BASES DE LA PSYCHOPATHOLOGIE ET DE LA PSYCHOLOGIE
BASES DE LA PSYCHOPATHOLOGIE ET DE LA PSYCHOLOGIE CLINIQUE
Plan I. Définitions II. Ancrages théoriques et épistémologiques III. La démarche clinique en psychopathologie IV. Le normal et le pathologique V. L’entretien clinique VI. Les classifications en psychopathologie VII. Structures de personnalités et configurations psychopathologiques
I. Définitions • Psychologie clinique - Née après la seconde guerre mondiale - analyse une conduite - a pour objet l’étude, l’évaluation, le diagnostic, l’aide et le traitement de la souffrance psychique
- a pour objet premier les conduites humaines qui correspondent à des dysfonctionnements - se fonde sur des méthodes particulières, des techniques d’observation - domaines d’application diversifiés
• Psychanalyse - définie par Freud comme un procédé pour l’investigation des processus mentaux, inaccessibles autrement
- série de concepts dégagés de cette pratique d’investigation et de soins - basée sur l’interprétation du transfert, met à jour l’inconscient - méthode capable d’investiguer l’inconscient - traite de la problématique des désirs
• La psychopathologie - étude de la maladie mentale, du trouble mental - a pour objet les déviances de la personnalité, les désordres pathologiques de la personnalité et du comportement.
Les métiers de la psychopathologie La Psychothérapie Plurielle, connaît 3 orientations principales : - cognitivo-comportamentale - systémique - psychanalytique
II. Ancrages théoriques et épistémologiques 4 fondements principaux: 1) Organogénèse Démarche qui a consisté à recher les traces des troubles psychopathologiques au travers d’une altération des organes 2) Philosophie A largement contribué, depuis les grecs, à la réflexion sur la folie.
3) Psychosociologie Importance de la place de l’individu dans le groupe, dans l’Institution, dans la Culture.
4) Psychanalyse Importance de l’enfance dans la vie de l’individu Aujourd’hui la psychopathologie est le croisement de ces 4 sources
Modèles explicatifs actuels de la maladie mentale: a/ Modèle médical Postule l’idée d’un déficit, qui peut porter sur un organe, une fonction, etc.
b/ Modèle cognitif - Postule que la psychopathologie résulte d’un disfonctionnement cognitif - Qui entrave la bonne adaptation du sujet à son environnement
- Il faut transformer les schémas cognitifs du sujet - Cette réponse se fait à travers des thérapies cognitivo-comportamentales
c/ Modèle de l’anthropologie • Anthropologie = science, qui étudie l'être humain sous tous ses aspects, à la fois physiques (anatomiques, morphologiques, physiologiques, évolutifs, etc. ) et culturels (social, religieux, psychologiques, géographiques, etc. ). décrit et analyse les caractéristiques de l'humanité. • Le terme anthropologie vient de deux mots grecs, anthrôpos, qui signifie « homme » , et logos, qui signifie parole, discours. - Affirme que la maladie mentale repose sur le fait d’une rupture des systèmes symboliques
d/ Modèle psychodynamique - Considère la psychopathologie plutôt comme la rupture d’un équilibre, liée à des causes essentiellement psychiques - Ce qui va être mis en œuvre du point de vue des soins, ce sont des dispositifs qui vont permettre au sujet de repasser sur les traces et les souffrances de son histoire
Ø Avec ces 4 modèles on a des modes d’entrée dans la psychopathologie différents, et qui permettent de mobiliser des outils différents.
III. La démarche clinique en psychopathologie - Centrée sur l’observation et sur l’écoute - Très complexe, reposant sur une démarche hypothético-déductive - Permettant le diagnostic psychopathologique.
Démarche qui peut se décliner en 4 temps distincts: 1. Sémiologie Repérer les signes Première approche dans la rencontre clinique, vise à repérer les signes et les symptômes. Le symptôme est un signe qui a déjà pris du sens dans notre compréhension du fonctionnement psychique du sujet.
2. Nosologie Construction du trouble Pour voir quelle cohérence interne peut être présente dans le trouble. Rassemblement de différents éléments symptomatiques qui vont permettre de considérer ce que l’on appelle un syndrome, une entité psychopathologique. Un symptôme donné peut renvoyer à différentes entités psychopathologiques 3. Etiologie L’origine des troubles Histoire du sujet
4. Nosographie Classification Situer les troubles, pour pouvoir développer la reponse la plus adéquate.
Les méthodes de la psychopathologie 6 éléments de méthode + 1 (fonction du transfert) 1) Observation - Sous-tend la rencontre clinique avec un sujet. - Vise à recueillir un certain nombre d’informations, qui ne sont pas nécessairement liées au discours et à la verbalisation du sujet. - Porte sur des différents aspects de l’individu.
• L’observation porte sur 3 domaines: a) L’observation des symptômes Les repérer, les lister, les organiser et enfin apprécier le potentiel de sens porté par ces symptômes b) L’observation des messages Messages transmis par le patient. Forme verbale et une forme non-verbale.
c) L’observation de la réalité psychique Plus complexe car se voit de façon indirecte. Prise en compte des productions psychiques du sujet. Prendre en compte ces éléments pour tenter de donner du sens au discours du sujet.
