Burg Eltz Chteau dEltz Crations Delia Florea Images
Burg Eltz (Château d'Eltz) Créations Delia Florea Images et texte du Net Musique médiévale Cliquez pour avancer
Huit siècles et demi d’Histoire Le château d'Eltz (Burg Eltz) est un château médiéval niché dans les collines bordant la vallée de la Moselle, en Allemagne (arrondissement de Mayen-Coblence). Il est construit sur un promontoire rocheux surplombant la rivière Eltzbach, dans le massif de l‘Eifel. Burg Eltz est l’archétype du château fort allemand. Jamais détruit, propriété de la même famille depuis des siècles, ce château riche de son histoire et entouré de légendes a accueilli de grands personnages et abrite de nombreuses œuvres d’art. IXe – XIIIe siècle Les châteaux forts sont un type d’architecture militaire qui apparaît en Allemagne au IXe/Xe siècle. Venant remplacer les maisons seigneuriales protégées par un mur en terre et une palissade, ces ensembles défensifs en pierre vont connaître leur apogée entre la fin du XI e et le milieu du XIIIe siècle, c’est-à-dire à l’époque où la maison de Hohenstaufen règne sur le Saint Empire romain germanique. C’est également de ces temps troublés que date la première mention du nom "Eltz" dans un document officiel. 1157 En l’an de grâce 1157, Rudolf von Eltz signe et appose son sceau en tant que témoin sur une donation faite par l’empereur Frédéric Ier Barberousse. La bâtisse dominant la rivière Elzbach n’est alors qu’une demeure de dimensions modestes, dont subsistent encore le donjon roman "Platt-Eltz" et les quatre étages inférieurs de l’actuel bâtiment Kempenich où se trouvent notamment la plus vieille cheminée peinte d’Allemagne et un arc roman récemment dégagé, lui aussi agrémenté d’un décor peint. Le château est construit à un emplacement stratégique, entre d’une part l’Eifel et les terres fertiles du Maifeld, d’autre part la Moselle qui compte à l’époque au nombre des principales routes commerciales du Saint Empire. Le site est particulièrement propice: entouré par la rivière Elzbach sur trois côtés, le château repose sur un piton rocheux de forme elliptique haut d’environ soixante-dix mètres. Son architecture épouse la topographie, ce qui explique la forme irrégulière des différentes pièces.
1268 Avant 1268, les frères Elias, Wilhelm et Theoderich procèdent au premier partage du patrimoine, c'est-à-dire au partage du château et des domaines qui en dépendent. C'est alors qu'apparaissent trois lignées principales de la maison Eltz, lesquelles prennent le nom de leurs blasons Eltz du Lion d'Or, Eltz du Lion d'Argent et Eltz des Cornes de Buffle. Dès lors, le château d'Eltz fut, typologiquement, un château détenu par les cohéritiers, où vivaient ensemble plusieurs lignes de la maison d'Eltz dans une communauté d'héritage et d'habitat. Des «lettres de paix du château» assuraient une cohabitation paisible entre les cohéritiers, fixant leurs droits et leurs devoirs ainsi que les modalités d'administration et d'entretien du château. La plus ancienne de ces lettres, qui ait été conservée, date de l'année 1323. Les cohéritiers ( «Ganerben» , en ancien allemand «ganarpeo» ) sont membres d'une communauté d'héritiers qui cohabitent sur un bien hérité divisé. La communauté « de pot et de rôt » n'était pas de règle. Les cohéritiers vivaient séparément sur la base du partage de l'usufruit. 1300 - 1311 La tour aujourd’hui appelée "petit Rodendorf" est construite entre 1290 et 1300 au nord du bâtiment roman, probablement au bénéfice de Theodorich zu Eltz de la branche "aux cornes de buffle". Johann zu Eltz, de la branche "au lion d’argent", fils du susnommé Wilhelm, ordonne pour sa part la construction des cinq étages inférieurs de l’actuel bâtiment Rübenach. 1331 - 1336 Afin de contrer les visées expansionnistes de Baudouin de Luxembourg, archevêque et prince Électeur de Trèves, les trois seigneurs d’Eltz s’allient à d’autres nobles locaux et se lancent dans une campagne d’hostilités que l’Histoire a retenue sous le nom de "faide d’Eltz". C’est
