Peu connu chez nous, Alonso Cano, né à Grenade est, sans doute, l’artiste jugé le plus complet du Siècle d’or espagnol : sculpteur, peintre, dessinateur, graveur, créateur de retables, vrai "designer", architecte… Alonso Cano connut les plus grands du monde intellectuel de son époque absorbant de la sorte bien des savoirs. Son empreinte artistique se perpétua grandement parmi ses exceptionnels disciples.
Il se forma d’abord avec son père, Miguel Cano, et par la suite dans l’atelier de Pacheco, où se trouvait aussi Diego Velázquez. Sa vie sera mouvementée: en 1637 il blesse un adversaire en duel. En 1644, il est accusé du meurtre de sa femme, mais la protection du Roi lui permet de devenir ecclésiastique. Une dispute avec les membres du clergé, de nombreux procès. Il est ordonné prêtre. Il meurt pauvre en 1667
l’artiste le plus complet du "Siècle d’Or" espagnol Cano, réussit un difficile équilibre entre un “idéal” de ses canons de la beauté, et un certain “réalisme” issu du baroque. De par la diversité de ses dons, on le surnomma le Michel Ange espagnol !
et c’est à Grenade qu’il accomplira son œuvre la plus conséquente en tant qu’architecte, en dessinant la façade de la Cathédrale.