2) Entretien clinique - Fondement de l’approche psychopathologique Il s’agit de rencontrer le sujet - Ne peut être totalement standardisé - Ce qui n’empêche d’avoir une forme de questionnaire clinique, d’avoir une trame
3) Questionnaires et échelles Outils qui visent à mesurer certaines dimensions de la personnalité, des compétences, etc. Les échelles sont du même ordre que le questionnaire : on a différents types d’échelles qui vont nous donner des informations objectives sur les compétences du sujet. ü Ces deux outils ont un souci d’objectivation de compétences
4) Epreuves cognitives Evaluer le fonctionnement cognitif et le « niveau » intellectuel du sujet, donc le niveau psycho-affectif Ø intelligence évaluée d’un point de vue verbal Ø intelligence évaluée d’un point de vue pratique Ø Echelles de Wechsler les plus utilisées pour évaluer le fonctionnement cognitif : élaborées en fonction de l’âge
• WISC-IV : épreuves pour les enfants • K-ABC : Essentiellement pour les enfants, qui s’appuie sur les travaux neuropsychologiques de l’enfant.
5) Epreuves projectives et figuratives - Nom générique l’on donne à des épreuves, qui s’appuient sur l’imagination. - Visent à mesurer une dimension à partir de la sollicitation de l’imagination. - il existe une méthodologie qui garantit la fiabilité et la validité des observations.
- Epreuves de Rorschach - Epreuves T. A. T. (Thematic Apperception Test): possèdent un degré d’ambiguïté. Les représentations sont présentes, mais avec un certain degré d’ambiguïté. On sera intéressé plutôt à la façon dont le sujet construit son récit, donc au coté de l’investissement psycho-affectif.
6) Etude de cas - présentation d’une situation clinique, dans une perspective illustrative, voir pédagogique, - mettre en évidence un type de fonctionnement psychique avec un double objectif : ² affiner la compréhension ² transmission et échange
(7)) Place et fonction du transfert - Réactualisation, dans une situation donnée, d’une modalité relationnelle enfantine, dans une situation de rencontre clinique. Le Transfert est un déplacement d’une situation (enfance) à une autre (thérapie). Pour un clinicien il est indispensable d’avoir fait soi même une analyse personnelle.
I. Le normal et le pathologique 3 trois différents points de vue : 1. Individu La norme serait la santé, alors que le pathologique serait du côté de la maladie. Pour certains, la santé est vue comme l’équilibre entre les différentes parties du corps. Pour d’autres, la santé c’est ‘le silence des organes’ Pour la psychopathologie, la santé serait l’absence de symptômes invalidants
2. Groupe social On nous renvoie à une conception statistique. Ce qui est normal est ce qui est partagé par le plus de monde. Ce qui est pathologique c’est ce qui est partagé par le moins de monde. Risque d’une normalisation des individus qui s’écartent de la référence au plus grand
3. Culture Axe normalité-pathologique vu sous la forme d’un axe d’intégration et de désintégration. Ø Il faut prendre ces 3 points de vue conjointement.
V. L’entretien clinique Différentes modalités d’entretiens 1) Entretiens d’évaluation Se trouvent dans le cadre d’examen psychologique, qui vise à répondre à une question soit d’orientation, soit de souffrance psychique But: “photographie” du sujet
2) Entretien à visée psychothérapeutique S’inscrit dans une temporalité plus large Dépend des processus du sujet, des changements et des transformations liées à la psychothérapie. Le temps de la psychothérapie fait l’objet d’une négociation entre clinicien et patient.
Les formes de l’entretien 1) Entretien directif Repose sur un questionnaire prédéterminé Réponse précise de la part du sujet.
2) Entretien semi-directif S’appuie sur un guide d’entretien, sur une trame prédéterminée, qui nous permet de savoir que l’on va aborder certains thèmes, sans nécessairement rédiger les questions à l’avance
3) Entretien non directif Donner la parole au sujet sans à priori sur le parcours que l’entretien devra réaliser ou soutenir.
Le cadre de l’entretien Comprend: - aspects externes qui constituent le contexte - tout ce que le clinicien va mettre en œuvre dans ses modalités d’accueil
Ce qui va proprement contribuer au cadre ce sont : - Les rythmes et les horaires - Les outils - Les règles de confidentialité Tous ces éléments doivent être explicités dans la première rencontre entre patient et clinicien.
VII. Les classifications en psychopathologie 3 types de classification 1) C. I. M. 10 Proposée par l’OMS, porte sur l’ensemble des maladies Elle en est à sa 10ème édition, mais l’on est sans arrêt dans la révision
2) D. S. M. IV (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux Considéré comme LA classification en psychopathologie
3) CFTMEA Elle est également d’inspiration psychanalytique, s’adresse aux enfants et adolescents.
Limites des classifications - mettent en systèmes théoriques la singularité des formes psychopathologiques - l’enjeu sera de se servir de la classification comme une référence - tension entre la nécessité de la prise en compte du singulier et la nécessité de pouvoir référer ce singulier à un système de généralisation
VIII. Structures de personnalité et configurations psychopathologiques La notion de structure de personnalité Valoriser davantage une approche psychopathologie, la recherche du sens du symptôme, plutôt qu’une approche descriptive, privilégiant la recherche du signe
Distinction entre 3 grandes structures de la personnalité: • Psychose • Névrose • Organisation limite de la personnalité
En appui sur les conceptions freudiennes, donnant place à l’inconscient. La différenciation entre structures porte sur les organisateurs et le fonctionnement de la vie psychique : -Les conflits -Les angoisses -Les mécanismes de défenses -Le mode de relation à l’objet
Schéma de synthèse de J. Bergeret Instance dominante dans l’oragnisation Nature du conflit Structures névrotiques Surmoi Structures psychotiques Ça Organisations Idéal du moi limites Nature de l’angoisse Défenses principales Relation d’objet Surmoi avec de Castration le Ça Refoulement Génitale Ça avec la réalité De morcellement Déni de la Fusionnelle réalité – Dédoublement du Moi Idéal du Moi avec: -Ça - réalité De Perte d’objet Clivage des objets Forclusion Anaclitique
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