Les seigneurs d’Eltz capitulent en 1336 et les fortifications sont rasées mais le château proprement dit reste une "maison forte". Cet épisode sera le seul fait de guerre ayant jamais affecté Eltz, la paix qui s’ensuit devant durer des siècles grâce à une habile diplomatie, une politique d’alliances familiales intelligente et le soutien occasionnel mais très précieux des seigneurs voisins. Seconde moitié du XVe siècle Des travaux sont réalisés au bâtiment Rübenach dans la seconde moitié du XV e siècle: construction de deux étages supplémentaires et de la charpente actuelle (1442), rajout d’un escalier sur la façade nord (1444), exécution de magnifiques peintures murales à la demande de Lanzelot et Wilhelm de la branche "au lion d’argent" (1472). Avec ses tourelles polygonales à colombages, son oriel reposant sur deux colonnes en basalte et son encorbellement derrière lequel se trouve un magnifique oratoire de style gothique tardif, le bâtiment Rübenach présente des éléments d’architecture riches et variés sur sa façade donnant sur la cour intérieure. À noter: le nom "Rübenach" vient de la prévôté éponyme des environs de Coblence dont Richard von Eltz au lion d’argent fit l’acquisition en 1277. 1490 - 1540 Le "grand Rodendorf" est construit entre 1470 et 1520 et doté d’un porche voûté reposant sur trois piliers. Ce bâtiment intègre une chapelle figurant une magnifique voûte réticulée de style gothique tardif (l’actuelle salle des Bannières) et sera ultérieurement rehaussé de quatre étages. À noter: le nom "Eltz-Rodendorf" trouve son origine dans le mariage de Hans Adolf von Eltz et Katharine von Brandscheid zu Rodendorf, célébré en 1563, qui fit tomber dans l’escarcelle familiale la seigneurie lorraine de Château-Rouge – Rodendorf en vieil allemand –, située dans le bailliage de Bouzonville.
1510 - 1581 La noble maison von und zu Eltz se distingue dans les principautés ecclésiastiques de Trèves et Mayence, auxquelles elle va donner plus de soixante-dix nonnes et prélats en l’espace de quatre siècles. L’Histoire retiendra surtout le nom de Jakob zu Eltz (1510– 1581), l’un des plus grands souverains de l’Électorat de Trèves. Après avoir étudié à Louvain, il est nommé chanoine de la cathédrale de Trèves le 15 septembre 1525 et en devient l’archiprêtre le 13 octobre 1547. Recteur de l’université à partir de 1564, il devient archevêque et Électeur de la principauté de Trèves lorsque le chapitre de la cathédrale, réuni à Coblence, l’élève à cette fonction trois ans plus tard. S’affirmant comme l’un des principaux chefs de la Contre-Réforme, Jakob zu Eltz s’appuie sur les Jésuites pour mener à bien son action. Mais Trèves est alors au pouvoir des luthériens et des calvinistes, de sorte qu’il doit diriger ses États à partir de la ville voisine de Wittlich. Ce n’est que le 27 mai 1580, après treize années de dures négociations et même de combats, qu’il peut faire son entrée à Trèves sous les acclamations de la population qui lui jure fidélité et obéissance. Il meurt le 4 juin de l’année suivante.
