son amour, de nous traiter comme s'il avait oublié nos offenses. Pardonner ne veut pas dire faire disparaître l'offense en l'ignorant ou la niant Nous pensons qu'être facilement blessés par l'un ou par l'autre est le lot des faibles. Mais la réalité est tout autre. Nous sommes tous fragiles, que nous l'admettions ou non.
Pardonner ne veut pas dire éprouver des sentiments positifs pour l'offenseur Pardonner ne consiste donc pas à éprouver des sentiments amicaux pour la personne qui nous a fait du mal, insulté ou privé du meilleur, mais plutôt, d'agir avec bienveillance envers elle en passant par-dessus nos sentiments négatifs. Psaumes 78. 36 -38
Pardonner ne veut pas dire rétablir instantanément la relation avec l'offenseur Pardonner, c'est hisser le drapeau blanc et sonner le cessez-le-feu, sans pour autant avoir comblé tous les fossés creusés par les multiples affrontements. Rebâtir la relation et restaurer la confiance appartiennent plutôt à la période de «l'après-pardon» .
Quels sont les réflexes naturels d'une personne offensée?
Vouloir faire vivre à l'offenseur le mal qu'il nous a causé (la vengeance active) Quelqu'un nous blesse méchamment et nous aimerions tant le blesser de la même manière afin qu’il comprenne, par expérience, la souffrance qu’il nous a causée. Nous aimerions que celui qui nous a rejetés souffre le rejet à son tour, que celui qui nous a injustement privés de notre dû soit dépouillé à son tour, que celui qui nous a injustement discrédités aux yeux des autres soit calomnié à son tour. Ce réflexe naturel provient en partie d’un désir légitime de justice, mais nous plonge dans une quête malsaine de vengeance.
Bouder l’autre (la vengeance passive) Nous n’exerçons pas de représailles contre l’offenseur, mais nous lui exprimons notre colère par un lourd et long silence. Cette démonstration passive de mécontentement nourrit l’hostilité et creuse les fossés encore davantage. Penser que se venger est plus satisfaisant que pardonner Il est vrai que la vengeance procure un plaisir intense et immédiat, mais elle n’apporte pas de satisfaction profonde et durable. À l’opposé, le pardon se présente d’abord comme un combat intérieur, mais se transforme à coup sûr en une expérience des plus gratifiantes.
Que veut dire pardonner?
Ne pas nourrir le souvenir de l'offense dans notre coeur Pardonner, ce n'est pas oublier les offenses du jour au lendemain, mais c'est faire un effort conscient pour ne pas en nourrir le souvenir. Ne pas salir la réputation de l’offenseur Qu'il est tentant pour une personne offensée de faire savoir au plus grand nombre de gens possibles que telle ou telle personne l'a injustement traitée. C'est une façon subtile et très efficace de détruire la réputation de l'offenseur. Pardonner, c'est renoncer à publier sans retenue les mauvais traitements reçus.
Ne pas faire de tort à l'offenseur 8 Le Seigneur est compatissant et bienveillant, patient et d’une immense bonté. 9 Il ne fait pas constamment des reproches, il ne garde pas éternellement rancune. 10 Il ne nous a pas punis comme nous l’aurions mérité, il ne nous a pas fait payer le prix de nos fautes. Psaumes 103. 8 -10 Pardonner n’est pas un choix visant avant tout à libérer l’offenseur, mais à sauvegarder notre propre liberté intérieure.
Pourquoi devons-nous pardonner?
Parce que Dieu nous a beaucoup pardonné Dans l’ensemble de notre vie, nous n’aurons pardonné aux autres le centième de toutes les fautes que Dieu nous aura pardonnées. Conscients de ne pas être traités par Dieu selon nos manquements, nous devons, à notre tour, user de grâce envers les gens qui agissent mal envers nous. Parce que nous avons nous-mêmes besoin d’être pardonnés par les autres Une des règles d’or énoncées dans l’Évangile est de faire pour les autres ce que nous aimerions qu’ils fassent pour nous. (Luc 6. 31) Puisqu’il nous arrive de blesser nos proches, volontairement ou non, nous avons besoin de leur pardon pour continuer à vivre en harmonie avec eux.
Pour ressembler à Dieu Nous sommes appelés à ressembler à notre Père céleste qui traite avec bonté les personnes qui l’insultent et qui bafouent sa volonté. Matthieu 5. 43 -45 Pour demeurer en communion avec Dieu et continuer à jouir de ses bénédictions 14 Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; 15 mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses. (Matthieu 6. 1415)
Pour libérer l'offenseur de sa culpabilité Vous devez plutôt pardonner au coupable et le consoler, de peur qu'il ne soit accablé par une tristesse excessive. (2 Corinthiens 2. 7) Pour ne pas sombrer nous-mêmes dans l'amertume et la dépression L’amertume est une forme de colère refoulée qui dévore, paralyse et qui se propage comme la peste. Une personne amère ne peut pas être heureuse. En refusant de pardonner, certaines personnes laissent les mauvaises expériences du passé conditionner toute leur existence et ferment ainsi la porte au bonheur. La moindre offense les atteint démesurément et les déstabilise.
Devons-nous pardonner dans tous les cas?
Un offenseur repentant Parfois l'offenseur se repent et nous pouvons alors lui pardonner et rétablir la communion avec lui. Un offenseur non repentant Si l'offenseur ne se repent pas, nous devons quand même lui pardonner, mais nous sommes alors incapables de rétablir la communion avec lui. Si le pardon est un exercice intérieur et personnel, la réconciliation, quant à elle, est un acte interpersonnel qui nécessite la collaboration des deux acteurs.
Où trouver la force de pardonner?
Où Jésus a-t-il trouvé la force de dire sur la croix : «Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font!» après tout le mépris qu'on lui avait témoigné et toutes les souffrances qu'on lui avait infligées? En se tournant vers Dieu dans la prière (Luc 22. 39 -46). Où Étienne a-t-il trouvé la force de dire, alors qu'on le lapidait injustement: «Seigneur, ne leur impute pas ce péché !» En se tournant vers Dieu dans la prière (Actes 8. 59). Où trouverons-nous la force de pardonner? Dans une communion profonde avec Dieu qui, en dépit de son infinie justice, traite ses ennemis avec bonté!
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