1604 - 1661 Le bâtiment roman et ses dépendances sont surélevés d’un à trois étages, principalement en colombages, formant ainsi l’actuel bâtiment Kempenich qui se dresse au sud-est de la cour intérieure du château. Une citerne est également aménagée sous l’imposante tour de l’escalier afin d’assurer l’alimentation en eau de tout l’édifice. L’entrée principale du bâtiment Kempenich est un porche dont les deux piliers octogonaux en basalte supportent un oriel. Sur les arches du porche se trouve une double inscription ("BORGTORN ELTZ 1604" et "ELTZ-MERCY") qui renvoie au début des travaux de modernisation et d’agrandissement du bâtiment roman et à leurs commanditaires. Les travaux, interrompus par la guerre de Trente Ans, reprennent au milieu du XVII esiècle à l’initiative de Hans Jacob zu Eltz et son épouse, Anna Elisabeth von Metzenhausen. Les armoiries du couple figurent sur les clés de voûtes du porche (1651) et – sous la forme de magnifiques armes d’alliance de style baroque – au-dessous de la fenêtre centrale de l’oriel (1661). On les retrouve sur la grille en fer forgé de la salle du rez-de-chaussée ainsi que sur la rambarde de la terrasse. Au terme d’une période de construction s’étirant sur plus de cinq siècles, Eltz forme un ensemble architectural harmonieux qui témoigne de tous les styles allant de l’art roman au baroque précoce. C’est un château concentrique dont les huit bâtiments comptent une centaine de pièces regroupées autour d’une cour intérieure de dimensions modestes. Une centaine de membres de la maison d’Eltz et autant de domestiques y habitent.
1624 Hans Jakob zu Eltz occupe lui aussi une fonction importante dans la principauté de Trèves: promu maréchal héréditaire le 15 juin 1624, il devient commandant en chef des troupes princières en temps de guerre et peut transmettre cette fonction à ses descendants. 1665 - 1743 Philipp Carl zu Eltz, Électeur de Mayence et archichancelier du Saint Empire romain germanique, va porter la maison d’Eltz au faîte de sa puissance politique. Né en 1665, il intègre à vingtet-un ans le séminaire "Germanicum et Hungaricum" de Rome. Cantor de la cathédrale de Mayence, archidiacre de Trèves et chanoine des deux cathédrales, il apporte son soutien à Georg von Schönborn, candidat de l’empereur, lorsqu’il faut placer un nouveau prince à la tête de l’Électorat de Trèves en 1719. En 1732, il fait l’unanimité sur sa personne et devient Électeur de Mayence, ce qui fait de lui le chef catholique le plus puissant au nord des Alpes. De plus, en sa qualité d’archichancelier du Saint Empire, il est appelé à présider la diète de Ratisbonne, où il s’affirme comme le personnage le plus puissant après l’empereur. Cette position lui permet d’imposer la Pragmatique sanction qui autorise l’archiduchesse Marie-Thérèse à hériter de toutes les possessions de la maison d’Autriche, bien que cela soit théoriquement impossible en vertu de la loi salique. Durant la quasi-totalité de son règne, l’Électeur Philipp Carl zu Eltz défend les intérêts de l’empereur Charles VI, formant par exemple une alliance avec les principautés de Trèves et Hanovre contre la Bavière. Néanmoins, soumis à de fortes pressions par la France, il apporte son soutien à Charles-Albert de Wittelsbach, duc de Bavière, qui peut ainsi être élu empereur en 1742 sous le nom de Charles VII. Philipp Carl meurt l’année suivante en
1688 - 1689 Les troupes françaises détruisent la plupart des châteaux rhénans durant la guerre de la Ligue d’Augsbourg. Hans Anton, seigneur d’Eltz et Üttingen, parvient toutefois à préserver le sien car, s’étant mis au service des Français en tant qu’officier supérieur, il fait rayer Eltz de la liste des places-fortes à détruire. La soldatesque française s’approchant néanmoins du château, les habitants de Müden ont recours à une ruse pour mettre fin à ses rapines: ils attirent les pillards dans un champ de blé mûr et y mettent le feu. 1733 L’empereur Charles VI confère à la branche Eltz au lion d’or le titre de comte palatin d’empire en raison des services rendus à la couronne durant les guerres de religion et les guerres ottomanes. Les représentants de la maison d’Eltz jouissent ainsi de nombreux privilèges et peuvent notamment affranchir les serfs, anoblir au nom de l’empereur, nommer notaires, juges et greffiers, légitimer les enfants naturels et accorder aux roturiers des armoiries avec cimier. 1736 Les possessions de la maison d’Eltz s’étirent avant tout sur les principautés de Trèves et Mayence. À ces domaines très étendus vient s’ajouter la seigneurie de Vukovar acquise en 1736. Les comtes von und zu Eltz installent alors leur résidence principale dans cette région de Slavonie orientale et y resteront jusqu’à leur expulsion en 1944.
1794 - 1815 Durant l’occupation française de la rive gauche du Rhin à l’époque révolutionnaire puis napoléonienne, le comte Hugo Philipp zu Eltz est tout d’abord considéré comme émigré, de sorte que le château et les domaines rhénans et des environs de Trèves de celui qu’on appelle alors le "citoyen comte Eltz" sont placés sous l’autorité du commandant de la place de Coblence. Mais il s’avère bientôt que le comte n’a pas émigré et qu’il demeure à Mayence, de sorte qu’il recouvre la jouissance de ses biens et de ses rentes dès 1797. En 1815, le comte Hugo Philipp zu Eltz-Kempenich achète au baron Eltz-Rübenach le bâtiment éponyme et toutes les propriétés foncières y afférant, de sorte qu’il devient le seul propriétaire de l’ensemble car les Eltz-Kempenich avaient déjà recueilli l’héritage de la branche Eltz-Rodendorf après qu’elle se fut éteinte en 1786. 1845 - 1888 À l’époque romantique et alors que l’intérêt pour le Moyen ge va croissant, le comte Karl zu Eltz s’emploie à restaurer le château de ses ancêtres. Ces travaux, qui débutent en 1845 pour s’achever en 1888, vont engloutir la somme colossale de 184 000 marks, c’est-à-dire l’équivalent d’environ quinze millions d’euros. Alors que les travaux effectués au siècle précédent avaient souvent apporté des modifications radicales au bâtiment, le comte procède à la restauration avec soin et intelligence et en veillant à respecter le patrimoine bâti, de sorte que les spécialistes du XXIe siècle en apprécieront encore le résultat. Au XIXe siècle, après achèvement des travaux de restauration mais auparavant également, des personnalités de premier plan ont visité le château d'Eltz et rendu hommage aux efforts du comte Charles : nous mentionnerons seulement l'empereur Guillaume II et Victor Hugo.
1976 - 1982 Le comte Jakob zu Eltz et son épouse, la comtesse Ladislaja, mettent à profit un programme fédéral de lutte contre le chômage pour faire restaurer les murs du château, qui en ont cruellement besoin. 1990 - 1998 Le comte Jakob zu Eltz devient membre du parlement de Croatie lorsque le pays recouvre son indépendance. Il occupe cette fonction entre 1992 et 1998 et fait partie du comité des Affaires étrangères. Également membre du Conseil de l’Europe, il est le premier représentant de la maison d’Eltz à intégrer l’ordre de la Toison d’or. Il meurt en 2006. Le château d’Eltz aujourd’hui Le château fait partie du patrimoine de la maison d’Eltz depuis plus de huit siècles. Le propriétaire actuel, Dr Karl Graf von und zu Eltz-Kempenich, allias Faust von Stromberg, réside à Francfort-sur-le-Main. Des travaux réalisés entre 2009 et 2012 avec l’aide du Programme conjoncturel II, du Service des bâtiments historiques de Mayence et de la Fondation des bâtiments historiques ont permis non seulement de rénover le toit du bâtiment "Platt-Eltz", mais aussi de consolider certains éléments et de rénover les toits, les colombages et les équipements techniques des bâtiments Rodendorf et Kempenich. Depuis 850 ans, le château d'Eltz est la propriété de la famille du même nom, l'actuel propriétaire du château étant le comte Jakob von und zu Eltz-Kempenich. De nos jours, la visite du château permet de découvrir ses plafonds de bois, ses fresques murales et un mobilier cossu. Une salle à part est consacrée au trésor du château.
Le château actuel La visite guidée du château permet de visiter la plupart des pièces principales. La maison Rübenach : terminée en 1472 par Wihelm von Eltz et son épouse Katarina, elle comporte huit étages. Rübenach est un territoire de la région de Coblence acquis par les Eltz du Lion d'Argent au XIIIe siècle. La salle d'armes : à l'origine salle de réception de la maison Rübenach, on y conserve, depuis le XIXe siècle une collection d'armes anciennes : arquebuses, hallebardes, canon, fusils. . . dont les plus anciennes datent du siège de 1333. La salle de séjour des Rübenach est typiquement une salle de séjour d'un châtelain au XVIe siècle avec son plafond à solives, sa grande cheminée et ses tapisseries flamandes. Elle est décorée de panneaux peint, en bois. Une peinture de Lucas Cranach l'Ancien représente la « Madonne à la grappe de raisin » . La chambre à coucher des Rübenach était la chambre principale de la maison pendant des siècles. L'encorbellement contient une petite chapelle. Cette chambre possède une des 20 latrines du château. La maison Rodenhof comporte 10 étages et fut construite en 1470 par Philippe d'Eltz. Elle doit son nom aux terres que la famille possédait en Lorraine. La salle des Princes-électeurs : deux membres de la famille Eltz sont devenus princes-électeurs : Jakob III, archevêque de Trèves (1567 -1581) et Philippe-Karl, archevêque de Mayence. La salle des Chevaliers était la salle des fêtes du château, utilisée lors des réunions familiales. On y expose aujourd'hui des armes et des armures dont une, très imposante, date de l'époque de Maximilien Ier du Saint-Empire. La chambre des comtesses était probablement la chambre des enfants de la famille. Le lit exposé (1525) est un des plus anciens conservés en Allemagne. La salle des bannières fut utilisée pendant des siècles comme salle à manger mais un certain nombre d'indices (son orientation, la disposition de l'encorbellement) font penser qu'il s'agit à l'origine d'une chapelle. La cuisine fut construite au début du XVIe siècle et a été conservée dans son état initial, à peu de chose près.
Burg Eltz
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Burg Eltz
Burg Eltz
Cinq siècles d’architecture dans la cour intérieure La cour intérieure reflète cinq siècles d’architecture (1150 -1650) et rend compte de la cohabitation - pas toujours facile - des trois branches de la famille Eltz sur un espace restreint.
La visite guidée, qui nous fait découvrir une architecture variée et des intérieurs authentiques et parfaitement conservés, constitue le temps fort de notre passage au château d’Eltz. Elle nous permet également de revivre certains épisodes du Moyen ge et du début des Temps Modernes.
Le vestibule du bâtiment Rübenach a été transformé en salle d’armes à l’époque romantique. On y voit les plus vieilles "flèches de canon" au monde, ainsi que diverses armes à feu, de taille et d’estoc couvrant une période qui va du XIVe au XVIIe siècle. Salle d’Armes
Salle d’Armes
Cette salle aménagée en 1311 et jadis habitée par la famille Eltz-Rübenach abrite notamment un chef-d’œuvre de Lucas Cranach l’Ancien: la Vierge à l’Enfant et aux raisins. Salle basse du bâtiment Rübenach
Salle basse du bâtiment Rübenach
La Vierge à l’Enfant et aux raisins, chef-d’œuvre de Lucas Cranach l’Ancien, est le plus célèbre des tableaux conservés au château d’Eltz. Vierge à l’Enfant de Lucas Cranach l’Ancien
Salle haute du bâtiment Rübenach Cette salle ornée de peintures murales bourguignonnes se distingue par de magnifiques fenêtres à vitraux, un oriel aménagé en oratoire gothique et un grand lit à baldaquin en bois sculpté, de sorte qu’on la considère comme la chambre à coucher du maître des lieux.
Salle haute du bâtiment Rübenach
La chambre à coucher donne sur un cabinet de toilette dont les murs sont eux aussi entièrement recouverts de peintures murales réalisées en 1451. Les portraits qu’on distingue parmi les ornements floraux figurent probablement Jutta et Lanzelot von Eltz au lion d’argent. Cabinet de toilette
Cabinet de toilette
En 1881, le comte Karl zu Eltz chargea Eduard Knackfuss de réaménager la pièce située au-dessus du vestibule du bâtiment Rübenach afin d’en faire le cabinet de travail de la comtesse Ludwine. Dans ce décor de rinceaux néogothiques, on aperçoit les portraits du comte ainsi que les huit enfants du couple représentés dans des poses et des habits romantiques. Cabinet de travail
Cabinet de travail
Cette salle dont le nom renvoie aux deux Électeurs issus de la maison d’Eltz, Jakob zu Eltz, archevêque de Trêves (1567– 1581) et Philipp Carl zu Eltz, archevêque de Mayence (1732– 1743), est aménagée dans les styles en vogue aux XVIIe et XVIIIesiècles. Salle des Princes Électeurs
Salle des Princes Électeurs
C’est dans cette salle aménagée au début du XVIe siècle que les membres des trois branches de la maison d’Eltz avaient coutume de se réunir pour festoyer ou tenir conseil. On remarquera tout particulièrement les armures, la frise de blasons et les grosses poutres en chêne du plafond. Salle des Chevaliers
Salle des Chevaliers: armures, armoiries et masques de bouffons Avec ses armures, ses lourdes poutres, sa frise de blasons et ses masques de bouffons symbolisant la liberté de parole, cette salle est la plus somptueuse du château.
Salle des Chevaliers: armures, armoiries et masques de bouffons
Cette pièce de forme irrégulière, appelée "salle de l’Ange" ou "salle de la Chasse", est garnie de trophées, d’armes de chasse et de meubles marquetés. On y trouve également une meurtrière contemporaine de la période de construction la plus ancienne. La pièce communique avec les combles de la chapelle où se trouve une collection de canons en miniature. Salle de l’Ange
Salle de l’Ange
On trouve ici des meubles sculptés et marquetés, des portraits dus à des peintres néerlandais, une tapisserie de la fin de la Renaissance et divers ustensiles ménagers des XVIIe et XVIIIe siècles, notamment un rouet, un dévidoir et une presse à linge. Salle Wambolt
Cette pièce de dimensions modestes est également appelée "salles des Enfants" car on y trouve des portraits de jeunes membres de la famille Eltz datant des XVIIe et XVIIIesiècles. On remarquera tout particulièrement le lit peint de style Renaissance datant de 1520 environ, qui est probablement le plus ancien exemple de ce type de meuble conservé en Allemagne. Salle de la Comtesse
Salle de la Comtesse
Cette pièce aménagée vers 1480 et dotée d’une voûte réticulée de style gothique tardif est la plus sophistiquée du château. Probablement utilisée comme chapelle à l’origine, elle fut intégrée au bâtiment Rodendorf aux alentours de 1510, devenant alors une salle de séjour et de banquet. Salle des Bannières
Salle des Bannières
Cette cuisine qui a conservé pratiquement intact l’aspect qu’elle avait au XV e siècle met en évidence le chemin parcouru depuis lors. La cuisine du bâtiment Rodendorf, clou de la visite
Cette pièce datant de la fin du XVe siècle est une des quatre cuisines qui existaient jadis au château. Les ustensiles couvrent une période allant du XVe au XIXe siècle. La cuisine du bâtiment Rodendorf
Salle du Trésor et collection d’armes: un ensemble exceptionnel La salle du Trésor du château d’Eltz et sa collection d’armes constituent un ensemble de première importance, composé de plus de cinq cents pièces couvrant une période de huit siècles. Vous y verrez des pièces d’orfèvrerie réalisées principalement à Augsbourg et Nuremberg, ainsi que de somptueuses verreries et porcelaines, de remarquables bijoux, des armes et des curiosités.
L’Ivrognerie promenant la Gloutonnerie Récipient en argent coulé et doré, Christoph Lindenberger, Nuremberg, 1557 Un gentilhomme du XVIe ou du XVIIe siècle se devait de collectionner des curiosités, surtout lorsqu’il s’agissait de chefs-d’œuvre d’orfèvrerie tels que ce récipient grotesque.
L’Ivrognerie promenant la Gloutonnerie
Cette statuette réalisée par Joachim Friess vers 1600 servait à égayer les banquets: elle se déplaçait sur la table à l’aide d’un mécanisme d’horlogerie installé dans le socle, le convive devant lequel elle s’arrêtait devant impérativement boire le vin contenu dans le corps du cerf. Diane chevauchant un cerf
Hercule, Atlas et Chronos Argent partiellement doré, Abraham Drentwett II, Augsbourg, vers 1685 Ces représentations de personnages portant sur leurs épaules la terre, le ciel et les planètes ont été conçues comme les éléments d’un ensemble de douze statuettes devant orner une pendule qui n’a jamais été fabriquée.
Tasses ornées de vues du château d’Eltz Porcelaine, Vienne, vers 1840 Les tasses figurant des châteaux forts étaient très à la mode à l’époque romantique. Celles présentées ici montrent que le site d’Eltz n’a guère changé depuis le XIXe siècle.
Statuette de saint Jean Népomucène Argent partiellement doré, Franz Christoph Mäderl, Augsbourg, 1752 Le dernier représentant de la maison Faust von Stromberg ne consentit au mariage de sa fille avec un Eltz qu’à condition que la statuette présentée ici ne sorte jamais de la famille et que la descendance issue cette union ajoute pour toujours à son nom "alias Faust (ou Faustine) von Stromberg". Cette règle est respectée jusqu’à l’heure actuelle.
Statuette de saint Jean Népomucène
Bracelet avec une effigie de l’impératrice Joséphine Or, diamants et lapis-lazuli, France, vers 1810 Ce bracelet est un des rares bijoux à l’effigie d’un membre de la famille impériale à n’avoir pas été fondus après l’abdication de Napoléon en 1815. L’aversion éprouvée à l’encontre de celui qui avait occupé une partie de l’Allemagne durant de longues années n’avait d’égale que la ruine des pays de l’ex-Confédération du Rhin.
Diane chasseresse Ivoire et argent doré, Strasbourg, vers 1680 Cette chope figure un somptueux décor sculpté typique du début de l’art baroque en France. Magnifiquement décorée, elle est aussi parfaitement fonctionnelle, ce qui montre que l’art pour l’art, c’est-à-dire la dissociation entre esthétique et fonctionnalité, était une notion encore inconnue à l’époque.
Clé de chambellan Mayence, vers 1750 Jean-Frédéric-Charles d’Ostein, Électeur de Mayence, confia jadis cette clé à son chambellan, le comte Anselm Kasimir zu Eltz. Porter une telle clé de manière ostentatoire permettait à un chambellan de témoigner du privilège et de la confiance qu’un prince lui avait accordés en lui permettant d’accéder à tout moment à ses appartements.
Collier avec une médaille figurant le roi Gabriel de Hongrie Or, émail et pierres précieuses, Hongrie, vers 1880 Ce collier faisait partie d’un uniforme de magnat avec brocard et zibeline. Le comte Karl, grand-père du propriétaire actuel, le portait lors du couronnement de l’empereur Charles Ier d’Autriche à Budapest en 1916.
Arbalète avec arc en acier Allemagne, XVIe siècle Une règle stipulait jadis qu’un prince et sa suite pouvaient établir leurs quartiers pour un an au château d’Eltz à condition de payer quarante pièces d’or et de remettre deux arbalètes au portier.
Hache-pistolet Avec des incrustations d’ivoire et de nacre, Allemagne, vers 1600 Un cavalier lancé au galop pouvait difficilement se servir de deux armes. C’est pourquoi une invention de ce type, associant de manière ingénieuse et particulièrement efficace une hache et un pistolet à rouet, était jadis très appréciée.
Fusil à pierre Franz-Joseph Mahr, Dresde, vers 1730 L’Électeur Philipp Carl zu Eltz était passionné de chasse, de sorte que la collection d’armes du château contient aujourd’hui deux douzaines de magnifiques fusils de la première moitié du XVIIIe siècle lui ayant appartenu.
Burg Eltz et ses alentours
Fin
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